Chic ! se dit-on en lisant le pitch d’Altitude, avec le mélange d’appréhension et de confort qui naissent dans chaque hémisphère de notre cerveau lorsqu’on s’apprête à visionner un film de sous-genre. En l’occurrence, le sous-genre en question est le film de catastrophe aéroportée, dont le dernier représentant mémorable en date est Des serpents dans l’avion. Mais là où ce dernier, avec son scénario simplissime (qui tient dans le titre) et sa réalisation efficace et sans fioritures, avait les pieds bien sur terre, Altitude a plutôt l’orgueil d’un Icare. L’atterrissage sera rude.
Année de production : 2010Pays : Canada / Etats-Unis Durée : 1h30 Réalisé par Kaare Andrews
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Ce premier long-métrage de Kaare Andrews commence de manière réaliste, quoiqu’on soit, dès les premières minutes, un peu agacé par le caractère peu subtil des différents personnages. Mais les images sont jolies, la ligne scénaristique simple et l’on se laisse emporter. Cela ne durera pas. On se rend compte ainsi assez rapidement que Landon Liboiron, qui incarne le héros angoissé de l’aventure (Bruce), en plus d’avoir une tête faite pour recevoir des claques, joue comme ses pieds, et c’est peu dire. Il est éclipsé par tous ses congénères (qui pourtant ne sont pas des pointures), parmi lesquels les jolies Mel (Julianna Guill) et Sara (Jessica Lowndes), deux bonnes raisons pour ne pas donner au film un zéro pointé. On demande le responsable du casting !
Comme de bien entendu, le vol ne tarde pas à se gâter pour nos jeunes amis, qui foncent droit sur un nuage noir régulièrement lézardé d’éclairs olympiens des plus hostiles. Commencent à se succéder des situations rocambolesques (oui, c’est le mot) censées amener une transition vers le fantastique pur. Hélas, le temps que le spectateur comprenne ce qu’on lui veut, le mal est fait : le film a perdu toute crédibilité. Et cela n’ira pas en s’améliorant. Sans trop spoiler (mais qu’y a-t-il à spoiler, en vérité ?), disons simplement que le dénouement, bien que partant d’une intention louable, est extrêmement décevant et peu inspiré. Le thème central du film, l’angoisse de la mort et ce qu’elle peut gâcher de vie, est maladroitement dévoilé et mal exploité, avec un final dégoulinant et niais. Dans la construction, un (très) mauvais ersatz de Donnie Darko. A éviter, à moins de n’avoir vraiment rien d’autre à se mettre sous la dent.
Pondération scientifique des rédacteurs
| NOTE 3/10 BAREME DU GORE ![]() TROUILLOMETRE |
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[+] De jolies filles [+] Une idée de départ intéressante… |
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[-] …mais très mal exploitée [-] Des situations absurdes [-] Un dénouement d’une niaiserie sans pareille [-] Un héros chiant |




Chic! Quelles sont vos actrices preferees?