117 après Jésus-Christ. Toute la Britannia est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Une région peuplée d’irréductibles Pictes résiste encore et toujours à l’envahisseur…
Année de production : 2010Pays : Royaume-Uni Durée : 1h37 Réalisé par Neil Marshall |
Cette année charnière pour l’Empire, avec l’arrivée au trône d’Hadrien, marque la fin des ambitions romaines dans la région appelée aujourd’hui Écosse et le repli des garnisons les plus avancées sur le fameux mur d’Hadrien, tout juste commencé. Durant l’une des ultimes expéditions en territoire picte, une légion entière est décimée par une attaque surprise menée par la traitresse Etain (Olga Kurylenko), une « barbare » muette aussi belle qu’impitoyable. Une poignée de Romains a survécu au carnage, dont le centurion Quintus Dias (Michael Fassbender), qui convainc ses camarades d’aller libérer leur général, le valeureux et respecté Titus Virilus (Dominic West), qui a été fait prisonnier. Question d’honneur. Sauf que, en plein territoire ennemi, l’opération a tout de la mission suicide… Ils sont fous ces Romains !
Hélas, nos hommes échouent dans leur mission, et ont tout juste le temps de fuir. Le général Titus Virilus – sorte de Leonidas (dans 300) qui vous cracherait à la figure plutôt que de révéler l’endroit où il a caché les Carambars alors qu’il a les couilles dans un étau – meurt de la lance d’Etain, qui a visiblement une dent contre Rome et semble décidée à se faire un nouveau poncho avec la peau des fugitifs. Commence alors une chasse à l’homme mortelle pour nos sympathiques Romains, qui n’ont plus qu’un seul espoir : s’en sortir vivants.
Centurion ne nous assomme pas de considérations politiques ou historiques (quitte à commettre des anachronismes mineurs). Le décor planté, place à l’action. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça tranche ! Le sang coule, les membres sont arrachés et les têtes tombent, sans pour autant que cela vire au vulgaire. Neil Marshall, fort de son expérience avec The Descent, a un talent indéniable pour le gore réaliste et classieux. Sans effets (ralentis, flous,…) ni fioritures les scènes de combat s’avèrent particulièrement grisantes.
S’ajoute à cela une photo très réussie, dans des décors superbes qui nous ont émerveillé entre deux tranchouillades. Seul manque peut-être à Centurion un enjeu, un souffle épique… L’action montre des tripes mais ne prend guère aux tripes. Le film tourne autour de thèmes tels que la camaraderie virile, le sens du devoir, l’entraide, la trahison et la confiance, mais tous ces sujets de réflexion s’effacent très (trop ?) rapidement devant l’action pure. Le côté positif de la chose est qu’aucune leçon morale ne nous est donnée ; au spectateur de tirer les conclusions de ce qu’il voit.
Les personnages, bien qu’attachants, manquent un peu de profondeur. Le héros Quintus Dias est trop droit dans ses pompes et le saligaud de la bande (car il en faut un, pas vrai ?) est une ordure qui a si peu de scrupules qu’il en perd en crédibilité. Dommage, car le jeu d’acteur était vraiment excellent. Par ailleurs, alors que les combats misent sur un réalisme maximum, on s’étonne de la pudeur affichée par notre héros avec la « sorcière » que les fugitifs rencontrent dans la forêt. A mettre sur le compte, sans doute, du côté « british ».
Avec un peu plus de prétention, Centurion aurait pu être un petit chef-d’oeuvre… ou un ratage complet. Contentons-nous donc de savourer cette friandise geek qui tient largement ses promesses. Avec un scénario et des décors dépaysant, une action qui ne faiblit pas et des personnages charismatiques, le film de Neil Marshall est un plaisir instantané sans prise de tête que vous aurez sans doute vite oublié, mais qui vaut assurément le détour.
Pondération scientifique des rédacteurs
| NOTE 7/10 BAREME DU GORE ![]() TROUILLOMETRE |
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[+] Des scènes de combat grisantes [+] Une atmosphère et des paysages immersifs [+] De l’action sans prise de tête [+] Des personnages attachants… |
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[-] …mais qui manquent un peu de profondeur [-] Pas de véritable enjeu [-] Quelques ressorts scénaristiques un peu grossiers (comme la trahison d’Etain) |




J’ai trouvé pour ma part ce film un peu fade. Ils courent ils courent, ils s’arretent pour tuer leurs assaillants, un seul survit, fin…
(pardon pour le spoil éventuel)
Ca manquait cruellement de relief et de rebondissements pour moi.