Il ne fait pas bon vivre à Hong-Kong. Pour preuve, il faut se battre pour se payer un logement convenable. Oui, se battre, littéralement… Empty Orbit en mode crise sociale!
Année de production : 2010Pays : Hong-Kong Durée : 1h36 Réalisé par Ho-Cheung Pang |
Dream Home raconte la triste vie de Cheng, jeune habitante de cette mégapole asiatique qu’est Hong-Kong où fleurissent les gratte-ciels et immeubles dans lesquels se tasse une population à la démographie galopante. Difficile de s’y faire une place convenable pour Cheng, qui vit dans un appartement miteux de la ville depuis qu’elle est toute petite. Elle s’était toujours juré de travailler dur pour payer à sa famille un nouveau chez-soi plus confortable, avec vue sur la mer. Malgré sa volonté à toute épreuve, Cheng ne peut faire face à la crise du logement et à la flambée des prix et ce, même après avoir touché l’assurance vie de son père décédé. Notre « héroïne » va donc devoir user d’autres stratagèmes pour arriver à ses fins…

Quand on apprend dès le début du film que le scénario est tiré d’une histoire vraie, on a de quoi avoir peur par les temps qui courent ! En effet, quoi de plus effrayant que de voir que certains sont prêts à tuer des locataires d’un immeuble pour faire chuter son prix ? Cheng s’est donc résigné à assassiner sauvagement quelques malchanceux pour un 20m². Quand on vous dit qu’il est dur de se faire une place au soleil !
Dream Home commence directement sur les chapeaux de roues avec une scène ultra gore ; le film va les enchainer à un rythme intelligent. Les différents meurtres sont entrecoupés de scènes bien plus calmes, parfois poétiques et contemplatives, faisant entrer le spectateur dans la vie de Cheng, salariée dans un call-center, dont les seuls amis semblent être ses collègues de boulot ringards et dont l’amant ne paie même pas les notes d’hôtels dans lesquels il la « fréquente ». Cette chienne de vie a de quoi la rendre imaginative apparemment, car ses exécutions sont pour le moins originales… et géniales ! Nous avons effectivement rarement été autant surpris, choqués, étonnés et ébahis devant des scènes de slash durant notre – plus si courte – carrière de b-cinéphiles. Quel spectacle ! Quelle inventivité ! Il y en a pour tous les goûts. Le réalisateur vous fera, pour le coup, bien faire saisir le caractère « brutal » de la crise…

Adulé et récompensé au Festival de Gérardmer de 2010, Dream Home se révèle donc être une très bonne surprise. Le film pêche parfois par des scènes d’une longueur excessive, dans les parties plus intimistes, mais rehausse souvent le ton de manière opportune. On ne sombre que rarement dans l’ennui et quand c’est le cas, cela nous plonge d’autant plus dans cet enfer des grandes villes, où tout doit aller vite mais où tout passe lentement. Le réalisateur maîtrise son sujet et nous offre quelques moments riches en émotions. Dream Home est une valeur sûre !
Pondération scientifique des rédacteurs
| NOTE 8/10 BAREME DU GORE ![]() TROUILLOMETRE |
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[+] Des scènes d’exécution ultra originales [+] Un scenario novateur en phase avec l’actualité [+] Une mise en scène maîtrisée |
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[-] Quelques lenteurs |





elle a l’air bonne josie ho, je me trompe? ^^
On l’a trouvé pas mal dans le genre, décidément les eurasiennes ont le vent en poupe