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	<title>Empty Orbit &#187; Coup de coeur</title>
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		<title>[Critique] Starcrash</title>
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		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-starcrash/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 May 2011 21:43:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
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		<category><![CDATA[Séries Z]]></category>

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		<description><![CDATA[Parfois usurpée, l’expression « nanard intersidéral » ne pourrait mieux s’appliquer que dans le cas de Starcrash, véritable ratage de A à Z. C’est d’ailleurs à ce titre seulement que...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Parfois usurpée, l’expression « nanard intersidéral » ne pourrait mieux s’appliquer que dans le cas de Starcrash, véritable ratage de A à Z. C’est d’ailleurs à ce titre seulement que le film s’est imposé comme culte. Offrez-vous une plongée dans l’hyper-espace, où nul ne vous entendra hurler… de rire.</strong></span></p>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/05/starcrash.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 1978<br />
<strong>Pays </strong>: Italie, Etats-Unis<br />
<strong>Durée </strong>: 1h32&nbsp;</p>
<p><strong>Réalisé par</strong> Luigi Cozzi<br />
<strong>Ecrit par</strong> Luigi Cozzi et Nat Wachsberger<br />
<strong>Avec </strong>David Hasselhoff, Christopher Plummer, Joe Spinell, Caroline Munro, Marjoe Gortner<br />
<strong> Budget </strong>: ?<br />
<strong> Titres </strong> : <em>Starcrash</em> (international) ; <em>Starcrash : le choc des étoiles</em> (France)</p>
<p></span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/><br />
Avant toute chose, une petite remise en contexte s’impose. <em>Starcrash</em> fait partie de ces films qui ont germé dans le sillage de l’énorme succès du premier <em>Star Wars</em>, sorti en 1977, et qui furent pour la plupart pareils à des étoiles filantes, la lueur en moins. Ce genre particulier de la science-fiction qu’est le <em>space opera</em> restera presque exclusivement associé à la série de George Lucas, au grand dam de tous les autres qui, parfois, s’étaient même donné quelques moyens pour tenter d’égaler Yoda et sa bande de joyeux drilles. Or ce n’est pas le cas de <em>Starcrash</em> ; sous-financé et bâclé, le film était une preuve supplémentaire du déclin du cinéma italien, dont l’heure de gloire appartenait déjà au passé.</p>
<p>Conscient, semble-t-il, qu’il n’avait ni les capacités ni les moyens pour jouer dans la cour des grands, Luigi Cozzi misa notamment sur un aspect sexy que <em>Star Wars</em> s’était refusé, et en particulier sur la personne de Caroline Munro, dont la poitrine généreuse fut mise en valeur au maximum. Une sorte de princesse Leia en mode bombasse, sauf que Carrie Fisher (Leia) avait, elle, quelques talents d’actrice. Les talents de Caroline Munro se limitaient pour leur part à un physique de rêve. Mais si splendides que fussent ses appendices mammaires, ils ne sauraient excuser une aussi piètre performance.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-7215" title="starcrash3" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/05/starcrash3.jpg" alt="" width="500" /></p>
<p>Munro avait pourtant trouvé un adversaire de taille dans la course à la médiocrité en la personne de Marjoe Gortner, bien que ce dernier soit, à la vérité, hors compétition. Arborant tout du long un air de demeuré (demeuré où, on ne sait pas trop, mais sans doute dans une galaxie lointaine, très lointaine), souriant comme un benêt dans les pires situations, l’œil aussi pénétrant qu’un trou noir, Akton (c’est le nom de son personnage) a probablement la tête à claques la plus fameuse de l’histoire du cinéma. Un maquillage outrancier et une chevelure moutonnière parachèvent ce chef-d’œuvre de composition. La fin même du personnage de Gortner mériterait même un prix tant il a réussi à n’y faire passer aucune émotion ; à l’article de la mort, il donne tout simplement l’air de s’en foutre encore plus que Munro et David Hasselhoff qui assistent, impuissants, à l’une des plus mauvaises scènes jamais tournées.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-large wp-image-7221" title="starcrash8" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/05/starcrash8-1024x743.jpg" alt="" width="500" /></p>
<p>Eh oui, David Hasselhoff est de la partie. Comme dans <em>Alerte à Malibu</em>, il est l’homme de la situation, sauf qu’ici il a troqué son maillot de bain pour une combinaison spatiale ridicule. Malgré tout, il est, au final, celui qui s’en sort le mieux (ou le moins mal). Autre célébrité inattendue dans pareille daube : Christopher Plummer en empereur sage et bon qui, assis sur un trône disco (je ne vois pas d’autre mot pour décrire cette œuvre d’art, vous jugerez par vous-même), s’offre un monologue surréaliste et surtout soporifique à souhait, interrompu de silences interminables. Enfin, on ne saurait terminer ce petit tour du casting sans rendre hommage à trois personnages tout aussi inoubliables : Elle, le robot le moins robotique que nous ayons jamais vu ; Thor, un méchant impassible au maquillage plus qu’approximatif et, <em>last but not least</em>, le comte Zarth Arn (Joe Spinell), son bouc fourchu et ses yeux exorbités.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-7217" title="starcrash5" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/05/starcrash5.jpg" alt="" width="500" /></p>
<p>Permettez-moi de passer rapidement sur le scénario, pâle décalque de <em>Star Wars</em> aussi épique qu’une partie de pétanque entre retraités. Pour faire simple, deux saltimbanques des étoiles, fuyant les autorités, sont recrutés par l’empereur (qui pour une fois, faut-il le noter, n’est pas le méchant) pour remplir deux missions : retrouver son David Hasselhoff de fils (qui apparaîtra comme par hasard dans une grotte, alors que tout le monde l’avait déjà oublié) et déjouer les projets du très méchant comte Zarth Arn qui, retranché dans une sorte de main géante en guise de Planète Noire, planche sur une arme de destruction massive. Insipide à souhait. Ajoutez un robot qui fait vaguement penser à C3PO et une tribu d’hommes préhistoriques pour une touche d’exotisme, touillez un peu, laissez mijoter et vous obtiendrez une délicieuse guéguerre des étoiles. Dégustez tant que c’est chaud. Ou pas.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-7219" title="starcrash7" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/05/starcrash7.jpg" alt="" width="500" /></p>
<p>Comment ne pas parler des effets spéciaux ? Même la date de l’œuvre ne peut expliquer une telle débauche d’horreurs visuelles. Dans <em>Starcrash</em>, l’ordinateur central du vaisseau est un cerveau en plastique, les planètes explosent dans une petite gerbe d’étincelles et les engins spatiaux sont en carton avec de petites ampoules multicolores. En un mot : kitchissime. Les décors sont du même acabit : entre les escaliers en caoutchouc, les tableaux de bords ultra bigarrés et les fenêtres gothiques du repaire du comte Zarth Arn, notre émerveillement ne savait plus où donner de la tête.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-7218" title="starcrash6" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/05/starcrash6.jpg" alt="" width="500" /></p>
<p>Quant aux costumes, ils ne peuvent qu’être de seconde main. Comme on l’a déjà dit, tout les efforts se sont concentrés sur les petites tenues de Caroline Munro/Stella Star (nom étrange qui, traduit en français, donnerait quelque chose comme « Etoile Etoile ») et des Amazones qui, rassurez-vous, n’ont pas qu’un sein comme dans la mythologie grecque. Les combinaisons des personnages masculins étaient déjà ringardes à l’époque &#8211; elles semblent sorties des années 50. Les soldats impériaux sont seulement distingués des rebelles par la couleur de leur casque, dont la forme rappelle les casques à pointe allemands de la première guerre mondiale. Finissons avec Elle le robot, sur la tête duquel on a retourné une corbeille à papier avant de lui enfoncer un tuyau dans la bouche.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-7216" title="StarCrash4" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/05/StarCrash4.jpg" alt="" width="500" /></p>
<p>Vous l’aurez compris, je l’espère, à la lecture de cette chronique : <em>Starcrash</em> est une perle rare qui multiplie les fautes de goût avec la meilleure conviction du monde, ce qui la rend éminemment sympathique. Inutile de préciser que la réalisation et la mise en scène ne rattrapent ni les acteurs, ni les effets spéciaux, ni l’histoire à dormir debout ; préparez-vous à voir votre logique malmenée par des transitions intempestives et votre endurance éprouvée par un combat final mortellement ennuyeux que le réalisateur a cru bon de rallonger en utilisant plusieurs fois les mêmes plans, l’objectif étant aussi de faire croire à une multitude de vaisseaux alors que pas plus de cinq maquettes n’ont été construites. En outre, pas besoin d’être un scientifique pour constater que les lois de la physique sont malmenées lorsque des types font irruption dans un vaisseau en passant au travers d’une vitre sans que cela provoque le moindre petit courant d’air.</p>
<p>A condition d’être ne serait-ce qu’un tantinet familier avec le second degré, vous saurez apprécier <em>Starcrash</em> à sa juste valeur : un navet intemporel tellement raté dans les moindres détails, tellement jusqu’au-boutiste dans l’échec qu’il ne pouvait être qu’hilarant. Rassemblez donc quelques amis et laissez la magie opérer. C’est le meilleur conseil que nous puissions vous donner.</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/05/Starcrash2.png">
<tbody>
<tr>
<td width="25"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.75);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 7/10 </span>&nbsp;<br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore11.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre1.png" alt="" /> </strong></span></td>
<td width="425"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Une Caroline Munro particulièrement mise en valeur<br />
[+] Des tenues sexy pour tous les personnages féminins<br />
[+] La prestation surréaliste de Christopher Plummer<br />
[+] Le bouc fourchu de Joe Spinell<br />
[+] Tous les défauts au second degré<br />
</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] Pas un acteur pour rattraper l’autre<br />
[-] Un robot vraiment pas robotique<br />
[-] Des décors en carton pâte<br />
[-] Des vaisseaux spatiaux… un peu spéciaux<br />
[-] Des répliques très terre-à-terre<br />
[-] Les lois de la physique malmenées<br />
[-] La tête à claque de Marjoe Gortner<br />
[-] Des combats soporifiques et interminables<br />
[-] Des transitions aléatoires<br />
</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
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		</item>
		<item>
		<title>[Critique] Aztec Rex (Tyrannosaurus Azteca)</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-aztec-rex-tyrannosaurus-azteca/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-aztec-rex-tyrannosaurus-azteca/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 14 Feb 2011 16:11:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Séries B]]></category>
		<category><![CDATA[aztèques]]></category>
		<category><![CDATA[cortés]]></category>
		<category><![CDATA[tyrannosaure]]></category>

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		<description><![CDATA[Et si Cortés, en débarquant sur les côtes du Mexique, n’avait pas rencontré que des Aztèques ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Et si Cortés, en débarquant sur les côtes du Mexique, n’avait pas rencontré que des Aztèques ? Et si, dans un épisode délibérément oublié des archives, il était tombé sur des créatures qu’on croyait disparues depuis des millions d’années comme… des tyrannosaures ? C’est de ce postulat étrange que part <em>Aztec Rex</em>, véritable OVNI cinématographique à base d’effets spéciaux décapants, de scènes d’action à couper le souffle et de postiches capillaires à vous faire tomber la moustache.</strong></span></p>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/aztecrex.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 2007<br />
<strong>Pays </strong>: Etats-Unis<br />
<strong>Durée </strong>: 1h25</p>
<p><strong>Réalisé par</strong> Brian Trenchard-Smith<br />
<strong>Ecrit par</strong> Richard Manning<br />
<strong>Avec </strong>Marc Antonio, Allen Gumapac, Dichen Lachman<br />
<strong> Budget: </strong>$2,500,000</p>
<p></span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Un petit détachement de quelques Espagnols, avec à leur tête Cortés himself, part en éclaireur à l’intérieur des terres et tombe sur un village aztèque (c’est difficile à croire à première vue, mais puisqu’on vous le dit) en proie à une terrible malédiction : régulièrement, un cœur humain doit être donné en offrande au Grand Lézard. Par ce sacrifice, la bête est apaisée pour un certain temps. La survie du village en dépend. Vous aurez deviné qu’il s’agit du fameux tyrannosaure, une créature qui ferait pâlir Steven Spielberg… tant elle est mal réalisée. Qui pis est, l’animation de la bestiole est plus qu’approximative et notre ami préhistorique vacille sur ses quilles comme s’il venait de se siffler quinze flûtes. A ce stade, on se dit qu’il aurait mieux valu insérer un T-Rex en dessin animé, façon <em>Peter et Elliott le Dragon</em>. C’est vous dire.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/aztectyrex.jpg" alt="" /></p>
<p>Ce n’est pas le plus drôle : les décors et les costumes sont tout simplement tordants. Je ne sais pas qui a eu l’idée de construire un faux temple aztèque, mais c’était assurément une mauvaise idée : le monument tient plus du vaisseau spatial que du lieu de culte. Pour vous donner une idée, les marches d’accès sont coulées en un seul bloc de béton bien lisse et les pierres ont simplement été dessinées. Le tout est surmonté d’une sorte d’obélisque kitchissime aux reflets turquoise. Quant à la hutte du chef du village, c’est un trésor de mauvais goût : le « trône » est décoré de guirlandes de plumes aux couleurs fluorescentes (style « coiffe d’indien en plastique de carnaval ») et est précédé d’un tapis qui ressemble à celui que mon arrière-grand-mère avait dans sa salle de bains, avec des motifs floraux bleus sur fond blanc (authentiquement aztèque, d’ailleurs).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/aztec2.jpg" alt="" /></p>
<p>Mais ce qui nous a littéralement achevés, c’est l’exquise moumoute hirsute qu’arbore Ian Ziering (Cortès), véritable star du film, en guise de chevelure. Disons que la manière dont elle est posée manque cruellement de naturel et décrédibilise ce cher Cortés dès qu’il lui arrive de prendre la parole. Fou-rire garanti. On pourrait encore vous parler des gobelets aztèques, qui sont en fait des céramiques style « pot de fleur » décorées vite fait avec des motifs grossiers et des couleurs qui piquent aux yeux. Mais on ne va pas s’étendre outre mesure.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/aztec3.jpg" alt="" /></p>
<p>Parlons plutôt des personnages et des acteurs. Ian Ziering, on l’a dit, aurait pu être presque convaincant si on ne lui avait pas fait porter cette touffe improbable. Le fait que sa voix française soit celle d’Arthas dans <em>Warcraft III</em> (à chacun ses références) n’a rien arrangé à notre crise de zygomatiques. Rios (Marco Sanchez), le vrai héros de l’histoire, a la moustache beaucoup trop bien taillée pour être honnête. Un personnage très chiant à vrai dire,  sorte d’incarnation démodée de la Justice et du Bien, qui refuse le corps d’Ayacoatl, la jolie fille du chef, qui vient pourtant se proposer à lui dans le plus simple appareil. Soit cet homme est surhumain, soit c’est un abruti. Je vote pour la deuxième option. Ladite Ayacoatl est campée par Dichen Lachman, qui pourrait concourir pour le prix de la plus mauvaise actrice (quand on a mal à la jambe, on boîte à chaque pas, pas seulement de temps en temps, non ?). Restent Gria (Jack McGee, un vétéran), prêtre joufflu qui a un fameux penchant pour l’alcool (classique mais efficace) et Xocozin, un prétendant au trône surexcité. Ce sont au final les deux personnages les plus convaincants. Kalani Queypo, qui incarne Xocozin, est d’ailleurs le genre d’acteur « à emploi » puisqu’on pouvait déjà le voir dans <em>The New World</em> (2005) et qu’il a fait des voix <em>d’Age of Empires III</em>, qui se déroule en Amérique, à l’époque de la colonisation.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/aztecmoustache.jpg" alt="" /></p>
<p>Bref, tout baigne dans une ambiance involontairement caricaturale, ce qui ne manquera pas de vous faire poiler. Même les scènes vues et revues (et re-revues) dans tant d’autres films ne nous sont pas épargnées, mais ici elles prennent une saveur particulière dès lors qu’elles apparaissent entre deux courses-poursuites avec un dinosaure qui ne sait pas mettre un pied devant l’autre. On assiste par exemple à la mort héroïque de Mendoza, avec le bon Rios à son chevet qui lui dit que « tu ne dois pas tomber Mendoza, nous avons encore beaucoup de chemin à explorer toi et moi », alors que le type est éventré des couilles au menton et est en train de déverser ses tripes. Et Ayacoatl de conclure : « mes enfants et les enfants de mes enfants entendront parler de la bravoure de Mendoza », ce qui pourra paraître très cruel dans la mesure où le pauvre Mendoza n’a à peu près rien dit ou fait de tout le film.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/aztec.jpg" alt="" /></p>
<p>Vous l’aurez compris, Aztec Rex est une petite perle de série B à savourer entre amis, ce qu’on pourrait appeler une « réussite involontaire. » C’est le genre de film qui aurait peut-être pu passer sur TF1 un dimanche après-midi s’il avait moins gore et un peu mieux fait. Bien sûr, passé l’effet de surprise des décors en papier crépon et des perruques en poil de yack, cela devient un peu ennuyeux dans la deuxième partie. Mais <em>Aztec Rex</em> vaut assurément le détour. Un bon moment de franche rigolade, garanti ou remboursé.</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/aztecrex2.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="50"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.9);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 7/10 </span></p>
<p>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore211.png" alt="" /></p>
<p>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre11.png" alt="" /><br />
</span></strong></td>
<td width="300"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Des coiffures décoiffantes<br />
[+] Un tyrannosaure aux effets spéciaux préhistoriques<br />
[+] Des personnages aux personnalités bien trempées<br />
[+] Des décors enchanteurs<br />
[+] Des scènes d’action à l’efficacité prouvée</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] Un peu ennuyeux passé l’effet de surprise</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>[Critique] Pandorum</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Oct 2010 16:55:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Mutants]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[Un homme se réveille. Il émerge douloureusement d'une capsule et tente de se débarrasser de cette peau artificielle et visqueuse qui le recouvre. A travers le noir quasi absolu dans lequel il s'efforce de réveiller un autre homme, encapsulé lui aussi, aucun souvenir ne lui revient, si ce n'est qu'il se trouve dans un vaisseau spatial et qu'il est un haut technicien de l'appareil.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;"><img class="alignright size-full wp-image-1061" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/04/coupdecoeur5.png" alt="" width="75" height="40" /><img class="alignleft size-full wp-image-6302" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/10/pandorum.jpg" alt="" width="150" height="225" />2008, réalisé par Christian Alvart</span><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Note : 8 / 10</span><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Barème du gore </span><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore21.png" alt="" width="48" height="17" /><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Trouillomètre </span><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre21.png" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un homme se réveille. Il émerge douloureusement d&#8217;une capsule et tente de se débarrasser de cette peau artificielle et visqueuse qui le recouvre. A travers le noir quasi absolu dans lequel il s&#8217;efforce de réveiller un autre homme, encapsulé lui aussi, aucun souvenir ne lui revient, si ce n&#8217;est qu&#8217;il se trouve dans un vaisseau spatial et qu&#8217;il est un haut technicien de l&#8217;appareil.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nos deux lascars, le lieutenant Payton et le caporal Bower sortent en fait d&#8217;un hyper-sommeil profond qui leur a fait perdre tout souvenir ou presque. Au fur et à mesure de leur concertation, la mémoire et la lumière reviennent : ils se rappellent qu&#8217;ils sont en mission vers la planète Tanis et que le vaisseau qui les transporte est le dernier espoir de l&#8217;humanité et de la vie terrestre. C&#8217;est ainsi qu&#8217;une espèce d&#8217;arche de Noé spatiale se dirige vers cette planète apparemment habitable. Cependant, le vaisseau semble inerte et les deux hommes se rendent vite compte qu&#8217;en plus des quelques autres humains « éveillés » qu&#8217;ils croisent inopinément, se promènent dans les couloirs sombres et glauques des espèces de mutants encornés, pas franchement amicaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-6304" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/10/pandorum2.jpg" alt="" width="504" height="335" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Pandorum</em> nous a plu, beaucoup plu. En plus d&#8217;une intrigue très prenante, mystérieuse (parfois justifiée difficilement cela dit) et bien interprétée, ce thriller palpitant est un peu ce qu&#8217;on attend tous d&#8217;un film qui mélange la SF et l&#8217;horreur. Mettant en scène des monstres carrément flippants (qui ne sont pas sans rappeler les gluants et vicieux mutants de <em>The Descent</em>) dans une ambiance ultra sombre, mais sans perte visibilité pour le spectateur, <em>Pandorum</em> surprend et surtout, nous a fait peur et a même obligé quelques fois mon collègue à se réfugier lâchement derrière un coussin qu&#8217;il m&#8217;a subtilisé, comme il le fait régulièrement, accompagnant son geste indélicat d&#8217;un râle qui en disait long sur son état général.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous attendent donc une partie de cache-cache et de courses-poursuites haletantes dans les couloirs de cette mystérieuse navette, aussi grande qu&#8217;angoissante. En plus des scènes qui font sursauter, le « twist »final, bien qu&#8217;apparemment attendu par mon collègue (sachez qu&#8217;il se vante beaucoup à ce sujet), en laissera plus d&#8217;un pantois et même émerveillés&#8230; on n&#8217;en dit pas plus. Malgré quelques défauts par-ci par-là, il rejoint quelques autres perles dans le panthéon des coups de cœur d&#8217;Empty Orbit. Sans être un chef-d&#8217;oeuvre, Pandorum est un excellent divertissement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: line-through;">L&#8217;avis</span> Le droit de réponse de Jean</strong> : pour ma défense, <em>Pandorum</em> est vraiment terrifiant par moments. Et puis, les vieux couloirs rouillés, humides et plongés dans l&#8217;obscurité, j&#8217;ai jamais aimé ça. Plus sérieusement : un film très nerveux où l&#8217;on ne s&#8217;ennuie pas une seconde. Honnête et efficace. Mention spéciale pour Bower, un genre de personnage qu&#8217;on aimerait voir plus souvent ; Ben Foster incarne un type déterminé, intelligent, courageux et humble, c&#8217;est-à-dire idéal, sans qu&#8217;on y perde pourtant en densité psychologique. Une belle performance.</p>
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		<title>[Critique] Sauna</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Jul 2010 14:41:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Esprits]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Finlande]]></category>
		<category><![CDATA[Sauna]]></category>

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		<description><![CDATA[Un paysage glacial, entre la Finlande et la Russie. Des marécages qui s’étendent à perte de vue. Erik évite les mares qui lui reflètent le visage des morts ; ceux-là...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Un paysage glacial, entre la Finlande et la Russie. Des marécages qui s’étendent à perte de vue. Erik évite les mares qui lui reflètent le visage des morts ; ceux-là même qui, coupables ou innocents, sont tombés sous les coups de son épée. La guerre est terminée, mais le spectre de la sauvagerie plane encore sur les marais. Erik réajuste ses lunettes, sans lesquelles il est aveugle. Son frère, Knut, le rejoint, troublé : il a vu, au loin, la fille qu’ils ont enfermée et abandonnée quelques jours auparavant. </strong></span></p>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/12/sauna1.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 2008<br />
<strong>Pays </strong>: Finlande, République Tchèque<br />
<strong>Durée </strong>: 1h23</p>
<p><strong>Réalisé par</strong> Antti-Jussi Annila<br />
<strong>Ecrit par</strong> Iiro Küttner<br />
<strong>Avec </strong> Ville Virtanen, Tommi Eronen, Viktor Klimenko<br />
<strong> Budget </strong>: 1 millions de dollars environ<br />
<strong> Titres </strong> : <em>Sauna</em></p>
<p></span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/>Sauna est d’abord un film sur les fantômes. Ceux qui hantent notre conscience et se rappellent à nous, quand nous voulons les voir disparaître dans les abysses de notre être. Pour Erik, ce sont ses 73 victimes ; pour Knut, la jeune fille qu’ils auraient dû libérer. Le premier est un guerrier, l’autre, un universitaire. Ils font partie d’une commission russo-finlandaise qui doit délimiter les nouvelles frontières entre les deux pays, après 25 ans de guerre. Nous sommes en 1595.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" title="sauna" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/01/sauna03.jpg" style=" /></p>
<p>Au milieu des marais, ils tombent sur un village non-répertorié, dont les habitants ne savent pas s’ils sont finlandais ou russes. A proximité se trouve un sauna auquel les archives du village prêtent des vertus expiatoires. L’hésitation des villageois quant à leur appartenance géographique oblige la commission à s’attarder… Comme sous l’effet d’un pouvoir exercé par l’endroit, des désirs malsains, des pulsions refoulées et surtout des péchés affreux refont violemment surface. L’expiation, thème central du film, est destructrice mais nécessaire.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" title="sauna" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/01/sauna02.jpg" /></p>
<p>Vous l’aurez compris : le sujet du film, autant que son contexte historique, sont loin d’être banals. On est plongé dans un univers froid et marécageux, mort, désert. Peut-être le vrai visage de l’enfer. Les visages des protagonistes sont comme la boue et l’eau, omniprésentes : glacés. La caméra rend justice à cet univers, en s’attardant tantôt sur les traits anguleux des personnages, tantôt sur les magnifiques paysages finlandais.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" title="sauna" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/01/sauna01.jpg" alt=" style=" /></p>
<p>Sans grandes effusions, Sauna est pourtant le genre de film qui, après-coup, marque : ses dialogues épars et cisaillés, ses décors et son sujet même en font une œuvre à lectures multiples, où tout est métaphorique, ou, plus exactement, où tout est sur la ligne indiscernable qui sépare le réel du fantastique. Il y a fort à parier qu’après un premier visionnage,  vous n’aurez pas tout compris (c’était notre cas), mais c’est aussi ce qui fait l’attrait de <em>Sauna</em>. L’ambiance est en outre franchement malsaine, et les âmes sensibles ne manqueront pas de se cacher derrière un coussin. Décidément le coup de cœur d’Empty Orbit, à voir dès que possible.</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/06/sauna-e1307081519741.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="375"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.75);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 9/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore1.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre2.png" alt="" /> </span></strong></td>
<td width="75"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Une ambiance malsaine réussie<br />
[+] Des personnages denses<br />
[+] Des dialogues rares mais ciselés<br />
[+] Un film aux lectures diverses, à voir plusieurs fois<br />
</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] Pas de conclusion possible<br />
</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		<title>Dellamorte Dellamore (Cemetery Man)</title>
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		<comments>http://www.emptyorbit.net/dellamorte-dellamore-cemetery-man/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 25 Apr 2010 18:55:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Zombies]]></category>

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		<description><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><img class="alignleft margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; size-full wp-image-235" title="dellamortedellamore" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/01/dellamortedellamore.jpg" alt="dellamortedellamore" width="150" height="225" /><a href="http://www.emptyorbit.net/category/films/coup-de-coeur"><img class="alignright size-full wp-image-1055" title="coupdecoeur" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/01/coupdecoeur.png" alt="coupdecoeur" width="75" height="40" /></a>1994, réalisé par Michele Soavi
Note : <span style="color: #ffffff;">10/10</span>
Barème du gore :
<img class="alignnone size-full wp-image-249" title="baremedugore2" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore21.png" alt="baremedugore3" width="48" height="17" />
Trouillomètre :
<img class="alignnone size-full wp-image-255" title="trouillometre1" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre1.png" alt="trouillometre1" width="48" height="17" />
Le bal s'ouvre sur une scène véritablement culte : Francesco est au téléphone avec son ami Franco lorsque quelqu'un sonne à sa porte. Francesco ouvre, inspecte l'homme et sa mallette sur le seuil, constate qu'il s'agit d'un revenant et lui tire nonchalamment une balle dans la tête, avant de reprendre le combiné. "Tu disais, Franco ?". Tel est le quotidien de Francesco Dellamorte, fossoyeur et philosophe, depuis que les morts de son cimetière ont commencé à s'extraire de leurs tombes. En compagnie de son ami le fidèle Gnaghi, un simplet doux et innoffensif, Francesco s'occupe du cimetière de Buffalora, métier qui consiste aussi depuis peu à éliminer les morts-vivants et à les réintégrer dans leur tombe. "Tuer les morts est un service public."]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><img class="alignleft margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; size-full wp-image-235" title="dellamortedellamore" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/03/dellamortedellamore.jpg" alt="dellamortedellamore" width="150" height="225" /><a href="http://www.emptyorbit.net/category/films/coup-de-coeur"><img class="alignright size-full wp-image-1055" title="coupdecoeur" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/04/coupdecoeur3.png" alt="coupdecoeur" width="75" height="40" /></a>1994, réalisé par Michele Soavi<br />
Note : <span style="color: #ffffff;">10/10</span><br />
Barème du gore :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-249" title="baremedugore2" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore211.png" alt="baremedugore3" width="48" height="17" /><br />
Trouillomètre :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" title="trouillometre1" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre11.png" alt="trouillometre1" width="48" height="17" /></div>
<div style="text-align: justify;">
<p><strong><span style="font-size: 180%;"><span style="font-weight: bold;">L</span></span>e bal s&#8217;ouvre sur une scène véritablement culte : Francesco est au téléphone avec son ami Franco lorsque quelqu&#8217;un sonne à sa porte. Francesco ouvre, inspecte l&#8217;homme et sa mallette sur le seuil, constate qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un revenant et lui tire nonchalamment une balle dans la tête, avant de reprendre le combiné. &laquo;&nbsp;Tu disais, Franco ?&nbsp;&raquo;. Tel est le quotidien de Francesco Dellamorte, fossoyeur et philosophe, depuis que les morts de son cimetière ont commencé à s&#8217;extraire de leurs tombes. En compagnie de son ami le fidèle Gnaghi, un simplet doux et inoffensif, Francesco s&#8217;occupe du cimetière de Buffalora, métier qui consiste aussi depuis peu à éliminer les morts-vivants et à les réintégrer dans leur tombe. &laquo;&nbsp;Tuer les morts est un service public.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" title="dellamorte" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/01/dellamorte02.jpg" alt="dellamorte /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=" /></p>
<p>Le naturel stoïque de Francesco se voit chamboulé par l&#8217;arrivée d&#8217;une jeune femme qui vient au cimetière pleurer sur son défunt mari. Cette femme, qu&#8217;incarne la dévastatrice Anna Falchi, est d&#8217;une beauté qui le dépasse. Il en tombe amoureux&#8230; Il serait malvenu de dévoiler ici la suite de l&#8217;intrigue, tant elle est atypique et digne d&#8217;intérêt. <span style="font-style: italic;">Dellamorte Dellamore </span>est en tout cas un ovni cinématographique, qui mélange les genres avec un brio étonnant. Les qualificatifs ne manquent jamais pour qualifier le film : romantique, poétique, fantastique&#8230; Se côtoient des morts-vivants, des scènes (très) érotiques, des tranches d&#8217;onirisme, et tout cela s&#8217;enchaîne avec un naturel déconcertant. Des phrases cultes parsèment tout le film ; les plans magnifiques se suivent et ne se ressemblent pas. Le tout est saupoudré de second degré parfaitement maîtrisé, burlesque mais jamais ridicule.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" title="dellamorte" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/02/dellamorte01.jpg" alt="dellamorte" /></p>
<p>Difficile de développer toute la profondeur de ce film dont il faut certainement plusieurs visionnages pour en décrypter toutes les subtilités, métaphores, beautés. On rigole, on s&#8217;émeut, on s&#8217;interroge ; un grand film sans faste ni fioritures inutiles.</p>
</div>
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		<title>Daybreakers</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-daybreakers/</link>
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		<pubDate>Mon, 12 Apr 2010 11:49:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Vampires]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-1774" style="border: 1px solid grey; margin-left: 4px; margin-right: 4px;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/04/daybreakers.jpg" alt="Daybreakers" /><a href="http://www.emptyorbit.net/?cat=23"><img class="alignright size-full wp-image-1061" title="coupdecoeur" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2008/10/coupdecoeur.png" alt="coupdecoeur" width="75" height="40" /></a><img class="alignright size-full wp-image-1070" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/04/vuaubifff1.png" alt="vuaubifff1" width="75" height="40" />2009, réalisé par les frères Spierig
Note : <span style="color: #ffffff;">9/10</span>
Barème du gore :
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore31.png" alt="" width="48" height="17" />
Trouillomètre :
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre31.png" alt="" width="48" height="17" />
Les frères Spierig nous avaient déjà étonné avec <em>Undead</em>, film ambitieux mais brouillon et avec peu de moyens. Ils ont visiblement tiré les leçons de ce premier long-métrage et nous offrent, avec <em>Daybreakers</em>, leur premier véritable chef-d’œuvre.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-1774" style="border: 1px solid grey; margin-left: 4px; margin-right: 4px;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/04/daybreakers1.jpg" alt="Daybreakers" /><a href="http://www.emptyorbit.net/?cat=23"><img class="alignright size-full wp-image-1061" title="coupdecoeur" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/04/coupdecoeur5.png" alt="coupdecoeur" width="75" height="40" /></a><img class="alignright size-full wp-image-1070" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/04/vuaubifff11.png" alt="vuaubifff1" width="75" height="40" />2010, réalisé par les frères Spierig<br />
Note : <span style="color: #ffffff;">9/10</span><br />
Barème du gore :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore311.png" alt="" width="48" height="17" /><br />
Trouillomètre :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre21.png" alt="" width="48" height="17" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les frères Spierig nous avaient déjà étonné avec <em>Undead</em>, film ambitieux mais brouillon et avec peu de moyens. Ils ont visiblement tiré les leçons de ce premier long-métrage et nous offrent, avec <em>Daybreakers</em>, leur premier véritable chef-d’œuvre.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ces deux Allemands d’origine, décidément très imaginatifs, nous ont cette fois encore pondu un scénario foisonnant, qui ne reproduit cependant pas les erreurs d’<a href="http://www.emptyorbit.net/critique-undead-2003"><em>Undead</em></a>, où l’on finissait par ne plus vraiment savoir comment on s’appelait. Le mélange des genres reste leur marque de fabrique puisqu’ils mêlent ici avec bonheur vampires et science-fiction. Nous sommes en effet en 2019, et peu de choses ont changé par rapport à 2010, si ce n’est que la majorité de la population a désormais des canines pointues, des iris jaunâtres, une peau pâle et froide et un cœur à l’arrêt. Dix ans auparavant, une épidémie s’est déclarée, transformant assez rapidement la majorité de la population en vampires.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/04/daybreakers011.jpg" alt="daybreakers" /></p>
<p style="text-align: justify;">Cependant l’ordre social est gravement menacé. Face à la pénurie d’humains, qui sont désormais des proies, et donc de sang frais, la colère gronde dans la population. Edward Dalton (Ethan Hawke), ému par le sort des humains, travaille activement à l’élaboration d’un substitut artificiel. L’enjeu est énorme : sans leur dose de sang quotidienne, les vampires mutent rapidement en des créatures cauchemardesques au comportement bestial. Charles Bromley (Sam Neill), à la tête de l’entreprise où travaille Edward, cherche quant à lui le profit avant tout et se soucie peu des humains. Il deviendra un ennemi potentiel lorsque Edward, avec l’aide d’un vampire miraculeusement redevenu humain (Willem Dafoe), trouvera un remède pour être à nouveau mortel.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/04/daybreakers031.jpg" alt="daybreakers" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le film pourrait se contenter de ce scénario, mais il fourmille en plus de détails géniaux nés de la créativité débordante des frères Spierig. Pour se déplacer la journée, par exemple, les vampires activent le système de protection diurne de leur voiture : les vitres deviennent hermétiques à la lumière et la route apparaît sur des écrans reliés à des caméras. Autre petite trouvaille qui fait son effet : le café au sang humain, dont le dosage fluctue en fonction des réserves de l’Etat. L’univers de <em>Daybreakers</em> est cohérent et fouillé, raison pour laquelle il est si convaincant.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/04/daybreakers041.jpg" alt="daybreakers" /></p>
<p style="text-align: justify;">Pour combler les bifffeurs, il ne manquait plus que quelques scènes gores, ce que<em> Daybreakers</em> procure au-delà des espérances : vomis, sang et tripes sont de la partie, et pas qu’un peu. Quant à la créature qui s’introduit dans la maison d’Edward, elle est carrément effrayante ou, du moins, impressionnante. Les quelques effets spéciaux du film (étonnamment, il n’y en a pas tant que ça) sont d’ailleurs très réussis. Même la combustion des vampires qui avaient oublié leur protection solaire est du plus bel effet.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/04/daybreakers061.jpg" alt="daybreakers" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le casting, plutôt prestigieux pour un film de genre, est à la hauteur de la situation, avec en outre des seconds rôles bien maîtrisés et intéressants. On reprochera peut-être à Sam Neill son jeu un peu monocorde d’un film à l’autre. Mis à part cela, on a du mal à trouver des défauts au film, y compris en ce qui concerne la mise en scène, qui ne souffre d’aucune longueur et offre quelques plans superbes, comme des paysages ou des ralentis très picturaux. Certaines scènes, comme celle où l’on voit de jeunes vampires – donc éternellement jeunes – fumer dans un abribus, l’air hagard, contribuent à l’atmosphère particulière qui se dégage du film.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/04/daybreakers051.jpg" alt="daybreakers" /></p>
<p style="text-align: justify;">Avec son scénario inspiré, sa réalisation sans faille, son casting impeccable et son univers original, <em>Daybreakers</em> est un film de genre de haut vol, l’élite de la série B. Il plaira tant aux amateurs confirmés qu’aux spectateurs (avertis) qui cherchent quelques sensations fortes.</p>
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		<title>[Critique] Tremors</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-tremors/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-tremors/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 07 Mar 2010 13:54:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[Mutants]]></category>

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		<description><![CDATA[Valentine et Earl sont deux cow-boys sympathiques et débrouillards, hommes à tout faire à plein temps. Selon les jours, ils sont déménageurs, installateurs de clôtures ou ramasseurs de crotte du...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Valentine et Earl sont deux cow-boys sympathiques et débrouillards, hommes à tout faire à plein temps. Selon les jours, ils sont déménageurs, installateurs de clôtures ou ramasseurs de crotte du seul bled de la vallée : Perfection, quatorze habitants, eux deux compris. Lassés de cette situation, ils décident de quitter la zone, résistant héroïquement aux avances de Mme Nancy qui leur offre bière et repas pour une prochaine livraison de bois, ce qui nous vaut une première réplique en or : « I can&#8217;t believe we said no to free beer ! »</strong></span></p>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/03/tremors1.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 1990<br />
<strong>Pays </strong>: Etats-Unis<br />
<strong>Durée </strong>: 1h36</p>
<p><strong>Réalisé par</strong> Ron Underwood<br />
<strong>Ecrit par</strong> S.S. Wilson, Brent Maddock et Ron Underwood<br />
<strong>Avec </strong>Kevin Bacon, Fred Ward, Finn Carter<br />
<strong> Budget </strong>: 11 millions de dollars environ<br />
<strong> Titres </strong> : <em>Tremors</em> (international)</p>
<p></span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/><br />
Les deux compères auraient cependant mieux fait de partir la veille. Aidés par une jolie étudiante en sismologie, ils découvrent que les récentes secousses sont dues à quelques vers géants anthropophages qui se déplacent sous la terre à la recherche de viande fraîche. Les amateurs de science-fiction auront tout de suite repéré la référence à Dune et son ver des sables, mais la comparaison s’arrête là. Les « grapoïds » (traduire « attrapoïdes ») &#8211; comme les ont appelés les habitants de Perfection, d’abord plus occupés à leur trouver un nom qu’à tenter de leur échapper -, sont un peu plus grands qu’une voiture et vous attrapent avec des serpents sortis de leur gueule. Bien qu’invertébrés, ils disposent d’une carapace qui résiste aux cartouches « spéciales éléphants », sinon ce serait trop facile. La seule solution semble alors de rejoindre les montagnes, que les vers géants ne peuvent pas manger.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/03/tremors011.jpg" alt="Tremors" /></p>
<p>Difficile cependant d’échapper à ces créatures qui avancent bien plus vite que ne court un être humain et qui se repèrent à la moindre vibration du sol. Première méthode infaillible : le saut à la perche de rocher en rocher (une scène absurde mais assez drôle). Deuxième technique : le bulldozer de 30 tonnes. L’art de la débrouillardise de Valentine et Earl va ainsi les consacrer comme leaders de la bande. Mis à part quelques tensions mineures, tout le monde se sert les coudes et, l’air de rien, cela fait du bien après tous ces films qui font mine de complexifier leur trame avec des conflits d’intérêt… sans intérêt.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/03/tremors041.jpg" alt="Tremors" /></p>
<p>D’ailleurs, personne n’est méchant ou mal intentionné dans Tremors, sinon les vers. Très peu gore, le film reste dans la suggestion et l’ambiance est franchement à la rigolade. Chaque tirade ou presque est drôle, d’autant plus si elle sort de la bouche du nonchalant Valentine (Kevin Bacon), dont rien que l’expression est hilarante, mais peut-être est-ce parce qu’il me fait penser à Jim Carrey. Quand il nous lâche dans son américain profond des réflexions du genre « Hey, check this out ! I found the ass end ! », on se dit qu’on atteint des sommets et on s’essuie une larme au coin de l’œil. Bacon était taillé sur mesure pour ce rôle, et le comique du film repose en grande partie sur son duo avec Fred Ward. La complicité des deux acteurs se ressent d’ailleurs dans celle de leurs personnages.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/03/tremors021.jpg" alt="Tremors" /></p>
<p>Mais la palette de protagonistes recèle aussi quelques magnifiques seconds rôles, à commencer par Mr Chang, qui a à peine aperçu un morceau de ver qu’il le rachète à Valentine et Earl pour proposer à ses clients de faire une photo avec le monstre, pour la modique somme de 3$. Ironie du sort ? &#8211; il se fera happer par la créature qu’il voulait commercialiser. Ensuite, il y a Mr et Mme Gummer, un couple un peu fêlé qui cache une armurerie dans sa cave et bricole des bombes artisanales pour botter le cul des vers géants ; des pros de la gâchette qui n’hésitent pas à sortir la grosse artillerie, en somme.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/03/tremors051.jpg" alt="Tremors" /></p>
<p>Sans aucune prétention et presque « tout public », Tremors vous fera passer à coup sûr un excellent moment, avec son humour un peu absurde, sa galerie de personnages attachants et son rythme soutenu, sans longueur. Les effets spéciaux, assez corrects, sont ni plus ni moins à la hauteur de ce que l’on attend pour ce genre de film ; on verrait parfois presque les fils qui tirent les serpents, mais après tout c’est loin d’être l’essentiel. On terminera avec cette citation quasi philosophique de Valentine: « See, we plan ahead, that way we don&#8217;t do anything right now. Earl explained it to me. »</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/06/tremors-e1306919853616.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="50"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.75);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 9/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore11.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre1.png" alt="" /> </strong></td>
<td width="400"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Un duo Bacon/Ward qui fonctionne on ne peut mieux<br />
[+] Une palette de personnages tous (même les seconds rôles) très attachants<br />
[+] Des répliques cultes<br />
[+] Des situations tordantes<br />
[+] De l&#8217;entraide plutôt que des conflits d&#8217;intérêt<br />
[+] Un rythme soutenu<br />
</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] Des effets spéciaux pas incroyables (mais au fond on s&#8217;en fout)<br />
[-] C&#8217;est tout pour les défauts !<br />
</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		<title>Donnie Darko</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-donnie-darko/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-donnie-darko/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 14:40:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.emptyorbit.net/critique-donnie-darko"><img class="alignleft size-full wp-image-1774" style="border: 1px solid grey; margin-left: 4px; margin-right: 4px;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/02/donnie_darko.jpg" alt="donnie_darko" width="150" height="225" /></a><img class="alignright size-full wp-image-1061" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2008/10/coupdecoeur.png" alt="coupdecoeur" width="75" height="40" />2001, réalisé par Richard Kelly<br />
Note : <span style="color: #ffffff;">10/10</span><br />
Barème du gore :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore11.png" alt="" width="48" height="17" /><br />
Trouillomètre :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-256" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre2.png" alt="" width="48" height="17" />
Quelle claque. Une renaissance. La puissance de <em>Donnie Darko </em>est tout simplement phénoménale. Le film, organique et extrêmement complexe, est néanmoins d’une cohérence implacable. Premier long-métrage de Richard Kelly, il ressuscite le cinéma et lui offre une vocation magnifique : celle d’être un admirable et émouvant bordel, à l’image de la vie.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.emptyorbit.net/critique-donnie-darko"><img class="alignleft size-full wp-image-1774" style="border: 1px solid grey; margin-left: 4px; margin-right: 4px;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/02/donnie_darko1.jpg" alt="donnie_darko" width="150" height="225" /></a><img class="alignright size-full wp-image-1061" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/04/coupdecoeur5.png" alt="coupdecoeur" width="75" height="40" />2001, réalisé par Richard Kelly<br />
Note : <span style="color: #ffffff;">10/10</span><br />
Barème du gore :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore111.png" alt="" width="48" height="17" /><br />
Trouillomètre :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-256" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre21.png" alt="" width="48" height="17" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 180%;">Q</span>uelle claque. Une renaissance. La puissance de <em>Donnie Darko </em>est tout simplement phénoménale. Le film, organique et extrêmement complexe, est néanmoins d’une cohérence implacable. Premier long-métrage de Richard Kelly, il ressuscite le cinéma et lui offre une vocation magnifique : celle d’être un admirable et émouvant bordel, à l’image de la vie.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Impossible de résumer <em>Donnie Darko</em>. Chaque détail compte. Bornons-nous donc à un pitch fade : Donald Darko est un jeune homme psychologiquement perturbé. Dans ses rêveries, il rencontre Frank, un inquiétant lapin géant (vous rirez moins quand vous le verrez à l’écran) qui, par ses appels à Donnie, lui évite d’être écrasé par un réacteur d’avion tombé sur sa chambre. Frank annonce alors à Donnie qu’à compter de ce moment, il lui reste 28 jours et des poussières avant la fin du monde. Donnie, sous l’impulsion de Frank, se lance dans des quêtes impossibles, qu’il réalisera néanmoins, notamment celles de l’amour et du voyage dans le temps.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/03/donniedarko021.jpg" alt="Donnie Darko" width="300" height="196" /></p>
<p style="text-align: justify;">La grande force du film réside dans sa volonté, non de décrire la psychologie du personnage, mais de plonger directement le spectateur dans les abîmes terrifiants de son héros, avec un moyen infaillible : transcrire visuellement les perceptions et hallucinations ( ?) de Donnie. Les soubresauts du temps sont ainsi matérialisés à l’écran. Kelly réfute toute objectivité et tout jugement, au sens le plus large et le plus profond. Le spectateur <em>est</em> Donnie : il peut ressentir ses peurs, ses pulsions et ses angoisses, aussi difficiles soient-elles à interpréter. Rarement un réalisateur aura autant donné la possibilité de s’identifier à son personnage.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/03/donniedarko031.jpg" alt="Donnie Darko" width="300" height="196" /></p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, le film peut battre en brèche certaines idées préconçues sur les troubles mentaux, et notamment la tentation de réduire la problématique à des systèmes simplistes. Kelly croit, comme son héros dont on devine avec émotion qu’il en est le prolongement, en la complexité du monde, et a bien du mal à supporter les simplificateurs, dont il démonte l’hypocrisie avec une sorte de désespoir. La société américaine en prend pour son grade, parfois un peu à la façon d’un <em>American Beauty</em>. Mais de manière générale, c’est la bêtise humaine qui est dénoncée, même si, ici, c’est le drapeau américain qu’elle agite avec fierté.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/03/donniedarko051.jpg" alt="Donnie Darko" width="300" height="196" /></p>
<p style="text-align: justify;">En arrière-plan plane constamment le spectre menaçant de la fin du monde, obsession de Kelly (que l’on retrouve dans ses deux autres films : <em>Southland Tales</em> et <em>The Box</em>) et ultime délai de Donnie, avec la question universelle mais posée ici magistralement : « ma fin est-elle aussi la fin du monde ? »</p>
<p style="text-align: justify;">Plus concrètement, soulignons l’excellente prestation de Jake Gyllenhaal, dont c’est l’un des premiers films, ainsi que la virtuosité de mise en scène de Richard Kelly, proprement impressionnante pour un premier long-métrage. Kelly nous offre en sus quelques séquences clipesques avec des angles de vue inédits, des effets d’accélération et de ralentis, mais jamais crânement. Il le dit lui-même : les ralentis permettent de s’attarder sur des détails qu’on louperait à vitesse normale. La bande-son est révélatrice d’une autre qualité de Kelly, qui a tendance à se perdre chez les réalisateurs : l’affinité avec la musique. Pour coller à l’ambiance années 80’, époque à laquelle se déroule le film, il nous lâche force Tear for Fears ou, mieux, demande à son ami Gary Jules de réaliser une reprise, meilleure que l’original, de <em>Mad World</em>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/03/donniedarko041.jpg" alt="Donnie Darko" width="300" height="196" /></p>
<p style="text-align: justify;">Donnie Darko n’est pas seulement un film pour les geeks qui voudraient en défaire tous les nœuds et en découvrir tous les secrets : c’est aussi et surtout un film culte, pourtant encore assez méconnu aujourd’hui. D’ailleurs, bien fou serait celui qui voudrait tout comprendre à <em>Donnie Darko</em>. Le plaisir est peut-être ici justement de ne pas tout comprendre. Voilà pourquoi certains y resteront, légitimement certes, hermétiques.</p>
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		<title>Drag Me To Hell</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/drag-me-to-hell/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Sep 2009 16:48:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><a href="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/07/dragmetohell.jpg"><img class="alignleft margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; size-full wp-image-235" style="border: 1px solid grey;" title="dragmetohell" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/07/dragmetohell.jpg" alt="dragmetohell" width="150" height="225" /></a>2008, réalisé par Sam Raimi<img class="alignright size-full wp-image-1061" title="coupdecoeur" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2008/10/coupdecoeur.png" alt="coupdecoeur" width="75" height="40" /><br />
Note : <span style="color: #ffffff;">9/10</span><br />
Barème du gore :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-249" title="baremedugore2" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore21.png" alt="baremedugore1" width="48" height="17" /><br />
Trouillomètre :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" title="trouillometre1" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre31.png" alt="trouillometre2" width="48" height="17" />
Jamais on n'aura vu dans l'histoire du cinéma de vieille femme plus effrayante ! Ganush, la sorcière tzigane, a jeté une terrible malédiction sur Christine, jeune employée d'une banque qui a refusé un prêt à l'ancêtre. Dès lors, la vie de la jeune femme va devenir un véritable enfer.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><a href="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/07/dragmetohell1.jpg"><img class="alignleft margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; size-full wp-image-235" style="border: 1px solid grey;" title="dragmetohell" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/07/dragmetohell1.jpg" alt="dragmetohell" width="150" height="225" /></a>2008, réalisé par Sam Raimi<img class="alignright size-full wp-image-1061" title="coupdecoeur" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/04/coupdecoeur5.png" alt="coupdecoeur" width="75" height="40" /><br />
Note : <span style="color: #ffffff;">9/10</span><br />
Barème du gore :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-249" title="baremedugore2" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore211.png" alt="baremedugore1" width="48" height="17" /><br />
Trouillomètre :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" title="trouillometre1" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre311.png" alt="trouillometre2" width="48" height="17" /></div>
<div><span style="font-size: 180%;"><span style="font-weight: bold;">J</span></span>amais on n&#8217;aura vu dans l&#8217;histoire du cinéma de vieille femme plus effrayante ! Ganush, la sorcière tzigane, a jeté une terrible malédiction sur Christine, jeune employée d&#8217;une banque qui a refusé un prêt à l&#8217;ancêtre. Dès lors, la vie de la jeune femme va devenir un véritable enfer.</p>
<p>Allons-y sans détours : il faut être un sacré vieux con pour ne pas apprécier ce divertissement au goût de barbe à papa et l’odeur de maison hantée. Sam Raimi, réalisateur des trois <em>Spider-Man </em>mais aussi et surtout des <em>Evil Dead</em>, s’adresse à un public d’amateurs. Il sait que ceux-ci croient savoir quand ça fait peur et, espiègle, prend un malin plaisir à nous surprendre. Du coup, on est comme des enfants quand l’esprit infernal aux pieds de bouc vient hanter, sous la forme d’une ombre, la maison de Christine.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/03/dragmetohell02.jpg" alt="Drag me to hell" /></p>
<p>Souvent saisissant, jamais terrifiant, <em>Drag Me To Hell </em>est aussi très drôle. Des scènes censées être terribles se métamorphosent ainsi en sketches dégueulassement savoureux, comme quand la maléfique Ganush persiste à vouloir mordre sa victime bien qu’elle ait perdu son dentier (véritablement dégoûtant !). Une ou deux scènes bien giclantes donneront satisfaction aux plus assoiffés et l’ambiance « manoir hanté » old school ravira toute la famille (oui enfin, vous faites ce que vous voulez…). Le final abracadabrantesque termine de manière cohérente ce film-friandise concocté d’une main de maître. A ne surtout pas prendre au sérieux et à consommer sans modération !</p>
</div>
]]></content:encoded>
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		<title>Let The Right One In (Morse)</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/morse-let-the-right-on-in/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/morse-let-the-right-on-in/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2009 19:44:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Vampires]]></category>

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		<description><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><img class="alignleft margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; size-full wp-image-235" style="border: 1px solid grey;" title="morse" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/04/morse.jpg" alt="morse" width="150" height="225" /><img class="alignright size-full wp-image-1070" title="vuaubifff1" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/04/vuaubifff1.png" alt="vuaubifff1" width="75" height="40" />2008, réalisé par Tomas Alfredson<br />
Note : <span style="color: #ffffff;">9/10</span><br />
Barème du gore :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-249" title="baremedugore2" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore21.png" alt="baremedugore1" width="48" height="17" /><br />
Trouillomètre :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" title="trouillometre1" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre1.png" alt="trouillometre2" width="48" height="17" />
<em>Morse</em> était présenté en ouverture de la dernière soirée du <strong>BIFFF</strong>. C'était donc déjà avec une certaine nostalgie que nous nous assîmes une des dernières fois sur un siège de la salle de cette année 2009. Ayant pris quelques renseignements auparavant sur le film, nous étions donc préparés à voir une œuvre plus calme qu'un <em>Dead Snow</em> ou qu'un <em>One-Eyed Monste</em>r et qui, d'après de nombreux échos, était une vraie réussite. Ce fut le cas.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><img class="alignleft margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; size-full wp-image-235" style="border: 1px solid grey;" title="morse" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/04/morse1.jpg" alt="morse" width="150" height="225" /><img class="alignright size-full wp-image-1070" title="vuaubifff1" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/04/vuaubifff11.png" alt="vuaubifff1" width="75" height="40" />2008, réalisé par Tomas Alfredson<br />
Note : <span style="color: #ffffff;">9/10</span><br />
Barème du gore :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-249" title="baremedugore2" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore211.png" alt="baremedugore1" width="48" height="17" /><br />
Trouillomètre :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" title="trouillometre1" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre11.png" alt="trouillometre2" width="48" height="17" /></div>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><em>Morse</em> était présenté en ouverture de la dernière soirée du <strong>BIFFF</strong>. C&#8217;était donc déjà avec une certaine nostalgie que nous nous assîmes une des dernières fois  dans la salle de cette année 2009. Ayant pris quelques renseignements auparavant sur le film, nous étions donc préparés à voir une œuvre plus calme qu&#8217;un <em>Dead Snow</em> ou qu&#8217;un <em>One-Eyed Monste</em>r et qui, d&#8217;après de nombreux échos, était une vraie réussite. Ce fut en effet un grand moment.</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><em>Morse</em> se déroule en Suède. Un garçon de 12 ans, Oskar, rejeté par ses camarades, fait la rencontre d&#8217;une fillette du même âge qui s&#8217;avère être un vampire. La suite est une lente et subjuguante découverte de l&#8217;amour, du désir et de la sexualité pour Oscar et son amie. D&#8217;une rare poésie et métaphorique à souhait, <em>Morse </em>bouleverse par la justesse des sentiments présents et réinvente le mythe du vampire à merveille en explorant la nature du bien et du mal. Le film fait beaucoup penser au <em>Labyrinthe de Pan</em> de Guillermo del Toro. Les deux utilisent l&#8217;enfance pour contraster la dureté d&#8217;une situation sociale parallèle (la revanche pour l&#8217;un et la guerre civile pour l&#8217;autre) et  pour ce faire , maitrisent parfaitement la douceur et l&#8217;innocence enfantine.</p>
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<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" title="morse" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/01/morse01.jpg" alt="morse /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=" /></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Telle une partition de musique finement jouée, de sublimes scènes accompagnent le tout, plongeant le spectateur dans une froideur sèche et aseptisée. Malheureusement, <em>Morse </em>n&#8217;est  pas exempt de quelques défauts chroniques. La lenteur de l&#8217;intrigue est parfois mal justifiée et certaines demi-scènes sont tout bonnement inutiles ce qui lui vaudra de passer de justesse à coté du rang de chef-d&#8217;œuvre ultime. Mais ne nous attardons pas sur ces détails car rarement un film fait un effet tel qu&#8217;on a envie de revoir encore et encore dès la fin de sa projection. Grandiose.</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><strong>N.B </strong>: Le film a remporté le Corbeau d&#8217;Or du BIFFF 2009. Un remake version U.S. est en préparation.</p>
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