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	<title>Empty Orbit &#187; Survival</title>
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		<title>[Critique] Harpoon</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jun 2011 16:45:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Survival]]></category>

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		<description><![CDATA[Qu’il était bon le temps de la chasse à la baleine, époque mythique où de fiers vikings arpentaient l’océan, l’œil vif et la chevelure au vent, dans l’unique but de...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Qu’il était bon le temps de la chasse à la baleine, époque mythique où de fiers vikings arpentaient l’océan, l’œil vif et la chevelure au vent, dans l’unique but de se mesurer à un monstre marin !  Ce temps-là est bien révolu ; ne subsistent aujourd’hui que quelques modestes pêcheurs et guides un peu mous du genou. Une reconversion que certains n’ont pas acceptée ; ceux-là, à défaut de harponner du rorqual, harponnent désormais les touristes.</strong></span></p>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/06/harpoon-e1306946243645.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 2009<br />
<strong>Pays </strong>: Islande<br />
<strong>Durée </strong>: 1h30&nbsp;</p>
<p><strong>Réalisé par</strong> Júlíus Kemp<br />
<strong>Ecrit par</strong> Sjón Sigurdsson<br />
<strong>Avec </strong>Pihla Viitala, Nae, Terence Anderson<br />
<strong> Budget </strong>: 4 millions de dollars environ<br />
<strong> Titres </strong> : <em>Harpoon</em> ; <em>Reykjavik Whale Watching Massacre</em></p>
<p></span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/>Quel meilleur décor pour un huit-clos sanglant qu’un bateau à la coque pourrissante et au mât mal assuré ? Difficile, une fois en pleine mer, d’échapper au carnage. Ce massacre, nos amis touristes ne l’avaient pas prévu au programme au moment de planifier leurs vacances en Islande. Ni les Allemandes nymphomanes d’un âge avancé, ni le Japonais misogyne et son épouse cupide, ni l’ivrogne de Français qui fait le con en haut du mât, ni tous les autres. Vous aurez compris, je pense, que personne ou presque n’est d’une pureté immaculée dans cette histoire, même si aucun n’arrive à la cheville de cette famille d’Islandais dégénérés qui occupe ses weekends en trucidant les vacanciers.</p>
<p>Les victimes n’échappent donc pas à certains stéréotypes. Cela aurait pu être amusant mais c’est, en fait, un poil agaçant. Et puis, quitte à aller dans la caricature, autant y aller à fond, non ? En outre, la plupart de ces personnages s’avèrent être des salauds de la pire espèce qui vendraient leur mère pour un paquet de pépitos, et on y perd en crédibilité. D’ailleurs, le seul vrai héros est (je vous le donne en mille) altruiste, noir et gay et meurt d’une manière (vraiment) injuste. On serait presque tenté de dire que les bourreaux sont plus « humains », c’est-à-dire plus réalistes dans leur comportement.</p>
<p>Mis à part une galerie de personnages peu subtils et une histoire prétexte plutôt déconcertante – le Français embroche le capitaine, le mousse s’enfuit en barque et nos touristes n’ont d’autre choix que d’attendre de l’aide et d’être, à la place, recueillis par des psychopathes aux cheveux gras, malgré tout, le film recèle quelques bons moments, bien que trop rares. On pense évidemment à des scènes gores comme le harponnage de Japonais, la décapitation de Français au lancer de hache ou encore le dégommage à bout portant d’Islandais au shotgun, mais il y a aussi quelques purs gags, bien qu’on doute un peu qu’ils aient vraiment été pensés comme des boutades.</p>
<p>L’ironie n’est pas absente non plus. Ainsi, des deux amies que l’on voit au début, celle qui va passer un sale quart d’heure n’est pas celle qui se laisse embarquer par le cinquantenaire qui lui a payé son poids en shots de tequila, mais bien celle qui va innocemment faire un tour en bateau pour observer les baleines. A ce sujet, soyez rassurés, on VOIT des baleines dans le film (mais pas celles auxquelles on s’attend) !</p>
<p>Si Harpoon fait indéniablement partie de ces films qu’on qualifierait sans hésiter de « bifffesque », son scénario est trop improbable, ses personnages trop inconsistants et son rythme trop mou pour être réellement passionnant. Si vous avez quelqu’un avec qui plaisanter entre deux scènes de piolet dans le front, tout ira bien, mais pour peu que vous soyez seul(e) ou accompagné(e) d’un triste sire, il y a fort à parier que l’ennui vous gagne rapidement. A réserver aux spectateurs avertis !</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/06/harpoon2-e1306946518312.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="375"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.70);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 5/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore21.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre1.png" alt="" /> </span></strong></td>
<td width="75"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Quelques jolies scènes gores<br />
[+] Une ou deux répliques très drôles<br />
[+] Dépaysement garanti !<br />
[+] Des personnages qui ont presque tous une part d&#8217;ombre&#8230;<br />
</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] &#8230;parfois à la limite de la crédibilité<br />
[-] Un rythme peu soutenu<br />
[-] Une histoire un poil improbable<br />
[-] Rien que du très classique malgré le décor &laquo;&nbsp;exotique&nbsp;&raquo;<br />
</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>[Critique] Buried</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-buried/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-buried/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 20 Feb 2011 17:32:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Survival]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[La taphophobie (la peur d’être enterré vivant, pour les ignares) doit compter parmi les phobies les plus répandues dans la population, avec la peur des clowns et celle des milk-shakes...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>La taphophobie (la peur d’être enterré vivant, pour les ignares) doit compter parmi les phobies les plus répandues dans la population, avec la peur des clowns et celle des milk-shakes au kiwi (d’après notre sondage réalisé auprès de 3 répondants). Et de fait, à moins d’être Uma Thurman dans Kill Bill, il est à peu près impossible de se sortir de pareille situation. Quoique…</strong></span><br />
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/buried.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 2007<br />
<strong>Pays </strong>: États-Unis, France, Espagne<br />
<strong>Durée </strong>: 1h35<br/><br />
<strong>Réalisé par</strong> Rodrigo Cortés<br />
<strong>Ecrit par</strong> Chris Sparling<br />
<strong>Avec </strong>Ryan Reynolds, José Luis García Pérez, Robert Paterson<br />
<strong> Budget: </strong>$3,000,000<br/><br />
</span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/>Paul Conroy est un américain lambda ou presque. Sa particularité est qu’il travaille en Irak. Mais ce n’est ni un militaire, ni un diplomate, ni un garde-du-corps de diplomate. Paul est conducteur de camion. Son convoi est violemment arrêté par des « terroristes », après quoi il se réveille dans une boîte. Entre les deux, le trou noir. Paul se rend compte assez vite qu’il se trouve à quelques pieds sous terre et que son seul espoir de survie réside dans un téléphone portable (pas le sien) qui se trouvait justement dans la même boîte que lui. Dès lors, l’entièreté du film consistera en des appels désespérés de Paul pleins de pétages de plombs et d’incertitudes insupportables.</p>
<p>Sans vouloir jouer les cœurs de pierre, il faut dire que Paul est du genre agaçant. D’abord à cause de cette manie qu’il a de jouer les Caliméro alors qu’il est venu dans un des pays les plus dangereux du monde de son plein gré. On nous rétorquera que c’était pour nourrir sa famille, mais c’est tout de même un peu couillon ; il y a plein d’autres manières de gagner de l’argent. Écrire un best-seller par exemple. Mais je m’égare. Secundo, Paul a tendance à hausser un petit peu le ton dès qu’on essaye de l’aider, ce qui n’est pas très productif.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/buried2.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>Plus sérieusement, ce qui nous a (un peu) tapé sur les nerfs, c’est ce parti pris de faire un film « concept » avec à peu près rien, puisque tout se déroule dans le cercueil de Paul, de la première à la dernière seconde. Pourquoi pas, a priori. Sauf qu’après quelques premières minutes de vrai stress pour le spectateur qui est, comme Paul, pendu à la voix qu’émet le téléphone, si proche et si lointaine à la fois, cela devient assez ennuyeux. Car passée cette entrée en matière efficace, on s’attend à une intrigue, des révélations, des rebondissements. Eh bien pas du tout. Paul est simplement balloté entre un officier qui lui promet qu’on le retrouvera et son ravisseur qui le prie de bien vouloir se couper le doigt, filmer le tout et l’uploader sur <strong>YouTube</strong> pour montrer que ce n’est pas de la rigolade. Tout cela ne valait certainement pas un long-métrage.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/buried3.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>Quant à l’argument selon lequel il s’agirait d’un film génial parce « <strong>claustrophobique</strong> », vous pouvez l’oublier. Tout le monde est au moins un peu claustrophobe ; c’est dans la nature humaine. Le fait que <em>Buried</em> joue sur ce sentiment n’en fait pas, en soi, un bon film. L’élément réellement interpelant est plutôt la détresse de Paul, même si cette « empathie » a de quoi rendre le spectateur un peu mal à l’aise. C’est un peu comme quand on vous montre des images de bébés phoques en train de se faire dépecer vivant, pour faire un parallèle douteux : vous ne pouvez pas être indifférent. Le film ne s’appuie donc pas sur une quelconque virtuosité, mais sur un décor unique de cercueil (le côté conceptuel) et surtout sur un héros qui est un pauvre « sukkeleir<strong>*</strong> » (expression bruxelloise particulièrement appropriée) et pour lequel on ne peut qu’avoir de l’empathie. Un peu « facile. »</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/buried4.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>Le tout est accompagné de réflexions plus ou moins ronflantes sur l’indifférence, la manipulation et le désespoir de certaines personnes qui ont tout perdu. Seul le « twist » final, qui n’est compréhensible que si on a bien tout suivi (ce qui n’est pas gagné d’avance) nous a réellement interpelés. Bref, Buried partait, comme c’est souvent le cas, d’une bonne idée, mais s’avère au final plutôt ennuyeux et même un peu prétentieux.</p>
<p><strong>*</strong> : en gros, un pauvre bougre qui sue sang et eau pour un résultat minime, qu’on ne peut que plaindre. </p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/buried1.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="50"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.5);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><span style="color: #CCCCCC;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 3/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore211.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre11.png" alt="" /><br />
</span></strong></td>
<td width="300"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="150"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Une bonne idée de départ (pour un film, s&#8217;entend)<br />
[+] Un effet &laquo;&nbsp;claustrophobique&nbsp;&raquo; garanti<br />
[+] Une critique efficace de l&#8217;inertie et de l&#8217;indifférence<br />
</strong>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="150"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] Un Paul Conroy à baffer<br />
[-] Un scénario prétexte<br />
[-] Pas captivant du tout passées les premières minutes </strong></td>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>[Critique] And Soon the Darkness</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-and-soon-the-darkness/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-and-soon-the-darkness/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 06 Feb 2011 22:26:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Survival]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Et bientôt vous dormirez profondément.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Remake du film du même nom de 1970, <em>And Soon the Darkness</em> reprend globalement le même scénario que l’original sauf qu’ici, l’action (bien que le mot soit mal choisi)  ne se déroule pas en France, mais en Argentine, présentée sous un angle peu flatteur : celui de ses violeurs, trafiquants et autres flics corrompus.</strong></span><br />
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/andsoonthedarkness_affiche.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 2010<br />
<strong>Pays </strong>: Etats-Unis, France, Argentine<br />
<strong>Durée </strong>: 1h31<br/><br />
<strong>Réalisé par</strong> Marcos Efron<br />
<strong>Ecrit par</strong> Jennifer Derwingson, Marcos Efron<br />
<strong>Avec </strong>Amber Heard, Karl Urban, Odette Yustman<br/><br />
Studio Canal<br />
</span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/>Stéphanie et Elie, deux filles très désirables, passent leurs vacances dans la cambrousse argentine <strong>(1ère erreur)</strong>, et décident de quitter le groupe touristique auquel elles étaient liées pour s&#8217;offrir une petite virée hors des sentiers battus  <strong>(2ème erreur)</strong>, sans doute par manque de sensations fortes ou par quête d‘évasion. En effet, l’une d’elle se languit de son amoureux infidèle et l’autre aguiche tous les gringos de la région avec quelques accoutrements outrageusement sexy <strong>(3ème et fatale erreur)</strong>. Grand mal lui en prend, car avec son petit corps de rêve, elle a éveillé la passion d’un jeune gars de la région qui, en plus d’avoir jeté son dévolu sur elle, lui  réserve un petit kidnapping en bonne et due forme. S’ensuit une lente, très lente “enquête” d’un trio de personnages chiants comme la mort.</p>
<p>Scénario ultra vu et revu donc pour ce remake qui passera sans doute inaperçu dans le monde des films d’horreur. C’est principalement la faute à des situations incohérentes, des réactions improbables et un manque de jugeote évident et énervant des deux minettes. D’ailleurs, venons-en directement au seul point positif du film qu’a relevé l’équipe d’<strong>Empty Orbit</strong>, au risque de passer définitivement pour des obsédés : les deux actrices principales, malgré des talents de comédienne difficilement discernables, sont vraiment des canons de beauté et n’importe quel mâle doté d’un minimum d&#8217;acuité visuelle pourra se rincer l&#8217;oeil. Mais ne quittez pas la page mesdemoiselles, car vous êtes aussi gâtées avec le charmant <strong>Karl Urban</strong> (Eomer dans le <em>Seigneur des Anneaux</em>), qui pour le coup, donne vraiment l’impression de se demander ce qu’il fout dans ce merdier, campant assez maladroitement un vacancier à la recherche de sa petite amie perdue dans la région. </p>
<p>Une belle brochette d’acteurs est donc au menu d’<em>And Soon the Darkness</em>, ainsi qu’une intrigue très prévisible, sans suspense ni rebondissements. En outre fleurissent des clichés gros comme des départements comme par exemple ce flic argentin qui pue la malhonnêteté à plein nez (tous pourris !). Si vous cherchez un film d’horreur touristique avec un décor latino-américain, attardez-vous plutôt sur le bon<em> Turistas</em> ou dans un registre plus fantastique, <em><a href="http://www.emptyorbit.net/critique-the-ruins/">The Ruins</a></em>, qui vous raviront davantage que ce remake sans grand intérêt.</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/andsoonarticle.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="50"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.8);" width="150" align="center" bgcolor="#222222"><strong><span style="color: #CCCCCC;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 3/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore111.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre11.png" alt="" /><br />
</span></strong></td>
<td width="300"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top">[+] De très beaux maillots de bain<br />
[+] Des robes sexy<br />
[+] Bonne photo<br />
[+] De beaux paysages argentins</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top">[-] Un scénario prévisible<br />
[-] Aucun suspense, aucune tension palpable<br />
[-] Des situations et réactions incohérentes et stupides<br />
[-] De mauvaises (bien que bonnes) actrices et un Karl Urban qui ne sait même pas dans quel film il joue<br />
[-] Des gros clichés bien lourds</td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>[Critique] Predators</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-predators-2010/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-predators-2010/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 22 Nov 2010 16:45:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Survival]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.emptyorbit.net/?p=6031</guid>
		<description><![CDATA[Le retour aux sources ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;"><img class="alignleft size-medium wp-image-6035" style="border: 1px solid grey;" title="predators" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/11/predators-215x300.jpg" alt="" width="150" height="225" /></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">2010, réalisé par Nimrod Antal</span><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Note : 4 / 10</span><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Barème du gore </span><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore111.png" alt="" width="48" height="17" /><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Trouillomètre </span><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre11.png" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Après <em>Predator, Predator 2, Alien vs. Predator et Alien vs. Predator – Requiem, Predators</em> rompt avec l’allongement des intitulés, en ajoutant simplement le pluriel au titre du premier film de ce qu’il convient d’appeler une saga. Un retour aux sources ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans cet épisode, quelques sales types (bandits, mafieux, etc.) se retrouvent parachutés sur une planète inconnue, dans une jungle qui n’est pas sans rappeler la forêt mexicaine du tout premier <em>Predator</em> &#8211; celui avec Schwarzy. Cependant les rôles ont été inversés : alors que dans le premier épisode, un seul predator s’était invité sur Terre pour y occire de l’humain, ici c’est une bande de Terriens qui se retrouve en terra incognita avec pas un ni même deux vilains aliens à ses trousses, mais trois ! Sans compter leurs toutous, de la taille de rhinocéros, qui ont hâte de se dégourdir dans les sous-bois. La saison de la chasse est ouverte.</p>
<p style="text-align: justify;">L’équivalent de Schwarzenegger dans le rôle du pourfendeur de predator n’est autre qu’Adrien Brody. Vous me direz qu’il a beaucoup moins de muscles et une bouille bien moins sympathique. Certes. Mais il a du flair et du sang-froid. Il devra faire équipe avec un yakuza, un taulard un peu psychopathe sur les bords, un médecin, un soldat tchétchène au grand cœur ainsi que la ravissante Isabelle (Alice Braga) avec qui il tissera des liens, sans grande surprise. On retrouve également l’indéboulonnable Danny Trejo dans un second rôle vite expédié. En chemin, la petite bande tombera sur un survivant complètement timbré, Noland (Laurence ‘Morpheus’ Fishburne).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-6071 aligncenter" style="border: 1px solid grey;" title="predators_bandeau" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/11/predators_bandeau.jpg" alt="" width="595" height="250" /></p>
<p style="text-align: justify;">Disons-le franchement : <em>Predators</em> ne vaut pas<em> Predator</em>, loin de là. Entre la réplique culte et la phrase à la con, il n’y a qu’un pas que <em>Predators</em> franchit allègrement. Les protagonistes ne font qu’aligner des dialogues ridicules dont les phrases sont souvent limitées à trois mots. Cela, on le constate dès les premières minutes du film. Ajoutez à cela du « déjà vu » et une pincée de « déjà revu », secouez bien, saupoudrez avec une romance à deux sous et une traîtrise grosse comme un diplodocus en patins à roulettes dans un magasin de porcelaine, et vous obtiendrez un film qui manque cruellement d’originalité.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, <em>Predators</em> recèle quelques (rares) bons moments, comme l’attaque surprise des quadrupèdes à cornes. Mais il est surtout riche en carences (si vous me permettez l’oxymoron) : pas d’intrigue ni de réelle « toile de fond », ce qui semblait pourtant inévitable vu la direction très SF prise par le film, d’ailleurs moins orienté « action pure » que son illustre prédécesseur. Au final, on se retrouve avec une pâle copie de l’original qui hésite entre la surenchère et l’hommage et qui donne vaguement l’impression de nous prendre pour des cons. A réserver aux fans de la série.</p>
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		<title>[Critique] The Loved Ones</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-the-loved-ones/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Nov 2010 15:40:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Survival]]></category>

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		<description><![CDATA[Et c’est ainsi qu’en cette année 2010, après un Wolf Creek très satisfaisant, le cinéma australien nous pond un nouveau film d’horreur, The Loved Ones, présenté comme un étant une ré-actualisation du mythique et décidément inspirant Massacre à la Tronçonneuse de Tobe Hooper.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;"><img class="alignleft size-full wp-image-6168" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/11/loved_ones.jpg" alt="" width="150" height="225" />2010, réalisé par Sean Byrne</span><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Note : </span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: 12pt;">6 / 10</span><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Barème du gore </span><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore311.png" alt="" width="48" height="17" /><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Trouillomètre </span><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre21.png" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et c’est ainsi qu’en cette année 2010, après un <em>Wolf Creek</em> très satisfaisant il y a 4 ans, le cinéma australien nous pond un nouveau film d’horreur, <em>The Loved Ones</em>, présenté comme un étant une ré-actualisation du mythique et décidément inspirant <em>Massacre à la Tronçonneuse</em> de Tobe Hooper.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>The Loved Ones</em> met en scène Ben, un lycéen de 17 ans, cheveux longs et gras, écoutant du métal brutal et se mutilant régulièrement à cause d’un passé apparemment sordide. Lui et sa petite amie se préparent pour le traditionnel bal de fin d’année qui réunira tous leurs amis autour d’un bon verre de Punch. Mais voilà, merde alors, une espèce de psychopathe de son école en fait son prince charmant et le kidnappe le jour de la fête (en tout cas ça va être la sienne), pour lui faire subir chez elle, accompagnée de son sociopathe de père, un vrai calvaire. Le pauvre, il avait déjà une petite santé mentale, ça va pas le remettre d’aplomb.</p>
<p style="text-align: justify;">Le film se concentre donc sur  la séquestration et la torture, par une bande de tarés, d’un pauvre gars qui n’a rien demandé à personne. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les sévices qu’ils lui infligent donnent la chair de poule, le réalisateur n’hésitant pas  à ne rien nous cacher. On pourrait apparenter le degré de violence à un <em>Saw </em>voire peut être pire car ici, l’action est lente, posée et très réaliste. Âme sensible s’abstenir donc&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de l’action gore centrale, tournent aussi quelques évocations générales plus ou moins subtiles des douleurs de l’adolescence, de la perte familiale, du malheur sentimental en somme. Au final, on sent qu’il y une corrélation un peu artificielle entre tout ça mais grâce à une ambiance pesante assez bien retranscrite, une bande originale convaincante et quelques petits traits d’humour bien placés, <em>The Loved Ones</em> s’avère un être bon petit film, très soigné, qui plaira sans doute  aux amateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">NDLR : Grâce à un stratagème inventif qu’on ne vous dévoilera pas, le réalisateur peut se fendre d’avoir réalisé le premier film de type slasher-survival où la victime ne passe pas son temps à crier à tue-tête. D’ailleurs celle-ci se tait durant tout le film ou presque, ça en est devenu original (non, le mec n’est pas muet, petits malins du fond de la salle) !</p>
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		<title>[Critique] Frozen</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-frozen/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-frozen/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 24 Oct 2010 21:52:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Survival]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Les premiers frimas ayant un peu d’avance cette année, c’est dans un contexte plutôt favorable que nous avons visionné Frozen, d’Adam Green, le mec qui a réalisé Hatchet et Hatchet II. Mais malgré un pitch à glacer le sang, son dernier film ne nous a guère échauffés.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;"><img class="alignleft size-full wp-image-6306" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/10/frozen.jpg" alt="" width="150" height="225" />2010, réalisé par Adam Green</span><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Note : 3 / 10</span><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Barème du gore </span><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore21.png" alt="" width="48" height="17" /><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Trouillomètre </span><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre11.png" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les premiers frimas ayant un peu d’avance cette année, c’est dans un contexte plutôt favorable que nous avons visionné Frozen, d’Adam Green, le mec qui a réalisé Hatchet et Hatchet II. Mais malgré un pitch à glacer le sang, son dernier film ne nous a guère échauffés.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cela saute aux yeux dès les premières minutes : Frozen est réalisé comme un film de slasher dans la plus pure tradition du genre. Sauf que slasher il n’y a point. Aucun méchant pervers à l’enfance difficile et équipé d’armes blanches rouillées ne sera de la partie. Pourtant, on pouvait s’y attendre, dès lors qu’il s’agit de l’histoire de trois jeunes coincés sur un télésiège. En l’occurrence, c’est juste la faute à pas de chance, comme on dit. L’ennemi mortel de Parker, Joe et Dan sera donc le froid. Et leur propre connerie, serait-on tenté d’ajouter.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut dire qu’ils l’ont bien cherché : au lieu de payer leur remontée comme tout le monde, ils soudoient le pauvre type qui surveille les télésièges pour skier moins cher et le supplient pour faire une dernière descente avant la fermeture de la station (nous sommes dimanche soir), qui ne rouvrira que le vendredi. Avouez que c’est déjà mal barré. Evidemment, le mec corrompu avait une furieuse envie de pisser et son remplaçant, pressé de rentrer chez lui avant le début du téléfilm du dimanche soir, arrête les machines, pointe à la sortie et, comme il est le dernier, éteint les lumières en partant. Nos trois amis se retrouvent donc bloqués sur leur télésiège, seuls. Et, bien sûr, aucun des trois n’avait emporté son portable. Crédibilité : -1.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-6307" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/10/frozen2.jpg" alt="" width="500" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ce genre de mésaventure passait bien dans Les bronzés font du ski, mais pas 30 ans plus tard. Jean-Claude Dusse pouvait se permettre de ne pas avoir de portable : il n’avait pas encore été inventé. Mais la probabilité pour qu’en 2010, sur trois personnes (jeunes, qui plus est), aucune n’ai le bon sens d’emporter le sien ? Nulle. La suite n’est pas beaucoup plus convaincante (désolé pour le spoil) : une dameuse s’arrête en-dessous des trois (anti-)héros sans que son conducteur, visiblement moins dégourdi qu’une taupe sous sédatifs, ne s’aperçoive qu’on lui crie à l’aide à s’en arracher les cordes vocales et qu’on lui lance des bâtons de ski et des planches de surf pour attirer son attention. Puis l’un des trois se décide à sauter (sur la neige fraîchement damée, faut-il le préciser), se brisant les deux jambes. Gore. Comble de l’horreur, le pauvre bougre qui, bien qu’un peu con, avait bien du courage, se fait bouffer vivant par une meute de loups. Le tout sous les yeux horrifiés de ses camarades…</p>
<p style="text-align: justify;">Et sous les yeux incrédules du spectateur, qui commence à trouver que, décidément, cela fait beaucoup de malchance en une soirée. Mille fois, on se prend à penser qu’on aurait agi plus intelligemment. Ce qui, certes, n’aurait pas été difficile, vu comment notre trio s’y prend. Qui plus est, les loups sont plus carnassiers que le requin des Dents de la mer, ce qui a de quoi étonner tant on nous répète que les loups n’attaquent jamais les humains, ne sachant que trop le danger qu’ils courent. Mais rassurez-vous : nous n’allons pas décrire en détail toutes les invraisemblances du film, qui eut pu être drôle s’il les avait assumées.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n’y a pas que le déroulement de l’action qui ne soit pas convaincant : le jeu des acteurs l’est presque encore moins. Heureusement, le plus mauvais meurt en premier – courageusement, d’ailleurs, mais d’une manière tellement ridicule que c’en est drôle. Les dialogues sont d’une banalité peu commune et bien qu’on devine qu’ils sont là pour « nous identifier aux personnages », ils n’ont que pour effet de dissiper l’attention du spectateur. Nous en avons d’ailleurs profité, mon compère et moi, pour entamer une discussion plus philosophique (hem, hem) et, en tout cas, bien plus intéressante que celle des protagonistes.</p>
<p style="text-align: justify;">Frozen est un film qui se donne des allures de slasher et se voit, du coup, confronté à l’absence de « méchant », d’ennemi, même personnalisé. Peut-être une autre formule aurait-elle été plus efficace pour décrire la détresse des survivants. Ici, on ne peut que constater le manque de suspense (même si la mise en scène fait tout pour nous croire le contraire), sinon de savoir s’ils vont y rester ou non, ce qui, au fond, ne nous intéresse guère, vu le peu d’empathie que suscitent les personnages. Un film peu intéressant, pour ne pas dire ennuyeux, même pris au second degré (et on a essayé !).</p>
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		<title>[Critique] 30 Days of Night</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-30-jours-de-nuit/</link>
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		<pubDate>Mon, 04 Oct 2010 14:18:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Survival]]></category>
		<category><![CDATA[Vampires]]></category>

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		<description><![CDATA[Chaque année, à la même période, la petite ville de Barrow, au Nord de l’Alaska, connait un exode massif : les trois quarts de ses habitants la quittent pour une période de 30 jours. 30 jours pendant lesquels le soleil ne se lèvera pas une seule fois… Les vampires, ayant eu vent de cette occasion rêvée de s’offrir un festin sans devoir craindre les rayons mortels, se sont bien évidemment empressés d’encercler la ville.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;"><img class="alignleft size-full wp-image-6346" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/10/30joursdenuit.jpg" alt="" width="150" height="225" />2007, réalisé par David Slade</span><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Note : 4 / 10</span><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Barème du gore </span><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore21.png" alt="" width="48" height="17" /><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Trouillomètre </span><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre11.png" alt="" /></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Chaque année, à la même période, la petite ville de Barrow, au Nord de l’Alaska, connait un exode massif : les trois quarts de ses habitants la quittent pour une période de 30 jours. 30 jours pendant lesquels le soleil ne se lèvera pas une seule fois… Les vampires, ayant eu vent de cette occasion rêvée de s’offrir un festin sans devoir craindre les rayons mortels, se sont bien évidemment empressés d’encercler la ville.</strong></p>
<p style="text-align: left;">Alors que le soleil est sur le point de se coucher pour la dernière fois avant un mois et que la plupart des habitants ont déjà quitté la ville, des événements étranges et pour le moins inquiétants se produisent : des gens disparaissent, des chiens sont sauvagement massacrés, ce genre de choses… Eben, le jeune sheriff de Barrow, est sur le qui-vive. Alors qu’il fait son enquête, il apprend que son ex, la jolie Stella (Melissa George) a raté son avion et se retrouve « coincée » pour 30 jours dans la nuit et le froid. Ensemble et avec une poignée d’autres personnes dont le frère d’Eben, ils vont tâcher de survivre à la soif inextinguible des vampires jusqu’à l’aube.</p>
<p style="text-align: left;">Le film repose donc assez clairement sur un énoncé extrêmement simple : en Alaska, 30 jours par an, le soleil ne se lève pas. Autrement dit, un excellent prétexte pour un film de vampires. Sauf que l’action aurait pu se passer en 3 jours à peine dans une station balnéaire. En effet, ni l’élément temporel, ni l’aspect climatique n’ont l’air d’avoir été pris en compte. Certes, il y a de la neige partout et il fait nuit pendant toute la durée du film, ou presque. Mais dans une ville privée d’électricité et où un violent blizzard s’invite régulièrement, nos héros, coincés pendant plusieurs jours dans un grenier sans pouvoir faire un bruit ni allumer le moindre feu (autant crier tout de suite aux vampires qu’il y a du sang frais à disposition), ne semblent pas avoir froid. C’est tout juste s’il y a un peu de buée quand ils parlent.</p>
<p style="text-align: left;">Quand à l’aspect chronologique, il est pour le moins confus : 30 jours se passent et on a l’impression que quelques heures à peine se sont écoulées. La raison en est simple : on ne voit à peu près jamais les survivants manger, dormir, faire pipi ou s’emmerder, choses <em>a priori </em>normales pendant une période aussi longue.  Les personnages ne pensent qu’à se cacher, un point c’est tout.  Dès le début du film déjà, la vie quotidienne de la ville n’est évoquée que superficiellement, renforçant le sentiment d’artificialité, comme s’il ne s’agissait que d’un décor, et pas d’un endroit où des gens se lèvent, travaillent, font l’amour, dorment, font du traineau ou que sais-je encore.</p>
<p style="text-align: left;">Un sentiment d’incohérence, donc, renforcé par l’attitude des vampires, qui d’ailleurs semblent débarquer de nulle part.  Ils apparaissent sporadiquement dès qu’il y a une victime à vider de son sang, puis repartent errer on ne sait où. Bon, il y a bien un chef, mais sans grand charisme.  On ne saura jamais d’où ils venaient ni pourquoi ils sont si méchants (« parce que ! »).</p>
<p style="text-align: left;">Il n’y a pas que les vampires qui manquent de profondeur. On ne sait à peu près rien d’Eben et encore moins de sa relation avec son frère (sinon qu’ils sont frères) et avec son ex Stella, un personnage qui, très franchement, ne sert à rien, sinon comme faire-valoir d’Eben et qui, bien que mignonne, n’apporte aucune touche d’érotisme, même contenu. Cette absence d’intérêt des personnages aurait été compréhensible s’il s’était agi d’un gros délire gorissime où l’on se fout pas mal de l’avis de chacun. Mais hélas, il a fallu que David Slade insère des scènes dramatiques stéréotypées à l’extrême. Résultat : la grand-mère d’Eben se fait saigner, aucune émotion (sinon une franche rigolade, mais ce n’était pas l’effet souhaité) ; Eben doit achever un gentil monsieur avant qu’il ne se transforme en vampire, aucune émotion ; Eben se sacrifie, aucune émotion. En deux mots : du gaspillage de temps d’image.</p>
<p style="text-align: left;">Bien sûr, tout n’est pas à jeter dans 30 jours de nuit : l’action ne faiblit jamais et les vampires, au style des plus étudiés, sont repoussants à souhait – signalons d’ailleurs que David Slade s’est d’abord fait remarquer comme réalisateur de clips vidéos pour des groupes tels que Muse, System of a Down ou Aphex Twin. On ne se refait pas… Quelques scènes gores égayent le tout mais la plupart du temps, les tranchouillades les plus grisantes nous sont cachées. Bref, une (grosse) déception à presque tous les points de vue.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
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		<title>[Critique] Centurion</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-centurion/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-centurion/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 20 Aug 2010 12:23:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Survival]]></category>
		<category><![CDATA[Centurion]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Fassbender]]></category>
		<category><![CDATA[Neil Marshall]]></category>
		<category><![CDATA[Olga Kurylenko]]></category>

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		<description><![CDATA[117 après Jésus-Christ. Toute la Britannia est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Une région peuplée d’irréductibles Pictes résiste encore et toujours à l’envahisseur… Année de production :...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>117 après Jésus-Christ. Toute la Britannia est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Une région peuplée d’irréductibles Pictes résiste encore et toujours à l’envahisseur…</strong></span></p>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/05/centurion-e1306827296514.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 2010<br />
<strong>Pays </strong>: Royaume-Uni<br />
<strong>Durée </strong>: 1h37</p>
<p><strong>Réalisé par</strong> Neil Marshall<br />
<strong>Ecrit par</strong> Neil Marshall<br />
<strong>Avec </strong> Michael Fassbender, Dominic West, Olga Kurylenko<br />
<strong> Budget </strong>: 12 millions de dollars<br />
<strong> Titres </strong> : <em>Centurion</em> (international) ; <em>The Ninth Legion</em> (titre de projet)</p>
<p></span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/><br />
Cette année charnière pour l’Empire, avec l’arrivée au trône d’Hadrien, marque la fin des ambitions romaines dans la région appelée aujourd’hui Écosse et le repli des garnisons les plus avancées sur le fameux mur d’Hadrien, tout juste commencé. Durant l’une des ultimes expéditions en territoire picte, une légion entière est décimée par une attaque surprise menée par la traitresse Etain (<strong>Olga Kurylenko</strong>), une « barbare » muette aussi belle qu’impitoyable. Une poignée de Romains a survécu au carnage, dont le centurion Quintus Dias (<strong>Michael Fassbender</strong>), qui convainc ses camarades d’aller libérer leur général, le valeureux et respecté Titus Virilus (<strong>Dominic West</strong>), qui a été fait prisonnier. Question d’honneur. Sauf que, en plein territoire ennemi, l’opération a tout de la mission suicide… Ils sont fous ces Romains !</p>
<p style="text-align: justify;">Hélas, nos hommes échouent dans leur mission, et ont tout juste le temps de fuir. Le général Titus Virilus &#8211; sorte de Leonidas (dans <em>300</em>) qui vous cracherait à la figure plutôt que de révéler l’endroit où il a caché les Carambars alors qu’il a les couilles dans un étau – meurt de la lance d’Etain, qui a visiblement une dent contre Rome et semble décidée à se faire un nouveau poncho avec la peau des fugitifs. Commence alors une chasse à l’homme mortelle pour nos sympathiques Romains, qui n’ont plus qu’un seul espoir : s’en sortir vivants.</p>
<p><em>Centurion </em>ne nous assomme pas de considérations politiques ou historiques (quitte à commettre des anachronismes mineurs). Le décor planté, place à l’action. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça tranche ! Le sang coule, les membres sont arrachés et les têtes tombent, sans pour autant que cela vire au vulgaire. <strong>Neil Marshall</strong>, fort de son expérience avec <em><a href="http://www.emptyorbit.net/critique-the-descent">The Descent</a></em>, a un talent indéniable pour le gore réaliste et classieux. Sans effets (ralentis, flous,…) ni fioritures les scènes de combat s’avèrent particulièrement grisantes.</p>
<p>S’ajoute à cela une photo très réussie, dans des décors superbes qui nous ont émerveillé entre deux tranchouillades. Seul manque peut-être à Centurion un enjeu, un souffle épique… L’action montre des tripes mais ne prend guère aux tripes. Le film tourne autour de thèmes tels que la camaraderie virile, le sens du devoir, l’entraide, la trahison et la confiance, mais tous ces sujets de réflexion s’effacent très (trop ?) rapidement devant l’action pure. Le côté positif de la chose est qu’aucune leçon morale ne nous est donnée ; au spectateur de tirer les conclusions de ce qu’il voit.</p>
<p>Les personnages, bien qu’attachants, manquent un peu de profondeur. Le héros Quintus Dias est trop droit dans ses pompes et le saligaud de la bande (car il en faut un, pas vrai ?) est une ordure qui a si peu de scrupules qu’il en perd en crédibilité. Dommage, car le jeu d’acteur était vraiment excellent. Par ailleurs, alors que les combats misent sur un réalisme maximum, on s’étonne de la pudeur affichée par notre héros avec la « sorcière » que les fugitifs rencontrent dans la forêt. A mettre sur le compte, sans doute, du côté « british ».</p>
<p>Avec un peu plus de prétention, <em>Centurion</em> aurait pu être un petit chef-d’oeuvre… ou un ratage complet. Contentons-nous donc de savourer cette friandise geek qui tient largement ses promesses. Avec un scénario et des décors dépaysant, une action qui ne faiblit pas et des personnages charismatiques, le film de Neil Marshall est un plaisir instantané sans prise de tête que vous aurez sans doute vite oublié, mais qui vaut assurément le détour.</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/05/centurion2-e1306827484683.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="375"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.90);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 7/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore31.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre1.png" alt="" /> </strong></td>
<td width="75"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Des scènes de combat grisantes<br />
[+] Une atmosphère et des paysages immersifs<br />
[+] De l&#8217;action sans prise de tête<br />
[+] Des personnages attachants&#8230;<br />
</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] &#8230;mais qui manquent un peu de profondeur<br />
[-] Pas de véritable enjeu<br />
[-] Quelques ressorts scénaristiques un peu grossiers (comme la trahison d&#8217;Etain)<br />
</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		<title>[Critique] Predator</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-predator-1987/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-predator-1987/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Aug 2010 11:30:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Survival]]></category>

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		<description><![CDATA[Considéré par plusieurs générations (oui, vous avez vieilli) de cinéphiles comme le Graal absolu, Predator est au carrefour du cinéma d’action, de la science-fiction et de l’horreur. Petite visite guidée...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Considéré par plusieurs générations (oui, vous avez vieilli) de cinéphiles comme le Graal absolu, <em>Predator</em> est au carrefour du cinéma d’action, de la science-fiction et de l’horreur. Petite visite guidée de la jungle avec Schwarzy.</strong></span></p>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/06/predator-e1307001874511.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 1987<br />
<strong>Pays </strong>: Etats-Unis<br />
<strong>Durée </strong>: 1h47</p>
<p><strong>Réalisé par</strong> John McTiernan<br />
<strong>Ecrit par</strong> Jim Thomas, John Thomas<br />
<strong>Avec </strong>Arnold Schwarzenegger, Carl Weathers, Kevin Peter Hall<br />
<strong> Budget </strong>: 18 millions de dollars environ<br />
<strong> Titres </strong> : <em>Predator</em> ; <em>Le prédateur</em> (Canada)</p>
<p></span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/>Quand « Dutch » (Arnold Schwarzenegger) avait accepté une mission de sauvetage en pleine jungle d’Amérique centrale, il ne s’attendait qu’à devoir botter le cul de quelques dizaines de gringos désorganisés et aussi experts en armes à feu que mon arrière-grand-mère. Avec sa troupe de mercenaires d’élite surentraînés, c’était du tout cuit. Pensait-il. Car la forêt équatoriale recèle une surprise de taille. Une surprise qui vient de l’espace et chasse l’humain pour passer le temps.</p>
<p>Dutch et ses potes ne sont pas des gens comme les autres : pour se saluer, ils se font un bras de fer. Bon, c’est Dutch qui gagne tout le temps, mais l’important c’est de participer. D’ailleurs, avec des biceps pareils, il vaut mieux ne pas trop se la ramener avec lui. C’est ce que se rappelle à ses dépends Dillon, vieille connaissance de Dutch qui fera partie de l’expédition. Nous ne sommes qu’au tout début du film, et déjà : première scène culte.</p>
<p>Arrivée dans la jungle, la bande se met en route vers le campement des bandits, histoire de les démonter proprement. On se rend compte que quelque chose cloche lorsqu’on découvre, accrochés par les pieds, des cadavres tout dépecés. Mais pour l’heure, il s’agit surtout de récupérer les otages. Infiltration et discrétion sont deux mots un peu abscons pour Dutch. « Tout faire péter » fait d’avantage partie de son vocabulaire quotidien. Pourquoi s’emmerder à crocheter une porte quand on peut la défoncer d’un grand coup de pied ?</p>
<p>Inutile de préciser que nettoyer le campement aura été un jeu d’enfant pour la troupe de mercenaires, qui n’auront pas la moindre égratignure à déplorer, ou presque. Par contraste, l’affrontement avec un seul individu (un alien en l’occurrence) bien plus dangereux sera un véritable enfer pour eux. Même le sage de la bande,  Billy à l’oeil de lynx et à l’ouïe perçante (le type que tout petit garçon rêverait d’être), annonce avec son flegme habituel : « There&#8217;s something out there waiting for us, and it ain&#8217;t no man. We&#8217;re all gonna die. » En gros, « on va tous crever. » Tous, sauf un.</p>
<p>Seule la jolie otage Anna n&#8217;y passera pas, s’enfuyant in extremis en hélicoptère. Ne restera plus que Dutch pour une dernière demi-heure de pur bonheur cinématographique : un affrontement épique entre deux champions venant de deux mondes différents. Sans aucun doute le « <a href="http://www.emptyorbit.net/le-mode-warrior">mode warrior</a> » le plus parfait auquel il nous a été donné d’assister. Dutch se fond littéralement dans la jungle, ne laissant rien au hasard pour tenter de piéger et tuer son ennemi, ce qui est son seul espoir de survie.</p>
<p>Film d’action dans sa première partie, thriller haletant dans la deuxième, avec une touche d’horreur, <em>Predators </em>réussit le mélange parfait. On se concentre uniquement sur l’action : l’aide aux otages est un prétexte et la raison de la venue d’un extraterrestre n’est qu’à peine abordée. L’important est ce qu’il se passe dans la jungle autour de Dutch et ses hommes. C’est tout, et tant mieux. On assiste en outre à une succession de scènes d’anthologie et surtout de répliques cultes lancées par des personnages caricaturaux à souhait mais jamais ridicules. A voir et même à posséder.</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/06/predator2-e1307002095952.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="375"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.70);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 9/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore11.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre1.png" alt="" /> </span></strong></td>
<td width="75"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Des scènes cultes<br />
[+] Des répliques cultes<br />
[+] De l&#8217;action pure<br />
[+] Arnold Schwarzenegger !<br />
</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] Tout cela n&#8217;est pas d&#8217;une extrême finesse<br />
</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		<title>The Road (La Route)</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-the-road-la-route/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-the-road-la-route/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 30 Apr 2010 15:42:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Survival]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-1774" style="border: 1px solid grey; margin-left: 4px; margin-right: 4px;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/04/theroad.jpg" alt="the road" />2009, réalisé par John Hillcoat
Note : <span style="color: #ffffff;">8/10</span>
Barème du gore :
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore11.png" alt="" width="48" height="17" />
Trouillomètre :
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre2.png" alt="" width="48" height="17" />
De la poussière entre les dents. Une couche grise couvrant leur corps. Du plastique à leurs extrémités, isolant de fortune. Au loin, le néant. Arbres, lumière, chaleur ; tout cela n’est plus que souvenir, faisant place à des étendues chaotiques et brunâtres. Suite à une apocalypse de nature inconnue, un homme traverse avec son jeune fils un territoire ravagé en direction du sud, pour atteindre la mer. Inspiré du roman éponyme de Cormarc McCarthy, <em>The Road</em> est sans conteste une des très bonnes surprises cinématographiques de l'année.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-1774" style="border: 1px solid grey; margin-left: 4px; margin-right: 4px;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/04/theroad1.jpg" alt="the road" />2009, réalisé par John Hillcoat<br />
Note : <span style="color: #ffffff;">8/10</span><br />
Barème du gore :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore111.png" alt="" width="48" height="17" /><br />
Trouillomètre :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre21.png" alt="" width="48" height="17" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>De la poussière entre les dents. Une couche grise couvrant leur corps. Du plastique à leurs extrémités, isolant de fortune. Au loin, le néant. Arbres, lumière, chaleur ; tout cela n’est plus que souvenir, faisant place à des étendues chaotiques et brunâtres. Suite à une apocalypse de nature inconnue, un homme traverse avec son jeune fils un territoire ravagé en direction du sud, pour atteindre la mer. Inspiré du roman éponyme de Cormarc McCarthy, <em>The Road</em> est sans conteste une des très bonnes surprises cinématographiques de l&#8217;année.<br />
</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/04/theroad011.jpg" alt="the Road" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>The Road</em>, film post-apocalyptique, nous plonge dans l’univers impitoyable qu’est devenue en quelques années la planète Terre. Suite à un mystérieux éclair dans le ciel, toute forme de vie végétale comme animale a cessé d’exister. Des paysages gris et flous sont tout ce qui reste aux quelques humains qui ont survécu. Deux camps s’affrontent indirectement : des exilés nomades fuyant vers le sud en quête de quelques grammes de nourriture, et des clans de mercenaires cannibales, résignés à devenir de violents anthropophages. Les deux personnages principaux,  appartenant à la première catégorie, suivent leur route, défiant tant bien que mal les dangers de cette nouvelle vie. Le caractère manichéen du monde tel qu&#8217;il est devenu apparaît, brillamment camouflé, dans les pensées du jeune garçon, pour qui le monde est rempli de « gentils » et de  « méchants ». Selon lui, son père et lui portent la « flamme » en eux, signe distinctif des personnes ayant de bonnes intentions.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/04/theroad041.jpg" alt="the Road" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>The Road</em> est un film réussi à tous points de vue. L’atmosphère et la photo du film sont tout bonnement étonnantes ; on croirait presque que de la poussière s’est incrustée dans la caméra du réalisateur. <em>The Road</em> immerge complétement le spectateur dans le film grâce à ces images crasseuses et au jeu très convaincant de l’acteur principal, Viggo Mortensen, composant à merveille son personnage, tiraillé entre espoir, souvenirs et instinct de survie. La relation père-fils est magistralement narrée entre moments de stress, de froideur, de douleur mais parfois aussi d’allégresse, de joie et de bonheur.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/04/theroad021.jpg" alt="the Road" /></p>
<p style="text-align: justify;">Sujet à de nombreuses réflexions<em>, The Road</em>, pèche tout de même par quelques longueurs mais plait pour ses scènes post-apocalyptiques et les sentiments véritables qu’il dégage. Parfois lent et sans objectif clair, le film est comme le miroir de ce que ressentent ces derniers représentants de l’Humanité et nous procure un moment plein de douleur autant que de poésie. <em>The Road </em>nous rappelle que le monde que l’on connait actuellement, loin d’être l’enfer que certains décrivent, ressemble plutôt à un paradis très imparfait dont on devrait prendre grand soin.</p>
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