Ghost Machine

ghostmachinevuaubifff12009, réalisé par Chris Hartwill
Note : 2/10
Barème du gore :

Trouillomètre :

Dimanche, 7 heures. Bruxelles est encore endormie tandis que le jour se lève timidement. Dans la salle de moins en moins pleine du BIFFF, alors que les moins courageux abandonnent progressivement la partie, les bifffeurs, les vrais, s’échauffent pour le dernier round de la Nuit du Fantastique. Hélas, Ghost Machine, loin de réveiller l’audience, l’a littéralement achevée.

Comme souvent, le pitch était emballant (même si, pour le coup, ça sentait déjà le piquage d’idées) : quelques geeks investissent un ancien centre de détention pour y jouer à un jeu de simulation militaire. Dans leurs déambulations virtuelles, ils tombent nez à nez avec une gonzesse mal lavée qui traîne des chaînes derrière elle, du genre pas commode et qui pirate les programmes informatiques, ce qui est d’autant plus dangereux qu’on peut mourir pour de vrai si on meurt dans le jeu.

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Ils seront rejoints par une amie, militaire elle aussi – dont la scène de douche a réveillé les mâles assoupis de la salle, vite déçus par le peu de chair montrée à l’écran – et par un officier pervers qui a, on l’apprend assez rapidement, un lien avec l’esprit féminin qui hante le bâtiment. La bande est dirigée par un jeune expert en intelligence artificielle, joué par un Sean Faris (un ersatz de Tom Cruise) tout sauf convaincant.

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L’ensemble est d’un conventionnalisme à faire s’endormir un hyperactif insomniaque. Il ne se passe absolument rien d’intéressant et la réalisation, bien que correcte, manque de pêche. Pour un film de genre, on aurait apprécié un peu plus de sang ou de nu, mais non : on doit se contenter d’un scénario faiblard et déjà vu couronné par un dénouement à la mords-moi-le-nœud. Cela s’est d’ailleurs ressenti dans la salle qui, à moitié endormie, n’a mis de la conviction qu’à huer le film, lorsque arriva la délivrance que fut le générique de fin.