Last House on the Left

last-house-on-left2009, réalisé par Denis Iliadis
Note : 8/10
Barème du gore :
baremedugore2
Trouillomètre :
trouillometre1

Les remakes ont le vent en poupe ces dernières années et certains sont si bien réussis qu’ils rendent leur original quasi obsolète. D’autres – et c’est de manière générale le seul autre constat possible – n’auraient jamais dû voir le jour. Laquelle des deux options aura pris Last House on the Left ?

Wes Craven est un habitué des remakes. On pense notamment à La Colline a des yeux du talentueux Alexandre Aja, qui revisitait son film de 1977. Last House on the Left cru 2009 est de ce genre de remake qui fait – presque ! -  oublier l’original. Avec Denis Iliadis aux commandes, l’histoire gagne en intensité et en réalisme, et bénéficie au passage d’une petite cure de jouvence technique et artistique.

Une histoire assez sombre en vérité, d’autant que nous avons opté pour le « côté obscur de la force » en regardant la version « unrated » qui n’a, au fond, rien de bien méchant sinon un long viol très réaliste, assez pénible. Mis à part cela, les séquences supplémentaires ajoutent souvent un peu de goritude, ce qui de ce point de vue rend l’ensemble plus poignant (et plus rigolo, il faut bien l’avouer).

Ce qui surprend dans Last House on the Left, c’est le détournement des rôles stéréotypés du genre pour, au final, davantage de réalisme. Les bandits ne sont ni machiavéliques ni intelligents, ni très cruels ; c’est juste une bande de ratés sans scrupule. Ce qui ne les rend pas moins redoutables. Les victimes sont quant à elles bien des victimes, mais elles n’auront pas l’occasion d’exercer elles-mêmes leur vengeance. Dans la deuxième partie du film, les prédateurs deviennent des proies – ou presque.

Pas vraiment d’intrigue, mais un rythme soutenu qui s’appuie sur le stress provoqué par l’attente de certains événements que le spectateur sait inéluctables, une réalisation sans faille ; même s’il n’est percutant d’originalité, Last House on the Left est peut-être le meilleur film du genre de l’année. A noter : quelques scènes gores parsèment ce film « grand public » dont la fameuse scène finale, particulièrement cruelle mais aussi très drôle – au second degré.