Note : 9/10
Barème du gore :
Trouillomètre :
Adulé par la presse spécialisée, le cinéma gore français semblait avoir trouvé son nouveau poulain en ce film. Mon collègue et moi voulions savoir si le cinéma d’épouvante de l’hexagone pouvait encore rivaliser avec les grosses productions anglo-saxonnes du genre.
A l’Intérieur est l’histoire d’une jeune femme enceinte, Sarah, victime d’un accident de voiture qui fut fatal pour son compagnon et père de son enfant. Ayant perdu goût à la vie, morose et démotivée par l’arrivée de l’accouchement, tout bascule pour elle le soir de noël quand une très inquiétante femme sonne à sa porte. Sarah se rend très vite compte que cette personne n’a pas des intentions très louables envers elle.

C’est précisément à ce moment que nous plongeons dans une véritable angoisse cinématographique. L’atmosphère pesante est parfaitement retranscrite et on est littéralement pris de panique à voir une Béatrice Dalle séquestrer Alysson Paradis, toutes les deux étant parfaites dans leur rôles respectifs. Au niveau technique, c’est du très haut niveau: photographie impeccable, très bonne réalisation et du gore très présent et excessivement détaillé (dont la scène de l’accouchement..). En effet, ce film est un véritable bain de sang. Certains diront sans doute que trop de gore tue le gore surtout si la gratuité de celui-ci est quasi-permanente mais les effets sont tellement réussis qu’ils exaltent les sensations et raviront les amateurs les plus intransigeants. Du coté des défauts on peut épingler quelques grosses incohérences d’intrigue comme des flics pas très intelligents et pas dégourdis. La preuve, l’un d’eux demande à Sarah de rester toute seule dans le noir pendant que lui va essayer d’appréhender l’usurpatrice, mais aussi un « mort » qui se réveille 20 minutes après avoir reçu entre autres 3 coups de ciseaux dans ses bijoux de famille ou encore un policier aveuglé qui arrive à rallumer la lumière de la cave ou il se trouvait (chercher les erreurs).

Quant au sentiment global d’ A L’Intérieur, nous ne pouvons qu’être ravi par cette expérience qui se ressent jusqu’au bout des trippes. De plus, on ressent une patte très « frenchy » qui nous fait sortir des sentiers battus tracés par les productions américaines. Un très bon film.
L’avis de Jean :
La double réalisation de A l’Intérieur garantit un certain cota de gore ET de sueurs froides ! Le premier tiers du film est tout simplement terrifiant. Après, cela devient surtout très sanglant, et la rage de tuer ou de survivre s’exprime en litres d’hémoglobine. Béatrice Dalle est géniale dans son rôle et ferait pâlir de terreur un mort-vivant. Un bon thriller psychologique, la (french ?) touche gore en sus. On le répète encore une fois : à ne regarder que si – pardon mesdames – vous les avez bien accrochées.