1993, réalisé par Peter Jackson
Note : 10/10
Barème du gore :
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Trouillomètre :
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Si vous voulez mon avis, c’est pour ce film-là que Peter Jackson aurait le plus mérité des oscars. Avec 13 récompenses dans diverses compétitions, pas de doute que Braindead est cependant reconnu comme un chef-d’oeuvre du genre. Il fait partie des titres qui, lors d’une conversation de cinéphiles, finissent immanquablement par sortir. C’est dire à quel point il constitue une référence.
Après une introduction des plus marrantes dont on retiendra le « tsingaya ! », mot prédestiné à la canonisation comme cri de guerre des cinéphiles, nous faisons connaissance avec Lionel, Cendrillon moderne version mâle, étouffé par une mère égocentrique et insupportable. Le jeune homme est amoureux de l’épicière Paquita et, malgré sa timidité, obtient d’elle de pouvoir l’emmener au zoo. Sa sorcière de mère, en toute logique, les suit pour les espionner. Bien mal lui en aura pris, car un singe-rat de Sumatra plus laid qu’un Gremlin la mord furieusement. Commencent alors les ennuis pour notre grand dadet de Lionel, qui assiste, impuissant, à la lente dégénérescence de sa mère. Après un épisode parfaitement dégoûtant dont on vous laisse la surprise, la maladie se transmet. Bientôt, Lionel se trouve face à une armée de morts-vivants dans sa maison. La solution s’appelle : tondeuse à gazon. Non, on n’en dira pas plus.
En filigrane se déroule l’histoire d’amour entre Paquita et Lionel qui ne pourra vraiment l’aimer que lorsqu’il aura vaincu sa mère (dont la transformation finale est énorme dans tous les sens du terme). Mais ce qu’on retient surtout, c’est la pléthore de gags bien gores, où Peter Jackson montre une imagination débordante, mais aussi la belle panoplie de personnages, dont le sudoripare oncle de Lionel, le prêtre karateka (une des scènes les plus fun de l’histoire du cinéma) ou encore le bébé psychopate. Le creshendo dépasse à chaque minute nos plus hautes espérances, ce qui rend le film extrêmement jouissif jusqu’à l’orgasme final qu’est le carnage dans la maison familiale, suivi enfin d’un épilogue… préhistorique.
Un film à voir et à revoir, cultissime du début à la fin !
Note : aux USA, le film est sorti sous le titre Dead Alive.