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	<title>Empty Orbit &#187; Thriller</title>
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		<title>[Critique] Altitude</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Sep 2011 12:01:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Séries B]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Chic ! se dit-on en lisant le pitch d&#8217;Altitude, avec le mélange d&#8217;appréhension et de confort qui naissent dans chaque hémisphère de notre cerveau lorsqu&#8217;on s&#8217;apprête à visionner un film...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Chic ! se dit-on en lisant le pitch d&#8217;Altitude, avec le mélange d&#8217;appréhension et de confort qui naissent dans chaque hémisphère de notre cerveau lorsqu&#8217;on s&#8217;apprête à visionner un film de sous-genre. En l&#8217;occurrence, le sous-genre en question est le film de catastrophe aéroportée, dont le dernier représentant mémorable en date est <em>Des serpents dans l&#8217;avion</em>. Mais là où ce dernier, avec son scénario simplissime (qui tient dans le titre) et sa réalisation efficace et sans fioritures, avait les pieds bien sur terre, <em>Altitude </em>a plutôt l&#8217;orgueil d&#8217;un Icare. L&#8217;atterrissage sera rude.</strong></span></p>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/09/Altitude-e1316001230464.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 2010<br />
<strong>Pays </strong>: Canada / Etats-Unis<br />
<strong>Durée </strong>: 1h30</p>
<p><strong>Réalisé par</strong> Kaare Andrews<br />
<strong>Ecrit par</strong> Paul A. Birket<br />
<strong>Avec </strong>Jessica Lowndes, Julianna Guill, Ryan Donowho<br />
<strong> Budget </strong>: ?<br />
<strong> Titres </strong> : <em>Altitude</em> (international)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/>Ce premier long-métrage de Kaare Andrews commence de manière réaliste, quoiqu’on soit, dès les premières minutes, un peu agacé par le caractère peu subtil des différents personnages. Mais les images sont jolies, la ligne scénaristique simple et l’on se laisse emporter. Cela ne durera pas. On se rend compte ainsi assez rapidement que Landon Liboiron, qui incarne le héros angoissé de l’aventure (Bruce), en plus d’avoir une tête faite pour recevoir des claques, joue comme ses pieds, et c’est peu dire. Il est éclipsé par tous ses congénères (qui pourtant ne sont pas des pointures), parmi lesquels les jolies Mel (Julianna Guill) et Sara (Jessica Lowndes), deux bonnes raisons pour ne pas donner au film un zéro pointé. On demande le responsable du casting !  </p>
<p>Comme de bien entendu, le vol ne tarde pas à se gâter pour nos jeunes amis, qui foncent droit sur un nuage noir régulièrement lézardé d’éclairs olympiens des plus hostiles. Commencent à se succéder des situations rocambolesques (oui, c’est le mot) censées amener une transition vers le fantastique pur. Hélas, le temps que le spectateur comprenne ce qu’on lui veut, le mal est fait : le film a perdu toute crédibilité. Et cela n’ira pas en s’améliorant. Sans trop spoiler (mais qu’y a-t-il à spoiler, en vérité ?), disons simplement que le dénouement, bien que partant d’une intention louable, est extrêmement décevant et peu inspiré. Le thème central du film, l’angoisse de la mort et ce qu’elle peut gâcher de vie, est maladroitement dévoilé et mal exploité, avec un final dégoulinant et niais. Dans la construction, un (très) mauvais ersatz de <em>Donnie Darko</em>. A éviter, à moins de n’avoir vraiment rien d’autre à se mettre sous la dent.</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/09/altitude2-e1316001580775.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="375"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.70);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 3/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore11.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre1.png" alt="" /> </span></strong></td>
<td width="75"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] De jolies filles<br />
[+] Une idée de départ intéressante&#8230;<br />
</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] &#8230;mais très mal exploitée<br />
[-] Des situations absurdes<br />
[-] Un dénouement d&#8217;une niaiserie sans pareille<br />
[-] Un héros chiant<br />
</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
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		</item>
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		<title>[Critique] Mother&#8217;s Day</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-mothers-day/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-mothers-day/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 May 2011 13:41:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[La fête des mères est un événement mondial. Normal : il y a des mères sur toute la surface du globe. Mais les manières de faire plaisir à sa môman...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>La fête des mères est un événement mondial. Normal : il y a des mères sur toute la surface du globe. Mais les manières de faire plaisir à sa môman peuvent diverger fortement. Ainsi, si la coutume habituelle veut qu’on lui offre une petite carte, un bouquet de fleurs ou même simplement un gros bisou, certaines mères exigent des cadeaux un peu moins nunuches et, pour ainsi dire, très concrets comme, par exemple, du sang et de l’argent.</strong></span></p>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/05/mothersday-e1305120377789.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 2010<br />
<strong>Pays </strong>: Canada<br />
<strong>Durée </strong>: 1h52</p>
<p><strong>Réalisé par</strong> Darren Lynn Bousman<br />
<strong>Ecrit par</strong> Scott Milam<br />
<strong>Avec </strong>Deborah Ann Woll, Shawn Ashmore, Rebecca De Mornay, Lisa Marcos<br />
<strong> Budget </strong>: environ 11 000 000 $<br />
<strong> Titres </strong> : <em>Mother&#8217;s Day</em> (international)</span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Mais que ne ferait-on pas pour celle qui nous a mis au monde ? Ou qui nous a adopté (oups, pardon, ceci n’est pas un spoil) ? C’est de ce constat psychologique de base que part <em>Mother’s Day</em>, remake d’un film de 1980 – un peu tombé dans l’oubli, il faut bien l’admettre – de Charles Kaufman, à qui l’on doit peut-être la plus belle allitération dans un titre de film (<em>Ferocious Female Freedom Fighters</em>) et qui n’est autre que le frère de l’improbable Lloyd Kaufman, l’homme à la filmographie pléthorique qui a fondé dans les années 70 Troma, cette société de production qui n’a jamais fait que dans la série B, le sang, le vomis et le caca.</p>
<p>Après ces brèves présentations, retournons à nos moutons pour nous concentrer cette fois sur la famille de méchants qui sévit dans <em>Mother’s Day</em>, au désarroi suprême de jeunes gens qui pensaient passer une soirée au poil à boire des bières, jouer au billard et tromper leur conjoint dans les toilettes. En effet, trois truands de frères, s’étant attirés des ennuis, réinvestissent sans prévenir la maison de leur enfance qui, entretemps, a été acquise par d’honnêtes gens. Nos bandits de grand chemin tombent donc nez à nez avec les nouveaux occupants et leurs amis, venus partager une pils et plus si affinités.  L’un des frères est grièvement blessé, le deuxième est un maniaque et le troisième est une brute. On réquisitionne le médecin parmi les gens qui se trouvaient là, pendant que les autres se demandent s’ils doivent rester là sans rien faire ou intervenir. Bref, c’est le bordel.</p>
<p>Heureusement, la mère des trois frères va venir mettre de l’ordre dans tout ça. Sa fille, timide au point de se cacher derrière un rideau de cheveux, l’accompagne. La maman, incarnée brillamment par Rebecca De Mornay, ne veut qu’une chose : qu’on lui rende une enveloppe pleine d’argent qui a été envoyée à cette adresse mais lui était destinée à elle. Et pour obtenir cette enveloppe, tous les moyens sont bons. Tantôt douce et prévenante avec ses victimes comme s’il s’agissait d’invités, tantôt impitoyable et cruelle, Rebecca De Mornay incarne à la perfection une vraie mère, douce et ferme à la fois, mais une mère légèrement psychopathe sur les bords. Un excellent choix du point de vue du casting, donc, mais qui, hélas, n’est guère confirmé par ailleurs.</p>
<p>Pour commencer, la dimension psychologique, freudienne même, qui aurait pu être exploitée ici n’est qu’à peine effleurée, le réalisateur préférant se concentrer sur les dissensions ridicules entre les victimes, qui s’avèrent toutes être des connards, des salopes et des enfoirés. Leur bêtise n’arrange rien et, comme si cela n’avait jamais été fait, on les voit se démener pour s’en sortir en se battant les uns avec les autres plutôt qu’en s’entraidant. Le tout s’avère extrêmement classique du début à la fin. Le seul point intéressant est que les méchants, bien qu’un peu dérangés du ciboulot, paraissent parfois presque plus normaux que leurs victimes, que l’adversité dévoile dans toute leur mesquinerie. Cet aspect est d’ailleurs symptomatique d’une partie de la carrière de Darren Lynn Bousman, qui a réalisé une partie des <em>Saw</em> où, comme chacun sait, on insiste particulièrement sur l’immoralité des victimes de Jigsaw.</p>
<p>Mis à part ça, on marche en terrain balisé. Aucune originalité ne vient égayer un film par ailleurs honnête, alors que le cadre et les personnages offraient de potentiels développements intéressants. Très peu ambitieux, <em>Mother’s Day</em> se contente de remplir son contrat de remake satisfaisant, sans plus. Il semble donc que Bousman, après l’étrange <em>Repo ! The Genetic Opera</em>, soit revenu à du conventionnel, ce qui semblait être la voie qu’il avait empruntée avec <em>Saw</em> II, III et IV. </p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/05/mothersday1-e1305121103756.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="25"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.95);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 5/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore211.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre1.png" alt="" /> </span></strong></td>
<td width="425"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Une Rebecca De Mornay très convaincante en mère poule psychopathe<br />
[+] Un point de vue intéressant et impitoyable sur les victimes<br />
</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] Cruel manque d&#8217;originalité<br />
[-] Ni très drôle, ni très effrayant, ni très malsain<br />
[-] Une histoire qui ne décolle pas<br />
[-] Des situations vues et revues<br />
</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
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		<item>
		<title>[Critique] Bedevilled</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-bedevilled/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-bedevilled/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 14 Apr 2011 15:27:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Diffusé en deuxième place lors de la Nuit du Fantastique du BIFFF, Bedevilled illustre bien l’orientation très asiatique de l’édition 2011 du festival, ainsi qu’une tendance assez nette : la...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Diffusé en deuxième place lors de la Nuit du Fantastique du BIFFF, <em>Bedevilled </em>illustre bien l’orientation très asiatique de l’édition 2011 du festival, ainsi qu’une tendance assez nette : la floraison du cinéma coréen et son succès auprès du public.</strong></span><br />
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/04/bedevilled2.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 2010<br />
<strong>Pays </strong>: Corée du Sud<br />
<strong>Durée </strong>: 1h55<br />
<br/> <strong>Réalisé par</strong> Chul-soo Yang<br />
<strong>Ecrit par</strong> Kwang-young Choi<br />
<strong>Avec </strong>Yeong-hie Seo, Seong-won Ji, Min-ho Hwang<br />
<strong> Budget </strong>: environ 700 000 dollars<br />
<strong> Titres </strong> : <em>Bedevilled </em>(international), <em>Kim Bok-nam salinsageonui jeonmal </em>(original), <em>Blood Island </em>(DVD)<br/> </span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p> <br/>Certains s’en sont réjouis, d’autres ont été quelque peu déçus : le BIFFF 2011 donne une place de choix au cinéma asiatique – c’est le moins qu’on puisse dire. Un 7ème art parfois radicalement différent de celui auquel on est habitué, productions américaines et européennes en tête. Mais quels qu’étaient les a priori des spectateurs du festival, <em>Bedevilled </em>semble avoir fait unanimité ou presque. L’histoire, assez tragique, s’autorise néanmoins une apothéose gorissime et un humour tout coréen qui n’a pas manqué de faire mouche auprès du public.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/04/bedevilled01.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>Ce second degré qui s’invite dans les situations dramatiques semble être une caractéristique du cinéma coréen (d’après notre faible expérience en la matière en tout cas), qui exploite sans hésiter le comique potentiel des scènes les plus graves, là où le cinéma à l’occidentale considère plutôt ces deux visions comme exclusives l’une de l’autre. On adore ou on déteste, mais cela ne laisse pas indifférent. Pour être tragique, l’histoire de <em>Bedevilled </em>l’est sûrement : on suit une jeune femme qui, fatiguée par le stress de Séoul, la capitale, décide de prendre quelques vacances sur l’île où elle a grandi. Elle y retrouvera Kim Bok-nam, son amie d’enfance, qui s’avère être le véritable personnage principal de cette histoire. D’un abord chaleureux et enjoué, Kim Bok-nam souffre en silence. Brimée et exploitée par ses grands-mères, violée par son beau-frère, trompée dans la chambre conjugale par son conjoint qui se rend en plus coupable d’attouchements sur sa fille, elle endure tout en espérant s’évader un jour, avec sa fille, vers Séoul. Jusqu’au jour où, après un terrible événement, tout bascule.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/04/bedevilled02.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>Film très engagé, <em>Bedevilled </em>n’en fait jamais trop et préfère jouer sur les non-dits et les électrochocs visuels, donnant au final une peinture toute en subtilité et atteignant même des sommets dans son dernier tiers avec un déchaînement de violence presque poétique. Visuellement, le film s’autorise quelques originalités, pour ne pas dire quelques excentricités. Cela paraîtra selon les moments et selon le spectateur tantôt un peu naïf, tantôt drôle, tantôt lyrique. Parfois, on se demande si l’effet était bien celui escompté.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/04/bedevilled03.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>Toujours est-il que <em>Bedevilled </em>constitue une expérience intéressante, sans avoir la densité et la clarté d’un chef-d’œuvre. Les dernières minutes du film, par exemple, nous ont semblé être de trop : trop de surenchère, trop d’intentions palpables. Certains critiqueront le côté caricatural des personnages qui entourent l’héroïne, véritables incarnations du Mal au quotidien. Mais si le trait est forcé, c’est parce que le réalisateur l’a voulu. Comment expliquer, sinon l’ambivalence du personnage de Hae-won qui, sans jamais faire directement de mal à personne, laisse, par sa passivité, le mal être fait ?</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/04/bedevilled3.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="25"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.80);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><span style="color: #CCCCCC;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 7/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore211.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre1.png" alt="" /> </span></strong></td>
<td width="425"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="150"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Deux actrices principales excellentes<br />
[+] Une très belle photo<br />
[+] Un film engagé<br />
[+] Un humour second degré très efficace</strong> </td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="150"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] Quelques acteurs pas à la hauteur<br />
[-] Quelques scènes superflues<br />
[-] Des personnages trop méchants pour être vrais<br />
</strong></td>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>[Critique] Machete</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-machete/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-machete/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 06 Mar 2011 23:29:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Séries B]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Danny Trejo]]></category>
		<category><![CDATA[Jessica Alba]]></category>
		<category><![CDATA[Lindsay Lohan]]></category>
		<category><![CDATA[Machete]]></category>
		<category><![CDATA[Michelle Rodriguez]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Rodriguez]]></category>
		<category><![CDATA[Steven Seagal]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;They just fucked with the wrong mexican !&#160;&#187; Année de production : 2010 Pays : Etats-Unis Durée : 1h45 Réalisé par Robert Rodriguez Ecrit par Robert et Alvaro Rodriguez Avec...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>&laquo;&nbsp;They just fucked with the wrong mexican !&nbsp;&raquo;</strong></span><br />
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/03/machete.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 2010<br />
<strong>Pays </strong>: Etats-Unis<br />
<strong>Durée </strong>: 1h45<br />
<br/> <strong>Réalisé par</strong> Robert Rodriguez<br />
<strong>Ecrit par</strong> Robert et Alvaro Rodriguez<br />
<strong>Avec </strong>Danny Trejo, Michelle Rodriguez, Jessica Alba,&#8230;<br />
<strong> Budget </strong>: environ 10 millions de dollars<br/> </span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p> <br/>Machete, l’homme à la machette aussi aiguisée que la moustache, est incarné par le légendaire Danny Trejo, vieux loup de mer au visage buriné qui a enchaîné les seconds rôles avec une régularité record depuis les années 90, figurant d’ailleurs ainsi au palmarès des acteurs les plus prolifiques de l’histoire. Or c’est à un cousin éloigné, Robert Rodriguez, réalisateur de son état, que Trejo dut en 2010 son premier premier rôle au cinéma. Cette collaboration entre les deux hommes n’en était pas à son coup d’essai, mais jusqu’alors, Rodriguez ne lui avait offert que des seconds rôles… notamment celui de Machete.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/03/machete4.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>Car le personnage de Machete n’en est pas à sa première apparition au cinéma, mais bien à sa cinquième. Voilà un fait qui pourra surprendre ceux (dont nous faisons partie) qui n’ont vu aucun des trois épisodes de <em>Spy Kids</em>. Dans cette série de films réalisés justement par Robert Rodriguez, Machete était un gentil. La moralité du personnage fut nuancée avec sa quatrième apparition dans une fausse bande-annonce (qui deviendrait rétrospectivement une vraie !) diffusée juste avant le film <em>Planet Terror</em> (2007), de Rodriguez (encore lui), film au style rétro qui devait initialement être diffusé en diptyque aux côtés de <em>Death Proof</em>, de Quentin Tarantino. Cette bande-annonce, qui nous présentait un Mexicain chevelu expert en maniement de machette et chevauchant une moto avec une énorme mitrailleuse sur le guidon avait réveillé l’instinct animal de toute une frange de la population masculine qui, presque aussitôt, avait sommé Rodriguez d’en faire un long-métrage. Ce dernier ne se fit pas (trop) prier.</p>
<p>Résultat : en 2010 sortait un spin-off sacrément burné narrant les aventures et prouesses (notamment sexuelles) de Machete, un Mexicain armé jusqu’aux dents et prêt à prendre sa revanche après avoir été lâchement trahi. On s’arrêtera là pour le scénario, qui ne nécessite pas de grandes digressions et est avant tout un prétexte à des scènes toutes plus rock’n’roll les unes que les autres. </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/03/machete6.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>Notez que ce qui n’est après tout qu’un énorme délire se paye le luxe d’un casting de haute volée. Côté féminin, on retrouve ainsi Jessica Alba, Michelle Rodriguez (qui, elle, n’a rien à voir avec Robert) ou encore Lindsay Lohan. Un plaisir pour les yeux de la gente masculine, à qui le film est clairement dédié. Côté masculin, ce sont encore les garçons qui seront heureux comme des gamins de retrouver les héros de leur enfance, Robert de Niro et Steven Seagal en tête. Bref, <em>Machete </em>a été clairement conçu pour une bande d’ados attardés. Et c’est pour ça qu’il est si bon.</p>
<p>On retrouve en effet tout le nécessaire pour que le mâle qui n’en peut plus des comédies romantiques (pour faire plaisir à sa copine), des reconstitutions historiques (pour faire plaisir à ses grands-parents) et des dessins animés nunuches (pour faire plaisir à sa petite sœur) nage en plein bonheur : grosses cylindrées, armes blanches, armes à feu, explosions, bagnoles, répliques assassines et, bien sûr, gonzesses à poil. Sur ce dernier point, il faut dire qu’on est servi. Rien que dans la scène d’introduction (au grain rétro particulièrement efficace), une superbe nymphe se trimballe en tenue d’Eve devant les yeux ébahis de Machete (si tant est qu’il puisse ressentir des sentiments) et du spectateur.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/03/machete7.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>Ne vous attendez donc pas à de la grande finesse cinématographique. Machete trempe sa plume (comprenez son membre) dans le plumard, écrit sa prose dans le bide de ses ennemis et signe avec leur sang. Le film recèle en effet quelques moments gores, dont la fameuse scène où Machete se sert de l’intestin du mec qu’il vient d’éventrer comme d’une corde pour s’évader. Pure genious. On rigole bien, c’est sûr, y compris quand Machete se tape une mère et sa fille en même temps pour ridiculiser le père de la première et mari de la seconde. C’est d’autant plus drôle quand on connaît la dégaine de Trejo, qui n’est certes pas meilleur que d’habitude (on ne peut pas dire que le bougre mérite un oscar) mais assume parfaitement son rôle de personnage mono-expressif qui n’a jamais vraiment l’air de sortir de ses gonds même lorsqu’il est censé bouillir de colère.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/03/machete8.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>Outre toutes ces qualités, <em>Machete </em>est bourré de seconds rôles tout simplement délicieux, comme ce sympathique prêtre qui a troqué sa Bible et son crucifix contre deux shotguns (un dans chaque main). Cependant, on mettra un ou deux bémols à cette indéniable réussite. D’abord, une certaine inégalité de rythme en fonction du déroulement de l’histoire, arythmie qui aurait pu être évitée dans la mesure où, on l’a dit, le scénario n’est jamais qu’un prétexte à un défoulement immature et testostéroné. Ensuite – et il s’agit ici d’un détail, mais d’un détail qui a son importance -, la fameuse scène où Machete enfourche une moto armée d’une gatling, attendue pendant tout le film puisqu’il s’agit de l’image de la bande-annonce qui avait particulièrement marqué les esprits, cette scène ne dure en fait que quelques secondes. Grosse déception personnelle, je l’avoue.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/03/machete9.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>Vous l’aurez compris : <em>Machete </em>est un film à voir, en particulier si vous avez une âme de gosse tapageur et un peu pervers. Ses quelques faiblesses sont vites effacées par un casting de rêve, des idées marrantes et des scènes d’action qui sentent la poudre et l’hémoglobine. Machete se permet même de critiquer avec une bonne dose d’humour la politique d’immigration américaine. Lâchez-vous donc et n’hésitez pas à aller dans le cliché sexiste : sortez la bière, la pizza et vos potes geeks. C’est l’occasion ou jamais.<br />
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/03/machete2.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="400"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.95);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><span style="color: #CCCCCC;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 8/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore211.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre11.png" alt="" /> </span></strong></td>
<td width="50"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="150"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Un casting au top<br />
[+] Une moustache d&#8217;enfer<br />
[+] Des motos customisées<br />
[+] Des jolies filles<br />
[+] Des scènes d&#8217;action poilues </strong> </td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="150"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] Quelques longueurs (mais rien de grave)<br />
[-] La scène de la moto ne dure que quelques secondes !<br />
</strong></td>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>[Critique] Buried</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-buried/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-buried/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 20 Feb 2011 17:32:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Survival]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[La taphophobie (la peur d’être enterré vivant, pour les ignares) doit compter parmi les phobies les plus répandues dans la population, avec la peur des clowns et celle des milk-shakes...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>La taphophobie (la peur d’être enterré vivant, pour les ignares) doit compter parmi les phobies les plus répandues dans la population, avec la peur des clowns et celle des milk-shakes au kiwi (d’après notre sondage réalisé auprès de 3 répondants). Et de fait, à moins d’être Uma Thurman dans Kill Bill, il est à peu près impossible de se sortir de pareille situation. Quoique…</strong></span><br />
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/buried.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 2007<br />
<strong>Pays </strong>: États-Unis, France, Espagne<br />
<strong>Durée </strong>: 1h35<br/><br />
<strong>Réalisé par</strong> Rodrigo Cortés<br />
<strong>Ecrit par</strong> Chris Sparling<br />
<strong>Avec </strong>Ryan Reynolds, José Luis García Pérez, Robert Paterson<br />
<strong> Budget: </strong>$3,000,000<br/><br />
</span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/>Paul Conroy est un américain lambda ou presque. Sa particularité est qu’il travaille en Irak. Mais ce n’est ni un militaire, ni un diplomate, ni un garde-du-corps de diplomate. Paul est conducteur de camion. Son convoi est violemment arrêté par des « terroristes », après quoi il se réveille dans une boîte. Entre les deux, le trou noir. Paul se rend compte assez vite qu’il se trouve à quelques pieds sous terre et que son seul espoir de survie réside dans un téléphone portable (pas le sien) qui se trouvait justement dans la même boîte que lui. Dès lors, l’entièreté du film consistera en des appels désespérés de Paul pleins de pétages de plombs et d’incertitudes insupportables.</p>
<p>Sans vouloir jouer les cœurs de pierre, il faut dire que Paul est du genre agaçant. D’abord à cause de cette manie qu’il a de jouer les Caliméro alors qu’il est venu dans un des pays les plus dangereux du monde de son plein gré. On nous rétorquera que c’était pour nourrir sa famille, mais c’est tout de même un peu couillon ; il y a plein d’autres manières de gagner de l’argent. Écrire un best-seller par exemple. Mais je m’égare. Secundo, Paul a tendance à hausser un petit peu le ton dès qu’on essaye de l’aider, ce qui n’est pas très productif.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/buried2.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>Plus sérieusement, ce qui nous a (un peu) tapé sur les nerfs, c’est ce parti pris de faire un film « concept » avec à peu près rien, puisque tout se déroule dans le cercueil de Paul, de la première à la dernière seconde. Pourquoi pas, a priori. Sauf qu’après quelques premières minutes de vrai stress pour le spectateur qui est, comme Paul, pendu à la voix qu’émet le téléphone, si proche et si lointaine à la fois, cela devient assez ennuyeux. Car passée cette entrée en matière efficace, on s’attend à une intrigue, des révélations, des rebondissements. Eh bien pas du tout. Paul est simplement balloté entre un officier qui lui promet qu’on le retrouvera et son ravisseur qui le prie de bien vouloir se couper le doigt, filmer le tout et l’uploader sur <strong>YouTube</strong> pour montrer que ce n’est pas de la rigolade. Tout cela ne valait certainement pas un long-métrage.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/buried3.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>Quant à l’argument selon lequel il s’agirait d’un film génial parce « <strong>claustrophobique</strong> », vous pouvez l’oublier. Tout le monde est au moins un peu claustrophobe ; c’est dans la nature humaine. Le fait que <em>Buried</em> joue sur ce sentiment n’en fait pas, en soi, un bon film. L’élément réellement interpelant est plutôt la détresse de Paul, même si cette « empathie » a de quoi rendre le spectateur un peu mal à l’aise. C’est un peu comme quand on vous montre des images de bébés phoques en train de se faire dépecer vivant, pour faire un parallèle douteux : vous ne pouvez pas être indifférent. Le film ne s’appuie donc pas sur une quelconque virtuosité, mais sur un décor unique de cercueil (le côté conceptuel) et surtout sur un héros qui est un pauvre « sukkeleir<strong>*</strong> » (expression bruxelloise particulièrement appropriée) et pour lequel on ne peut qu’avoir de l’empathie. Un peu « facile. »</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-3775" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/buried4.jpg" alt="" width="" height="" /></p>
<p>Le tout est accompagné de réflexions plus ou moins ronflantes sur l’indifférence, la manipulation et le désespoir de certaines personnes qui ont tout perdu. Seul le « twist » final, qui n’est compréhensible que si on a bien tout suivi (ce qui n’est pas gagné d’avance) nous a réellement interpelés. Bref, Buried partait, comme c’est souvent le cas, d’une bonne idée, mais s’avère au final plutôt ennuyeux et même un peu prétentieux.</p>
<p><strong>*</strong> : en gros, un pauvre bougre qui sue sang et eau pour un résultat minime, qu’on ne peut que plaindre. </p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/buried1.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="50"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.5);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><span style="color: #CCCCCC;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 3/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore211.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre11.png" alt="" /><br />
</span></strong></td>
<td width="300"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="150"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Une bonne idée de départ (pour un film, s&#8217;entend)<br />
[+] Un effet &laquo;&nbsp;claustrophobique&nbsp;&raquo; garanti<br />
[+] Une critique efficace de l&#8217;inertie et de l&#8217;indifférence<br />
</strong>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="150"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] Un Paul Conroy à baffer<br />
[-] Un scénario prétexte<br />
[-] Pas captivant du tout passées les premières minutes </strong></td>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>[Critique] I Spit on Your Grave</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-i-spit-on-your-grave/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-i-spit-on-your-grave/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 07 Feb 2011 12:20:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Rape and Revenge]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Après Last House on the Left, c’est au tour d’un autre film culte des années 70 appartenant au sous-genre controversé du « Rape and Revenge » de se voir offrir...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Après <em>Last House on the Left</em>, c’est au tour d’un autre film culte des années 70 appartenant au sous-genre controversé du « Rape and Revenge » de se voir offrir un remake : <em>I Spit On Your Grave</em> (Œil pour œil), de 1978. Choquant mais terriblement efficace.</strong></span><br />
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/ispitonyourgrave.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 2010<br />
<strong>Pays </strong>: Etats-Unis<br />
<strong>Durée </strong>: 1h31<br/><br />
<strong>Réalisé par</strong> Steven R. Monroe<br />
<strong>Ecrit par</strong> Meir Zarchi (1978 screenplays), Stuart Morse<br />
<strong>Avec </strong>Sarah Butler, Jeff Branson and Andrew Howard<br/><br />
</span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/><em>I Spit On Your Grave </em>cru 2010 répond on ne peut mieux à l’énoncé du genre cinématographique auquel il appartient, puisqu’il s’agit en substance d’un viol (collectif) suivi de la vengeance sanglante de la victime. Jennifer, jeune et jolie auteure, s’isole dans un chalet pour y écrire son nouveau roman. Elle qui s’attendait à une retraite pépère se retrouvera violée (dans tous les sens du terme) par un groupe de locaux complètement tordus qui puent la cruauté et la perversité. Abusée par chacun d’entre eux, laissée pour morte, elle se livrera à une vengeance sans pitié…</p>
<p>Rarement il nous a été donné d’être les spectateurs de scènes aussi difficilement soutenables. Nous qui sommes habitués à commenter jusqu’aux passages les plus trash étions parfaitement muets durant toute la (longue) scène de viol de Jennifer qui, faut-il le préciser, n’avait rien demandé à personne et était seulement coupable d’avoir impressionné un type de la station-service. La cruauté et la violence montrées à l’écran dépassent de loin tout ce que vous avez déjà pu voir. Avis, donc, aux âmes sensibles et même aux âmes non endurcies. </p>
<p>La vengeance de Jennifer s’avère donc particulièrement jouissive pour le spectateur. Une véritable catharsis. Cependant, la violence des tortures que Jennifer inflige à ses bourreaux pourra mettre certains (dont je fais partie) mal à l’aise. Où est la justice* ? Ce sont des ordures, mais ont-elles vraiment mérité ça ? Même si le film ne pose pas explicitement la question, il la contient en puissance. En outre, doit-on se sentir coupable d’apprécier cette vengeance gore à souhait ? Certains pourraient voir dans le film une tentative de justifier les représailles les plus atroces. Ce n’est pas le cas.<em> I Spit On Your Grave</em> est cathartique et ne porte pas un message ; ce n’est pas la réalité, mais une œuvre cinématographique, en vertu de quoi elle peut se permettre ce déchaînement de cruauté et de brutalité. Libre à nous, ensuite, de discuter de questions morales.</p>
<p>Abstraction faite de toutes ces (nécessaires) considérations, il faut bien admettre que la vengeance de Jennifer est grisante, quoiqu’éminemment dégueulasse, avec des tortures particulièrement inventives qui feraient passer <em>Saw</em> pour un conte pour enfants. Aucun suspense ici : on sait ce qu’il va se passer (même si on n’en connait pas forcément les modalités) et comment cela va se terminer. Le film a donc d’autant plus de mérite de parvenir à nous captiver jusqu’au bout. Il faut dire que <strong>Monroe</strong> n’a pas lésiné sur l’aspect <strong>gore</strong>, et les amateurs de sensations fortes seront ravis. Mais si <em>I Spit On Your Grave</em> nous a tant convaincu, c’est surtout grâce à une mise en scène efficace, où le regard du spectateur est d’ailleurs mis en question par la caméra d’un des violeurs, qui ne peut s’empêcher de tout filmer. Mention aussi aux acteurs, tous excellents, en particulier <strong>Andrew Howard</strong> dans le rôle du shérif au double visage, aussi pervers que père de famille.</p>
<p>* : La réponse est en fait donnée dans le film : puisque même le shérif est un enfoiré, il n’y a plus d’autre solution que de se faire justice soi-même. La violence de Jennifer est d’autant plus légitimée.</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/ispitarticle.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="50"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.6);" width="150" align="center" bgcolor="#222222"><strong><span style="color: #CCCCCC;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 8/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore311.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre21.png" alt="" /><br />
</span></strong></td>
<td width="300"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="150"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top">[+] Cathartique<br />
[+] Très bons acteurs<br />
[+] Excellente réalisation
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="150"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top">[-] Un genre contestable</td>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>[Critique] And Soon the Darkness</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-and-soon-the-darkness/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-and-soon-the-darkness/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 06 Feb 2011 22:26:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Survival]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Et bientôt vous dormirez profondément.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Remake du film du même nom de 1970, <em>And Soon the Darkness</em> reprend globalement le même scénario que l’original sauf qu’ici, l’action (bien que le mot soit mal choisi)  ne se déroule pas en France, mais en Argentine, présentée sous un angle peu flatteur : celui de ses violeurs, trafiquants et autres flics corrompus.</strong></span><br />
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/andsoonthedarkness_affiche.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 2010<br />
<strong>Pays </strong>: Etats-Unis, France, Argentine<br />
<strong>Durée </strong>: 1h31<br/><br />
<strong>Réalisé par</strong> Marcos Efron<br />
<strong>Ecrit par</strong> Jennifer Derwingson, Marcos Efron<br />
<strong>Avec </strong>Amber Heard, Karl Urban, Odette Yustman<br/><br />
Studio Canal<br />
</span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/>Stéphanie et Elie, deux filles très désirables, passent leurs vacances dans la cambrousse argentine <strong>(1ère erreur)</strong>, et décident de quitter le groupe touristique auquel elles étaient liées pour s&#8217;offrir une petite virée hors des sentiers battus  <strong>(2ème erreur)</strong>, sans doute par manque de sensations fortes ou par quête d‘évasion. En effet, l’une d’elle se languit de son amoureux infidèle et l’autre aguiche tous les gringos de la région avec quelques accoutrements outrageusement sexy <strong>(3ème et fatale erreur)</strong>. Grand mal lui en prend, car avec son petit corps de rêve, elle a éveillé la passion d’un jeune gars de la région qui, en plus d’avoir jeté son dévolu sur elle, lui  réserve un petit kidnapping en bonne et due forme. S’ensuit une lente, très lente “enquête” d’un trio de personnages chiants comme la mort.</p>
<p>Scénario ultra vu et revu donc pour ce remake qui passera sans doute inaperçu dans le monde des films d’horreur. C’est principalement la faute à des situations incohérentes, des réactions improbables et un manque de jugeote évident et énervant des deux minettes. D’ailleurs, venons-en directement au seul point positif du film qu’a relevé l’équipe d’<strong>Empty Orbit</strong>, au risque de passer définitivement pour des obsédés : les deux actrices principales, malgré des talents de comédienne difficilement discernables, sont vraiment des canons de beauté et n’importe quel mâle doté d’un minimum d&#8217;acuité visuelle pourra se rincer l&#8217;oeil. Mais ne quittez pas la page mesdemoiselles, car vous êtes aussi gâtées avec le charmant <strong>Karl Urban</strong> (Eomer dans le <em>Seigneur des Anneaux</em>), qui pour le coup, donne vraiment l’impression de se demander ce qu’il fout dans ce merdier, campant assez maladroitement un vacancier à la recherche de sa petite amie perdue dans la région. </p>
<p>Une belle brochette d’acteurs est donc au menu d’<em>And Soon the Darkness</em>, ainsi qu’une intrigue très prévisible, sans suspense ni rebondissements. En outre fleurissent des clichés gros comme des départements comme par exemple ce flic argentin qui pue la malhonnêteté à plein nez (tous pourris !). Si vous cherchez un film d’horreur touristique avec un décor latino-américain, attardez-vous plutôt sur le bon<em> Turistas</em> ou dans un registre plus fantastique, <em><a href="http://www.emptyorbit.net/critique-the-ruins/">The Ruins</a></em>, qui vous raviront davantage que ce remake sans grand intérêt.</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/andsoonarticle.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="50"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.8);" width="150" align="center" bgcolor="#222222"><strong><span style="color: #CCCCCC;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 3/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore111.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre11.png" alt="" /><br />
</span></strong></td>
<td width="300"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top">[+] De très beaux maillots de bain<br />
[+] Des robes sexy<br />
[+] Bonne photo<br />
[+] De beaux paysages argentins</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top">[-] Un scénario prévisible<br />
[-] Aucun suspense, aucune tension palpable<br />
[-] Des situations et réactions incohérentes et stupides<br />
[-] De mauvaises (bien que bonnes) actrices et un Karl Urban qui ne sait même pas dans quel film il joue<br />
[-] Des gros clichés bien lourds</td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		<title>[Critique] The Reaping</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-the-reaping/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-the-reaping/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 28 Jan 2011 14:23:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[malédictions]]></category>

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		<description><![CDATA[Les dix plaies d’Egypte sont de retour… dans le Bayou. Katherine, ex-missionnaire et chasseuse de miracles, se rend sur place pour démontrer qu’il n’y a rien de biblique derrière cette suite de phénomènes inexpliqués. A moins que…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Les dix plaies d’Egypte sont de retour… dans le Bayou. Katherine, ex-missionnaire et chasseuse de miracles, se rend sur place pour démontrer qu’il n’y a rien de biblique derrière cette suite de phénomènes inexpliqués. A moins que…</strong></span></p>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/01/reaping.jpg" width="150" height="225" class="alignleft" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 2007<br />
<strong>Pays </strong>: Etats-Unis<br />
<strong>Durée </strong>: 1h38<br/><br />
<strong>Réalisé par</strong> Stephen Hopkins<br />
<strong>Ecrit par</strong> Carey Hayes et Chad Hayes<br />
<strong>Avec </strong>Hilary Swank, Annasophia Robb, David Morrissey<br/><br />
Warner Bros<br />
</span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/>Les premières minutes du film nous ont fait penser – à tord – qu’on aurait droit à une ambiance entre <em>Indiana Jones</em> et <em>L’exorciste</em>, avec des expéditions dans des monastères aux vapeurs toxiques et des signes occultes à déchiffrer, Hilary Swank apparaissant comme une sorte de Lara Croft, en moins expéditive. Las ! La nouvelle enquête de Katherine* la mènera dans les marécages de Louisiane et nous embourbera dans une suite d’événements plutôt décousus et pas franchement passionnants. Dans la petite ville de Haven, Loren (AnnaSophia Rob), 12 ans, est l’objet de toutes les regards et de toutes les haines. On la suspecte en effet d’être à l’origine des maux qui frappent la région.</p>
<p>Au programme : eau changée en sang, mouches, pluies de batraciens, &#8230; Bref, les dix plaies d’Egypte telles que décrites dans l’Ancien Testament. Sauf que ces fameuses plaies ne sont guère impressionnantes. Le bétail mourant se limite à une seule ferme et les mouches (croyez-le ou non) à un petit barbecue ! Quant aux sauterelles, elles font une apparition éclair de quelques minutes et se chargent juste d’ôter la vie à un ou deux types (même pas gore, d’ailleurs), avant de se tailler. On a déjà vu pire, comme fléau ! Ces maux aux conséquences ridicules se succèdent en outre sans aucun crescendo dramatique, et les paupières du spectateur se font lourdes, lourdes…</p>
<p>Malgré les charmes d’Hilary Swank, on comprend vers la moitié du film que c’est peine perdue. Malgré les efforts des acteurs, tous plutôt bons, on a l’impression qu’ils se débattent dans un scénario confus et sans grande consistance, tandis que le réalisateur est trop occupé à dérouler une histoire inégale pour donner du relief et de la densité à sa peinture. La personnalité contrariée de Katherine aurait gagné à être développée, mais elle n’est que trop timidement esquissée. Reste le « twist » de fin, surprenant mais penchant dangereusement vers le ridicule dans une scène finale pseudo-apocalyptique à faire sourire.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré un postulat de départ plutôt intéressant, The Reaping n’a pas réussi à conserver notre attention. Avec son scénario bancal et ses effets spéciaux parfois à la limite du supportable, il est à réserver aux durs à cuire.</p>
<p>* : prénom tristement ironique lorsqu’on sait que le tournage en Louisiane fut interrompu par l’ouragan <em>Katrina</em>.</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/reaping4.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="50"></td>
<td style="background: rgba(192, 192, 192, 0.8);" width="150" align="center" bgcolor="#333333"><strong>NOTE<br />
<span style="color: black;"><span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 4/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/baremedugore1.png"  /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/trouillomètre1.png" " /><br />
</span></strong></td>
<td width="300"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top" width="450">[+] Hilary Swank<br />
[+] Hilary Swank ?<br />
[+] Hilary Swank !<br />
[+] Assez marrant au deuxième degré
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top" width="450">[-] Effets plus spécieux que spéciaux<br />
[-] Histoire à dormir debout<br />
[-] Dangereusement soporifique
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		<title>[Critique] Carrie</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/carrie-critique/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/carrie-critique/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 15 Nov 2010 16:54:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Carrie devrait être en pleine fleur de l’âge, une jeune femme en devenir, le sein fier et les cheveux flottant au nez des garçons qui se découvrent du poil au menton en même temps qu’un intérêt pour les filles.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;"><img class="alignleft size-full wp-image-6172" style="border: 1px solid grey;" title="carrie" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/11/carrie.jpg" alt="" width="150" height="225" /></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">1976, réalisé par Brian De Palma</span><br />
<strong><span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Note : </span></strong><strong><span style="font-family: Century Gothic; color: #ffffff; font-size: 12pt;">8 / 10</span></strong><br />
<strong><span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Barème du gore </span></strong><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore111.png" alt="" width="48" height="17" /><br />
<strong><span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Trouillomètre </span></strong><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre11.png" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Carrie devrait être en pleine fleur de l’âge, une jeune femme en devenir, le sein fier et les cheveux flottant au nez des garçons qui se découvrent du poil au menton en même temps qu’un intérêt pour les filles. Mais elle en est loin : éteinte par les prêches violents d’une mère fanatique et les moqueries cruelles de ses camarades de classe, elle rase les murs, la raie au milieu et les vêtements trop amples.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On ne pouvait pas faire climat moins épanouissant. L’arrivée de ses premières règles dans les douches communes fut donc logiquement un épisode traumatisant, d’autant que ses « camarades » ne se sont pas privées pour se moquer d’elle et en faire leur tête de turc(que) numéro 1. A la maison, où elle aurait du trouver du réconfort, sa mère l’accuse d’avoir gravement péché, associant le sang de la puberté au Mal absolu, celui du péché originel.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/11/carrie03.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Carrie est, en quelque sorte, la cristallisation du mal-être de tout adolescent, l’incarnation du dégoût de soi qui arrive avec le premier poil pubien (ou presque). Sa mère, qui représente quant à elle l’archaïsme religieux dans toute son aveugle splendeur,  étant la cause de toutes les perturbations, de tous les maux de Carrie. Cette analyse schématique du film comme un tableau symboliste n’est pas nouvelle ; elle gagnerait à être approfondie, sans doute.</p>
<p style="text-align: justify;">On remarquera que la critique virulente de Brian de Palma à l’égard de l’obscurantisme religieux, très osée (et très à la mode) à l’époque, n’est plus aujourd’hui d’une subversion renversante. Une analyse (trop) rapide ferait d’ailleurs penser que Carrie témoigne d’une époque de foi inébranlable dans le progrès et l’athéisme. Cependant, si l’attaque contre l’extrémisme religieux est indéniable, Carrie est loin d’être l’apologie du rationalisme. Pour s’en convaincre, il suffit de se rappeler que l’auteur de l’oeuvre originale n’est autre que Stephen King.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/11/carrie04.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Et pour qui a ne fut-ce que feuilleté du Stephen King, il est clair que l’étrange et le surnaturel font partie de son univers, mais aussi que jamais les éléments fantastiques ne sont renvoyés dans le domaine de l’hallucination ou du coup monté ; ils sont bien réels. D’autant plus réels, d’ailleurs, que les personnages sont souvent envahis par le doute et n’admettent la vérité que bien plus tard. Tout cela pour dire que King ne plaisante pas avec l’occultisme&#8230; pas plus qu’avec la télékinésie. Or Carrie possède ce pouvoir. Bref, avec Carrie, l’occasion était trop belle pour dégommer du fanatique tout en affirmant haut et fort que le fantastique, c’est cool.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/11/carrie01.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Mais ce qui nous a semblé vraiment intéressant, nous jeunes « adulescents » du 21e siècle, c’est le rôle joué dans l’histoire par Tommy Ross, un beau gosse de l’école qui emmène Carrie au bal. Quel étrange personnage ! Pendant tout le film, on se demande si ses intentions sont vraiment nobles ou s’il est de mèche avec les fomenteurs de l’ignoble piège qui pend au-dessus de la tête de Carrie comme l’épée de Damoclès&#8230; ou plutôt, en l’occurrence, comme un seau de sang de porc. Car non, Carrie ne pourra pas si facilement tirer un trait sur toutes ces années de persécutions. Malgré l’aide de Tommy, malgré qu’elle soit désormais bien habillée, malgré tout, elle n’échappera pas à son horrible destin, celui de tout envoyer au diable en déchaînant ses pouvoirs télékinétiques.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/11/carrie02.jpg" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Si Carrie est un grand film, c’est aussi, bien sûr, grâce à Brian De Palma. Combien d’excellents livres de Stephen King ont d’ailleurs connu la disgrâce cinématographique ? De Palma expose ici tout son talent, en particulier avec un travelling d’introduction dans les douches à la fois dérangeant (par son côté voyeuriste) et superbe. Soulignons au passage l’excellent casting : la sibylline Sissy Spacek, dont peu se rappellent aujourd’hui alors qu’elle a tout de même eu une carrière oscarisée, était l’actrice idéale, parfaite même, pour Carrie. Piper Laurie signe quant à elle une excellente performance dans le rôle de sa mère terrifiante, bien que faible.</p>
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		<title>[Critique] Frozen</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-frozen/</link>
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		<pubDate>Sun, 24 Oct 2010 21:52:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Survival]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Les premiers frimas ayant un peu d’avance cette année, c’est dans un contexte plutôt favorable que nous avons visionné Frozen, d’Adam Green, le mec qui a réalisé Hatchet et Hatchet II. Mais malgré un pitch à glacer le sang, son dernier film ne nous a guère échauffés.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;"><img class="alignleft size-full wp-image-6306" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/10/frozen.jpg" alt="" width="150" height="225" />2010, réalisé par Adam Green</span><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Note : 3 / 10</span><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Barème du gore </span><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore21.png" alt="" width="48" height="17" /><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Trouillomètre </span><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre11.png" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les premiers frimas ayant un peu d’avance cette année, c’est dans un contexte plutôt favorable que nous avons visionné Frozen, d’Adam Green, le mec qui a réalisé Hatchet et Hatchet II. Mais malgré un pitch à glacer le sang, son dernier film ne nous a guère échauffés.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cela saute aux yeux dès les premières minutes : Frozen est réalisé comme un film de slasher dans la plus pure tradition du genre. Sauf que slasher il n’y a point. Aucun méchant pervers à l’enfance difficile et équipé d’armes blanches rouillées ne sera de la partie. Pourtant, on pouvait s’y attendre, dès lors qu’il s’agit de l’histoire de trois jeunes coincés sur un télésiège. En l’occurrence, c’est juste la faute à pas de chance, comme on dit. L’ennemi mortel de Parker, Joe et Dan sera donc le froid. Et leur propre connerie, serait-on tenté d’ajouter.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut dire qu’ils l’ont bien cherché : au lieu de payer leur remontée comme tout le monde, ils soudoient le pauvre type qui surveille les télésièges pour skier moins cher et le supplient pour faire une dernière descente avant la fermeture de la station (nous sommes dimanche soir), qui ne rouvrira que le vendredi. Avouez que c’est déjà mal barré. Evidemment, le mec corrompu avait une furieuse envie de pisser et son remplaçant, pressé de rentrer chez lui avant le début du téléfilm du dimanche soir, arrête les machines, pointe à la sortie et, comme il est le dernier, éteint les lumières en partant. Nos trois amis se retrouvent donc bloqués sur leur télésiège, seuls. Et, bien sûr, aucun des trois n’avait emporté son portable. Crédibilité : -1.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-6307" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/10/frozen2.jpg" alt="" width="500" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ce genre de mésaventure passait bien dans Les bronzés font du ski, mais pas 30 ans plus tard. Jean-Claude Dusse pouvait se permettre de ne pas avoir de portable : il n’avait pas encore été inventé. Mais la probabilité pour qu’en 2010, sur trois personnes (jeunes, qui plus est), aucune n’ai le bon sens d’emporter le sien ? Nulle. La suite n’est pas beaucoup plus convaincante (désolé pour le spoil) : une dameuse s’arrête en-dessous des trois (anti-)héros sans que son conducteur, visiblement moins dégourdi qu’une taupe sous sédatifs, ne s’aperçoive qu’on lui crie à l’aide à s’en arracher les cordes vocales et qu’on lui lance des bâtons de ski et des planches de surf pour attirer son attention. Puis l’un des trois se décide à sauter (sur la neige fraîchement damée, faut-il le préciser), se brisant les deux jambes. Gore. Comble de l’horreur, le pauvre bougre qui, bien qu’un peu con, avait bien du courage, se fait bouffer vivant par une meute de loups. Le tout sous les yeux horrifiés de ses camarades…</p>
<p style="text-align: justify;">Et sous les yeux incrédules du spectateur, qui commence à trouver que, décidément, cela fait beaucoup de malchance en une soirée. Mille fois, on se prend à penser qu’on aurait agi plus intelligemment. Ce qui, certes, n’aurait pas été difficile, vu comment notre trio s’y prend. Qui plus est, les loups sont plus carnassiers que le requin des Dents de la mer, ce qui a de quoi étonner tant on nous répète que les loups n’attaquent jamais les humains, ne sachant que trop le danger qu’ils courent. Mais rassurez-vous : nous n’allons pas décrire en détail toutes les invraisemblances du film, qui eut pu être drôle s’il les avait assumées.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n’y a pas que le déroulement de l’action qui ne soit pas convaincant : le jeu des acteurs l’est presque encore moins. Heureusement, le plus mauvais meurt en premier – courageusement, d’ailleurs, mais d’une manière tellement ridicule que c’en est drôle. Les dialogues sont d’une banalité peu commune et bien qu’on devine qu’ils sont là pour « nous identifier aux personnages », ils n’ont que pour effet de dissiper l’attention du spectateur. Nous en avons d’ailleurs profité, mon compère et moi, pour entamer une discussion plus philosophique (hem, hem) et, en tout cas, bien plus intéressante que celle des protagonistes.</p>
<p style="text-align: justify;">Frozen est un film qui se donne des allures de slasher et se voit, du coup, confronté à l’absence de « méchant », d’ennemi, même personnalisé. Peut-être une autre formule aurait-elle été plus efficace pour décrire la détresse des survivants. Ici, on ne peut que constater le manque de suspense (même si la mise en scène fait tout pour nous croire le contraire), sinon de savoir s’ils vont y rester ou non, ce qui, au fond, ne nous intéresse guère, vu le peu d’empathie que suscitent les personnages. Un film peu intéressant, pour ne pas dire ennuyeux, même pris au second degré (et on a essayé !).</p>
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