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2008, réalisé par Christian Alvart
Note : 8 / 10
Barème du gore
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Trouillomètre

Un homme se réveille. Il émerge douloureusement d’une capsule et tente de se débarrasser de cette peau artificielle et visqueuse qui le recouvre. A travers le noir quasi absolu dans lequel il s’efforce de réveiller un autre homme, encapsulé lui aussi, aucun souvenir ne lui revient, si ce n’est qu’il se trouve dans un vaisseau spatial et qu’il est un haut technicien de l’appareil.
Nos deux lascars, le lieutenant Payton et le caporal Bower sortent en fait d’un hyper-sommeil profond qui leur a fait perdre tout souvenir ou presque. Au fur et à mesure de leur concertation, la mémoire et la lumière reviennent : ils se rappellent qu’ils sont en mission vers la planète Tanis et que le vaisseau qui les transporte est le dernier espoir de l’humanité et de la vie terrestre. C’est ainsi qu’une espèce d’arche de Noé spatiale se dirige vers cette planète apparemment habitable. Cependant, le vaisseau semble inerte et les deux hommes se rendent vite compte qu’en plus des quelques autres humains « éveillés » qu’ils croisent inopinément, se promènent dans les couloirs sombres et glauques des espèces de mutants encornés, pas franchement amicaux.

Pandorum nous a plu, beaucoup plu. En plus d’une intrigue très prenante, mystérieuse (parfois justifiée difficilement cela dit) et bien interprétée, ce thriller palpitant est un peu ce qu’on attend tous d’un film qui mélange la SF et l’horreur. Mettant en scène des monstres carrément flippants (qui ne sont pas sans rappeler les gluants et vicieux mutants de The Descent) dans une ambiance ultra sombre, mais sans perte visibilité pour le spectateur, Pandorum surprend et surtout, nous a fait peur et a même obligé quelques fois mon collègue à se réfugier lâchement derrière un coussin qu’il m’a subtilisé, comme il le fait régulièrement, accompagnant son geste indélicat d’un râle qui en disait long sur son état général.
Vous attendent donc une partie de cache-cache et de courses-poursuites haletantes dans les couloirs de cette mystérieuse navette, aussi grande qu’angoissante. En plus des scènes qui font sursauter, le « twist »final, bien qu’apparemment attendu par mon collègue (sachez qu’il se vante beaucoup à ce sujet), en laissera plus d’un pantois et même émerveillés… on n’en dit pas plus. Malgré quelques défauts par-ci par-là, il rejoint quelques autres perles dans le panthéon des coups de cœur d’Empty Orbit. Sans être un chef-d’oeuvre, Pandorum est un excellent divertissement.
L’avis Le droit de réponse de Jean : pour ma défense, Pandorum est vraiment terrifiant par moments. Et puis, les vieux couloirs rouillés, humides et plongés dans l’obscurité, j’ai jamais aimé ça. Plus sérieusement : un film très nerveux où l’on ne s’ennuie pas une seconde. Honnête et efficace. Mention spéciale pour Bower, un genre de personnage qu’on aimerait voir plus souvent ; Ben Foster incarne un type déterminé, intelligent, courageux et humble, c’est-à-dire idéal, sans qu’on y perde pourtant en densité psychologique. Une belle performance.