2008, réalisé par Howard McCain
Note : 7 / 10
Barème du gore
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Trouillomètre

Bénéficiant d’un pitch plus qu’alléchant et d’une poignée d’acteurs relativement connus, Outlander est malheureusement passé inaperçu au moment de sa distribution. Et pour preuve, il n’est jamais sorti dans les salles de nos contrées, après que la promo hollywoodienne – qu’il méritait pourtant – soit passée à la trappe pour on ne sait quelle raison. La sortie en DVD/Blu-ray a cependant permis à Empty Orbit de ne pas passer à coté de cette bonne surprise et d’encourager d’autres cinéphiles à faire de même.
Outlander suscite immédiatement l’intérêt par une entrée en matière directe et efficace ; un vaisseau d’extraterrestres humanoïdes s’échoue sur Terre en l’an 701 après J-C, dans le nord de l’Europe où l’on boit de la bière, l’on saute sur des boucliers et l’on aime s’appeler Vikings et cracher sur cette nouvelle tendance à la mode qu’est le christianisme. De cet appareil à la technologie avancée sort un homme, Kainan, visiblement tourmenté par les fantômes de son passé et heurté par la mort de son compagnon survenue lors de cet atterrissage chaotique. Mais s’est aussi échappé de l’épave un passager clandestin, une bête féroce qui semble venir tout droit de la planète Pandora (dans Avatar). Après une rencontre houleuse avec les indigènes, Kainan s’efforcera d’établir une alliance avec eux afin de terrasser ce monstre sanguinaire qui sème déjà la pagaille dans la région.
Les qualités que recèle Outlander plairont à tout bon geek qui se respecte et aux autres personnes désirant s’évader dans un monde inconnu et se divertir réellement. Le film est une sorte d’aventure épique mélangeant fantastique, science-fiction et romance, le tout saupoudré de quelques petits moments tranchants et sanglants. Bien sur, nous avons droit aux éternels clichés du genre, mais Outlander les allie à une certaine sobriété narrative, ce qui le rend au final moins gnangnan que certaines productions plus médiatisées (qui a dit le dernier Robin des bois?). Les acteurs, plutôt moyens dans l’ensemble, suscitent tout de même la sympathie et c’est avec une joie non dissimulée lors de notre séance de visionnage que nous avons retrouvé le bon vieux Ron Perlman, incarnant son éternel rôle de gros barbare rigolo.
Doté d’un esthétisme inspiré (on peut citer le décor de la commune du village, remarquable) et agrémenté d’effets spéciaux honorables, avec une intrigue rythmée, une bande son prenante et des paysages saisissants (le tournage a été effectué au Canada et en Norvège), Outlander s’avère très divertissant et s’impose comme une chouette surprise. Il serait dommage de s’en priver : quand un film mélange Alien et le Seigneur des Anneaux de cette façon, ça ne se refuse pas.