Scream

Scream1996, réalisé par Wes Craven
Note : 7/10
Barème du gore :

Trouillomètre :

Considéré par bon nombre d’amateurs comme la renaissance du slasher des années 90, Scream fut comme le manifeste d’une nouvelle génération de films d’horreur. Réalisé par Wes Craven (incontournable pionnier en la matière, auteur de Vendredi 13, La dernière maison sur la gauche ou encore La colline a des yeux), le film devint finalement une saga de trois épisodes bouclés en quelques années. En attendant le 4ème opus qui sortira en avril 2011, Empty Orbit a décidé de se pencher sur cette légende.

scream

Scream débute de manière très originale, avec d’entrée de jeu une situation terriblement efficace : le tueur téléphone à sa future victime et joue malicieusement avec ses nerfs. Cette première scène, d’une dizaine de minutes, est simplement culte : elle rend hommage aux plus grands films de slashers tout en offrant aux spectateurs une entrée en matière très intense. Les références au genre glissées dans la discussion sont nombreuses et font offices de quizz à faire entre amis spécialisés. Des références habilement introduites : le tueur s’est inspiré d’icônes du genre (Michael Myers, Freddy, Jason) pour échafauder ses crimes. Notez l’auto-dérision de Wes Craven qui coupe intelligemment l’herbe sous le pied des détracteurs de films d’horreur (y compris les siens).

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Dans ces premiers moments, on découvre le fameux déguisement du slasher qui deviendra archi célèbre de part le monde. C’est sans conteste la figure la plus délirante, terrifiante et machiavélique que le cinéma du genre ait jamais connu. 20 ans après, n’importe qui pourra vous dire d’où provient ce fameux masque que vous aurez décidé de porter lors une soirée d’Halloween. N’est-ce pas à ce genre de signe que l’on reconnait un film culte ? D’ailleurs, contrairement aux autres essais du genre tels que Massacre à la tronçonneuse et consorts, c’est bien cet accoutrement qui a rendu immortel ce tueur au fil des années, et non pas sa personnalité.

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L’histoire se poursuit donc en un teenager movie classique et musicalement inspiré, mettant en scène la jolie Neve Campbell dont la mère a été assassinée un an auparavant par un individu censé être derrière les barreaux. Pour l’un de ses premiers rôles, l’actrice d’origine canadienne s’en sort plutôt bien dans la peau de cette jeune étudiante. On peut en dire autant de ses comparses adolescents qui remplissent leur contrat avec brio. Notons aussi la présence de Courtney Cox plus sexy que jamais, incarnant une journaliste peu scrupuleuse qui couvre la nouvelle série de meurtres perpétrée dans cette petite ville des États-Unis. Car en effet, quelques crimes ont été commis aux alentours du campus estudiantin et la police mène l’enquête tant bien que mal, à l’image de l’inspecteur Dewey, toujours en retard d’une guerre. Le film permet  d’ailleurs de faire sa propre investigation et vous aurez droit à d’incessants « c’est lui le tueur ! » provenant soit de votre cerveau, soit de votre voisin de canapé, si vous avez la chance d’avoir au moins un des deux.

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Au final, Scream se révèle être un bon divertissement qui ne se prend pas au sérieux et qui rend un hommage à la fois caricatural et respectueux à John Carpenter, Tobe Hooper ou encore Wes Craven lui-même. Seulement, le scénario ne s’envole jamais vraiment malgré une bonne tension, de bons personnages et de nombreuses situations humoristiques. Mais au delà de toute considération, le film amorce une ère nouvelle de films d’horreur qui attirent désormais un public plus large et qui engendra très vite des réalisations du même acabit comme Souviens-toi l’été dernier et évidemment le très connu Scary Movie, parodie intégrale de Scream.