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Saw 6

Jean | 3 novembre 2009

saw_62009, réalisé par Kevin Greutert
Note : 2/10
Barème du gore :
baremedugore3
Trouillomètre :
trouillometre1

La série des Saw, qui en est déjà à son sixième – mais pas dernier – épisode, est représentative d’un certain cinéma, pour ne pas dire d’un certain business. Après tout, tant que ça marche, pourquoi s’arrêter ? Selon nous, il y a bien une ou deux raisons…

Nous nous attendions à voir un navet, et le moins que l’on puisse dire est que nous avons été comblés. Comment diable est-il possible de réaliser pareille daube et d’oser, en plus, la diffuser sur grand écran ? Ah oui, c’est vrai : en ayant l’assurance qu’une foule de fans peu regardants accourra dans les salles. Monde de merde.

Commençons par l’intrigue. Les scénaristes ont dû prendre leur pied, c’est sûr : on apprend dans ce dernier épisode que les cinq premiers crimes (qui correspondent aux cinq premiers films) n’étaient qu’une préparation machiavélique au sixième. Une révélation ô combien saisissante appuyée par des flashbacks à la pelle, dans un ton sépia du meilleur goût, avec un petit effet de flou bien ringard pour couronner le tout. En un mot, c’est chiant.

Mais le plus énervant dans toute la série, c’est cette morale à deux balles sans cesse ressassée, servie sur un ton démago avec des phrases toutes faites à l’emporte-pièce et des regards pénétrants. Jigsaw n’est pas le cruel serial killer qu’on pourrait croire ; il est bonté et justice, c’est juste qu’on ne l’a pas compris. Cet opus ne fait pas défaut à la tradition (le mot n’est pas trop fort, après 6 épisodes) et cette fois, ce sont les méchants assureurs qui ont mérité de mourir dans d’atroces souffrances. Comme quoi, les scénaristes ont même lu les journaux.

Jigsaw n’était déjà pas un modèle de charisme (le personnage le plus charismatique de la série étant probablement la marionnette), mais on n’avait visiblement pas encore touché le fond. Car, maintenant qu’il est mort, restent sa femme, une blonde barbie somme toute banale, et Hoffmann, le faux-flic au charisme d’huître, croisement malheureux de Steven Seagal et Sylvester Stallone. Mais rassurez-vous : même sans méchant valable, les engins de torture tous plus loufoques les uns que les autres sont de la partie. Les scènes gores aussi, mais elles sont plus ridicules qu’autre chose.


« La Horde Les Ingoruptibles fêtent leur premier anniversaire »

Une réponse

Malus | 7 février 2010

Salut Bon article. Je repique quelques id

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