Scream 2

Scream21997, réalisé par Wes Craven
Note : 4/10
Barème du gore :

Trouillomètre :

Scream premier du nom allait déjà assez loin dans la mise en abîme en renvoyant sans cesse au cinéma d’horreur, et même à des films de Wes Craven lui-même. Pour Scream 2, ce dernier a encore repoussé les limites de l’autoréférence machiavélique : au début du film, deux amoureux (bientôt unis pour l’éternité, mouahaha) assistent à la projection de Stab, adaptation cinématographique des événements qui se sont produits dans le premier Scream. Vous suivez ?

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Encore un coup de génie de Wes Craven : se foutant ouvertement des critiques à l’esprit obtus, il met en scène un serial-killer arborant le masque que porte le tueur du film Stab, comme s’il s’en était inspiré. La résolution de l’intrigue apportera un éclairage à ce sujet. Un point pour Wes, donc, qui semble encore une fois régler ses comptes avec une bien-pensance dont on devine qu’il a souvent été la cible. De ce point de vue, peut-être que la série des Scream a contribué à ouvrir les esprits au sujet des films d’horreur, d’autant qu’elle n’est pas particulièrement gore…

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Hélas, les bons points s’arrêtent là : exception faite de la première scène du film et de quelques clins d’œils amusants, on s’emmerde grave. Les deux heures sont décidément bien longues, et on se demande plus d’une fois s’il était vraiment utile, par exemple, de nous servir cette histoire d’amour improbable (et surtout ridicule) entre une journaliste ambitieuse et un jeune flic à la cervelle de flétan, le bien nommé Dewey (que Scary Movie a vite fait de rebaptiser « agent Doofy »). On a bien du mal a déterminer si c’est l’acteur qui est mauvais ou s’il s’agit d’un énorme délire au second degré. Toujours est-il qu’il nous a fait marrer.

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Dans la brochette des comiques, il y a aussi le tueur masqué lui-même, aussi improbable que cela puisse paraître (on note avec un brin de déception que le personnage le plus inintéressant se révèle être l’héroïne principale…). Rarement on aura vu un prédateur aussi mauvais : il se gamelle plus que ses victimes, le pauvre ! Il faut dire qu’avec un déguisement aussi peu pratique, il est difficile de ne pas être ridicule. Là encore, on ne sait jamais vraiment en quelles eaux on navigue, mais notre cœur penche pour un second degré délibéré.

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Au final, on s’ennuie pas mal, on rigole un peu, mais on ne se fait pas vraiment peur… un comble ! Pas une seule fois on ne sursaute, sauf quand on est brusquement réveillé par ses propres ronflements. Une ou deux scènes gores égaillent l’ensemble mais, à moins d’être une jeune fille pré-pubère hystérique, il n’y a pas de quoi retourner votre estomac. Certes, c’est un film grand public, mais l’on a du mal à excuser les longueurs et la trop faible tension dramatique. Scream 2 a beau attirer la sympathie, il est bien trop monotone pour valoir réellement le détour.