Feast II : Sloppy Seconds

feast22008, réalisé par John Gulager
Note : 3/10
Barème du gore :
baremedugore3
Trouillomètre :
trouillometre1

Une critique sur IMDb de cette suite la qualifiait « d’expérimentale ». En général, quand on dit cela, c’est soit que le film est réellement expérimental, soit qu’il est vraiment mauvais, ce qui est plutôt le cas ici. Certes, le film offre des batailles de nains catcheurs ou des paires de seins nus bien faits (les bikeuses qui en sont les propriétaires ne sont d’ailleurs là que pour ça, semble-t-il), mais cela n’a pas suffi à raviver notre intérêt.

Le réalisateur, fort de la réussite -sinon du succès- du premier épisode, est parti dans un trip personnel difficile à suivre. Bien sûr, absolument rien n’est épargné : grands-mères lentement décomposées, bébés dévorés ou encore chatons abusés sexuellement. Mais ce qui nous aurait enthousiasmé en d’autres circonstances paraît ici malsain dans la mesure où l’on voit mal en quoi cela était nécessaire à l’action. En d’autres termes, il s’agit de subversion pour la subversion, ni plus ni moins. D’autant plus que la trame est sans queue ni tête, le scénario inexistant, l’action molle et sans dynamisme et les tentatives d’humour (trop) vulgaires, là où le premier épisode faisait mouche avec ses personnages atypiques et des dialogues bien trempés. Ici, c’est lourd, interminable, et il est à noter que l’on ne voit presque pas les créatures censées être les méchants du film. Pour couronner le tout, quelques délires psychédéliques le parsèment de manière inexpliquée.

Quelques protagonistes ont survécu jusqu’au 2e épisode et beaucoup d’autres font leur apparition : un gang de motardes lesbiennes, deux frères nains catcheurs et leur grand-mère, un vendeur malhonnête, sa femme et l’amant de celle-ci. Une brochette qui promet mais qui est loin d’être exploitée avec le talent exprimé dans le premier film. Cela tient peut-être du fait que les personnages évoluent maintenant dans la ville et ne sont plus cloîtrés dans un bar, lieu confiné propice au déploiement de personnalités fortes. Seule la scène de la dissection d’un monstre est vraiment drôle (et aussi franchement dégueulasse, mais on ne voudrait pas spoiler).

Bref, une déception de taille, fruit d’un réalisateur talentueux qui s’est laissé emporter dans ses délires personnels sans se soucier du plaisir du spectateur.

L’avis de Dam
:
L’intérêt du film se résume à trois éléments : la grand-mère pourrissante, le chat violé et la scène de la dissection. D’où le 3/10 de mon confrère que je valide.