1996, réalisé par Charles Band
Note : 1/10
Barème du gore :
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Trouillomètre :
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« Le cerveau de la famille » n’est pas un titre à prendre métaphoriquement, comme on le ferait naturellement. Ce n’est ni un thriller, ni un policier, encore moins un film gore. En fait, ça se veut drôle et parodique. Accrochez-vous.
« Head of the Family » est l’une des nombreuses productions Full Moon, une compagnie qui enchaîne les films à petit budget de ce type. Mais peut-être commencez-vous à connaître la philosophie Empty Orbit : une bourse vide ne justifie pas la médiocrité. Il se trouve hélas que le Cerveau de la famille est d’un ennui mortel. Difficile d’annoncer ça de but en blanc, mais qu’est-ce que c’est chiant !
On comprend assez vite que, malgré que ce soit un film de genre, il n’y aura ni sang, ni frayeurs. Le cerveau de la famille prend le parti de l’humour ( ?) absurde… et se vautre lamentablement. C’est un peu le syndrome « Feast 2 et 3 » (voir les critiques) : il suffit que quelques-uns dénigrent un film qu’ils attendaient au moins un peu palpitant, pour que les autres répondent qu’il s’agit d’un chef-d’œuvre auquel le commun des mortels ne comprendra jamais rien.
Or l’humour est ici d’un niveau vraiment sidérant. Le pitch est en lui-même absurde et, comme souvent, aurait pu accoucher d’un film vraiment drôle : Lance, un tenancier de café lâche et propre sur lui, fornique régulièrement dans l’arrière-boutique avec Lorretta, en cachette du fiancé de cette dernière, un biker con comme ses santiags. Lance trouve la solution pour se débarrasser du viking lorsqu’il rencontre la famille Stackpool, quatre énergumènes qui ont chacun un pouvoir spécial, dont un, le cerveau de la famille, contrôle les trois autres grâce à sa boîte crânienne haute comme deux fois son corps. Ces frères et sœurs sont en outre de petits psychopathes en herbe qui manipulent des cobayes humains en leur charcutant le ciboulot. Lance voit là une occasion en or pour extorquer un maximum d’argent aux Stackpoole.
Cette idée rigolote se résume à l’écran à une suite de dialogues insipides, sorte de combat rhétorique sans intérêt, où Blake Bailey (Lance) surjoue certes de manière intentionnelle, mais sans nous arracher le moindre rictus. Et ce n’est pas Jacqueline Lovell, nue pendant la moitié du film, qui constituera un argument suffisant pour s’infliger une daube pareille.
Un gros nanar érotique bien chiant made in Charles Band. N’empêche, je ne regrette pas d’avoir payé 3€ pour cette perle
oui c’est un peu paradoxale..on note ce genre de film 1/10 mais au final on regrette pas de l’avoir vu… tout ce qui ne tue pas rend plus fort