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	<title>Empty Orbit &#187; Classiques</title>
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		<title>[Critique] Conan le Barbare</title>
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		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-conan-le-barbare/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 23 Oct 2011 11:40:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Arnold Schwarzenegger]]></category>
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		<description><![CDATA[De la même manière qu’il ne faut pas nécessairement de dragons pour faire une bonne histoire de fantasy, il ne faut pas non plus de débauche d’effets spéciaux pour réaliser...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>De la même manière qu’il ne faut pas nécessairement de dragons pour faire une bonne histoire de fantasy, il ne faut pas non plus de débauche d’effets spéciaux pour réaliser un bon film médiéval-fantastique. La preuve avec <em>Conan le barbare </em>qui, avec des moyens relativement modestes, parvient à nous transporter dans le monde d’Hyboria aussi facilement qu’un enfant se laisserait prendre par la main pour aller à Disneyland.</strong></span></p>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/conanlebarbare.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 1982<br />
<strong>Pays </strong>: Etats-Unis<br />
<strong>Durée </strong>: 2h09</p>
<p><strong>Réalisé par</strong> John Milius<br />
<strong>Ecrit par</strong> John Milius et Oliver Stone<br />
<strong>Avec </strong>Arnold Schwarzenegger, James Earl Jones, Max von Sydow, Sandahl Bergman, Cassandra Gava, Gerry Lopez, Mako, Valérie Quennessen<br />
<strong> Budget </strong>: environ 20 000 000 $<br />
<strong> Titres </strong> : <em>Conan the Barbarian</em> (Etats-Unis), <em>Conan le barbare</em> (France)</p>
<p></span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/>Conan n’est pas ce qu’on pourrait appeler un veinard dans la vie : sa mère étêtée sous ses yeux, il fut exilé et réduit en esclavage, contraint à pousser un mécanisme rotatif jusqu’à ce que, devenu adulte et musclé comme un culturiste, il puisse faire faire six tours à cette roue de la fortune d’une simple pichenette. Bon ok, on exagère un peu, mais il était vraiment devenu très, très costaud. A tel point qu’on le jeta dans une arène de gladiateurs, pour voir ce que ça allait donner. Et cela donna des larmes et du sang pour ses adversaires, du rire et de l’or pour Conan, qui, hilare, ne se sentait plus de décapiter, démembrer, émasculer, bref élaguer à la chaîne. Mais notre barbare au coeur tendre et à la main leste n’allait pas tarder à découvrir les vraies valeurs de la vie : l’amour, l’amitié et&#8230; la vengeance. Il lui fallait en effet retrouver l’infâme Thulsa Doom, qui avait nonchalamment mis à feu et à sang son village quelques années plus tôt, et lui en faire payer le prix.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/conan05.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>Conan est donc un personnage plutôt ambigu, capable aussi bien d’endurer les pires difficultés et d’accomplir les plus grands exploits que d’envoyer au tapis un dromadaire d’un seul coup de poing en riant bêtement. Qui donc mieux que Schwarzy pouvait incarner un tel énergumène ?  L’ex-gouverneur de Californie, en plus d’être simplement musculeux, a une indéniable présence à l’écran et même, osons le mot, une bonne dose de charisme. Acteur peu subtil (ce que d’aucuns ne lui pardonneront sans doute pas), il compense avec une conviction inébranlable, conférant à son personnage une naïveté quasi infantile qui le rend éminemment attachant. C’est d’ailleurs une des grandes forces du film et, probablement, de Schwarzy que de parvenir à nous imposer un personnage qui, dans toutes ses contradictions, apparaît comme unique et entier et ce, du début à la fin.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/conan01.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>Un personnage qui s’impose d’autant mieux qu’il parle très peu. Conan ne dit d’ailleurs son premier mot qu’après 20 minutes de film et bien que l’histoire soit, dès le début, centrée sur sa personne ! Ce souci du “<em>less is more</em>” apparaît, à notre grand bonheur, durant tout le film, et jamais vous ne serez assommé par des bavardages interminables et inutiles. Les différents protagonistes n’ont droit au chapitre que si leur intervention est réellement importante &#8211; ou drôle, car Conan et sa bande sont loin d’être des tristes sires. Le reste est laissé à une voix off que certains trouveront agaçante, mais qui convient particulièrement bien à une quête épique dans un monde imaginaire.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/conan02.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>Un monde très crédible malgré des moyens loin d’être pharaoniques. C’est notamment grâce à la source même du film, à savoir le monde inventé en 1932 par Robert E. Howard, parfois considéré comme le père de l’heroic-fantasy. Cet univers, certes imaginaire, se place dans une chronologie réelle de l’humanité, aux alentours de 10 000 avant J.-C., à la fin de la préhistoire. C’est la raison pour laquelle, bien que la magie et les divinités tiennent une place prépondérante dans l’histoire, vous ne verrez pas dans <em>Conan le barbare </em>de créatures fantastiques (sinon un serpent géant). C’est aussi pour cela que l’arrière-plan ethnologique, si je puis me permettre l’expression, est si riche, sans être ostentatoire. Chaque peuple, chaque faction présente des signes reconnaissables sans pour autant qu’on nous bassine avec leur histoire, leurs us et coutumes, etc. L’aspect religieux, très présent, ajoute à la vraisemblance de l’ensemble.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/conan03.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>Une attention particulière a ainsi été apportée aux costumes, très réalistes &#8211; Milius demandait aux acteurs de les porter même lorsqu’ils ne tournaient pas de scènes afin qu’ils aient vraiment un air “passé”. Les décors, sans en faire des tonnes, sont aussi très convaincants, même si la force visuelle du film repose en grande partie sur des paysages naturels magnifiques. Les effets spéciaux sont discrets et il faudrait être vraiment de mauvaise foi pour les juger ringards. Le tout est soutenu, que dis-je, sublimé par la bande originale de Basil Poledouris qui a été mainte fois saluée. Les dialogues prenant très peu de place, la musique avait tout l’espace pour s’émanciper.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/conan04.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>On terminera avec une note sur le casting. A côté de rôles anecdotiques mais bien menés comme Subotai (Gerry Lopez) ou la princesse (Valérie Quennessen), qui n’est au fond qu’une “quête secondaire” (pour parler RPG), totalement éclipsée par la quête de vengeance de Conan, l’on trouve quelques personnages marquants, parmi lesquels Thulsa Doom (James Earl Jones, la voix de Dark Vador !), Valeria (la magnifique Sandahl Bergman, récompensée entre autres par un Golden Globe de la révélation féminine) ou encore la sorcière, interprétée par Cassandra Gava au sommet de sa carrière, avec son visage aussi beau qu’inquiétant. Aucun ne parvient cependant à voler la vedette à Schwarzy.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/conan06.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p><em>Conan le barbare </em>pêche seulement parfois par un déroulement un peu confus, bien que l’essentiel (notamment les combats) soit toujours limpide. Les amateurs de passes d’armes musclées seront ravis. Le film ne se refuse pas quelques scènes sanglantes, voire assez gores, mais jamais bêtement &#8211; le film commence et s’achève sur une tête coupée. S’il ne peut prétendre au rang de chef-d’oeuvre, <em>Conan le barbare </em>est néanmoins un grand film, d’après nous sous-estimé. Pour conclure je citerai mon comparse qui, sans décoller les yeux de l’écran, s’exclama soudain : “Toutes ces peaux, c’est stimulant !”</p>
<p>Note : nous n’avons pas lu les différents romans de Conan et demandons l’indulgence des fans. Par ailleurs, la version que nous avons vue n’est pas celle de notre enfance mais une version “extended”. A bon entendeur !</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/conan2.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="75"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.70);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 8/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore11.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre1.png" alt="" /> </span></strong></td>
<td width="375"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Une bande originale du tonnerre<br />
[+] Une histoire et un héros sans fioritures<br />
[+] Des costumes, décors et effets spéciaux réussis<br />
[+] Pas de bavardages inutiles<br />
[+] Un casting séduisant<br />
[+] Schwarzy !<br />
</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] Schwarzy&#8230;<br />
[-] Quelques passages assez confus<br />
</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
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		<title>[Critique] Galaxy of Terror</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-galaxy-of-terror/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-galaxy-of-terror/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 16 Oct 2011 12:31:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Mutants]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Séries B]]></category>
		<category><![CDATA[Alien]]></category>
		<category><![CDATA[Galaxy of Terror]]></category>
		<category><![CDATA[Roger Corman]]></category>

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		<description><![CDATA[Sorte d’Alien à la sauce série B, Galaxy of Terror est certes moins terrifiant, moins bien filmé et moins poussé d’un point de vue scénaristique, mais il n’en a pas...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Sorte d’<em>Alien</em> à la sauce série B, <em>Galaxy of Terror </em>est certes moins terrifiant, moins bien filmé et moins poussé d’un point de vue scénaristique, mais il n’en a pas moins un intérêt propre. Il distille en effet un certain mysticisme qui rappelle la fantasy et se permet aussi quelques scènes gores et érotiques (si l’on peut dire), constituant une alternative amusante au film de Ridley Scott.</strong></span></p>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/Galaxy_of_Terror-e1318767384991.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 1981<br />
<strong>Pays </strong>: Etats-Unis<br />
<strong>Durée </strong>: 1h21</p>
<p><strong>Réalisé par</strong> Bruce D. Clark<br />
<strong>Ecrit par</strong> Mark Siegler et Bruce D. Clark<br />
<strong>Avec </strong>Ray Waltson, Edward Albert, Robert Englund, Taaffe O&#8217;Connell, Sid Haig<br />
<strong> Budget </strong>: environ 700 000 $<br />
<strong> Titres </strong> : <em>Galaxy of Terror</em> (Etats-Unis), <em>La galaxie de la terreur</em> (France)<br />
</span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/>Dans un futur pas trop proche (du moins nous l’espérons), une équipe de sauvetage est dépêchée sur une planète inconnue où l’on a perdu la trace d’un équipage. Personne n’en sait alors davantage, mais l’ordre n’est pas discutable, car il vient d’en haut : le « Master », un type en toge avec une boule lumineuse rouge à la place de la tête, et une sorcière à qui il ne reste qu’un pauvre chicot ont interprété la volonté de l’oracle, qui n’est autre qu’un jeu vidéo à gros boutons carrés affichant des compositions géométriques abstraites. Un peu comme le marc de café ou les lignes de la main mais, frénésie des années 80 oblige, il fallait de l’électronique bien kitsch pour être en phase avec son époque. D’ailleurs il faut dire qu’ici le contexte science-fictionnel n’était guère plus qu’un emballage pour surfer sur la vague <em>Star Wars </em>; cette histoire aurait pu se dérouler dans un passé fantasmé ou même à notre époque. La preuve : les membres de l’équipage enlèvent bien vite leur bocal, constatant que l’air est respirable &#8211; et l’ambiance fétide.</p>
<p>Que la jaquette du blu-ray, avec son joli dessin très coloré empreint d’exotisme, ne vous trompe pas : les décors sont toujours sombres (on ne voit pratiquement jamais le jour) et les filles ne se baladent pas en petite tenue, mais comme tout le monde : avec une combinaison grise des plus tristes, un pistolet laser ridicule et un sac à dos rigide et encombrant qui ne leur sert visiblement qu’à éclairer leur chemin. Certes, les petits pervers du fond de la salle auront leur lot de chair fraîche, puisque la blonde aux gros seins de l’équipage verra ses vêtements fondre sous l’effet des sécrétions acides d’une sale bestiole, laquelle se précipitera sur la pulpeuse jeune femme dans une scène particulièrement ambiguë que l’on peut interpréter, à l’aune des révélations de la fin du film, comme un viol.</p>
<p>En effet, et je sors ici mon petit panneau « attention spoiler », nos amis vont découvrir qu’il n’y a, en lieu de survivants, que des cadavres en piteux état, cadavres qu’ils s’empressent de désintégrer avec leur petit pistolet, on ne sait trop pourquoi (peut-être par souci d’hygiène ?). Ils décident donc de pousser plus loin leur investigation et tombent sur une structure pyramidale dans laquelle ils pénètrent sans trop hésiter. Bien mal leur en prend, car cette pyramide renferme leurs pires cauchemars matérialisés et… mortellement dangereux. L’explication finale (dont on vous laisse la surprise) est un peu bidon et le tout, plutôt tiré par les cheveux pour un concept au fond très simple : dans l’obscurité, au fin fond de l’espace, des créatures horribles attendent dans un coin de vous sauter dessus, toutes pattes dehors.</p>
<p>Le seul point vraiment positif de cette sous-production estampillée Roger Corman sont les effets spéciaux qui, au vu du budget disponible et de l’époque, sont plutôt impressionnants. Et pour cause ! On voyait déjà là à l’oeuvre la patte du futur maître du cinéma hollywoodien, James Cameron, encore jeune alors. Ayant déjà travaillé sur <em>Battle Beyond the Stars </em>(1980), ce dernier ne tarderait pas à se faire remarquer davantage avec <em>Aliens, le retour </em>(1986), suite d’<em>Alien : Le Huitième Passager </em>(1979) qui avait largement inspiré <em>Galaxy of Terror </em>- et la boucle serait bouclée. Mais tout de même, le manque de moyens se fait sentir régulièrement, donnant lieu à des moments plutôt cocasses. Ainsi les étoiles de ninja géantes en cristal de Quuhod (Sid Haig, 72 ans maintenant !) ne ressemblent, hélas, qu’à des jouets en plastique, nous arrachant des larmes de rire tandis que le pauvre bougre pleure la perte de ses précieux cristaux, tentative plutôt maladroite d’apporter un peu de profondeur ethnologique à cette histoire qui, rappelons-le, se passe tout de même dans une galaxie largement colonisée et dont chaque planète est susceptible de développer une culture propre.</p>
<p><em>Galaxy of Terror </em>se laisse regarder, contre toute attente, avec une certaine attention, mais c’est moins grâce à l’histoire et aux personnages qu’à une certaine maestria (toutes proportions gardées) des effets spéciaux et notamment à quelques scènes gores répugnantes à souhait. Si vous cherchez une série B à moquer à gorge déployée, passez votre chemin et optez plutôt pour un <em>StarCrash </em>; <em>Galaxy of Terror</em>, malgré tous ses défauts, ne tombe (presque) jamais dans le ridicule.</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/Galaxy_of_Terror2-e1318768347741.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="75"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.70);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 6/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore31.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre2.png" alt="" /> </span></strong></td>
<td width="375"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Des effets spéciaux très corrects vu le budget<br />
[+] Du gore en veux-tu en voilà<br />
[+] Quelques scènes très drôles au second degré<br />
</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] Pas très effrayant<br />
[-] Une histoire à dormir debout&#8230;<br />
[-] &#8230; et certains personnages aussi<br />
</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		<title>[Critique] Starcrash</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-starcrash/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 May 2011 21:43:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Séries B]]></category>
		<category><![CDATA[Séries Z]]></category>

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		<description><![CDATA[Parfois usurpée, l’expression « nanard intersidéral » ne pourrait mieux s’appliquer que dans le cas de Starcrash, véritable ratage de A à Z. C’est d’ailleurs à ce titre seulement que...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Parfois usurpée, l’expression « nanard intersidéral » ne pourrait mieux s’appliquer que dans le cas de Starcrash, véritable ratage de A à Z. C’est d’ailleurs à ce titre seulement que le film s’est imposé comme culte. Offrez-vous une plongée dans l’hyper-espace, où nul ne vous entendra hurler… de rire.</strong></span></p>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/05/starcrash.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 1978<br />
<strong>Pays </strong>: Italie, Etats-Unis<br />
<strong>Durée </strong>: 1h32&nbsp;</p>
<p><strong>Réalisé par</strong> Luigi Cozzi<br />
<strong>Ecrit par</strong> Luigi Cozzi et Nat Wachsberger<br />
<strong>Avec </strong>David Hasselhoff, Christopher Plummer, Joe Spinell, Caroline Munro, Marjoe Gortner<br />
<strong> Budget </strong>: ?<br />
<strong> Titres </strong> : <em>Starcrash</em> (international) ; <em>Starcrash : le choc des étoiles</em> (France)</p>
<p></span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/><br />
Avant toute chose, une petite remise en contexte s’impose. <em>Starcrash</em> fait partie de ces films qui ont germé dans le sillage de l’énorme succès du premier <em>Star Wars</em>, sorti en 1977, et qui furent pour la plupart pareils à des étoiles filantes, la lueur en moins. Ce genre particulier de la science-fiction qu’est le <em>space opera</em> restera presque exclusivement associé à la série de George Lucas, au grand dam de tous les autres qui, parfois, s’étaient même donné quelques moyens pour tenter d’égaler Yoda et sa bande de joyeux drilles. Or ce n’est pas le cas de <em>Starcrash</em> ; sous-financé et bâclé, le film était une preuve supplémentaire du déclin du cinéma italien, dont l’heure de gloire appartenait déjà au passé.</p>
<p>Conscient, semble-t-il, qu’il n’avait ni les capacités ni les moyens pour jouer dans la cour des grands, Luigi Cozzi misa notamment sur un aspect sexy que <em>Star Wars</em> s’était refusé, et en particulier sur la personne de Caroline Munro, dont la poitrine généreuse fut mise en valeur au maximum. Une sorte de princesse Leia en mode bombasse, sauf que Carrie Fisher (Leia) avait, elle, quelques talents d’actrice. Les talents de Caroline Munro se limitaient pour leur part à un physique de rêve. Mais si splendides que fussent ses appendices mammaires, ils ne sauraient excuser une aussi piètre performance.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-7215" title="starcrash3" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/05/starcrash3.jpg" alt="" width="500" /></p>
<p>Munro avait pourtant trouvé un adversaire de taille dans la course à la médiocrité en la personne de Marjoe Gortner, bien que ce dernier soit, à la vérité, hors compétition. Arborant tout du long un air de demeuré (demeuré où, on ne sait pas trop, mais sans doute dans une galaxie lointaine, très lointaine), souriant comme un benêt dans les pires situations, l’œil aussi pénétrant qu’un trou noir, Akton (c’est le nom de son personnage) a probablement la tête à claques la plus fameuse de l’histoire du cinéma. Un maquillage outrancier et une chevelure moutonnière parachèvent ce chef-d’œuvre de composition. La fin même du personnage de Gortner mériterait même un prix tant il a réussi à n’y faire passer aucune émotion ; à l’article de la mort, il donne tout simplement l’air de s’en foutre encore plus que Munro et David Hasselhoff qui assistent, impuissants, à l’une des plus mauvaises scènes jamais tournées.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-large wp-image-7221" title="starcrash8" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/05/starcrash8-1024x743.jpg" alt="" width="500" /></p>
<p>Eh oui, David Hasselhoff est de la partie. Comme dans <em>Alerte à Malibu</em>, il est l’homme de la situation, sauf qu’ici il a troqué son maillot de bain pour une combinaison spatiale ridicule. Malgré tout, il est, au final, celui qui s’en sort le mieux (ou le moins mal). Autre célébrité inattendue dans pareille daube : Christopher Plummer en empereur sage et bon qui, assis sur un trône disco (je ne vois pas d’autre mot pour décrire cette œuvre d’art, vous jugerez par vous-même), s’offre un monologue surréaliste et surtout soporifique à souhait, interrompu de silences interminables. Enfin, on ne saurait terminer ce petit tour du casting sans rendre hommage à trois personnages tout aussi inoubliables : Elle, le robot le moins robotique que nous ayons jamais vu ; Thor, un méchant impassible au maquillage plus qu’approximatif et, <em>last but not least</em>, le comte Zarth Arn (Joe Spinell), son bouc fourchu et ses yeux exorbités.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-7217" title="starcrash5" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/05/starcrash5.jpg" alt="" width="500" /></p>
<p>Permettez-moi de passer rapidement sur le scénario, pâle décalque de <em>Star Wars</em> aussi épique qu’une partie de pétanque entre retraités. Pour faire simple, deux saltimbanques des étoiles, fuyant les autorités, sont recrutés par l’empereur (qui pour une fois, faut-il le noter, n’est pas le méchant) pour remplir deux missions : retrouver son David Hasselhoff de fils (qui apparaîtra comme par hasard dans une grotte, alors que tout le monde l’avait déjà oublié) et déjouer les projets du très méchant comte Zarth Arn qui, retranché dans une sorte de main géante en guise de Planète Noire, planche sur une arme de destruction massive. Insipide à souhait. Ajoutez un robot qui fait vaguement penser à C3PO et une tribu d’hommes préhistoriques pour une touche d’exotisme, touillez un peu, laissez mijoter et vous obtiendrez une délicieuse guéguerre des étoiles. Dégustez tant que c’est chaud. Ou pas.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-7219" title="starcrash7" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/05/starcrash7.jpg" alt="" width="500" /></p>
<p>Comment ne pas parler des effets spéciaux ? Même la date de l’œuvre ne peut expliquer une telle débauche d’horreurs visuelles. Dans <em>Starcrash</em>, l’ordinateur central du vaisseau est un cerveau en plastique, les planètes explosent dans une petite gerbe d’étincelles et les engins spatiaux sont en carton avec de petites ampoules multicolores. En un mot : kitchissime. Les décors sont du même acabit : entre les escaliers en caoutchouc, les tableaux de bords ultra bigarrés et les fenêtres gothiques du repaire du comte Zarth Arn, notre émerveillement ne savait plus où donner de la tête.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-7218" title="starcrash6" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/05/starcrash6.jpg" alt="" width="500" /></p>
<p>Quant aux costumes, ils ne peuvent qu’être de seconde main. Comme on l’a déjà dit, tout les efforts se sont concentrés sur les petites tenues de Caroline Munro/Stella Star (nom étrange qui, traduit en français, donnerait quelque chose comme « Etoile Etoile ») et des Amazones qui, rassurez-vous, n’ont pas qu’un sein comme dans la mythologie grecque. Les combinaisons des personnages masculins étaient déjà ringardes à l’époque &#8211; elles semblent sorties des années 50. Les soldats impériaux sont seulement distingués des rebelles par la couleur de leur casque, dont la forme rappelle les casques à pointe allemands de la première guerre mondiale. Finissons avec Elle le robot, sur la tête duquel on a retourné une corbeille à papier avant de lui enfoncer un tuyau dans la bouche.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-7216" title="StarCrash4" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/05/StarCrash4.jpg" alt="" width="500" /></p>
<p>Vous l’aurez compris, je l’espère, à la lecture de cette chronique : <em>Starcrash</em> est une perle rare qui multiplie les fautes de goût avec la meilleure conviction du monde, ce qui la rend éminemment sympathique. Inutile de préciser que la réalisation et la mise en scène ne rattrapent ni les acteurs, ni les effets spéciaux, ni l’histoire à dormir debout ; préparez-vous à voir votre logique malmenée par des transitions intempestives et votre endurance éprouvée par un combat final mortellement ennuyeux que le réalisateur a cru bon de rallonger en utilisant plusieurs fois les mêmes plans, l’objectif étant aussi de faire croire à une multitude de vaisseaux alors que pas plus de cinq maquettes n’ont été construites. En outre, pas besoin d’être un scientifique pour constater que les lois de la physique sont malmenées lorsque des types font irruption dans un vaisseau en passant au travers d’une vitre sans que cela provoque le moindre petit courant d’air.</p>
<p>A condition d’être ne serait-ce qu’un tantinet familier avec le second degré, vous saurez apprécier <em>Starcrash</em> à sa juste valeur : un navet intemporel tellement raté dans les moindres détails, tellement jusqu’au-boutiste dans l’échec qu’il ne pouvait être qu’hilarant. Rassemblez donc quelques amis et laissez la magie opérer. C’est le meilleur conseil que nous puissions vous donner.</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/05/Starcrash2.png">
<tbody>
<tr>
<td width="25"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.75);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 7/10 </span>&nbsp;<br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore11.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre1.png" alt="" /> </strong></span></td>
<td width="425"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Une Caroline Munro particulièrement mise en valeur<br />
[+] Des tenues sexy pour tous les personnages féminins<br />
[+] La prestation surréaliste de Christopher Plummer<br />
[+] Le bouc fourchu de Joe Spinell<br />
[+] Tous les défauts au second degré<br />
</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] Pas un acteur pour rattraper l’autre<br />
[-] Un robot vraiment pas robotique<br />
[-] Des décors en carton pâte<br />
[-] Des vaisseaux spatiaux… un peu spéciaux<br />
[-] Des répliques très terre-à-terre<br />
[-] Les lois de la physique malmenées<br />
[-] La tête à claque de Marjoe Gortner<br />
[-] Des combats soporifiques et interminables<br />
[-] Des transitions aléatoires<br />
</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		<title>[Critique] Carrie</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/carrie-critique/</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Nov 2010 16:54:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Carrie devrait être en pleine fleur de l’âge, une jeune femme en devenir, le sein fier et les cheveux flottant au nez des garçons qui se découvrent du poil au menton en même temps qu’un intérêt pour les filles.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;"><img class="alignleft size-full wp-image-6172" style="border: 1px solid grey;" title="carrie" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/11/carrie.jpg" alt="" width="150" height="225" /></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">1976, réalisé par Brian De Palma</span><br />
<strong><span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Note : </span></strong><strong><span style="font-family: Century Gothic; color: #ffffff; font-size: 12pt;">8 / 10</span></strong><br />
<strong><span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Barème du gore </span></strong><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore111.png" alt="" width="48" height="17" /><br />
<strong><span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Trouillomètre </span></strong><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre11.png" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Carrie devrait être en pleine fleur de l’âge, une jeune femme en devenir, le sein fier et les cheveux flottant au nez des garçons qui se découvrent du poil au menton en même temps qu’un intérêt pour les filles. Mais elle en est loin : éteinte par les prêches violents d’une mère fanatique et les moqueries cruelles de ses camarades de classe, elle rase les murs, la raie au milieu et les vêtements trop amples.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On ne pouvait pas faire climat moins épanouissant. L’arrivée de ses premières règles dans les douches communes fut donc logiquement un épisode traumatisant, d’autant que ses « camarades » ne se sont pas privées pour se moquer d’elle et en faire leur tête de turc(que) numéro 1. A la maison, où elle aurait du trouver du réconfort, sa mère l’accuse d’avoir gravement péché, associant le sang de la puberté au Mal absolu, celui du péché originel.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/11/carrie03.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Carrie est, en quelque sorte, la cristallisation du mal-être de tout adolescent, l’incarnation du dégoût de soi qui arrive avec le premier poil pubien (ou presque). Sa mère, qui représente quant à elle l’archaïsme religieux dans toute son aveugle splendeur,  étant la cause de toutes les perturbations, de tous les maux de Carrie. Cette analyse schématique du film comme un tableau symboliste n’est pas nouvelle ; elle gagnerait à être approfondie, sans doute.</p>
<p style="text-align: justify;">On remarquera que la critique virulente de Brian de Palma à l’égard de l’obscurantisme religieux, très osée (et très à la mode) à l’époque, n’est plus aujourd’hui d’une subversion renversante. Une analyse (trop) rapide ferait d’ailleurs penser que Carrie témoigne d’une époque de foi inébranlable dans le progrès et l’athéisme. Cependant, si l’attaque contre l’extrémisme religieux est indéniable, Carrie est loin d’être l’apologie du rationalisme. Pour s’en convaincre, il suffit de se rappeler que l’auteur de l’oeuvre originale n’est autre que Stephen King.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/11/carrie04.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Et pour qui a ne fut-ce que feuilleté du Stephen King, il est clair que l’étrange et le surnaturel font partie de son univers, mais aussi que jamais les éléments fantastiques ne sont renvoyés dans le domaine de l’hallucination ou du coup monté ; ils sont bien réels. D’autant plus réels, d’ailleurs, que les personnages sont souvent envahis par le doute et n’admettent la vérité que bien plus tard. Tout cela pour dire que King ne plaisante pas avec l’occultisme&#8230; pas plus qu’avec la télékinésie. Or Carrie possède ce pouvoir. Bref, avec Carrie, l’occasion était trop belle pour dégommer du fanatique tout en affirmant haut et fort que le fantastique, c’est cool.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/11/carrie01.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Mais ce qui nous a semblé vraiment intéressant, nous jeunes « adulescents » du 21e siècle, c’est le rôle joué dans l’histoire par Tommy Ross, un beau gosse de l’école qui emmène Carrie au bal. Quel étrange personnage ! Pendant tout le film, on se demande si ses intentions sont vraiment nobles ou s’il est de mèche avec les fomenteurs de l’ignoble piège qui pend au-dessus de la tête de Carrie comme l’épée de Damoclès&#8230; ou plutôt, en l’occurrence, comme un seau de sang de porc. Car non, Carrie ne pourra pas si facilement tirer un trait sur toutes ces années de persécutions. Malgré l’aide de Tommy, malgré qu’elle soit désormais bien habillée, malgré tout, elle n’échappera pas à son horrible destin, celui de tout envoyer au diable en déchaînant ses pouvoirs télékinétiques.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/11/carrie02.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Si Carrie est un grand film, c’est aussi, bien sûr, grâce à Brian De Palma. Combien d’excellents livres de Stephen King ont d’ailleurs connu la disgrâce cinématographique ? De Palma expose ici tout son talent, en particulier avec un travelling d’introduction dans les douches à la fois dérangeant (par son côté voyeuriste) et superbe. Soulignons au passage l’excellent casting : la sibylline Sissy Spacek, dont peu se rappellent aujourd’hui alors qu’elle a tout de même eu une carrière oscarisée, était l’actrice idéale, parfaite même, pour Carrie. Piper Laurie signe quant à elle une excellente performance dans le rôle de sa mère terrifiante, bien que faible.</p>
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		<title>[Critique] Cannibal Holocaust</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-cannibal-holocaust/</link>
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		<pubDate>Sun, 07 Nov 2010 16:44:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cannibales]]></category>
		<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>

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		<description><![CDATA[Précurseur dans le faux documentaire d’allure authentique, Cannibal Holocaust a une réputation pour le moins sulfureuse. Interdit dans pas moins de 33 pays, le film a bénéficié d’une sortie en version restaurée en 2001. Signe de reconnaissance tardive d’un chef-d’œuvre ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;"><img class="alignleft size-full wp-image-6284" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/11/cannibalholocaust.jpg" alt="" width="150" height="225" />1980, réalisé par Ruggiero Deodato</span><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Note : 6 / 10</span><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Barème du gore </span><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore31.png" alt="" width="48" height="17" /><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Trouillomètre </span><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre11.png" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Précurseur dans le faux documentaire d’allure authentique, <em>Cannibal Holocaust</em> a une réputation pour le moins sulfureuse. Interdit dans pas moins de 33 pays, le film a bénéficié d’une sortie en version restaurée en 2001.  Signe de reconnaissance tardive d’un chef-d’œuvre ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Cannibal Holocaust</em> est le genre de film qui, à partir d’un scandale et d’une interdiction, voit se développer dans son orbite des légendes plus ou moins farfelues, souvent colportées par des gens qui n’ont, en fait, jamais vu le film. S’il est vrai que le réalisateur <strong>Ruggiero Deodato</strong> dut se défendre devant les tribunaux, jamais il n’a été jugé coupable de meurtre. En effet, il avait été arrêté non seulement pour obscénité, mais aussi parce qu’il était suspecté d’avoir réellement fait exécuter ses acteurs devant la caméra. Accusation absurde <em>a priori</em>… Deux éléments ont pu cependant jeter le trouble. D’abord, l’ambiguïté du film, bien sûr, qui joue assez habilement avec le bon sens du spectateur, contraint de remettre perpétuellement en question ce qu’il voit et qui est présenté comme réel. Deuxième source de confusion : des animaux sauvages sont réellement mis à mort à l’écran*. Lorsque, dans la scène suivante, c’est un être humain qui est violé puis sauvagement assassiné, il y a évidemment de quoi se poser des questions. Deodato se défendit donc en donnant la preuve qu’il avait respecté les quotas de chasse et en faisant se présenter les trois acteurs &#8211; prétendument morts – en bonne santé.</p>
<p style="text-align: justify;">Reste que le film fut néanmoins banni pendant trois ans en Italie à cause des exécutions d’animaux et ne sortit aux Etats-Unis qu’en 1985. Qu’est-ce qui justifia une telle méfiance ? Simplement, au-delà du doute sur la réalité des violences perpétrées, <em>Cannibal Holocaust</em> est extrêmement choquant parce qu’il donne à voir des actes répugnants. Des gens sont ainsi brûlés vifs, découpés vivants, violés, mutilés et sommairement exécutés avec une crudité qui a de quoi mettre mal à l’aise l’amateur le plus assidu de <strong>snuff movies</strong>. S’il ne fait aucun doute que toutes ces scènes étaient <em>jouées</em>, le réalisme qui les entoure les rend vraiment dérangeantes.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-6286" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/11/cannibalholocaust2-e1296385861844.jpg" alt="" width="500" height="281" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le film se présente, pour ainsi dire, en diptyque. Il y a d’abord l’expédition dans la jungle d’un professeur d’anthropologie, accompagné de militaires, pour retrouver quatre jeunes gens disparus. Ils découvriront que ces jeunes sont tous morts et, après avoir gagné la confiance d’une tribu cannibale, obtiennent les bandes filmées par les quatre occidentaux jusqu’au moment de leur exécution. La deuxième partie consiste en un montage de ces bandes dans lequel on découvre que ces jeunes écervelés avaient bien mérité de se faire réduire en charpie. Ils violent et tuent sans aucun scrupule, avec une méchanceté si poussée qu’elle y perd en crédibilité. Cette construction, d’aspect confus, permet en fait de créer un crescendo dans l’horreur (les actes des occidentaux surpassant ceux des indigènes).</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Deodato, toutes ces horreurs ne sont pas gratuites, mais servent un message moral certes tout à son honneur mais qui, hélas, est excessivement, maladroitement appuyé. Ce message se résume à une question simple : qui sont les vrais sauvages ? Les tribus cannibales (ou supposées) ou les quatre jeunes occidentaux en quête de sensations fortes et de gloire et qui, pour une image percutante, sont prêts à torturer ? La réponse va de soi… un peu trop d’ailleurs.  En voulant bien faire, Deodato en a trop fait : les tribus dites « primitives » sont caricaturales (aucun être humain ne trouve plus facile de se déplacer comme un singe qu’en se tenant droit), les occidentaux bien trop arrogants et sans scrupule, et la morale bien trop insistante. On croirait qu’on nous met un panneau sous le nez : « ce film est ultra violent, mais c’est pour vous montrer à quel point nous, occidentaux, sommes des brutes qui s’ignorent. » Bref, le tout manque de crédibilité. Même le professeur d’anthropologie a l’air un peu con avec sa pipe toujours vissée à sa bouche. Au moins Deodato avait-il un propos, à défaut d’être à-propos.</p>
<p style="text-align: justify;">Peut-être fatigué par l’interminable polémique qui a accompagné son film, Deodato aurait dit regretter et souhaiter ne l’avoir jamais réalisé.  Avec du recul, et en sachant parfaitement que seules les exécutions d’animaux étaient réelles, on peut cependant dire de <em>Cannibal Holocaust</em> que c’est un film plus intelligent qu’il n’y parait mais qui, en voulant échapper à certains stéréotypes, s’est engouffré la tête la première dans d’autres. Pourtant, il vaut véritablement la peine d’être vu. Non que ce soit un chef-d’œuvre ; mais il a incontestablement marqué l’histoire du cinéma.</p>
<p style="text-align: justify;">* : Deodato regretterait en particulier ces exécutions d’animaux. Il faut cependant remarquer qu’à chaque fois, même si leur corps est démembré (comme celui de la tortue) par après, ils sont mis à mort de manière à ce qu’ils souffrent le moins possible. D’après moi, ces exécutions devant la caméra sont une forme de provocation à l’égard de tous les hypocrites dont Deodato attendait justement qu’ils s’indignent. Car au fond, on tue des animaux, souvent même pas pour les manger. Pourquoi cela deviendrait-il choquant seulement une fois capturé à l’écran ?</p>
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		<title>[Critique] Dèmoni (Demons)</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-demons-bava/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Nov 2010 12:02:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Mutants]]></category>
		<category><![CDATA[Zombies]]></category>

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		<description><![CDATA[Bienvenue au Metropolitan. Ce grand cinéma, disposant de nombreuses places, a certes perdu de son lustre et de sa gloire d’antan, mais il pourrait vous réservez quelques surprises… Des surprises auxquelles vous n’auriez jamais songé, même dans vos pires cauchemars.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;"><img class="alignleft size-full wp-image-6296" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/11/demoni.jpg" alt="" width="150" height="225" />1985, réalisé par Lamberto Bava</span><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Note : 7 / 10</span><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Barème du gore </span><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore31.png" alt="" width="48" height="17" /><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Trouillomètre </span><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre11.png" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bienvenue au Metropolitan. Ce grand cinéma, disposant de nombreuses places, a certes perdu de son lustre et de sa gloire d’antan, mais il pourrait vous réservez quelques surprises… Des surprises auxquelles vous n’auriez jamais songé, même dans vos pires cauchemars.</strong><br />
<em><br />
Demons</em> est une sorte de huit-clos, avec pour particularité que le lieu de l’action est lui-même un personnage à part entière, ou presque. Car c’est bien le Metropolitan, salle en déclin d’un Berlin-Ouest terne des années 80, qui empêche les spectateurs de s’échapper de son sein et fait proliférer des démons avides de chair humaine. Mais avant de révéler sa nature démoniaque, le Metropolitan diffuse à un public choisi (quoique varié) un film où il est justement question… de démons. L’angoisse la plus profonde qui nous envahit lorsqu’on regarde un film d’horreur – que cela puisse avoir lieu dans la réalité – est ici matérialisée par l’apparition, dans la salle du Metropolitan, d’une population de démons semblable à celle du film. Le point de convergence entre le réel et l’imaginaire étant un simple masque. Une mise en abîme puissante qui fait tout l’intérêt du film.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans cette thématique, il faut bien admettre que Demons ne serait qu’un survival classique, certes divertissant, mais sans plus. Un des grands points forts du film est de nous immerger sans attendre dans l’environnement du Metropolitan. Point de présentations laborieuses avec les personnages, dont l’attitude sur les sièges du cinéma est plus que suffisante pour les cerner. Des personnages assez originaux, d’ailleurs, les plus drôles (et les plus bizarres) étant sans doute cet homme aveugle et sa fille, celle-ci profitant de la cécité de son père pour flirter avec son amant sur le siège d’à côté. Autre qualité : on ne sait jamais qui va y passer et qui va survivre. On vous laisse prendre les paris.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-6297" title="-" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/11/demoni2.jpg" alt="" width="500" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les choses se gâtent lorsqu’une des spectatrices, qui s’était coupé avec un masque apparemment anodin juste avant la séance, constate, précipitamment réfugiée dans les toilettes, que la coupure se transforme à vue d’œil en plaie purulente. Quelques minutes plus tard, la jeune femme aura pris l’apparence d’un démon enragé bavant une substance verte des plus dégueulasses. Il n’en faudra pas beaucoup plus pour que le mal se répande. Les démons, avant d’être laids et affamés, sont surtout particulièrement méchants et nous offrent des effusions gores tordantes, comme des arrachages de calottes crâniennes ou des extractions d’yeux. La transformation en démon est également décrite avec force détails.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme l’a très justement fait remarquer mon compère, Demons est un exemple typique de film « temporel » (par opposition à « intemporel »), et c’est ce qui fait sans doute son charme. Les vêtements des personnages, les effets de lumières et jeux de couleurs chers aux réalisateurs italiens de l’époque (voir notre chronique de Suspiria, de Dario Argento), l’ambiance générale relèvent d’une époque aujourd’hui révolue. L’arrivée, durant le cour du film, de post-punks cocaïnomanes violents poursuivis par la police, ne saurait que le confirmer. Une arrivée qui, d’ailleurs, ne change pas grand-chose au cours de l’histoire, mais passons.</p>
<p style="text-align: justify;">Demons n’est pas un chef-d’œuvre. Très classique, à l’inspiration variable, il distille cependant quelques touches d’originalité. Empruntant au giallo façon Argento, sans jamais cependant égaler la puissance évocatrice du maître (qui a pourtant coécrit et produit le film), Lamberto Bava propose un film bien ancré dans son époque. A voir.</p>
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		<title>[Critique] Predator</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-predator-1987/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-predator-1987/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Aug 2010 11:30:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Survival]]></category>

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		<description><![CDATA[Considéré par plusieurs générations (oui, vous avez vieilli) de cinéphiles comme le Graal absolu, Predator est au carrefour du cinéma d’action, de la science-fiction et de l’horreur. Petite visite guidée...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Considéré par plusieurs générations (oui, vous avez vieilli) de cinéphiles comme le Graal absolu, <em>Predator</em> est au carrefour du cinéma d’action, de la science-fiction et de l’horreur. Petite visite guidée de la jungle avec Schwarzy.</strong></span></p>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/06/predator-e1307001874511.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 1987<br />
<strong>Pays </strong>: Etats-Unis<br />
<strong>Durée </strong>: 1h47</p>
<p><strong>Réalisé par</strong> John McTiernan<br />
<strong>Ecrit par</strong> Jim Thomas, John Thomas<br />
<strong>Avec </strong>Arnold Schwarzenegger, Carl Weathers, Kevin Peter Hall<br />
<strong> Budget </strong>: 18 millions de dollars environ<br />
<strong> Titres </strong> : <em>Predator</em> ; <em>Le prédateur</em> (Canada)</p>
<p></span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/>Quand « Dutch » (Arnold Schwarzenegger) avait accepté une mission de sauvetage en pleine jungle d’Amérique centrale, il ne s’attendait qu’à devoir botter le cul de quelques dizaines de gringos désorganisés et aussi experts en armes à feu que mon arrière-grand-mère. Avec sa troupe de mercenaires d’élite surentraînés, c’était du tout cuit. Pensait-il. Car la forêt équatoriale recèle une surprise de taille. Une surprise qui vient de l’espace et chasse l’humain pour passer le temps.</p>
<p>Dutch et ses potes ne sont pas des gens comme les autres : pour se saluer, ils se font un bras de fer. Bon, c’est Dutch qui gagne tout le temps, mais l’important c’est de participer. D’ailleurs, avec des biceps pareils, il vaut mieux ne pas trop se la ramener avec lui. C’est ce que se rappelle à ses dépends Dillon, vieille connaissance de Dutch qui fera partie de l’expédition. Nous ne sommes qu’au tout début du film, et déjà : première scène culte.</p>
<p>Arrivée dans la jungle, la bande se met en route vers le campement des bandits, histoire de les démonter proprement. On se rend compte que quelque chose cloche lorsqu’on découvre, accrochés par les pieds, des cadavres tout dépecés. Mais pour l’heure, il s’agit surtout de récupérer les otages. Infiltration et discrétion sont deux mots un peu abscons pour Dutch. « Tout faire péter » fait d’avantage partie de son vocabulaire quotidien. Pourquoi s’emmerder à crocheter une porte quand on peut la défoncer d’un grand coup de pied ?</p>
<p>Inutile de préciser que nettoyer le campement aura été un jeu d’enfant pour la troupe de mercenaires, qui n’auront pas la moindre égratignure à déplorer, ou presque. Par contraste, l’affrontement avec un seul individu (un alien en l’occurrence) bien plus dangereux sera un véritable enfer pour eux. Même le sage de la bande,  Billy à l’oeil de lynx et à l’ouïe perçante (le type que tout petit garçon rêverait d’être), annonce avec son flegme habituel : « There&#8217;s something out there waiting for us, and it ain&#8217;t no man. We&#8217;re all gonna die. » En gros, « on va tous crever. » Tous, sauf un.</p>
<p>Seule la jolie otage Anna n&#8217;y passera pas, s’enfuyant in extremis en hélicoptère. Ne restera plus que Dutch pour une dernière demi-heure de pur bonheur cinématographique : un affrontement épique entre deux champions venant de deux mondes différents. Sans aucun doute le « <a href="http://www.emptyorbit.net/le-mode-warrior">mode warrior</a> » le plus parfait auquel il nous a été donné d’assister. Dutch se fond littéralement dans la jungle, ne laissant rien au hasard pour tenter de piéger et tuer son ennemi, ce qui est son seul espoir de survie.</p>
<p>Film d’action dans sa première partie, thriller haletant dans la deuxième, avec une touche d’horreur, <em>Predators </em>réussit le mélange parfait. On se concentre uniquement sur l’action : l’aide aux otages est un prétexte et la raison de la venue d’un extraterrestre n’est qu’à peine abordée. L’important est ce qu’il se passe dans la jungle autour de Dutch et ses hommes. C’est tout, et tant mieux. On assiste en outre à une succession de scènes d’anthologie et surtout de répliques cultes lancées par des personnages caricaturaux à souhait mais jamais ridicules. A voir et même à posséder.</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/06/predator2-e1307002095952.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="375"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.70);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 9/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore11.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre1.png" alt="" /> </span></strong></td>
<td width="75"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Des scènes cultes<br />
[+] Des répliques cultes<br />
[+] De l&#8217;action pure<br />
[+] Arnold Schwarzenegger !<br />
</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] Tout cela n&#8217;est pas d&#8217;une extrême finesse<br />
</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		<title>[Critique] Piranha</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-piranha-1978/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-piranha-1978/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Aug 2010 10:30:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agression animale]]></category>
		<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[Mutants]]></category>
		<category><![CDATA[Joe Dante]]></category>
		<category><![CDATA[Les dents de la mer]]></category>
		<category><![CDATA[piranhas]]></category>
		<category><![CDATA[Steven Spielberg]]></category>

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		<description><![CDATA[Un piranha c’est méchant. Un banc de piranhas, c’est mortel. Un banc de piranhas mutants, c’est mortel et coriace. Sortez les bikinis ! Année de production : 1978 Pays :...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Un piranha c’est méchant. Un banc de piranhas, c’est mortel. Un banc de piranhas mutants, c’est mortel et coriace. Sortez les bikinis !</strong></span></p>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/piranha.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 1978<br />
<strong>Pays </strong>: Etats-Unis<br />
<strong>Durée </strong>: 1h34</p>
<p><strong>Réalisé par</strong> Joe Dante<br />
<strong>Ecrit par</strong> Richard Robinson et John Sayles<br />
<strong>Avec </strong>Dick Miller, Keenan Wynn, Kevin McCarthy, Belinda Balaski, Melody Thomas Scott<br />
<strong> Budget </strong>: environ 600 000 $<br />
<strong> Titres </strong> : <em>Piranha</em> (Etats-Unis), <em>Piranhas</em> (France)<br />
</span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/>C’est sûr, Joe Dante est un type qui aime les bestioles agressives. Voraces dans <em>Piranhas</em>, dépravées dans <em>Gremlins </em>(1984), film qui verra sa consécration. Cependant, sa poiscaille affamée avait déjà séduit son public, surfant sur la vague des monstres aquatiques au râtelier bien aiguisé initiée par Steven Spielberg et son Jaws, en 1975. Dante suivait si bien le mouvement qu’il fut accusé de plagiat par Universal, qui aurait été jusqu’au procès si Steven lui-même ne l’en avait dissuadé. Le papa d’<em>E.T.</em> aurait même affirmé que <em>Piranha </em>était selon lui « la meilleure copie des Dents de la mer. » Venant du maître, le compliment était flatteur.</p>
<p>Pourtant, avec le recul, on voit mal ce qu’on pourrait reprocher à Dante. Les points communs avec l’œuvre de Spielberg sont assez rares. Dans les deux cas, il s’agit de poissons croqueurs d’hommes qui terrorisent une station balnéaire. C’est tout. Tout au plus peut-on voir une ressemblance entre Buck Gardner, le méchant propriétaire du parc d’attractions dans <em>Piranha</em>, et le maire Larry Vaughn dans <em>Jaws</em>, les deux personnages refusant d’interdire au public ce qui leur sert de gagne-pain. D’autres pointeront aussi du doigt l’introduction sous forme de baignade sanglante. Mis à part cela, il faudrait être un peu parano pour voir des copies flagrantes. Dante s’est inspiré de <em>Jaws </em>et ne semble pas s’en cacher mais propose une vision toute personnelle des périls aquatiques.</p>
<p>A l’origine d’une bonne moitié des grandes catastrophes, il y a un scientifique fou… et une bande d’inconscients qui mettent, malgré eux, l’invention à disposition du grand public. Les deux inconscients sont, en l’occurrence, Paul, habitant des forêts et Maggie, jeune enquêtrice chargée de retrouver la trace d’une jeune fille mystérieusement disparue. Aucun mystère pour le spectateur cependant, qui a vu la jeune femme se faire manger en introduction. La population vacancière de cette charmante station balnéaire va donc découvrir les joies de la baignade en eaux dangereuses. Après la mort du Dr. Hoak, créateur de cette nouvelle race mutante de piranhas pour le compte de l’armée (évidemment) et rongé par les remords, Paul et Maggie s’engagent dans une course contre la montre pour sauver les innocents nageurs, d’autant que la fille de Paul est dans un camp de vacances où l’on passe son temps à barboter.</p>
<p>Et l’on ne se débarrasse pas si facilement d’une race mutante conçue pour bouffer du Vietcong et résister aux conditions les plus difficiles ! Qui pis est, ces piranhas peuvent évoluer aussi bien dans l’eau salée que dans l’eau douce. Dès lors, ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’ils arrivent à l’océan, se reproduisent comme des lapins et se répandent sur toute la planète, ce qui d’ailleurs (extrapolons un peu) porterait un coup fatal à l’économie du tourisme. Il s’agit donc rien moins que de sauver la planète.</p>
<p>Pas aussi drôle qu’on aurait pu l’espérer mais suffisamment sanglant et divertissant pour ne pas décrocher, <em>Piranha </em>est un bon classique à posséder dans sa vidéothèque. Le suspense est peu entretenu et certaines scènes un peu longuettes, mais au fond on passe un très bon moment aux côtés de ces personnages attachants bien qu’un peu caricaturaux.</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/piranha4.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="75"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.70);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 7/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore21.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre1.png" alt="" /> </span></strong></td>
<td width="375"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Des personnages attachants<br />
[+] Agréablement gore<br />
[+] Une satire agréable du film de Spielberg<br />
</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] Peu de suspense<br />
[-] Quelques scènes un peu longues<br />
</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		<title>Suspiria</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-suspiria-argento/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-suspiria-argento/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 09 Apr 2010 13:19:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-1774" style="border: 1px solid grey; margin-left: 4px; margin-right: 4px;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/03/suspiria.jpg" alt="Suspiria" />1977, réalisé par Dario Argento
Note : <span style="color: #ffffff;">9/10</span>
Barème du gore :
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore21.png" alt="" width="48" height="17" />
Trouillomètre :
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre2.png" alt="" width="48" height="17" />
L’horreur naît de l’étrange. Les cris n’ont sont que les symptômes ; à l’origine, il y a quelques susurrements… Retour sur le presque mythique premier volet de la « trilogie des mères » (avant <em>Inferno</em> en 1980 et La <em>Terza Madre</em> en 2007), du non moins légendaire Dario Argento, en attendant son nouveau film, <em>Giallo</em>, présenté lors du Festival du Film Fantastique de Bruxelles 2010.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-1774" style="border: 1px solid grey; margin-left: 4px; margin-right: 4px;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/03/suspiria1.jpg" alt="Suspiria" />1977, réalisé par Dario Argento<br />
Note : <span style="color: #ffffff;">9/10</span><br />
Barème du gore :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore211.png" alt="" width="48" height="17" /><br />
Trouillomètre :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre21.png" alt="" width="48" height="17" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’horreur naît de l’étrange. Les cris n’ont sont que les symptômes ; à l’origine, il y a quelques susurrements… Retour sur le presque mythique premier volet de la « trilogie des mères » (avant <em>Inferno</em> en 1980 et <a href="http://www.emptyorbit.net/mother-of-tears-la-terza-madre-2">La <em>Terza Madre</em></a> en 2007), du non moins légendaire Dario Argento, en attendant son nouveau film, <em>Giallo</em>, présenté lors du Festival du Film Fantastique de Bruxelles 2010. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dès les premières secondes, on est plongé sans préavis dans un onirisme inquiétant. L’héroïne, Suzy Bannion (Jessica Harper), vient d’atterrir en Allemagne pour intégrer une prestigieuse école de danse. Il ne s’est encore rien passé, mais déjà le spectateur est pris aux tripes : Suzy avance dans un aéroport vide, tandis que semble résonner dans sa tête la musique glaçante composée par Argento et le groupe des Goblins. Dans le taxi, Suzy voit la pluie s’écraser sur les vitres tandis que des lumières multicolores, irréelles, jaillissent d’on ne sait où. Le premier contact s’avère, lui aussi, angoissant : au parlophone de l’école, on lui conseille de déguerpir ; une jeune femme visiblement terrifiée et complètement déboussolée déboule devant elle avant de se perdre dans les bois. Un meurtre va bientôt avoir lieu…</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/04/suspiria011.jpg" alt="suspiria" /></p>
<p style="text-align: justify;">Pour une entrée en matière, c’est une entrée en matière ! Décors surréalistes, couleurs bien trop vives pour ne pas être inquiétantes, musique puissante et, en climax, une mort spectaculaire : Argento joue allègrement avec l’entendement du spectateur en se plaçant sur le fil du réel et du fantastique. En témoignent les ambiances lumineuses, qui n’ont aucune espèce de réalité tangible mais tendent plutôt à souligner un état psychologique ou un moment dramatique. De ce point de vue, Argento ne pouvait pas être mieux dans son époque. Une époque où « avoir peur » rimait moins avec effet de surprise qu’avec étrangeté.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/04/suspiria021.jpg" alt="suspiria" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ne vous attendez donc pas à faire des bonds dans votre siège, mais bien plutôt à vous retrouver immergé dans une ambiance malsaine et baroque. Un travail immense a d’ailleurs été effectué sur les décors et la mise en scène, à tel point qu’il est souvent impossible de distinguer un décor fabriqué d’un réel. Argento n’hésite pas non plus à jouer sur les contrastes : à un environnement tortueux et oppressant est substitué, pour une scène, une immense place vide entourée de bâtiments à l’architecture classique, qui semblent émerger des ténèbres. Un aveugle se retrouve, seul avec son chien, au milieu de ce grand espace silencieux. De quoi dormir avec la lumière allumée.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/04/suspiria031.jpg" alt="suspiria" /></p>
<p style="text-align: justify;">Cette poésie macabre n’empêche cependant pas quelques passages bien gores, d’autant plus marquants qu’ils sont rares et théâtraux. Mais c’est surtout la succession d’événements mystérieux et l’enquête presque instinctive de Suzy qui tient le spectateur en haleine. Manipulée, la jeune femme réalise progressivement que le Mal est en action au sein de l’école, jusqu’à se rendre à l’évidence… Avec <em>Suspiria</em>, Argento réactualisait, avec génie, le mythe de la sorcière. Une intrigue moderne donc, mais aux racines profondes.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/04/suspiria041.jpg" alt="suspiria" /></p>
<p style="text-align: justify;">Au chapitre des bémols, on notera quelques longueurs, des raccords parfois déconcertants ainsi qu’une correspondance image-son parfois un peu bancale, en dépit de la bande-son géniale. Ce sont plutôt les dialogues qui sonnent bizarrement, pour la simple raison que le film a été en grande partie doublée après le tournage, durant lequel il arriva que l’on tournât certaines scènes sans même enregistrer le son. Des dialogues qui paraîtront enfantins aux yeux de certains, mais il y a là aussi une explication fort simple : les danseuses devaient, dans le script original, avoir 12 ans environ. Sous la menace d’une censure, l’âge des jeunes femmes a été augmenté à 20 ans.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/04/suspiria051.jpg" alt="suspiria" /></p>
<p style="text-align: justify;">Effrayant et beau à la fois, <em>Suspiria </em>mérite bien son statut de classique. L’inspiration de la réalisation fait oublier ses quelques imperfections, et son ambiance unique est une référence du genre.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>My Bloody Valentine (Meurtre à la St-Valentin)</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/my-bloody-valentine-unrated/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/my-bloody-valentine-unrated/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 16:29:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Slasher]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.emptyorbit.net/?p=3450</guid>
		<description><![CDATA[<img class="alignleft size-full wp-image-3375" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/03/my_bloody_valentine.jpg" alt="shutter_island" width="150" height="225" />1981, réalisé par George Mihalka
Note : <span style="color: #ffffff;">6/10</span>
Barème du gore :
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore21.png" alt="" width="48" height="17" />
Trouillomètre :
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre1.png" alt="" width="48" height="17" />
<em>My Bloody Valentine</em>, slasher canadien, peut se féliciter d'être ancré dans les esprits des connaisseurs et de faire figure de référence à cotés des <em>Black Christmas</em>, <em>Haloween</em> ou encore <em>Friday the 13th</em>. Définissant l'essence même du film de slasher, le film a malheureusement été victime d'un manque de budget et surtout d'une censure extrême lors de sa sortie. Ces interdictions ont d'ailleurs seulement été levées en janvier 2009, juste avant la sortie de son <a href="http://www.emptyorbit.net/my-bloody-valentine-3d">remake 3D</a>, révélant ainsi dans une nouvelle édition les 9 fameuses scènes gores qui avaient froissé les yeux de la MPAA (Motion Picture Association of America) en 1981. 30 ans après, Empty Orbit est là pour décortiquer ce classique en version unrated qui, croyez-nous, vaut son pesant de cacahuètes.</strong></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-3375" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/03/my_bloody_valentine1.jpg" alt="shutter_island" width="150" height="225" />1981, réalisé par George Mihalka<br />
Note : <span style="color: #ffffff;">6/10</span><br />
Barème du gore :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore211.png" alt="" width="48" height="17" /><br />
Trouillomètre :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre11.png" alt="" width="48" height="17" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>My Bloody Valentine</em></strong><strong>, slasher canadien, peut se féliciter d&#8217;être ancré dans les esprits des connaisseurs et de faire figure de référence à cotés des <em>Black Christmas</em>, <em>Haloween</em> ou encore <em>Friday the 13th</em>. Définissant l&#8217;essence même du film de slasher, le film a malheureusement été victime d&#8217;un manque de budget et surtout d&#8217;une censure extrême lors de sa sortie. Ces interdictions ont d&#8217;ailleurs</strong><strong> seulement</strong><strong> été levées  en janvier 2009, juste avant la sortie de son <a href="http://www.emptyorbit.net/my-bloody-valentine-3d">remake 3D</a>, révélant ainsi dans une nouvelle édition les 9 fameuses scènes gores qui avaient froissé les yeux de la MPAA (Motion Picture Association of America) en 1981. 30 ans après, Empty Orbit est là pour décortiquer ce classique en version unrated qui, croyez-nous, vaut son pesant de cacahuètes.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/03/mybloody011.jpg" alt="My bloody Valentine 1981" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>My Bloody Valentine, </em>après <em>Haloween</em> de Carpenter, scelle la liste des ingrédients qui feront partie,  <em>ad vitam eternam,</em> de la définition même du genre : un slasher, en quête de vengeance suite à un traumatisme personnel, revient à la lumière du jour pour terroriser un groupe d&#8217;individu donné, en suivant généralement un code, une ligne de conduite. Ici, il s&#8217;agit d&#8217;un mineur qui arrache le cœur de ses victimes lors de la St-Valentin et les expose en guise d&#8217;avertissement pour les autres. Car en effet, dans ce petit village de mineurs du coté de Nova Scotia, les habitants préparent une fête pour l&#8217;occasion alors qu&#8217;ils ne l&#8217;avaient plus fait depuis les faits tragiques qui se sont passés dans la ville il y a tout juste vingt ans, à la même période. Harry Warden avait en effet sévi dans la région et commis d&#8217;affreux crimes. Malheureusement, de nouveaux meurtres sont perpétrés et les indices laissés sur les lieux semblent concorder avec les faits précédemment cités<em>. </em>Le shérif mène tant bien que mal son enquête avec le Maire et tente de mettre des bâtons dans les roues de la bande de jeunes du village qui eux, ne souhaitent que s&#8217;amuser.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/03/mybloody021.jpg" alt="My bloody Valentine 1981" /></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est ainsi que le tueur, déguisé en mineur et munit de sa fidèle pioche, s&#8217;adonne à quelques tueries bien dégoulinantes de sang. La version <em>Unrated</em> du film délivre des scènes gores tout à fait rares pour l&#8217;époque. Sans doute le film serait-il plus culte  encore si il n&#8217;avait pas été amputé par la censure. Au delà des effets spéciaux, on se retrouve devant des acteurs assez médiocres et une intrigue plutôt molle. Malgré cela, on ne peut qu&#8217;apprécier cette ambiance insouciante qui contribue à faire du film un incontournable du genre. Certaines scènes sortent véritablement du lot (celle du jeu des couteaux est exceptionnelle et a provoqué une certaine hystérie dans l&#8217;antre d&#8217;Empty Orbit) et quelques personnages dont le gros moustachu sont franchement fendards.<br />
<em></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/03/mybloody031.jpg" alt="My bloody Valentine 1981" /></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>My Bloody Valentine</em> ne propose donc rien de véritablement profond ni de recherché. Loin de faire peur,  il divertit  néanmoins (ce qui n&#8217;est déjà pas si mal) et a le mérite, malgré le peu de moyens financiers, d&#8217;avoir popularisé le genre qui a engendré des centaines de long-métrages au cours de ces trente dernières années. Si la version classique du film présente peu d&#8217;intérêt pour les non-initiés, la version non-censurée rivalise étonnamment avec les grosses productions gore des années 2000 et saura trouver facilement son public.</p>
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