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	<title>Empty Orbit &#187; Zombies</title>
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		<title>[Critique] Stake Land</title>
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		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-stake-land/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 08 Jan 2012 23:10:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Vampires]]></category>
		<category><![CDATA[Zombies]]></category>
		<category><![CDATA[Connor Paolo]]></category>
		<category><![CDATA[Danielle Harris]]></category>
		<category><![CDATA[Jim Mickle]]></category>
		<category><![CDATA[Nick Damici]]></category>
		<category><![CDATA[Stake Land]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans un univers post-apocalyptique, un adolescent orphelin et un mystérieux chasseur de primes s’efforcent de rester en vie. Un objectif plutôt ambitieux lorsqu’on sait qu’en dehors de quelques villes fortifiées,...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Dans un univers post-apocalyptique, un adolescent orphelin et un mystérieux chasseur de primes s’efforcent de rester en vie. Un objectif plutôt ambitieux lorsqu’on sait qu’en dehors de quelques villes fortifiées, la campagne grouille de vampires morts-vivants extrêmement coriaces à la dentition mortelle.</strong></span></p>
<table width="600" border="1" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2012/01/stakeland.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 2010<br />
<strong>Pays </strong>: Etats-Unis<br />
<strong>Durée </strong>: 1h38<br />
<strong>Réalisé par</strong> Jim Mickle<br />
<strong>Ecrit par</strong> Nick Damici et Jim Mickle<br />
<strong>Avec </strong>Connor Paolo, Nick Damici, Kelly McGillis, Michael Cerveris, Danielle Harris<br />
<strong>Budget :</strong> : 4 millions de dollars<br />
<strong> Titres </strong> : <em>Stake Land</em>(Etats-Unis), <em>Vampire Nation</em> (Allemagne)</span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Le pouvoir ayant volé en éclat (surtout depuis que le président s’est fait bouffer), les canines de ces créatures se vendent à bon prix et servent même de monnaie à l’occasion. Voilà pourquoi « Mister » (Nick Damici) et son apprenti, Martin (Connor Paolo), pratiquent le métier assez risqué de tueur de vampires. Si vous voulez mon avis, à raison de quatre dents par tête de pipe, ça ne vaut pas vraiment le coup. Mais passons.</p>
<p>Nos deux comparses rencontreront successivement des personnages beaucoup moins aptes à survivre qu’eux, notamment une nonne et une jeune femme enceinte (des boulets en somme), jusqu’à former une petite communauté dont l’objectif se dessine progressivement : rejoindre New Eden, une contrée épargnée par l’épidémie où tout le monde vit heureux dans des prairies de félicité parsemées de lacs de nectar et de forêts enchantées. Aka le Canada. La route sera cependant semée d’embûches, parfois pires que les vampires eux-mêmes, comme la Fraternité, une secte complètement fada qui, de temps à autre, procède à des lâchers de vampires par hélicoptère sur les villes encore épargnées.</p>
<p>Stake Land regorge de petites originalités de ce genre. Néanmoins le film reste très « scolaire » à bien des égards et, même s’il se montre inspiré par moments, se contente grosso modo de reprendre, dans un grand melting-pot, les poncifs du genre : vieux loup de mer mutique au grand cœur, (pseudo-)réflexion sur le droit et la loi, villes qui résistent tant bien que mal, bande d’anarchistes aux neurones fondus qui font tout pour que la situation empire, îlot de civilisation légendaire comme dernier espoir, etc. Tout cela est au fond assez banal et, de ce point de vue, Stake Land n’est guère plus qu’une énième déclinaison du genre post-apocalyptique. On frise même parfois la caricature avec le personnage de Mister, qui aligne des « bons mots » déjà entendus des centaines de fois. Lorsque la nonne lui demande combien de vampires il a déjà descendus, il répond sans une once d’ironie ou de second degré : « pas assez ». Vous voyez le genre.</p>
<p>Les personnages sont d’ailleurs étonnamment très superficiels malgré la bonne performance de certains acteurs comme le jeune Connor Paolo. Du coup, lorsque Jim Mickle tente de donner des accents dramatiques, cela ne prend pas. L’abandon de la nonne ou la mort de la femme enceinte n’émeuvent pas ou presque, puisqu’on ne sait rien d’eux ! En outre, si Mickle filme parfois de très beaux plans, il semble croire que le simple fait d’y ajouter de la musique douce au piano – dont il abuse véritablement – leur donne de la profondeur. Hélas, ce n’est pas le cas. Une maladresse suscitée probablement par le désir (la prétention ?) de donner ses lettres de noblesse à un sous-genre qui, à vrai dire, se prête surtout à l’action, à la déconne et, d’un point de vue musical, au Rock’n’roll. Dans le genre fin du monde intimiste, Carriers faisait mieux.</p>
<p>Si le film commence à un rythme soutenu, son déroulement ne tarde pas à devenir assez linéaire, avec en prime quelques incohérences spatio-temporelles. Qui plus est, quiconque aura vu Mad Max se posera inévitablement la question suivante : où trouvent-ils leur essence ? Voilà le genre de détails qui participent du réalisme d’un film post-apocalyptique et qui semblent passés à la trappe dans Stake Land. Un dernier mot enfin sur les effets spéciaux, plutôt réussis vu le budget. On a cependant du mal à comprendre pourquoi la plupart des scènes de voiture ont été tournées avec la technique de la transparence, donnant un cachet ringard (ou série B au choix) à un film qui se veut plutôt sérieux. Un bel essai, mais un essai non transformé.</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2012/01/stakeland2.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="375"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.85);" align="center" bgcolor="#f0f0f0" width="150"><strong><span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 5/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore21.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre21.png" alt="" /></span></strong></td>
<td width="75"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table width="600" border="1" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="150"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Quelques jolis plans<br />
[+] De bons acteurs dont Connor Paolo<br />
[+] Un univers post-apocalyptique, c&#8217;est rarement rébarbatif<br />
[+] Quelques scènes d&#8217;action bien pêchues<br />
</strong></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="150"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] Une certaine linéarité<br />
[-] Pas d&#8217;une extrême originalité<br />
[-] Des personnages souvent au bord de la caricature<br />
[-] Des effets spéciaux inégaux<br />
[-] Une certaine naïveté dans l&#8217;histoire comme dans la mise en scène<br />
</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
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		<title>[Critique] Carriers</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-carriers/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-carriers/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 22:48:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Zombies]]></category>
		<category><![CDATA[Carriers]]></category>
		<category><![CDATA[Chris Pine]]></category>
		<category><![CDATA[Emily VanCamp]]></category>
		<category><![CDATA[Piper Perabo]]></category>
		<category><![CDATA[zombies]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans un décor à la Mad Max, deux frères et leurs deux amies roulent à tombeau ouvert dans une Mercedes sur le toit de laquelle ils ont fixé une planche...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 11pt;"><strong>Dans un décor à la Mad Max, deux frères et leurs deux amies roulent à tombeau ouvert dans une Mercedes sur le toit de laquelle ils ont fixé une planche de surf. La mise en scène suggère habilement qu’ils vont simplement à la mer. Or on comprend progressivement que 1) c’est une voiture volée mais que 2) ils ne sont pas des voleurs et 3) qu’ils se sont simplement servis puisque tout le monde est mort à la suite d’une épidémie très, très, virulente. Tout le monde, sauf eux. Les quatre jeunes gens espèrent simplement avoir assez d’essence pour rejoindre la côte, où les deux garçons passaient leurs étés lorsqu’ils étaient gosses.</strong></span></p>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td><img class="alignleft" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/09/Carriers-e1316731140758.jpg" alt="" width="150" height="225" /><span style="font-size: 11pt;"><strong>Année de production</strong> : 2009<br />
<strong>Pays </strong>: Etats-Unis<br />
<strong>Durée </strong>: 1h24</p>
<p><strong>Réalisé par</strong> Àlex et David Pastor<br />
<strong>Ecrit par</strong> Àlex et David Pastor<br />
<strong>Avec </strong>Chris Pine, Piper Perabo, Lou Taylor Pucci, Emily VanCamp<br />
<strong> Budget </strong>: ?<br />
<strong> Titres </strong> : <em>Carriers</em> (Etats-Unis), <em>Infectés</em> (France)</p>
<p></span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br/>En français, le titre du film a été traduit par « Infectés », terme qui ne rend qu’à moitié le sens du titre original, « Carriers », qu’on pourrait traduire littéralement par « porteurs (sains) d’une maladie », ce qui est beaucoup moins sexy, certes, mais correspond bien mieux à l’esprit du film. C’est en effet beaucoup moins la maladie elle-même que l’état d’esprit de ceux qui la portent – ou croient la porter – qui est ici l’enjeu principal. Tout au plus sait-on qu’elle provoque une mort lente, très lente, à tel point que ce qui ressemble à première vue à un cadavre s’avère parfois être encore vivant. Mais <em>Carriers </em>ne va pas plus loin dans le zombie ; vous ne verrez pas un seul revenant tituber les deux bras tendus en avant et la mâchoire pendouillant négligemment avec un filet de sang à moitié séché. </p>
<p>Le propos est ici plutôt d’analyser le comportement de l’humain dans un contexte épidémique anxiogène où sa survie est plus qu’hypothétique. De la négation insouciante à l’égoïsme lorsqu’il s’agit de sauver sa peau, en passant par l’abandon des êtres aimés contaminés, préparez-vous à voir l’humanité dans ce qu’elle a de plus lamentable. Hélas, tout cela est traité avec trop de distance et de légèreté pour bouleverser véritablement le spectateur. L’objectif était ici manifestement de s’éloigner de la série B de base où la maladie transforme ceux qui l’attrapent en morts-vivants plus ou moins habiles et plus ou moins rusés ; un objectif rempli, certes, mais on n’y a guère gagné en profondeur. Par exemple, la décision de Brian (Chris Pine) de laisser sa copine infectée au bord de la route (scène poignante au demeurant) ne semble pas le torturer plus que ça, alors qu’il en était follement amoureux.</p>
<p>Le résultat ressemble à un film de zombies… sans zombies. L’intention est là, mais les situations sont éculées et sont celles que l’on rencontre habituellement dans les films de morts-vivants modernes. Du côté des acteurs, pas grand-chose à redire, sinon que Chris Pine a vraiment une tête à claques, avec un petit coup de cœur pour Lou Taylor Pucci. Leur duo de frères à l’écran est l’un des bons points du film. Une bonne petite péloche, donc, qui ne révolutionne pas le genre mais se laisse regarder, sinon avec intérêt, du moins avec attention.</p>
<h4>Pondération scientifique des rédacteurs</h4>
<table style="height: 200px;" border="1" width="600" align="center" background="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/09/carriers2-e1316731482741.jpg">
<tbody>
<tr>
<td width="375"></td>
<td style="background: rgba(34, 34, 34, 0.70);" width="150" align="center" bgcolor="#f0f0f0"><strong><span style="color: #cccccc;">NOTE<br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 18pt;"> 6/10 </span><br />
<br/>BAREME DU GORE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore11.png" alt="" /><br />
<br/>TROUILLOMETRE<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre2.png" alt="" /> </span></strong></td>
<td width="75"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="1" width="600" align="center" bgcolor="#f0f0f0">
<tbody>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucehaut.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[+] Un rythme assez soutenu<br />
[+] Des situations plutôt réalistes<br />
[+] Un film qui tient en haleine<br />
[+] Des acteurs convaincants<br />
</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="150" valign="top"><img src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/02/poucebas.png" alt="" /></td>
<td valign="top"><strong>[-] Un film de zombies&#8230; sans zombies<br />
[-] Pas aussi profond qu&#8217;espéré<br />
[-] Somme toute, assez classique<br />
</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>[Critique] Resident Evil : Afterlife</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-resident-evil-afterlife/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-resident-evil-afterlife/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 01 Feb 2011 10:08:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Zombies]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous cherchez un film pour tester votre nouvelle installation audiovisuelle qui vous a couté un bras ? ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;"><img class="alignleft size-full wp-image-6267" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2011/01/afterlife.jpg" alt="" width="150" height="225" />2010, réalisé par Paul W.S. Anderson</span><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Note : 5 / 10</span><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Barème du gore </span><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore21.png" alt="" width="48" height="17" /><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Trouillomètre </span><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre11.png" alt="" /></p>
<p><strong>Et c’est reparti pour un tour ! Après 3 premiers épisodes en dents de scie, notre jolie Milla Jovovich revient cette année pour la suite de ces fabuleuses aventures zombinolantes, et en 3D s’il vous plait ! A noter que cette fois-ci, c’est aussi le retour du premier réalisateur de la série qui nous avait aussi proposé le sympathique <em>Death Race. </em>On pouvait donc s’attendre à un retour aux sources de qualité.</strong></p>
<p>Quatrième opus de la série cinématographique du même nom, <em>Resident Evil 4 : Afterlife</em> fut avant tout annoncé comme une révolution technologique, qui intégrerait les nouvelles trouvailles hollywoodiennes en matière d’audiovisuel, telle qu’une 3D censée être totalement immersive et au service de l’intrigue. En effet, le film a été tourné avec la même caméra que celle qui a été utilisée par James Cameron pour son <em>Avatar</em>. Il n’était donc pas question d’une médiocre post-production en 3D comme ce fut le cas pour <em>Alice au Pays des Merveilles</em> ou <em>Le clash des Titans</em>, et croyez-nous, pour une fois cette technologie apporte quelque chose, en salle comme à la maison.</p>
<p>Notre chère Alice fait donc son come-back et cette fois encore, malgré la disparition de ses pouvoirs, elle n’a pas fini d’en découdre avec cette fameuse société malfaisante qu’est la <strong>Umbrella Coporation,</strong> qui a foutu un bordel tel que le monde est ravagé et rempli de morts-vivants. En plus, Alice s’est mis en tête de retrouver tous les survivants et surtout sa nouvelle bande de potes qu’elle s’était faite dans le 3ème film. Tout ceci l’amène donc à survoler <strong>Los Angeles</strong>, ville plongée dans un chaos absolu, mais dans laquelle se cachent encore quelques humains. Parmi ceux-ci, on retrouve avec amusement notre bon vieux <strong>Wentworth Miller</strong> de la série Prison Break, toujours aussi insipide et monocorde et qui, figurez-vous, se voit encore une fois enfermé dans une prison pour une raison très obscure. Il remporte haut la main la palme du rôle de pot de fleurs de service.</p>
<p>Obscur, le scénario l’est encore une fois de plus dans un Resident Evil. Quand celui du premier film suggérait assez intelligemment les choses et servait une ambiance très réussie, les autres actes de la série se sont tous cassé les dents sur des histoires complètement loufoques dans lesquelles les intentions de chacun étaient aussi sombres qu’un film d’<strong>Axel Proyas</strong>. <em>Afterlife</em> ne déroge pas à la règle. Ça part dans tous les sens et ça n’a tout simplement aucun intérêt. Un gros zéro pointé pour l’intrigue !</p>
<p>Mais alors, faut-il tout simplement jeter le film aux oubliettes ? Non, surement pas. Le gros point fort d’<em>Afterlife</em>, c’est sa qualité visuelle et artistique. Que ce soit en 3D ou en 2D, certaines scènes sont à couper le souffle et pourraient faire passer des films comme <em>Matrix</em> pour de la série B. Des ralentis magnifiques et des effets spéciaux fabuleux sont incorporés tout au long du film notamment dans la fameuse scène du « gros boss » qu’Alice et sa copine s’efforcent de terrasser dans les douches d’une ancienne prison. En un mot : ça claque. Les rétines sont comblées.</p>
<p><em>Resident Evil : Afterlife</em> fait donc office de démo technologique et charmera tous les passionnés d’effets visuels avancés et de qualité d’image époustouflante, qui mettront à rude épreuve leur système home cinéma. Mais le réalisateur a jugé bon de n’apporter de la profondeur qu’aux scènes d’action, via la 3D, et a carrément oublié de mettre un peu de relief au scénario, qui pour le coup, est aussi plat que les Pays-Bas.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>[Critique] The Walking Dead #2 – Guts</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-the-walking-dead-2-guts/</link>
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		<pubDate>Sun, 14 Nov 2010 17:06:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Séries TV]]></category>
		<category><![CDATA[Zombies]]></category>

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		<description><![CDATA[Après la claque d’un premier épisode au-delà de tout espérance, le deuxième était attendu au tournant... Au point d’en demander trop ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;"><img class="alignleft size-full wp-image-6289" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/11/walkingdead.jpg" alt="" width="150" height="225" />2010, réalisé par Michelle McLaren</span><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Note : 7 / 10</span><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Barème du gore </span><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore21.png" alt="" width="48" height="17" /><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Trouillomètre </span><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre21.png" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Après  la claque d’un premier épisode au-delà de tout espérance, le deuxième  était attendu au tournant&#8230; Au point d’en demander trop ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est  dans ce genre de situation que l’on prend véritablement conscience du  talent d’un réalisateur, en l’occurrence Frank Darabont. Ayant  personnellement dirigé le premier épisode, il a laissé les manettes à  Michelle Maxwell MacLaren pour le deuxième. Et ça se ressent. Certes, le  format plus réduit (45 minutes contre 66) permettait moins d’amplitude,  moins de liberté. Mais le fait demeure : après un pilote qui avait tout  (sinon la durée) d’un excellent film, l’épisode 2 nous a fait  redescendre sur la planète des séries qui ne pètent pas plus haut que  leur cul, et c’est dommage.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur  le fond, bien sûr, tout est moins maîtrisé. MacLaren semble avoir comme  marque de fabrique les mouvements rapides de caméra, ce qui n’est pas  mal pour distiller un stress permanent, mais n’atteint jamais la  profondeur de Darabont. Le scénario n’aide en rien, il est vrai. Un  scénario qui s’écarte volontiers du comic book (voir notre dossier),  puisqu’on rencontre une série de personnages inconnus, plus ou moins  intéressants. Certains sont un peu caricaturaux, comme T-Dog et Merle,  d’autres sont parfaitement transparents, comme Jacqui, personnage absent  du comic book et qui n’a l’air d’être là que pour faire de la  figuration. La série semble également vouloir rapprocher davantage les  personnages de Rick et d’Andrea, qui ne devait être rencontrée (toujours  d’après la bande dessinée) que plus tard.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-6294" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/11/walkingdead3.jpg" alt="" width="500" /></p>
<p style="text-align: justify;">A  vrai dire, le lecteur du comic book se demandera un peu pourquoi ont  été ajoutés cet épisode et ces personnages qui n’apportent, au fond, pas  grand-chose. Le résultat est que l’on se retrouve avec davantage de  personnages que dans la BD, qui en compte déjà pas mal. Du coup,  l’épisode passe plus de temps à faire les présentations qu’à décrire le  caractère apocalyptique du monde tel qu’il est devenu et la profonde  détresse des personnages, ce qu’avait fait avec brio le premier épisode.  Les écarts de Darabont au scénario original cristallisaient des  émotions puissantes, des destins tragiques d’individus cernés avec  justesse. Ici, les « innovations » se résument à des conflits d’intérêts  de bac à sable et à une tentative de parenthèse humoristique qui manque  le coche.</p>
<p style="text-align: justify;">N’allez  cependant pas croire que ce deuxième épisode est bon pour la poubelle.  Il s’agit notamment de voir comment ces nouveaux personnages vont être  gérés dans les épisodes suivants. Et malgré les réserves citées plus  haut, l’ensemble reste plus que divertissant. Les premiers rôles (Rick,  Glenn, Andrea, Lori, etc.) restent aussi excellents que les seconds sont  médiocres. Les scènes gores sont bien dégueulasses et celles d’action  grisantes, avec mention spéciale pour la voiture de sport pilotée par  Glenn, l’une des seules bonnes trouvailles de cet épisode. Bref, trop de  blabla, pas assez de tension dramatique mais un quota réglementaire de  scènes fun. Espérons que cette baisse de régime n’aurait été que  passagère.</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>[Critique] The Walking Dead #1 – Days Gone Bye</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-the-walking-dead-days-gone-bye/</link>
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		<pubDate>Fri, 05 Nov 2010 15:09:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Séries TV]]></category>
		<category><![CDATA[Zombies]]></category>

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		<description><![CDATA[Le moins que l’on puisse dire, c’est que la fébrilité de l’attente était perceptible. En quelques années, The Walking Dead est devenue l’une des séries de comics les plus vendues et les plus appréciées, tant par les lecteurs que par la critique. L’annonce de son adaptation à la télévision avait donc eu l’effet d’une petite bombe dans l’univers geek, d’autant que c’est Frank Darabont, réalisateur de The Mist notamment, qui s’y collait.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;"><img class="alignleft size-full wp-image-6289" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/11/walkingdead.jpg" alt="" width="150" height="225" />2010, réalisé par Frank Darabont</span><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Note : 9 / 10</span><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Barème du gore </span><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore21.png" alt="" width="48" height="17" /><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Trouillomètre </span><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre21.png" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le moins que l’on puisse dire, c’est que la fébrilité de l’attente était perceptible. En quelques années, The Walking Dead est devenue l’une des séries de comics les plus vendues et les plus appréciées, tant par les lecteurs que par la critique. L’annonce de son adaptation à la télévision avait donc eu l’effet d’une petite bombe dans l’univers geek, d’autant que c’est Frank Darabont, réalisateur de <em>The Mist </em>notamment, qui s’y collait.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Notre petit cœur battait la chamade, surtout à cause de la peur d’être déçus. Angoisse vite dissipée, après l’abattage par <strong>Rick,</strong> le héros de la série, d’une petite fille zombie. Générique ! Et Darabont de nous donner une leçon d’entrée en matière percutante. Bref rappel, pour ceux qui n’ont jamais touché à la bande dessinée (honte à vous !), de l’histoire (garanti sans spoiler) : Rick, ex-flic, se réveille d’un long coma après une fusillade. Il émerge dans un monde dévasté, peuplé de morts-vivants. Il rencontre quelques-uns des rares survivants et part à la recherche de sa femme <strong>Lori</strong>, et de son fils <strong>Carl</strong>, avec l’intime conviction qu’ils sont encore en vie.</p>
<p style="text-align: justify;">La bande-dessinée a été respectée avec intelligence, c’est-à-dire sans pousser l’imitation jusqu’à l’absurde et en ajoutant quelques éléments plus « télégéniques » que la BD n’aurait pas pu comporter. Ainsi, ce qui a fait en grande partie le succès du comic book, à savoir les relations complexes entre les différents personnages, a non seulement été repris dans la série, mais a même été creusé davantage. <strong>Empty Orbit</strong> vous propose d’ailleurs un dossier spécial qui analyse les différences entre la bande dessinée et la série télévisée. Mais ici, attention : spoiler !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-6290" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/11/walkingdead2.jpg" alt="" width="500" /></p>
<p style="text-align: justify;">Darabont a su trouver le rythme juste, avec un crescendo qui a perdu en célérité (par rapport à la série) ce qu’il a gagné en tension dramatique. Il réussi donc le pari – rarement atteint – de réaliser une adaptation qui soit à la fois personnelle et fidèle à l’œuvre d’origine. Grâce à des astuces scénaristiques bien pensées et crédibles, on fait rapidement connaissance avec la majorité des personnages les plus importants de la série, ce qui, à nouveau, n’était pas le cas dans la bande-dessinée de <strong>Robert Kirkman</strong> et <strong>Tony Moore</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, il faut souligner la qualité des effets spéciaux, des maquillages et des décors. Rarement on a vu des morts-vivants aussi décomposés et réalistes, même dans les films les plus récents à gros budget. Les décors ne se limitent pas à des pièces fermées, mais sont souvent grandioses : hôpital abandonné, ville déserte, autoroute saturée de voitures à perte de vue… Bref, AMC a mis les moyens, et ça se voit ! Mis à part le format (66 minutes), ce premier épisode a tout des meilleurs films du genre. A voir absolument.</p>
<p style="text-align: justify;">Note : Frank Darabont, qui supervise la série, n’a réalisé personnellement que le premier épisode.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>[Critique] Dèmoni (Demons)</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-demons-bava/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Nov 2010 12:02:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classiques]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Mutants]]></category>
		<category><![CDATA[Zombies]]></category>

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		<description><![CDATA[Bienvenue au Metropolitan. Ce grand cinéma, disposant de nombreuses places, a certes perdu de son lustre et de sa gloire d’antan, mais il pourrait vous réservez quelques surprises… Des surprises auxquelles vous n’auriez jamais songé, même dans vos pires cauchemars.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;"><img class="alignleft size-full wp-image-6296" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/11/demoni.jpg" alt="" width="150" height="225" />1985, réalisé par Lamberto Bava</span><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Note : 7 / 10</span><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Barème du gore </span><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore31.png" alt="" width="48" height="17" /><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: 11pt;">Trouillomètre </span><br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre11.png" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bienvenue au Metropolitan. Ce grand cinéma, disposant de nombreuses places, a certes perdu de son lustre et de sa gloire d’antan, mais il pourrait vous réservez quelques surprises… Des surprises auxquelles vous n’auriez jamais songé, même dans vos pires cauchemars.</strong><br />
<em><br />
Demons</em> est une sorte de huit-clos, avec pour particularité que le lieu de l’action est lui-même un personnage à part entière, ou presque. Car c’est bien le Metropolitan, salle en déclin d’un Berlin-Ouest terne des années 80, qui empêche les spectateurs de s’échapper de son sein et fait proliférer des démons avides de chair humaine. Mais avant de révéler sa nature démoniaque, le Metropolitan diffuse à un public choisi (quoique varié) un film où il est justement question… de démons. L’angoisse la plus profonde qui nous envahit lorsqu’on regarde un film d’horreur – que cela puisse avoir lieu dans la réalité – est ici matérialisée par l’apparition, dans la salle du Metropolitan, d’une population de démons semblable à celle du film. Le point de convergence entre le réel et l’imaginaire étant un simple masque. Une mise en abîme puissante qui fait tout l’intérêt du film.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans cette thématique, il faut bien admettre que Demons ne serait qu’un survival classique, certes divertissant, mais sans plus. Un des grands points forts du film est de nous immerger sans attendre dans l’environnement du Metropolitan. Point de présentations laborieuses avec les personnages, dont l’attitude sur les sièges du cinéma est plus que suffisante pour les cerner. Des personnages assez originaux, d’ailleurs, les plus drôles (et les plus bizarres) étant sans doute cet homme aveugle et sa fille, celle-ci profitant de la cécité de son père pour flirter avec son amant sur le siège d’à côté. Autre qualité : on ne sait jamais qui va y passer et qui va survivre. On vous laisse prendre les paris.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-6297" title="-" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/11/demoni2.jpg" alt="" width="500" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les choses se gâtent lorsqu’une des spectatrices, qui s’était coupé avec un masque apparemment anodin juste avant la séance, constate, précipitamment réfugiée dans les toilettes, que la coupure se transforme à vue d’œil en plaie purulente. Quelques minutes plus tard, la jeune femme aura pris l’apparence d’un démon enragé bavant une substance verte des plus dégueulasses. Il n’en faudra pas beaucoup plus pour que le mal se répande. Les démons, avant d’être laids et affamés, sont surtout particulièrement méchants et nous offrent des effusions gores tordantes, comme des arrachages de calottes crâniennes ou des extractions d’yeux. La transformation en démon est également décrite avec force détails.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme l’a très justement fait remarquer mon compère, Demons est un exemple typique de film « temporel » (par opposition à « intemporel »), et c’est ce qui fait sans doute son charme. Les vêtements des personnages, les effets de lumières et jeux de couleurs chers aux réalisateurs italiens de l’époque (voir notre chronique de Suspiria, de Dario Argento), l’ambiance générale relèvent d’une époque aujourd’hui révolue. L’arrivée, durant le cour du film, de post-punks cocaïnomanes violents poursuivis par la police, ne saurait que le confirmer. Une arrivée qui, d’ailleurs, ne change pas grand-chose au cours de l’histoire, mais passons.</p>
<p style="text-align: justify;">Demons n’est pas un chef-d’œuvre. Très classique, à l’inspiration variable, il distille cependant quelques touches d’originalité. Empruntant au giallo façon Argento, sans jamais cependant égaler la puissance évocatrice du maître (qui a pourtant coécrit et produit le film), Lamberto Bava propose un film bien ancré dans son époque. A voir.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Zombieland</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-zombieland/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-zombieland/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 06 Jul 2010 11:50:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[Zombies]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-5013" style="border: 1px solid grey;" title="zombieland2" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/07/zombieland2.jpg" alt="" width="150" height="225" />2009, réalisé par Ruben Fleischer
Note : <span style="color: #ffffff;">7/10</span>
Barème du gore :
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore21.png" alt="" />
Trouillomètre :
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre1.png" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Quand toute la population a été décimée et que vous êtes la proie de hordes assoiffées de sang, il ne faut pas oublier quelques règles toutes simples. Par exemple : la ceinture de sécurité.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-5013" style="border: 1px solid grey;" title="zombieland2" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/07/zombieland21.jpg" alt="" width="150" height="225" />2009, réalisé par Ruben Fleischer<br />
Note : <span style="color: #ffffff;">7/10</span><br />
Barème du gore :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore211.png" alt="" /><br />
Trouillomètre :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre11.png" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quand toute la population a été décimée et que vous êtes la proie de hordes assoiffées de sang, il ne faut pas oublier quelques règles toutes simples. Par exemple : la ceinture de sécurité.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Colombus (Jesse Eisenberg) était un ado mal dans sa peau, asocial, geek et parano qui rêvait d’enrouler la fille idéale mais passait son temps sur <em>World of Warcraft</em>. Un vrai no-life. Autrement dit, c’était un raté lorsque le monde tournait encore rond mais aujourd’hui, il est l’un des mieux préparés pour passer entre les mailles de la sélection naturelle. Colombus ne veut pas péter la tronche à un maximum de zombies : il veut avant tout sauver sa peau. Depuis que la seule jolie fille qui soit entrée chez lui l’a réveillé la bave aux lèvres et les yeux injectés de sang, il se méfie. Et on ne se méfie jamais trop à son goût, surtout lorsqu’on a le physique d’une crevette.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/07/Zombieland031.jpg" alt="zombieland" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les règles de survie que s’impose Colombus feront à coup sûr sourire les aficionados de films de zombies. Notre geek attachant ne laisse passer aucun cliché : il se méfie des toilettes (il y a toujours un mort-vivant planqué entre une porte et un urinoir), vérifie systématiquement les banquettes arrières des véhicules et s’assure que chaque zombie qu’il abat est correctement achevé en lui infligeant une « double dose » de sécurité (une balle dans la tête). Colombus incarne ainsi tous les fans de films d’horreur qui se sont toujours demandé pourquoi les héros de leurs films préférés se comportent constamment de manière irréfléchie, alors qu’avec un minimum de prudence, on peut s’éviter pas mal d’ennuis.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/07/zombieland021.jpg" alt="zombieland" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les premières minutes de <em>Zombieland</em> sont grisantes : c’est plus gore que pressenti et les gags s’enchaînent avec un humour qu’on aurait pas soupçonné. Les blagues sont trash mais jamais méchantes (sauf sur les gros, mais les vannes sur les personnes à surcharge pondérale sont un classique de la comédie américaine) ; l’humour parfois un peu benêt fait penser à <a href="http://www.emptyorbit.net/critique-tremors" target="_self"><em>Tremors</em></a>. Le premier personnage que rencontre Colombus, Tallahassee (Woody Harrelson) pourrait d’ailleurs être le frangin de Valentine : un cow-boy sensible qui ne fait pas dans la dentelle. Tallahassee prend un plaisir non dissimulé à dégommer du revenant, et Colombus le considère comme un véritable artiste en la matière. Qui aurait soupçonné qu’un tel personnage puisse vouer une passion sans bornes aux « Twinkies » (une pâtisserie !) ? Du bon délire bien débile comme on aime.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/07/zombieland011.jpg" alt="zombieland" /></p>
<p style="text-align: justify;">Tout ça sent un peu trop la testostérone, et Colombus et Tallahassee ne tardent pas à tomber sur deux soeurs, Little Rock (Abigail Breslin) et Wichita (Emma Stone) qui commencent par les entuber avant de devenir leurs compagnons de route. A partir de là, le film lorgne (un peu trop à notre goût) sur le sentimentalisme : on apprend que Tallahassee a perdu son jeune fils et que si Wichita veut aller vers l’ouest, c’est pour permettre à sa petite soeur de voir le parc d’attraction de Pacific Playland et lui donner un peu de poésie dans ce monde de brutes. Comme attendu, Colombus et Wichita se rapprochent.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/07/zombieland041.jpg" alt="zombieland" /></p>
<p style="text-align: justify;">Cette accalmie du milieu du film, qui offre tout de même un énorme délire avec Bill Murray (lequel fait preuve d’une jolie autodérision) et <em>Ghost Busters</em>, plombe un poil l’ambiance mais, heureusement, la fin réserve un gros défouloir qui sent la poudre dans le parc d’attractions. Notons également un jeu graphique amusant tout au long du film (les règles de survie de Colombus apparaissent dans le décor) et un générique de début qui dépote. Au final, <em>Zombieland</em> ressemble à un assemblage plus ou moins bien foutu de sketches souvent hilarants, à condition d’aimer cet humour typiquement américain. On ne résistera pas à la tentation de le comparer avec son homologue british, <a href="http://www.emptyorbit.net/shaun-of-the-dead" target="_self"><em>Shaun of the Dead</em></a>.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Dellamorte Dellamore (Cemetery Man)</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/dellamorte-dellamore-cemetery-man/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/dellamorte-dellamore-cemetery-man/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 25 Apr 2010 18:55:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Zombies]]></category>

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		<description><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><img class="alignleft margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; size-full wp-image-235" title="dellamortedellamore" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/01/dellamortedellamore.jpg" alt="dellamortedellamore" width="150" height="225" /><a href="http://www.emptyorbit.net/category/films/coup-de-coeur"><img class="alignright size-full wp-image-1055" title="coupdecoeur" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/01/coupdecoeur.png" alt="coupdecoeur" width="75" height="40" /></a>1994, réalisé par Michele Soavi
Note : <span style="color: #ffffff;">10/10</span>
Barème du gore :
<img class="alignnone size-full wp-image-249" title="baremedugore2" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore21.png" alt="baremedugore3" width="48" height="17" />
Trouillomètre :
<img class="alignnone size-full wp-image-255" title="trouillometre1" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre1.png" alt="trouillometre1" width="48" height="17" />
Le bal s'ouvre sur une scène véritablement culte : Francesco est au téléphone avec son ami Franco lorsque quelqu'un sonne à sa porte. Francesco ouvre, inspecte l'homme et sa mallette sur le seuil, constate qu'il s'agit d'un revenant et lui tire nonchalamment une balle dans la tête, avant de reprendre le combiné. "Tu disais, Franco ?". Tel est le quotidien de Francesco Dellamorte, fossoyeur et philosophe, depuis que les morts de son cimetière ont commencé à s'extraire de leurs tombes. En compagnie de son ami le fidèle Gnaghi, un simplet doux et innoffensif, Francesco s'occupe du cimetière de Buffalora, métier qui consiste aussi depuis peu à éliminer les morts-vivants et à les réintégrer dans leur tombe. "Tuer les morts est un service public."]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><img class="alignleft margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; size-full wp-image-235" title="dellamortedellamore" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/03/dellamortedellamore.jpg" alt="dellamortedellamore" width="150" height="225" /><a href="http://www.emptyorbit.net/category/films/coup-de-coeur"><img class="alignright size-full wp-image-1055" title="coupdecoeur" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/04/coupdecoeur3.png" alt="coupdecoeur" width="75" height="40" /></a>1994, réalisé par Michele Soavi<br />
Note : <span style="color: #ffffff;">10/10</span><br />
Barème du gore :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-249" title="baremedugore2" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore211.png" alt="baremedugore3" width="48" height="17" /><br />
Trouillomètre :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" title="trouillometre1" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre11.png" alt="trouillometre1" width="48" height="17" /></div>
<div style="text-align: justify;">
<p><strong><span style="font-size: 180%;"><span style="font-weight: bold;">L</span></span>e bal s&#8217;ouvre sur une scène véritablement culte : Francesco est au téléphone avec son ami Franco lorsque quelqu&#8217;un sonne à sa porte. Francesco ouvre, inspecte l&#8217;homme et sa mallette sur le seuil, constate qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un revenant et lui tire nonchalamment une balle dans la tête, avant de reprendre le combiné. &laquo;&nbsp;Tu disais, Franco ?&nbsp;&raquo;. Tel est le quotidien de Francesco Dellamorte, fossoyeur et philosophe, depuis que les morts de son cimetière ont commencé à s&#8217;extraire de leurs tombes. En compagnie de son ami le fidèle Gnaghi, un simplet doux et inoffensif, Francesco s&#8217;occupe du cimetière de Buffalora, métier qui consiste aussi depuis peu à éliminer les morts-vivants et à les réintégrer dans leur tombe. &laquo;&nbsp;Tuer les morts est un service public.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" title="dellamorte" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/01/dellamorte02.jpg" alt="dellamorte /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=" /></p>
<p>Le naturel stoïque de Francesco se voit chamboulé par l&#8217;arrivée d&#8217;une jeune femme qui vient au cimetière pleurer sur son défunt mari. Cette femme, qu&#8217;incarne la dévastatrice Anna Falchi, est d&#8217;une beauté qui le dépasse. Il en tombe amoureux&#8230; Il serait malvenu de dévoiler ici la suite de l&#8217;intrigue, tant elle est atypique et digne d&#8217;intérêt. <span style="font-style: italic;">Dellamorte Dellamore </span>est en tout cas un ovni cinématographique, qui mélange les genres avec un brio étonnant. Les qualificatifs ne manquent jamais pour qualifier le film : romantique, poétique, fantastique&#8230; Se côtoient des morts-vivants, des scènes (très) érotiques, des tranches d&#8217;onirisme, et tout cela s&#8217;enchaîne avec un naturel déconcertant. Des phrases cultes parsèment tout le film ; les plans magnifiques se suivent et ne se ressemblent pas. Le tout est saupoudré de second degré parfaitement maîtrisé, burlesque mais jamais ridicule.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" title="dellamorte" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/02/dellamorte01.jpg" alt="dellamorte" /></p>
<p>Difficile de développer toute la profondeur de ce film dont il faut certainement plusieurs visionnages pour en décrypter toutes les subtilités, métaphores, beautés. On rigole, on s&#8217;émeut, on s&#8217;interroge ; un grand film sans faste ni fioritures inutiles.</p>
</div>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Survival of the Dead</title>
		<link>http://www.emptyorbit.net/critique-survival-of-the-dead/</link>
		<comments>http://www.emptyorbit.net/critique-survival-of-the-dead/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Apr 2010 16:37:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Zombies]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.emptyorbit.net/?p=4201</guid>
		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-1774" style="border: 1px solid grey; margin-left: 4px; margin-right: 4px;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/04/survival-of-the-dead.jpg" alt="survival of the dead" /><img class="alignright size-full wp-image-1070" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/04/vuaubifff1.png" alt="vuaubifff1" width="75" height="40" />2009, réalisé par Georges A. Romero
Note : <span style="color: #ffffff;">7/10</span>
Barème du gore :
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore31.png" alt="" width="48" height="17" />
Trouillomètre :
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre2.png" alt="" width="48" height="17" />
Ce bon vieux Romero n'a décidément pas fini de hanter les salles de cinéma, pour notre plus grand bonheur. S'il semble moins ambitieux qu'en ses jeunes années, il a le mérite de nous faire passer un agréable moment, avec un talent indéniable pour "l'instant gore".]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-1774" style="border: 1px solid grey; margin-left: 4px; margin-right: 4px;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/04/survival-of-the-dead1.jpg" alt="survival of the dead" /><img class="alignright size-full wp-image-1070" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/04/vuaubifff11.png" alt="vuaubifff1" width="75" height="40" />2009, réalisé par Georges A. Romero<br />
Note : <span style="color: #ffffff;">7/10</span><br />
Barème du gore :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore311.png" alt="" width="48" height="17" /><br />
Trouillomètre :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-255" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre21.png" alt="" width="48" height="17" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce bon vieux Romero n&#8217;a décidément pas fini de hanter les salles de cinéma, pour notre plus grand bonheur. S&#8217;il semble moins ambitieux qu&#8217;en ses jeunes années, il a le mérite de nous faire passer un agréable moment, avec un talent indéniable pour &laquo;&nbsp;l&#8217;instant gore&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Un peu de zombies, un peu de critique sociale, un peu d&#8217;humour, vous connaissez la formule, c&#8217;est du Romero !&nbsp;&raquo; C&#8217;est, à peu de chose près, en ces termes que l&#8217;animateur du BIFFF (dont je tairai le nom*) a lancé <em>Survival of the Dead </em>devant une audience majoritairement composée de fans sauvages rugissant d&#8217;impatience avec un peu d&#8217;écume aux commissures des lèvres. Avouez qu&#8217;il y a mieux pour chauffer son public ; personnellement, je voulais crier au blasphème : après tout, c&#8217;était du maître et inventeur du genre zombiesque dont on parlait ! Avec cette formule aussi légère que la recette d&#8217;un banal cake, le bonhomme se montrait un peu maladroit. Mais sur le fond, il avait raison. Hélas ? Non !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/04/survival011.jpg" alt="Survival of the Dead" /></p>
<p style="text-align: justify;">De la critique sociale, Romero glisse sensiblement, film après film, vers la satire : l&#8217;aspect humoristique est désormais pleinement assumé par le maître, qui exploite maintenant à fond le potentiel comique des zombies. Romero va de clin d’oeil en clin d’oeil à son public, avec une joyeuse autodérision. La satire en question porte ici, principalement, sur les conflits idiots où aucune des parties ne se souvient vraiment de ce qui a déclenché leur désaccord. Pour illustrer ce principe, sont mises en scène deux familles qui se partagent une île et ont toujours été opposées (chacun des deux chefs de famille veut « avoir raison », mais on ne saura jamais à propos de quoi&#8230;). Lorsque l’épidémie mort-vivante se déclare, elles n’ont évidemment pas la même vision des choses, la première estimant qu’il faut anéantir les zombies un par un, l’autre qu’il vaudrait mieux les garder « en vie » jusqu’à ce qu’on trouve un antidote. A la recherche d’un endroit relativement calme, quelques militaires en errance parviennent jusqu’à cette île et se liguent avec Patrick O’Flynn, pater familias d’une des deux familles.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/04/survival021.jpg" alt="Survival of the Dead" /></p>
<p style="text-align: justify;">Du coup, la lutte entre les deux familles va atteindre son paroxysme, et il y aura plus de victimes parmi les vivants que parmi les morts. Ceux-ci servent d’ailleurs plus de décor qu’autre chose ; ils sont tout sauf menaçants, et les éliminer s’avère souvent être une corvée, ce qui ajoute au comique des situations. En matière de dégommage de morts-vivants, c’est la créativité qui est de mise : de la combustion par fusée de détresse à l’explosion crânienne par injection de mousse d’extincteur, on va de surprise en surprise. Ces exécutions inventives ont soulevé quelques vagues d’applaudissements, de fous rires et de hurlements barbares dans la salle du BIFFF.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/04/survival031.jpg" alt="Survival of the Dead" /></p>
<p style="text-align: justify;">Plus drôle que réellement intéressant, avec un bon rythme mais une conclusion un peu naze, <em>Survival of the Dead</em> apparaît comme anecdotique dans la carrière de Romero. Le traitement du sujet abordé manque de conviction et l’histoire est, somme toute, assez banale, reprenant ou détournant seulement les poncifs du genre. On passe néanmoins un excellent moment de série B. Pas une pièce majeure, mais une valeur sûre !</p>
<p style="text-align: justify;">* parce que je m&#8217;en rappelle pas</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #009900;"><strong>Le PS de Dam :</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">A noter que Romero, comme dans son <a href="http://www.emptyorbit.net/land-of-the-dead"><em>Land of the Dead</em></a>, s&#8217;attarde encore une fois aux réflexes que pourraient garder les zombies dans leur nouvelle &laquo;&nbsp;vie&nbsp;&raquo;. Ainsi dans <em>Survival of the Dead</em>, ne soyez pas étonnés de voir un facteur-zombie poster péniblement une lettre, un bucheron-mort-vivant couper approximativement du bois et enfin l&#8217;une des filles d&#8217;un des patriarches monter à cheval malgré son décrépissage. A hurler de rire.</p>
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		<title>Ogroff (Mad Mutilator)</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 13:31:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
				<category><![CDATA[Séries Z]]></category>
		<category><![CDATA[Slasher]]></category>
		<category><![CDATA[Zombies]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-1774" style="border: 1px solid grey; margin-left: 4px; margin-right: 4px;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/02/ogroff-mad.jpg" alt="Ogroff" width="150" height="225" />1983, réalisé par N.G. Moutier <br />
Note : <span style="color: #ffffff;">2/10</span><br />
Barème du gore :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore21.png" alt="" width="48" height="17" />
Trouillomètre :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-256" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre1.png" alt="" width="48" height="17" />
Ogroff est ce que l’on pourrait appeler un « nanard culte ». Sa renommée ne se base aucunement sur ses qualités de réalisation (encore heureux) mais bien sur son amatrice facture et son caractère transgressif, à une époque où, il faut bien le dire, tout n’était pas encore accepté à l’écran.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.emptyorbit.net/critique-ogroff-mad-mutilator"><img class="alignleft size-full wp-image-1774" style="border: 1px solid grey; margin-left: 4px; margin-right: 4px;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/03/ogroff-mad.jpg" alt="Ogroff" width="150" height="225" /></a>1983, réalisé par N.G. Moutier<br />
Note : <span style="color: #ffffff;">2/10</span><br />
Barème du gore :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-246" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/baremedugore211.png" alt="" width="48" height="17" /><br />
Trouillomètre :<br />
<img class="alignnone size-full wp-image-256" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2009/02/trouillometre11.png" alt="" width="48" height="17" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ogroff est ce que l’on pourrait appeler un « nanard culte ». Sa renommée ne se base aucunement sur ses qualités de réalisation (encore heureux) mais bien sur son amatrice facture et son caractère transgressif, à une époque où, il faut bien le dire, tout n’était pas encore accepté à l’écran.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Rédacteur d’un fanzine parisien et propriétaire d’un vidéo-club, Norbert Georges Moutier décida de réaliser son propre slasher à budget réduit, ce qui impliquait des décors et effets spéciaux cheap, un casting composé d’amis non-professionnels et un timing de tournage à ce point aléatoire que certaines scènes passent, d’un plan à un autre, du soleil radieux au ciel bien couvert. Le tout filmé bien sûr en caméra amateur et sans prise de son autre que cette dernière. Le résultat est à la hauteur des moyens : image exécrable et bruitages dégueulasses. Les rares dialogues sont d’ailleurs doublés, mais la synchronisation est à mourir de rire.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/02/ogroff-e12665868189411.jpg" alt="Ogroff" width="300" height="196" /></p>
<p style="text-align: justify;">L’histoire est celle d’Ogroff, un bûcheron au masque de cuir qui collectionne les haches dans sa cabane au fond des bois et dont le passe-temps principal est de découper les éventuels visiteurs de son domaine. On le voit ainsi s’attaquer à quelques innocents et « s’acharner » sur eux (la violence d’Ogroff dans ces scènes est comparable à l’énergie déployée par un vieillard faisant du jardinage) avant d’élire une jeune fille comme remplaçante d’une femme (sa mère, sa fiancée ?&#8230;) qu’il a perdue et dont il ne lui reste que la photo. Ainsi le film tente de s’intéresser à la psychologie du personnage, dans l’esprit d’autres films de l’époque comme Vendredi 13, avec pour climax une scène où l’expression « s’astiquer le manche » (de la hache en l’occurrence) prend tout son sens.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/02/ogroff21.jpg" alt="Ogroff" width="300" height="196" /></p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr, cette facette est forcément limitée par la quasi-absence de dialogues et le manque de clarté de l’image et de la mise en scène. Ogroff se concentre donc sur les scènes « d’action » comme la démolition d’une 2CV, une poursuite en moto ou encore un duel hache/tronçonneuse épique. Des scènes bien gore ketchup émaillent l’ensemble et les effets spéciaux, bien que risibles, sont souvent honorables vu le peu de moyens. Souvent, un gros plan sur un membre coupé conclut la mutilation, et l’on dirait presque qu’Ogroff le montre à la caméra, l’air de dire « t’as vu mon effet spécial ? »</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2204" style="border: 1px solid grey;" src="http://www.emptyorbit.net/wp-content/uploads/2010/02/ogroff31.jpg" alt="Ogroff" width="300" height="196" /></p>
<p style="text-align: justify;">Tout cela est bien rigolo à regarder, mais il ne faut pas non plus se mentir : c’est particulièrement mou. A moins d’avoir une bonne dose de second degré, vous ne finirez sans doute pas le film qui, hors scènes « d’actions », est particulièrement pénible, avec ses transitions et son cadrage étranges, ses acteurs pas crédibles pour deux sous et sa musique synthétique insupportable. C’est aussi, dirons certains, ce qui fait son charme indéniable. Ogroff joue d’ailleurs à fond la carte du grotesque (à la fin, des zombies et un vampire font leur apparition).</p>
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