2009, réalisé par Réalisé par J.Balagueró & P. Plaza
Note : 8/10
Barème du gore :
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Trouillomètre :
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Pas si simple de fournir une suite à un petit film dont on attendait pas un tel succès. Jaume Balaguero et Paco Plaza ont relevé le défi et ouvre de nouveaux horizons à la saga.
Rec 2 reprend l’histoire exactement là où le premier épisode l’avait laissée. On est sans nouvelles de la journaliste dont on suivait les tribulations dans cet immeuble infecté d’un étrange mal, quelque part à Barcelone. La dernière image d’elle la montre d’ailleurs en assez mauvaise posture. Désormais, la caméra qui filme l’action est celle d’un commando de forces spéciales, à laquelle s’ajoutent de petites caméras individuelles fixées sur les casques. Une astuce qui permet de basculer à l’occasion d’une scène à l’autre de façon réaliste, en conservant la marque de fabrique de la série, à savoir la vue subjective. Immersion garantie.

Notre groupe entre dans l’immeuble mis en quarantaine où il est rejoint par un homme qui se révèlera être un prêtre. Mais on n’en dira pas plus sur l’intrigue. Notons simplement que Rec 2 a su rester cohérent par rapport à son aîné, qui n’était pas conçu dès l’origine pour avoir un petit frère. Même si la trame ne progresse qu’à petits pas, les quelques révélations et rebondissements qui parsèment le film valent leur pesant de sueurs froides. On regrettera seulement – sans pour autant lui en tenir grief – que Rec 2 se déroule dans un décor à peu de choses près identique à celui du premier film. Ce qui ne sera certainement pas le cas de l’épisode 3.

Le dénouement, outre qu’il ouvre en effet une porte – heureusement pas trop ostentatoire – sur une suite (déjà en préparation), est tout à fait surprenant et jouissif du point de vue narratif, un élément qui manquait au premier épisode, avec l’excuse de la primauté du réalisme. Dans ce deuxième épisode, la narration est un peu plus structurée, mais de manière intelligente, c’est-à-dire, justement, sans nuire au réalisme. Par exemple, une partie est filmée par des enfants et l’on voit ainsi des événements déjà vécus de leur point de vue. Simple et lumineux.

Rec premier du nom était à fond dans la suggestion : ce qui faisait peur, c’était un bruit, une silhouette, un cri. Bénéficiant probablement de plus de moyens, Rec 2 montre davantage : les zombies sont maintenant filmés bien en face des deux yeux. Même chose quand on leur dézingue la cervelle. Car Rec 2 est aussi plus gore et recèle quelques scènes bien trempées dans le sang.
Malgré quelques défauts qui ternissent le tableau (comme l’arrivée de 3 adolescents n’apportant quasi rien à l’intrigue), le film a su s’inscrire dans la continuité de son prédécesseur tout en évoluant et en se différenciant dans le bon sens. Moins effrayant mais plus gore, il ravira les fans de la première heure autant que les néophytes.
