2010, réalisé par Paul W.S. Anderson
Note : 5 / 10
Barème du gore
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Trouillomètre

Et c’est reparti pour un tour ! Après 3 premiers épisodes en dents de scie, notre jolie Milla Jovovich revient cette année pour la suite de ces fabuleuses aventures zombinolantes, et en 3D s’il vous plait ! A noter que cette fois-ci, c’est aussi le retour du premier réalisateur de la série qui nous avait aussi proposé le sympathique Death Race. On pouvait donc s’attendre à un retour aux sources de qualité.
Quatrième opus de la série cinématographique du même nom, Resident Evil 4 : Afterlife fut avant tout annoncé comme une révolution technologique, qui intégrerait les nouvelles trouvailles hollywoodiennes en matière d’audiovisuel, telle qu’une 3D censée être totalement immersive et au service de l’intrigue. En effet, le film a été tourné avec la même caméra que celle qui a été utilisée par James Cameron pour son Avatar. Il n’était donc pas question d’une médiocre post-production en 3D comme ce fut le cas pour Alice au Pays des Merveilles ou Le clash des Titans, et croyez-nous, pour une fois cette technologie apporte quelque chose, en salle comme à la maison.
Notre chère Alice fait donc son come-back et cette fois encore, malgré la disparition de ses pouvoirs, elle n’a pas fini d’en découdre avec cette fameuse société malfaisante qu’est la Umbrella Coporation, qui a foutu un bordel tel que le monde est ravagé et rempli de morts-vivants. En plus, Alice s’est mis en tête de retrouver tous les survivants et surtout sa nouvelle bande de potes qu’elle s’était faite dans le 3ème film. Tout ceci l’amène donc à survoler Los Angeles, ville plongée dans un chaos absolu, mais dans laquelle se cachent encore quelques humains. Parmi ceux-ci, on retrouve avec amusement notre bon vieux Wentworth Miller de la série Prison Break, toujours aussi insipide et monocorde et qui, figurez-vous, se voit encore une fois enfermé dans une prison pour une raison très obscure. Il remporte haut la main la palme du rôle de pot de fleurs de service.
Obscur, le scénario l’est encore une fois de plus dans un Resident Evil. Quand celui du premier film suggérait assez intelligemment les choses et servait une ambiance très réussie, les autres actes de la série se sont tous cassé les dents sur des histoires complètement loufoques dans lesquelles les intentions de chacun étaient aussi sombres qu’un film d’Axel Proyas. Afterlife ne déroge pas à la règle. Ça part dans tous les sens et ça n’a tout simplement aucun intérêt. Un gros zéro pointé pour l’intrigue !
Mais alors, faut-il tout simplement jeter le film aux oubliettes ? Non, surement pas. Le gros point fort d’Afterlife, c’est sa qualité visuelle et artistique. Que ce soit en 3D ou en 2D, certaines scènes sont à couper le souffle et pourraient faire passer des films comme Matrix pour de la série B. Des ralentis magnifiques et des effets spéciaux fabuleux sont incorporés tout au long du film notamment dans la fameuse scène du « gros boss » qu’Alice et sa copine s’efforcent de terrasser dans les douches d’une ancienne prison. En un mot : ça claque. Les rétines sont comblées.
Resident Evil : Afterlife fait donc office de démo technologique et charmera tous les passionnés d’effets visuels avancés et de qualité d’image époustouflante, qui mettront à rude épreuve leur système home cinéma. Mais le réalisateur a jugé bon de n’apporter de la profondeur qu’aux scènes d’action, via la 3D, et a carrément oublié de mettre un peu de relief au scénario, qui pour le coup, est aussi plat que les Pays-Bas.