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	<title>Empty Orbit &#187; Critiques</title>
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		<title>[Critique] Stake Land</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jan 2012 23:10:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Vampires]]></category>
		<category><![CDATA[Zombies]]></category>
		<category><![CDATA[Connor Paolo]]></category>
		<category><![CDATA[Danielle Harris]]></category>
		<category><![CDATA[Jim Mickle]]></category>
		<category><![CDATA[Nick Damici]]></category>
		<category><![CDATA[Stake Land]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans un univers post-apocalyptique, un adolescent orphelin et un mystérieux chasseur de primes s’efforcent de rester en vie. Un objectif plutôt ambitieux lorsqu’on sait qu’en dehors de quelques villes fortifiées,...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Dans un univers post-apocalyptique, un adolescent orphelin et un mystérieux chasseur de primes s’efforcent de rester en vie. Un objectif plutôt ambitieux lorsqu’on sait qu’en dehors de quelques villes fortifiées, la campagne grouille de vampires morts-vivants extrêmement coriaces à la dentition mortelle.</strong></span></p>
<table width="600" border="1" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2012/01/stakeland.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 2010<br />
<strong>Pays </strong>: Etats-Unis<br />
<strong>Durée </strong>: 1h38<br />
<strong>Réalisé par</strong> Jim Mickle<br />
<strong>Ecrit par</strong> Nick Damici et Jim Mickle<br />
<strong>Avec </strong>Connor Paolo, Nick Damici, Kelly McGillis, Michael Cerveris, Danielle Harris<br />
<strong>Budget :</strong> : 4 millions de dollars<br />
<strong> Titres </strong> : <em>Stake Land</em>(Etats-Unis), <em>Vampire Nation</em> (Allemagne)</span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Le pouvoir ayant volé en éclat (surtout depuis que le président s’est fait bouffer), les canines de ces créatures se vendent à bon prix et servent même de monnaie à l’occasion. Voilà pourquoi « Mister » (Nick Damici) et son apprenti, Martin (Connor Paolo), pratiquent le métier assez risqué de tueur de vampires. Si vous voulez mon avis, à raison de quatre dents par tête de pipe, ça ne vaut pas vraiment le coup. Mais passons.</p>
<p>Nos deux comparses rencontreront successivement des personnages beaucoup moins aptes à survivre qu’eux, notamment une nonne et une jeune femme enceinte (des boulets en somme), jusqu’à former une petite communauté dont l’objectif se dessine progressivement : rejoindre New Eden, une contrée épargnée par l’épidémie où tout le monde vit heureux dans des prairies de félicité parsemées de lacs de nectar et de forêts enchantées. Aka le Canada. La route sera cependant semée d’embûches, parfois pires que les vampires eux-mêmes, comme la Fraternité, une secte complètement fada qui, de temps à autre, procède à des lâchers de vampires par hélicoptère sur les villes encore épargnées.</p>
<p>Stake Land regorge de petites originalités de ce genre. Néanmoins le film reste très « scolaire » à bien des égards et, même s’il se montre inspiré par moments, se contente grosso modo de reprendre, dans un grand melting-pot, les poncifs du genre : vieux loup de mer mutique au grand cœur, (pseudo-)réflexion sur le droit et la loi, villes qui résistent tant bien que mal, bande d’anarchistes aux neurones fondus qui font tout pour que la situation empire, îlot de civilisation légendaire comme dernier espoir, etc. Tout cela est au fond assez banal et, de ce point de vue, Stake Land n’est guère plus qu’une énième déclinaison du genre post-apocalyptique. On frise même parfois la caricature avec le personnage de Mister, qui aligne des « bons mots » déjà entendus des centaines de fois. Lorsque la nonne lui demande combien de vampires il a déjà descendus, il répond sans une once d’ironie ou de second degré : « pas assez ». Vous voyez le genre.</p>
<p>Les personnages sont d’ailleurs étonnamment très superficiels malgré la bonne performance de certains acteurs comme le jeune Connor Paolo. Du coup, lorsque Jim Mickle tente de donner des accents dramatiques, cela ne prend pas. L’abandon de la nonne ou la mort de la femme enceinte n’émeuvent pas ou presque, puisqu’on ne sait rien d’eux ! En outre, si Mickle filme parfois de très beaux plans, il semble croire que le simple fait d’y ajouter de la musique douce au piano – dont il abuse véritablement – leur donne de la profondeur. Hélas, ce n’est pas le cas. Une maladresse suscitée probablement par le désir (la prétention ?) de donner ses lettres de noblesse à un sous-genre qui, à vrai dire, se prête surtout à l’action, à la déconne et, d’un point de vue musical, au Rock’n’roll. Dans le genre fin du monde intimiste, Carriers faisait mieux.</p>
<p>Si le film commence à un rythme soutenu, son déroulement ne tarde pas à devenir assez linéaire, avec en prime quelques incohérences spatio-temporelles. Qui plus est, quiconque aura vu Mad Max se posera inévitablement la question suivante : où trouvent-ils leur essence ? Voilà le genre de détails qui participent du réalisme d’un film post-apocalyptique et qui semblent passés à la trappe dans Stake Land. Un dernier mot enfin sur les effets spéciaux, plutôt réussis vu le budget. On a cependant du mal à comprendre pourquoi la plupart des scènes de voiture ont été tournées avec la technique de la transparence, donnant un cachet ringard (ou série B au choix) à un film qui se veut plutôt sérieux. Un bel essai, mais un essai non transformé.</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2012/01/stakeland2.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="375"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.85);" align="center" bgcolor="#f0f0f0" width="150"><strong><span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 5/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore21.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre21.png" alt="" /></span></strong></td>
<td width="75"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table width="600" border="1" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="150"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Quelques jolis plans<br />
[+] De bons acteurs dont Connor Paolo<br />
[+] Un univers post-apocalyptique, c&#8217;est rarement rébarbatif<br />
[+] Quelques scènes d&#8217;action bien pêchues<br />
</strong></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="150"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] Une certaine linéarité<br />
[-] Pas d&#8217;une extrême originalité<br />
[-] Des personnages souvent au bord de la caricature<br />
[-] Des effets spéciaux inégaux<br />
[-] Une certaine naïveté dans l&#8217;histoire comme dans la mise en scène<br />
</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
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		<title>[Critique] Insidious</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-insidious/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-insidious/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 26 Dec 2011 14:14:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Esprits]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Insidious]]></category>
		<category><![CDATA[James Wan]]></category>
		<category><![CDATA[Patrick Wilson]]></category>
		<category><![CDATA[Rose Byrne]]></category>
		<category><![CDATA[Saw]]></category>

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		<description><![CDATA[Il n&#8217;y a pas que les maisons qui sont hantées ! Année de production : 2010 Pays : Etats-Unis / Canada Durée : 1h43 Réalisé par James Wan Ecrit par...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Il n&#8217;y a pas que les maisons qui sont hantées !</strong></span></p>
<table width="600" border="1" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/12/Insidious.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 2010<br />
<strong>Pays </strong>: Etats-Unis / Canada<br />
<strong>Durée </strong>: 1h43<br />
<strong>Réalisé par</strong> James Wan<br />
<strong>Ecrit par</strong> Leigh Whannell<br />
<strong>Avec </strong>Patrick Wilson, Rose Byrne, Ty Simpkins<br />
<strong> Titres </strong> : <em>Insidious</em>(Etats-Unis), <em>Insidieux</em> (Canada)</span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/>Josh (Patrick Wilson) et Renai (Rose Byrne) viennent d’emménager avec leurs trois enfants dans une nouvelle maison aux fenêtres poussiéreuses et aux boiseries qui craquent. L’archétype du manoir hanté. Quelques détails, comme des livres inexplicablement tombés à terre, lancent le spectateur –même aguerri &#8211; sur une fausse piste. Car autant le dire tout de suite : la maison n’est pas hantée. Il n’empêche que les choses vont sérieusement partir en couille. Suite à une petite chute de rien du tout, l’aîné, Dalton, tombe inexplicablement dans le coma, sans que rien ne paraisse pouvoir le réveiller. Renai est alors prise de visions terrifiantes au point que le couple décide finalement de déménager, persuadé que la source du malaise est leur nouvelle maison.</p>
<p>Avec un postulat de base intéressant mais pas non plus d’une extrême originalité (on pense évidemment à <em>Poltergeist </em>ou à <em>Paranormal Activity</em>, des mêmes producteurs), James Wan annonce rapidement la couleur : il fera cette fois dans le classique. La bonne nouvelle, c’est qu’il y excelle. Après avoir choqué avec <em>Saw </em>(qui, soit dit en passant, reste un très bon film du genre qui n’a rien à voir avec les bouses qui lui ont servi de suites), Wan voulait cette fois nous faire peur « à l’ancienne ». Et c’est réussi.</p>
<p align="center"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/12/insidious4.jpg"></p>
<p align="center"><em>Rose Byrne est toujours aussi ravissante&#8230; même quand elle ne sourit pas.</em></p>
<p>Le talent du jeune (33 ans) réalisateur est indéniable. Son dernier bébé est maîtrisé de bout en bout, avec deux qualités essentielles à ce genre d’exercice : la densité et la clarté de la narration. Wan s’empare des codes du genre, les dompte et, finalement, en fait ce qu’il veut. Résultat : <em>Insidious </em>n’est ni scolaire ni iconoclaste ; à la manière d’un <em>Drag Me to Hell </em>de Sam Raimi, les lois du genre sont – mieux que détournées – sublimées. Wan jongle avec elles pour mieux tromper ou doubler nos attentes. Et, cerise sur le gâteau, sans cette obsession à vouloir nous faire peur à chaque angle de couloir. </p>
<p>Si les moments de hérissement capillaire ne sont pas absents, on est heureux de constater qu’ils ne pullulent pas et ne sont pas une fin en soi. Wan sait ce qu’il fait et a sans doute une trop haute opinion de son œuvre que pour s’emmerder à nous faire sursauter toutes les trois minutes. Il préfère distiller une ambiance non pas tant malsaine qu’étrange. Cette fameuse « inquiétante étrangeté » freudienne, c’est par exemple lorsqu’un enfant gris sorti de nulle part danse sur un air désuet comme un pantin désarticulé. Dans <em>Insidious</em>, la peur naît moins souvent de la surprise que de la sensation que quelqu’un (ou quelque chose) qui ne devrait pas être là s’est invité chez vous. Lorsque Josh, réveillé en pleine nuit, découvre la porte d’entrée de sa maison béante et fait le tour du rez-de-chaussée armé d’un tison, c’est son âme elle-même qu’on sent vulnérable, exposée à ce vent glacé, insidieux, extérieur, étranger. </p>
<p align="center"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/12/insidious5.jpg"></p>
<p align="center"><em>&laquo;&nbsp;Pardon madame, je cherche mon fiston&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Wan a aussi l’élégance de nous épargner les poncifs les plus agaçants du genre, comme les « fausses alertes ». Vous savez, quand on a peur une première fois mais que ce n’est en fait que le cousin Régis qui a fait une mauvaise blague ? Il s’affranchit par la même occasion de longues scènes explicatives, d’autant plus inutiles que le fil de l’action est limpide, et privilégie l’ellipse. C’est d’ailleurs précisément au moment où il ne peut échapper à cette séance d’explications (vers les deux tiers du film) qu’on se trouve à deux doigts de s’ennuyer. L’action repart heureusement à point nommé pour une dernière partie des plus oniriques… et des plus effrayantes.</p>
<p>De manière générale, <em>Insidious </em>ne garde que le bon gras des films d’horreur classiques. Ainsi la musique, tantôt stridente, tantôt inquiétante au piano, nous rappelle-t-elle une époque qu’on croyait révolue et dont le fer de lance reste l’indémodable, l’intemporel <em>The Shining</em>. Soulignons enfin la maestria de la scène d’ouverture, en forme de travelling anxiogène slalomé dans les couloirs d’une maison, et du générique de début, aussi sobre qu’inquiétant avec ses photos en noir et blanc qui se mettent à bouger presque imperceptiblement, comme un GIF pris naïvement pour un JPEG.</p>
<p align="center"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/12/Inisidous6.jpg"></p>
<p align="center"><em>Une senior et deux geeks qui se prennent pour les Ghost Busters sont chargés de résoudre le problème.</em></p>
<p>Avec son identité visuelle et sonore forte, qui emprunte au meilleur de la tradition du genre sans trahir la vision personnelle de son créateur, <em>Insidious </em>a tout d’un classique du cinéma d’épouvante. D’aucuns lui reprocheront sans doute légitimement un certain manque d’originalité mais, après tout, n’est-ce pas dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes ?</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/12/Insidious2.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="75"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.85);" align="center" bgcolor="#f0f0f0" width="150"><strong><span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 8/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore11.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre31.png" alt="" /> </span></strong></td>
<td width="375"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table width="600" border="1" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="150"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Vraiment effrayant<br />
[+] Impressionnant visuellement<br />
[+] Mise en scène maîtrisée et inventive bien qu&#8217;assez classique<br />
[+] Rose Byrne !<br />
</strong></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="150"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] Un peu longuet par moments<br />
[-] Assez scolaire<br />
</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
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		</item>
		<item>
		<title>[Critique] Dream Home</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-dream-home/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-dream-home/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 12:40:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Slasher]]></category>
		<category><![CDATA[asiatique]]></category>
		<category><![CDATA[Hong-Kong]]></category>
		<category><![CDATA[slasher]]></category>

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		<description><![CDATA[Il ne fait pas bon vivre à Hong-Kong. Pour preuve, il faut se battre pour se payer un logement convenable. Oui, se battre, littéralement… Empty Orbit en mode crise sociale!...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Il ne fait pas bon vivre à Hong-Kong. Pour preuve, il faut se battre pour se payer un logement convenable. Oui, se battre, littéralement… Empty Orbit en mode crise sociale!</strong></span></p>
<table width="600" border="1" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td>
<img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/11/dreamhome.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 2010<br />
<strong>Pays </strong>: Hong-Kong<br />
<strong>Durée </strong>: 1h36</p>
<p><strong>Réalisé par</strong> Ho-Cheung Pang<br />
<strong>Ecrit par</strong> Ho-Cheung Pang<br />
<strong>Avec </strong>Josie Ho, Eason Chan, Michelle Ye<br />
<strong> Titres </strong> : <em>Wai dor lei ah yut ho</em>(Hong-Kong)</span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/>Dream Home raconte la triste vie de Cheng, jeune habitante de cette mégapole asiatique qu’est Hong-Kong où fleurissent les gratte-ciels et immeubles dans lesquels se tasse une population à la démographie galopante. Difficile de s’y faire une place convenable pour Cheng, qui vit dans un appartement miteux de la ville depuis qu’elle est toute petite. Elle s’était toujours juré de travailler dur pour payer à sa famille un nouveau chez-soi plus confortable, avec vue sur la mer. Malgré sa volonté à toute épreuve, Cheng ne peut faire face à la crise du logement et à la flambée des prix et ce, même après avoir touché l’assurance vie de son père décédé. Notre « héroïne » va donc devoir user d’autres stratagèmes pour arriver à ses fins…</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/dreamhome03.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>Quand on apprend dès le début du film que le scénario est tiré d’une histoire vraie, on a de quoi avoir peur par les temps qui courent ! En effet, quoi de plus effrayant que de voir que certains sont prêts à tuer des locataires d’un immeuble pour faire chuter son prix ? Cheng s’est donc résigné à assassiner sauvagement quelques malchanceux pour un 20m². Quand on vous dit qu’il est dur de se faire une place au soleil !</p>
<p>Dream Home commence directement sur les chapeaux de roues avec une scène ultra gore ; le film va les enchainer à un rythme intelligent. Les différents meurtres sont entrecoupés de scènes bien plus calmes, parfois poétiques et contemplatives, faisant entrer le spectateur dans la vie de Cheng, salariée dans un call-center, dont les seuls amis semblent être ses collègues de boulot ringards et dont l’amant ne paie même pas les notes d’hôtels dans lesquels il la « fréquente ». Cette chienne de vie a de quoi la rendre imaginative apparemment, car ses exécutions sont pour le moins originales… et géniales ! Nous avons effectivement rarement été autant surpris, choqués, étonnés et ébahis devant des scènes de slash durant notre – plus si courte &#8211; carrière de b-cinéphiles. Quel spectacle ! Quelle inventivité ! Il y en a pour tous les goûts. Le réalisateur vous fera, pour le coup, bien faire saisir le caractère « brutal » de la crise…</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/dreamhome01.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>Adulé et récompensé au Festival de Gérardmer de 2010, Dream Home se révèle donc être une très bonne surprise. Le film pêche parfois par des scènes d’une longueur excessive, dans les parties plus intimistes, mais rehausse souvent le ton de manière opportune. On ne sombre que rarement dans l’ennui et quand c’est le cas, cela nous plonge d’autant plus dans cet enfer des grandes villes, où tout doit aller vite mais où tout passe lentement. Le réalisateur maîtrise son sujet et nous offre quelques moments riches en émotions. Dream Home est une valeur sûre !</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/11/dreamhomefull1.jpeg">
<tbody>
<tr>
<td width="75"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.85);" align="center" bgcolor="#f0f0f0" width="150"><strong><span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 8/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore31.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre1.png" alt="" /> </span></strong></td>
<td width="375"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table width="600" border="1" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="150"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Des scènes d&#8217;exécution ultra originales<br />
[+] Un scenario novateur en phase avec l&#8217;actualité<br />
[+] Une mise en scène maîtrisée<br />
</strong></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="150"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] Quelques lenteurs<br />
</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>[Critique] From Within</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-from-within/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-from-within/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 29 Oct 2011 13:07:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Esprits]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Adam Goldberg]]></category>
		<category><![CDATA[Elizabeth Rice]]></category>
		<category><![CDATA[From Within]]></category>
		<category><![CDATA[Laura Allen]]></category>
		<category><![CDATA[Margo Harshman]]></category>

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		<description><![CDATA[Un soleil couchant, de l’herbe verte et douce, un couple de jeunes goths-punks qui s’embrassent. Touchant&#8230; jusqu’à ce que le garçon sorte un flingue de sa poche et, avec un...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Un soleil couchant, de l’herbe verte et douce, un couple de jeunes goths-punks qui s’embrassent. Touchant&#8230; jusqu’à ce que le garçon sorte un flingue de sa poche et, avec un sourire navré, s’envoie une balle dans le fond de la gorge. La fille prend ses jambes, tachées de sang, à son cou mais finira peu de temps après avec une paire de ciseaux dans ce dernier. Ce sont les deux premiers suicides d’une longue série.</strong></span><br />
<table width="600" border="1" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/from_within.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 2008<br />
<strong>Pays </strong>: Etats-Unis<br />
<strong>Durée </strong>: 1h29</p>
<p><strong>Réalisé par</strong> Phedon Papamichael<br />
<strong>Ecrit par</strong> Brad Keene<br />
<strong>Avec </strong>Elizabeth Rice, Thomas Dekker, Kelly Blatz, Laura Allen, Adam Goldberg, Margo Harchman<br />
<strong> Budget </strong>: ?<br />
<strong> Titres </strong> : <em>From Within</em> (Etats-Unis), <em>Inside</em> (France)</td>
<p></span><br />
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/>Résumé en trois mots, le pitch de <em>From Within </em>pourrait faire penser à <em>The Happening</em>, de Shyamalan : suicides-en-chaîne. Sauf qu’il ne s’agit pas ici d’une épidémie mais d’une malédiction. Et dans l’Amérique paradoxale de la Bible Belt, non seulement on ne croit pas aux sortilèges mais en outre on les combat. Du moins on essaye. Dylan, fils de pasteur, s’improvise soldat du christ et menace de tout casser, en commençant par la gueule d’Aidan, un jeune homme un peu emo sur les bords dont la païenne de mère a été immolée quelques années plus tôt par les bigots consanguins du coin. De quoi avoir des raisons d’être amer et revanchard ; d’ailleurs Dylan est convaincu que l’origine du mal est Aidan en personne.</p>
<p>Fort heureusement tous les chrétiens de la ville ne sont pas des fous furieux et la ravissante Lindsay en est la preuve incarnée. Douce et attentionnée, elle se lie d’amitié avec Aidan et découvre petit à petit le passé familial de celui-ci. Faut-il préciser qu’ils tombent amoureux ? L’athée et la monothéiste : on croirait presque assister à un remake religieux de Romeo et Juliette. Ah, j’oubliais : Lindsay est la petite amie de Dylan, à la base. Vous commencez à percevoir le caractère explosif du cocktail ?</p>
<p>Aussi étrange que cela puisse être, les points d’orgue du film sont les génériques de début de fin. Superbement mis en images, ils font en quelque sorte figure d’avant/après, avec une composition esthétiquement très poussée. De fait, après les premières images, on s’attend véritablement à quelque chose d’original. Si la première scène, marquante, entretient encore cet espoir, on se rend compte assez rapidement que le déroulement du film sera au fond assez classique, avec un suspense dont on se demande s’il était vraiment opportun vu le sujet. Le dernier tiers parvient à être carrément tiré par les cheveux, avant un final surprenant qui relève le niveau général. Une progression en dents de scie donc, avec un sommet au départ et un à l’arrivée.</p>
<p>L’idée de mettre en tension deux croyances religieuses était astucieuse, mais hélas la critique des fondamentalistes chrétiens est par trop grossière. Outre que Dylan soit presque trop méchant pour être vrai, la plupart des autres personnages semblent être issus d’un inventaire, à commencer par Lindsay, incarnation de la chrétienté charitable et pure parfois à la limite de l’invraisemblable. Plutôt que d’éviter les clichés ou, au contraire de les pousser à l’extrême pour les transcender, Papamichael a cru qu’il pourrait les équilibrer et donc, les annuler. Et c’est un peu raté. A côté de cela, on retiendra tout de même le personnage sibyllin de Sadie (Margo Harshman), sorte de Mercredi Adams des temps modernes. Quant à la prestation d’Adam Goldberg dans le rôle du type un peu con qui se laisse embrigader dans des affaires de vengeance divine alors qu’il a autant de foi qu’un poisson rouge anémique, elle ne restera pas dans les annales.</p>
<p><em>From Within </em>nous a quelque peu déçus. Malgré un pitch original et une entrée en matière réussie, le film ne tarde pas à tomber dans un certain académisme, se complaisant un peu trop à notre goût dans les clichés du genre. Pas complètement raté, mais inabouti. </p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/from_within2.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="75"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.70);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><br />
<span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 5/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore21.png" alt="" /> <br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre2.png" alt="" /> </span></strong></td>
<td width="375"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Quelques scènes visuellement impressionnantes<br />
[+] Un bon pitch de départ<br />
[+] Quelques personnages intéressants [+] Un bon twist final </strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] Assez classique<br />
[-] Parfois caricatural<br />
[-] Un peu tiré par les cheveux<br />
[-] Pas le casting le plus mémorable </strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		<title>[Critique] Conan le Barbare</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-conan-le-barbare/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-conan-le-barbare/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 23 Oct 2011 11:40:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Arnold Schwarzenegger]]></category>
		<category><![CDATA[Cassandra Gava.]]></category>
		<category><![CDATA[Conan]]></category>
		<category><![CDATA[James Earl Jones]]></category>
		<category><![CDATA[John Milnius]]></category>
		<category><![CDATA[Robert E. Howard]]></category>
		<category><![CDATA[Sandahl Bergman]]></category>

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		<description><![CDATA[De la même manière qu’il ne faut pas nécessairement de dragons pour faire une bonne histoire de fantasy, il ne faut pas non plus de débauche d’effets spéciaux pour réaliser...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>De la même manière qu’il ne faut pas nécessairement de dragons pour faire une bonne histoire de fantasy, il ne faut pas non plus de débauche d’effets spéciaux pour réaliser un bon film médiéval-fantastique. La preuve avec <em>Conan le barbare </em>qui, avec des moyens relativement modestes, parvient à nous transporter dans le monde d’Hyboria aussi facilement qu’un enfant se laisserait prendre par la main pour aller à Disneyland.</strong></span></p>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/conanlebarbare.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 1982<br />
<strong>Pays </strong>: Etats-Unis<br />
<strong>Durée </strong>: 2h09</p>
<p><strong>Réalisé par</strong> John Milius<br />
<strong>Ecrit par</strong> John Milius et Oliver Stone<br />
<strong>Avec </strong>Arnold Schwarzenegger, James Earl Jones, Max von Sydow, Sandahl Bergman, Cassandra Gava, Gerry Lopez, Mako, Valérie Quennessen<br />
<strong> Budget </strong>: environ 20 000 000 $<br />
<strong> Titres </strong> : <em>Conan the Barbarian</em> (Etats-Unis), <em>Conan le barbare</em> (France)</p>
<p></span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/>Conan n’est pas ce qu’on pourrait appeler un veinard dans la vie : sa mère étêtée sous ses yeux, il fut exilé et réduit en esclavage, contraint à pousser un mécanisme rotatif jusqu’à ce que, devenu adulte et musclé comme un culturiste, il puisse faire faire six tours à cette roue de la fortune d’une simple pichenette. Bon ok, on exagère un peu, mais il était vraiment devenu très, très costaud. A tel point qu’on le jeta dans une arène de gladiateurs, pour voir ce que ça allait donner. Et cela donna des larmes et du sang pour ses adversaires, du rire et de l’or pour Conan, qui, hilare, ne se sentait plus de décapiter, démembrer, émasculer, bref élaguer à la chaîne. Mais notre barbare au coeur tendre et à la main leste n’allait pas tarder à découvrir les vraies valeurs de la vie : l’amour, l’amitié et&#8230; la vengeance. Il lui fallait en effet retrouver l’infâme Thulsa Doom, qui avait nonchalamment mis à feu et à sang son village quelques années plus tôt, et lui en faire payer le prix.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/conan05.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>Conan est donc un personnage plutôt ambigu, capable aussi bien d’endurer les pires difficultés et d’accomplir les plus grands exploits que d’envoyer au tapis un dromadaire d’un seul coup de poing en riant bêtement. Qui donc mieux que Schwarzy pouvait incarner un tel énergumène ?  L’ex-gouverneur de Californie, en plus d’être simplement musculeux, a une indéniable présence à l’écran et même, osons le mot, une bonne dose de charisme. Acteur peu subtil (ce que d’aucuns ne lui pardonneront sans doute pas), il compense avec une conviction inébranlable, conférant à son personnage une naïveté quasi infantile qui le rend éminemment attachant. C’est d’ailleurs une des grandes forces du film et, probablement, de Schwarzy que de parvenir à nous imposer un personnage qui, dans toutes ses contradictions, apparaît comme unique et entier et ce, du début à la fin.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/conan01.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>Un personnage qui s’impose d’autant mieux qu’il parle très peu. Conan ne dit d’ailleurs son premier mot qu’après 20 minutes de film et bien que l’histoire soit, dès le début, centrée sur sa personne ! Ce souci du “<em>less is more</em>” apparaît, à notre grand bonheur, durant tout le film, et jamais vous ne serez assommé par des bavardages interminables et inutiles. Les différents protagonistes n’ont droit au chapitre que si leur intervention est réellement importante &#8211; ou drôle, car Conan et sa bande sont loin d’être des tristes sires. Le reste est laissé à une voix off que certains trouveront agaçante, mais qui convient particulièrement bien à une quête épique dans un monde imaginaire.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/conan02.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>Un monde très crédible malgré des moyens loin d’être pharaoniques. C’est notamment grâce à la source même du film, à savoir le monde inventé en 1932 par Robert E. Howard, parfois considéré comme le père de l’heroic-fantasy. Cet univers, certes imaginaire, se place dans une chronologie réelle de l’humanité, aux alentours de 10 000 avant J.-C., à la fin de la préhistoire. C’est la raison pour laquelle, bien que la magie et les divinités tiennent une place prépondérante dans l’histoire, vous ne verrez pas dans <em>Conan le barbare </em>de créatures fantastiques (sinon un serpent géant). C’est aussi pour cela que l’arrière-plan ethnologique, si je puis me permettre l’expression, est si riche, sans être ostentatoire. Chaque peuple, chaque faction présente des signes reconnaissables sans pour autant qu’on nous bassine avec leur histoire, leurs us et coutumes, etc. L’aspect religieux, très présent, ajoute à la vraisemblance de l’ensemble.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/conan03.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>Une attention particulière a ainsi été apportée aux costumes, très réalistes &#8211; Milius demandait aux acteurs de les porter même lorsqu’ils ne tournaient pas de scènes afin qu’ils aient vraiment un air “passé”. Les décors, sans en faire des tonnes, sont aussi très convaincants, même si la force visuelle du film repose en grande partie sur des paysages naturels magnifiques. Les effets spéciaux sont discrets et il faudrait être vraiment de mauvaise foi pour les juger ringards. Le tout est soutenu, que dis-je, sublimé par la bande originale de Basil Poledouris qui a été mainte fois saluée. Les dialogues prenant très peu de place, la musique avait tout l’espace pour s’émanciper.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/conan04.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>On terminera avec une note sur le casting. A côté de rôles anecdotiques mais bien menés comme Subotai (Gerry Lopez) ou la princesse (Valérie Quennessen), qui n’est au fond qu’une “quête secondaire” (pour parler RPG), totalement éclipsée par la quête de vengeance de Conan, l’on trouve quelques personnages marquants, parmi lesquels Thulsa Doom (James Earl Jones, la voix de Dark Vador !), Valeria (la magnifique Sandahl Bergman, récompensée entre autres par un Golden Globe de la révélation féminine) ou encore la sorcière, interprétée par Cassandra Gava au sommet de sa carrière, avec son visage aussi beau qu’inquiétant. Aucun ne parvient cependant à voler la vedette à Schwarzy.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/conan06.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p><em>Conan le barbare </em>pêche seulement parfois par un déroulement un peu confus, bien que l’essentiel (notamment les combats) soit toujours limpide. Les amateurs de passes d’armes musclées seront ravis. Le film ne se refuse pas quelques scènes sanglantes, voire assez gores, mais jamais bêtement &#8211; le film commence et s’achève sur une tête coupée. S’il ne peut prétendre au rang de chef-d’oeuvre, <em>Conan le barbare </em>est néanmoins un grand film, d’après nous sous-estimé. Pour conclure je citerai mon comparse qui, sans décoller les yeux de l’écran, s’exclama soudain : “Toutes ces peaux, c’est stimulant !”</p>
<p>Note : nous n’avons pas lu les différents romans de Conan et demandons l’indulgence des fans. Par ailleurs, la version que nous avons vue n’est pas celle de notre enfance mais une version “extended”. A bon entendeur !</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/conan2.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="75"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.70);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 8/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore11.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre1.png" alt="" /> </span></strong></td>
<td width="375"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Une bande originale du tonnerre<br />
[+] Une histoire et un héros sans fioritures<br />
[+] Des costumes, décors et effets spéciaux réussis<br />
[+] Pas de bavardages inutiles<br />
[+] Un casting séduisant<br />
[+] Schwarzy !<br />
</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] Schwarzy&#8230;<br />
[-] Quelques passages assez confus<br />
</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>[Critique] Galaxy of Terror</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-galaxy-of-terror/</link>
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		<pubDate>Sun, 16 Oct 2011 12:31:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Mutants]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Séries B]]></category>
		<category><![CDATA[Alien]]></category>
		<category><![CDATA[Galaxy of Terror]]></category>
		<category><![CDATA[Roger Corman]]></category>

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		<description><![CDATA[Sorte d’Alien à la sauce série B, Galaxy of Terror est certes moins terrifiant, moins bien filmé et moins poussé d’un point de vue scénaristique, mais il n’en a pas...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Sorte d’<em>Alien</em> à la sauce série B, <em>Galaxy of Terror </em>est certes moins terrifiant, moins bien filmé et moins poussé d’un point de vue scénaristique, mais il n’en a pas moins un intérêt propre. Il distille en effet un certain mysticisme qui rappelle la fantasy et se permet aussi quelques scènes gores et érotiques (si l’on peut dire), constituant une alternative amusante au film de Ridley Scott.</strong></span></p>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/Galaxy_of_Terror-e1318767384991.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 1981<br />
<strong>Pays </strong>: Etats-Unis<br />
<strong>Durée </strong>: 1h21</p>
<p><strong>Réalisé par</strong> Bruce D. Clark<br />
<strong>Ecrit par</strong> Mark Siegler et Bruce D. Clark<br />
<strong>Avec </strong>Ray Waltson, Edward Albert, Robert Englund, Taaffe O&#8217;Connell, Sid Haig<br />
<strong> Budget </strong>: environ 700 000 $<br />
<strong> Titres </strong> : <em>Galaxy of Terror</em> (Etats-Unis), <em>La galaxie de la terreur</em> (France)<br />
</span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/>Dans un futur pas trop proche (du moins nous l’espérons), une équipe de sauvetage est dépêchée sur une planète inconnue où l’on a perdu la trace d’un équipage. Personne n’en sait alors davantage, mais l’ordre n’est pas discutable, car il vient d’en haut : le « Master », un type en toge avec une boule lumineuse rouge à la place de la tête, et une sorcière à qui il ne reste qu’un pauvre chicot ont interprété la volonté de l’oracle, qui n’est autre qu’un jeu vidéo à gros boutons carrés affichant des compositions géométriques abstraites. Un peu comme le marc de café ou les lignes de la main mais, frénésie des années 80 oblige, il fallait de l’électronique bien kitsch pour être en phase avec son époque. D’ailleurs il faut dire qu’ici le contexte science-fictionnel n’était guère plus qu’un emballage pour surfer sur la vague <em>Star Wars </em>; cette histoire aurait pu se dérouler dans un passé fantasmé ou même à notre époque. La preuve : les membres de l’équipage enlèvent bien vite leur bocal, constatant que l’air est respirable &#8211; et l’ambiance fétide.</p>
<p>Que la jaquette du blu-ray, avec son joli dessin très coloré empreint d’exotisme, ne vous trompe pas : les décors sont toujours sombres (on ne voit pratiquement jamais le jour) et les filles ne se baladent pas en petite tenue, mais comme tout le monde : avec une combinaison grise des plus tristes, un pistolet laser ridicule et un sac à dos rigide et encombrant qui ne leur sert visiblement qu’à éclairer leur chemin. Certes, les petits pervers du fond de la salle auront leur lot de chair fraîche, puisque la blonde aux gros seins de l’équipage verra ses vêtements fondre sous l’effet des sécrétions acides d’une sale bestiole, laquelle se précipitera sur la pulpeuse jeune femme dans une scène particulièrement ambiguë que l’on peut interpréter, à l’aune des révélations de la fin du film, comme un viol.</p>
<p>En effet, et je sors ici mon petit panneau « attention spoiler », nos amis vont découvrir qu’il n’y a, en lieu de survivants, que des cadavres en piteux état, cadavres qu’ils s’empressent de désintégrer avec leur petit pistolet, on ne sait trop pourquoi (peut-être par souci d’hygiène ?). Ils décident donc de pousser plus loin leur investigation et tombent sur une structure pyramidale dans laquelle ils pénètrent sans trop hésiter. Bien mal leur en prend, car cette pyramide renferme leurs pires cauchemars matérialisés et… mortellement dangereux. L’explication finale (dont on vous laisse la surprise) est un peu bidon et le tout, plutôt tiré par les cheveux pour un concept au fond très simple : dans l’obscurité, au fin fond de l’espace, des créatures horribles attendent dans un coin de vous sauter dessus, toutes pattes dehors.</p>
<p>Le seul point vraiment positif de cette sous-production estampillée Roger Corman sont les effets spéciaux qui, au vu du budget disponible et de l’époque, sont plutôt impressionnants. Et pour cause ! On voyait déjà là à l’oeuvre la patte du futur maître du cinéma hollywoodien, James Cameron, encore jeune alors. Ayant déjà travaillé sur <em>Battle Beyond the Stars </em>(1980), ce dernier ne tarderait pas à se faire remarquer davantage avec <em>Aliens, le retour </em>(1986), suite d’<em>Alien : Le Huitième Passager </em>(1979) qui avait largement inspiré <em>Galaxy of Terror </em>- et la boucle serait bouclée. Mais tout de même, le manque de moyens se fait sentir régulièrement, donnant lieu à des moments plutôt cocasses. Ainsi les étoiles de ninja géantes en cristal de Quuhod (Sid Haig, 72 ans maintenant !) ne ressemblent, hélas, qu’à des jouets en plastique, nous arrachant des larmes de rire tandis que le pauvre bougre pleure la perte de ses précieux cristaux, tentative plutôt maladroite d’apporter un peu de profondeur ethnologique à cette histoire qui, rappelons-le, se passe tout de même dans une galaxie largement colonisée et dont chaque planète est susceptible de développer une culture propre.</p>
<p><em>Galaxy of Terror </em>se laisse regarder, contre toute attente, avec une certaine attention, mais c’est moins grâce à l’histoire et aux personnages qu’à une certaine maestria (toutes proportions gardées) des effets spéciaux et notamment à quelques scènes gores répugnantes à souhait. Si vous cherchez une série B à moquer à gorge déployée, passez votre chemin et optez plutôt pour un <em>StarCrash </em>; <em>Galaxy of Terror</em>, malgré tous ses défauts, ne tombe (presque) jamais dans le ridicule.</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/10/Galaxy_of_Terror2-e1318768347741.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="75"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.70);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 6/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore31.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre2.png" alt="" /> </span></strong></td>
<td width="375"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Des effets spéciaux très corrects vu le budget<br />
[+] Du gore en veux-tu en voilà<br />
[+] Quelques scènes très drôles au second degré<br />
</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] Pas très effrayant<br />
[-] Une histoire à dormir debout&#8230;<br />
[-] &#8230; et certains personnages aussi<br />
</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		<title>[Critique] Carriers</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-carriers/</link>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 22:48:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Zombies]]></category>
		<category><![CDATA[Carriers]]></category>
		<category><![CDATA[Chris Pine]]></category>
		<category><![CDATA[Emily VanCamp]]></category>
		<category><![CDATA[Piper Perabo]]></category>
		<category><![CDATA[zombies]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans un décor à la Mad Max, deux frères et leurs deux amies roulent à tombeau ouvert dans une Mercedes sur le toit de laquelle ils ont fixé une planche...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Dans un décor à la Mad Max, deux frères et leurs deux amies roulent à tombeau ouvert dans une Mercedes sur le toit de laquelle ils ont fixé une planche de surf. La mise en scène suggère habilement qu’ils vont simplement à la mer. Or on comprend progressivement que 1) c’est une voiture volée mais que 2) ils ne sont pas des voleurs et 3) qu’ils se sont simplement servis puisque tout le monde est mort à la suite d’une épidémie très, très, virulente. Tout le monde, sauf eux. Les quatre jeunes gens espèrent simplement avoir assez d’essence pour rejoindre la côte, où les deux garçons passaient leurs étés lorsqu’ils étaient gosses.</strong></span></p>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/09/Carriers-e1316731140758.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 2009<br />
<strong>Pays </strong>: Etats-Unis<br />
<strong>Durée </strong>: 1h24</p>
<p><strong>Réalisé par</strong> Àlex et David Pastor<br />
<strong>Ecrit par</strong> Àlex et David Pastor<br />
<strong>Avec </strong>Chris Pine, Piper Perabo, Lou Taylor Pucci, Emily VanCamp<br />
<strong> Budget </strong>: ?<br />
<strong> Titres </strong> : <em>Carriers</em> (Etats-Unis), <em>Infectés</em> (France)</p>
<p></span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/>En français, le titre du film a été traduit par « Infectés », terme qui ne rend qu’à moitié le sens du titre original, « Carriers », qu’on pourrait traduire littéralement par « porteurs (sains) d’une maladie », ce qui est beaucoup moins sexy, certes, mais correspond bien mieux à l’esprit du film. C’est en effet beaucoup moins la maladie elle-même que l’état d’esprit de ceux qui la portent – ou croient la porter – qui est ici l’enjeu principal. Tout au plus sait-on qu’elle provoque une mort lente, très lente, à tel point que ce qui ressemble à première vue à un cadavre s’avère parfois être encore vivant. Mais <em>Carriers </em>ne va pas plus loin dans le zombie ; vous ne verrez pas un seul revenant tituber les deux bras tendus en avant et la mâchoire pendouillant négligemment avec un filet de sang à moitié séché. </p>
<p>Le propos est ici plutôt d’analyser le comportement de l’humain dans un contexte épidémique anxiogène où sa survie est plus qu’hypothétique. De la négation insouciante à l’égoïsme lorsqu’il s’agit de sauver sa peau, en passant par l’abandon des êtres aimés contaminés, préparez-vous à voir l’humanité dans ce qu’elle a de plus lamentable. Hélas, tout cela est traité avec trop de distance et de légèreté pour bouleverser véritablement le spectateur. L’objectif était ici manifestement de s’éloigner de la série B de base où la maladie transforme ceux qui l’attrapent en morts-vivants plus ou moins habiles et plus ou moins rusés ; un objectif rempli, certes, mais on n’y a guère gagné en profondeur. Par exemple, la décision de Brian (Chris Pine) de laisser sa copine infectée au bord de la route (scène poignante au demeurant) ne semble pas le torturer plus que ça, alors qu’il en était follement amoureux.</p>
<p>Le résultat ressemble à un film de zombies… sans zombies. L’intention est là, mais les situations sont éculées et sont celles que l’on rencontre habituellement dans les films de morts-vivants modernes. Du côté des acteurs, pas grand-chose à redire, sinon que Chris Pine a vraiment une tête à claques, avec un petit coup de cœur pour Lou Taylor Pucci. Leur duo de frères à l’écran est l’un des bons points du film. Une bonne petite péloche, donc, qui ne révolutionne pas le genre mais se laisse regarder, sinon avec intérêt, du moins avec attention.</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/09/carriers2-e1316731482741.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="375"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.70);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 6/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore11.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre2.png" alt="" /> </span></strong></td>
<td width="75"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Un rythme assez soutenu<br />
[+] Des situations plutôt réalistes<br />
[+] Un film qui tient en haleine<br />
[+] Des acteurs convaincants<br />
</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] Un film de zombies&#8230; sans zombies<br />
[-] Pas aussi profond qu&#8217;espéré<br />
[-] Somme toute, assez classique<br />
</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>[Critique] Rise of the Planet of the Apes</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-rise-of-the-planet-of-the-apes/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-rise-of-the-planet-of-the-apes/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 15 Sep 2011 12:31:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agression animale]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Mutants]]></category>
		<category><![CDATA[Andy Serkis]]></category>
		<category><![CDATA[Caesar]]></category>
		<category><![CDATA[James Franco]]></category>
		<category><![CDATA[Planète des singes]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsque fut annoncé ce préquelle ambitieux, des hordes d’inconditionnels ont montré les crocs : ils n’allaient quand même pas faire pire que le pseudo-remake de Tim Burton de 2001 ?...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Lorsque fut annoncé ce préquelle ambitieux, des hordes d’inconditionnels ont montré les crocs : ils n’allaient quand même pas faire pire que le pseudo-remake de Tim Burton de 2001 ? Leurs angoisses se sont rapidement apaisées.</strong></span></p>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/09/Rise-of-the-planet-of-the-Apes-e1316088754271.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 2011<br />
<strong>Pays </strong>: Etats-Unis<br />
<strong>Durée </strong>: 1h45</p>
<p><strong>Réalisé par</strong> Rupert Wyatt<br />
<strong>Ecrit par</strong> Rick Jaffa et Amanda Silver, inspiré du roman de Pierre Boulle<br />
<strong>Avec </strong>James Franco, Andy Serkis, Freida Pinto, John Lithgow<br />
<strong> Budget </strong>: environ 93 millions de dollars<br />
<strong> Titres </strong> : <em>Rise of the Planet of the Apes</em> (Etats-Unis), <em>Caesar, Caesar : Rise of the Apes, Genesis : Apes, Rise of the Apes</em> (titres de travail), <em> La planète des singes : les origines</em> (France), <em>La montée de la planète des singes</em> (Québec)</p>
<p></span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p></br>Will Rodman est un jeune chercheur qui réalise des expériences sur des singes pour élaborer de nouveaux traitements, notamment contre Alzheimer, dont son père est atteint. Alors qu’il est sur le point d’aboutir à une découverte, un incident se produit et les expérimentations sont arrêtées. Will poursuit dès lors ses recherches chez lui, avec un nouveau résident : César, jeune chimpanzé né d’une mère cobaye qui présente des facultés mentales bien supérieures à celles de ses congénères. Une relation étroite, familiale, va se lier entre l’homme et le singe.</p>
<p>Toute la difficulté de l’exercice était ici que le dénouement de l’histoire était déjà connu, problème inhérent au préquelle en général, et je ne surprendrai personne en disant qu’à la fin du film se profile la nouvelle société dirigée par nos cousins simiesques. Il fallait donc s’attacher au « pourquoi » et au « comment » pour capter l’attention du spectateur. Si le suspense n’est pas absent de <em>Rise of the Planet of the Apes</em>, il ne pouvait se trouver au coeur de l’intrigue. Et bien que le film soit tourné comme un métrage hollywoodien classique, la narration adopte, pour les deux premiers tiers du moins, la forme de la chronique, particulièrement judicieuse ici. En résulte un climat plus intimiste (du moins jusqu’à la révolte proprement dite) où la caméra capture les interrogations de César (Andy Serkis) sur son identité et les espoirs de Will (James Franco) pour sauver son père.</p>
<p>Le tout aurait pu facilement tourner au ridicule. On comprend aisément ce qu’il peut y avoir de risible lorsqu’un singe tente de se comporter en être humain (et l’inverse aussi, d’ailleurs). Cet écueil a été évité grâce au sens de la mise en scène de Rupert Wyatt, dont ce n’est que le troisième long-métrage, aux effets spéciaux de la société WETA, déjà à l’œuvre pour Avatar, et à l’incroyable performance d’Andy Serkis, le gollum du Seigneur des Anneaux, qui incarne ici un César à la frontière entre deux mondes, un singe humanisé terriblement convaincant. Ce dernier n’éclipse cependant pas, comme il a été écrit de-ci de-là, James Franco, qui est peut-être l’un des meilleurs acteurs américains de sa génération.</p>
<p>Freida Pinto, dans le rôle de la petite amie de Will, est en revanche bien fade. La faute non pas à une piètre performance, mais à un rôle plutôt insignifiant qui semble n’avoir été inséré que pour apporter une touche de féminité à une histoire très phallocentrée. Le film s’intéresse en effet surtout aux relations entre Will et son père, entre Will et César et, dans une moindre mesure, entre César et le père de Will. Une histoire de mâles, donc, ce que la présence de Pinto ne parvient guère à nuancer. Peut-être cela explique-t-il pourquoi la plupart des femmes (d’après un sondage réalisé par nos soins) semblent rester imperméables à cette touchante chronique, tandis que mon comparse et moi avons discuté longtemps et avec enthousiasme. Le film s’attarde d’ailleurs si bien sur ces relations, mais aussi sur la question identitaire incarnée par César, que seule la révolte des singes est capturée ; le virus qui a touché les humains et permis aux grands singes de devenir les maîtres du monde est pratiquement relégué au générique de fin, et c’est tant mieux. En faisant le choix de s’intéresser aux questions susmentionnées, Rupert Wyatt a décidément inscrit le film dans son époque.</p>
<p>Tout ceci ne doit cependant pas faire oublier que <em>Rise of the Planet of the Apes </em>est avant tout un film à grand spectacle. Un « blockbuster intelligent » dont on n’espérait à vrai dire pas tant. Le seul regret que nous puissions émettre concerne la mise en scène, plutôt classico-classique, quoique rondement menée. Les scènes d’action arrivent toujours à point nommé et ne sont pas dénuées d’âme, comme c’est trop souvent le cas, mais loin d’être une simple récréation, servent le propos jusqu’à un face à face final entre César et Will où les deux êtres, enfin égaux, se regardent droit dans les yeux. Saisissant.</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/09/Rise-of-the-Planet-of-the-Apes-2-e1316089664968.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="375"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.70);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 8/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore11.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre1.png" alt="" /> </span></strong></td>
<td width="75"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Un blockbuster qui ne prend pas votre cerveau pour du pop-corn trop grillé<br />
[+] Un point de vue intéressant, plus intimiste qu&#8217;attendu<br />
[+] La prestation incroyable d&#8217;Andy Serkis<br />
[+] Celle, très bonne, de James Franco<br />
[+] Des effets spéciaux bluffants<br />
</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] Une mise en scène assez classique<br />
[-] Une Freida Pinto dont le rôle n&#8217;apporte rien au film<br />
</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		<title>[Critique] Altitude</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-altitude/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Sep 2011 12:01:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Séries B]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Chic ! se dit-on en lisant le pitch d&#8217;Altitude, avec le mélange d&#8217;appréhension et de confort qui naissent dans chaque hémisphère de notre cerveau lorsqu&#8217;on s&#8217;apprête à visionner un film...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Chic ! se dit-on en lisant le pitch d&#8217;Altitude, avec le mélange d&#8217;appréhension et de confort qui naissent dans chaque hémisphère de notre cerveau lorsqu&#8217;on s&#8217;apprête à visionner un film de sous-genre. En l&#8217;occurrence, le sous-genre en question est le film de catastrophe aéroportée, dont le dernier représentant mémorable en date est <em>Des serpents dans l&#8217;avion</em>. Mais là où ce dernier, avec son scénario simplissime (qui tient dans le titre) et sa réalisation efficace et sans fioritures, avait les pieds bien sur terre, <em>Altitude </em>a plutôt l&#8217;orgueil d&#8217;un Icare. L&#8217;atterrissage sera rude.</strong></span></p>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/09/Altitude-e1316001230464.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 2010<br />
<strong>Pays </strong>: Canada / Etats-Unis<br />
<strong>Durée </strong>: 1h30</p>
<p><strong>Réalisé par</strong> Kaare Andrews<br />
<strong>Ecrit par</strong> Paul A. Birket<br />
<strong>Avec </strong>Jessica Lowndes, Julianna Guill, Ryan Donowho<br />
<strong> Budget </strong>: ?<br />
<strong> Titres </strong> : <em>Altitude</em> (international)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/>Ce premier long-métrage de Kaare Andrews commence de manière réaliste, quoiqu’on soit, dès les premières minutes, un peu agacé par le caractère peu subtil des différents personnages. Mais les images sont jolies, la ligne scénaristique simple et l’on se laisse emporter. Cela ne durera pas. On se rend compte ainsi assez rapidement que Landon Liboiron, qui incarne le héros angoissé de l’aventure (Bruce), en plus d’avoir une tête faite pour recevoir des claques, joue comme ses pieds, et c’est peu dire. Il est éclipsé par tous ses congénères (qui pourtant ne sont pas des pointures), parmi lesquels les jolies Mel (Julianna Guill) et Sara (Jessica Lowndes), deux bonnes raisons pour ne pas donner au film un zéro pointé. On demande le responsable du casting !  </p>
<p>Comme de bien entendu, le vol ne tarde pas à se gâter pour nos jeunes amis, qui foncent droit sur un nuage noir régulièrement lézardé d’éclairs olympiens des plus hostiles. Commencent à se succéder des situations rocambolesques (oui, c’est le mot) censées amener une transition vers le fantastique pur. Hélas, le temps que le spectateur comprenne ce qu’on lui veut, le mal est fait : le film a perdu toute crédibilité. Et cela n’ira pas en s’améliorant. Sans trop spoiler (mais qu’y a-t-il à spoiler, en vérité ?), disons simplement que le dénouement, bien que partant d’une intention louable, est extrêmement décevant et peu inspiré. Le thème central du film, l’angoisse de la mort et ce qu’elle peut gâcher de vie, est maladroitement dévoilé et mal exploité, avec un final dégoulinant et niais. Dans la construction, un (très) mauvais ersatz de <em>Donnie Darko</em>. A éviter, à moins de n’avoir vraiment rien d’autre à se mettre sous la dent.</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/09/altitude2-e1316001580775.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="375"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.70);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 3/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore11.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre1.png" alt="" /> </span></strong></td>
<td width="75"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] De jolies filles<br />
[+] Une idée de départ intéressante&#8230;<br />
</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] &#8230;mais très mal exploitée<br />
[-] Des situations absurdes<br />
[-] Un dénouement d&#8217;une niaiserie sans pareille<br />
[-] Un héros chiant<br />
</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		<title>[Critique] Harpoon</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-harpoon/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-harpoon/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Jun 2011 16:45:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Survival]]></category>

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		<description><![CDATA[Qu’il était bon le temps de la chasse à la baleine, époque mythique où de fiers vikings arpentaient l’océan, l’œil vif et la chevelure au vent, dans l’unique but de...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Qu’il était bon le temps de la chasse à la baleine, époque mythique où de fiers vikings arpentaient l’océan, l’œil vif et la chevelure au vent, dans l’unique but de se mesurer à un monstre marin !  Ce temps-là est bien révolu ; ne subsistent aujourd’hui que quelques modestes pêcheurs et guides un peu mous du genou. Une reconversion que certains n’ont pas acceptée ; ceux-là, à défaut de harponner du rorqual, harponnent désormais les touristes.</strong></span></p>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/06/harpoon-e1306946243645.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 2009<br />
<strong>Pays </strong>: Islande<br />
<strong>Durée </strong>: 1h30&nbsp;</p>
<p><strong>Réalisé par</strong> Júlíus Kemp<br />
<strong>Ecrit par</strong> Sjón Sigurdsson<br />
<strong>Avec </strong>Pihla Viitala, Nae, Terence Anderson<br />
<strong> Budget </strong>: 4 millions de dollars environ<br />
<strong> Titres </strong> : <em>Harpoon</em> ; <em>Reykjavik Whale Watching Massacre</em></p>
<p></span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/>Quel meilleur décor pour un huit-clos sanglant qu’un bateau à la coque pourrissante et au mât mal assuré ? Difficile, une fois en pleine mer, d’échapper au carnage. Ce massacre, nos amis touristes ne l’avaient pas prévu au programme au moment de planifier leurs vacances en Islande. Ni les Allemandes nymphomanes d’un âge avancé, ni le Japonais misogyne et son épouse cupide, ni l’ivrogne de Français qui fait le con en haut du mât, ni tous les autres. Vous aurez compris, je pense, que personne ou presque n’est d’une pureté immaculée dans cette histoire, même si aucun n’arrive à la cheville de cette famille d’Islandais dégénérés qui occupe ses weekends en trucidant les vacanciers.</p>
<p>Les victimes n’échappent donc pas à certains stéréotypes. Cela aurait pu être amusant mais c’est, en fait, un poil agaçant. Et puis, quitte à aller dans la caricature, autant y aller à fond, non ? En outre, la plupart de ces personnages s’avèrent être des salauds de la pire espèce qui vendraient leur mère pour un paquet de pépitos, et on y perd en crédibilité. D’ailleurs, le seul vrai héros est (je vous le donne en mille) altruiste, noir et gay et meurt d’une manière (vraiment) injuste. On serait presque tenté de dire que les bourreaux sont plus « humains », c’est-à-dire plus réalistes dans leur comportement.</p>
<p>Mis à part une galerie de personnages peu subtils et une histoire prétexte plutôt déconcertante – le Français embroche le capitaine, le mousse s’enfuit en barque et nos touristes n’ont d’autre choix que d’attendre de l’aide et d’être, à la place, recueillis par des psychopathes aux cheveux gras, malgré tout, le film recèle quelques bons moments, bien que trop rares. On pense évidemment à des scènes gores comme le harponnage de Japonais, la décapitation de Français au lancer de hache ou encore le dégommage à bout portant d’Islandais au shotgun, mais il y a aussi quelques purs gags, bien qu’on doute un peu qu’ils aient vraiment été pensés comme des boutades.</p>
<p>L’ironie n’est pas absente non plus. Ainsi, des deux amies que l’on voit au début, celle qui va passer un sale quart d’heure n’est pas celle qui se laisse embarquer par le cinquantenaire qui lui a payé son poids en shots de tequila, mais bien celle qui va innocemment faire un tour en bateau pour observer les baleines. A ce sujet, soyez rassurés, on VOIT des baleines dans le film (mais pas celles auxquelles on s’attend) !</p>
<p>Si Harpoon fait indéniablement partie de ces films qu’on qualifierait sans hésiter de « bifffesque », son scénario est trop improbable, ses personnages trop inconsistants et son rythme trop mou pour être réellement passionnant. Si vous avez quelqu’un avec qui plaisanter entre deux scènes de piolet dans le front, tout ira bien, mais pour peu que vous soyez seul(e) ou accompagné(e) d’un triste sire, il y a fort à parier que l’ennui vous gagne rapidement. A réserver aux spectateurs avertis !</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/06/harpoon2-e1306946518312.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="375"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.70);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 5/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore21.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre1.png" alt="" /> </span></strong></td>
<td width="75"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Quelques jolies scènes gores<br />
[+] Une ou deux répliques très drôles<br />
[+] Dépaysement garanti !<br />
[+] Des personnages qui ont presque tous une part d&#8217;ombre&#8230;<br />
</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] &#8230;parfois à la limite de la crédibilité<br />
[-] Un rythme peu soutenu<br />
[-] Une histoire un poil improbable<br />
[-] Rien que du très classique malgré le décor &laquo;&nbsp;exotique&nbsp;&raquo;<br />
</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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