Shutter Island
Jean | 5 mars 2010
2010, réalisé par Martin Scorsese
Note : 8/10
Barème du gore :
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Trouillomètre :
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Une île perdue, un hôpital psychiatrique, un vieux fort reconverti en prison pour aliénés, un cimetière au fond des bois, un phare mystérieux, des cachettes dans les rochers sur la côte, un jeune inspecteur et des psychiatres à l’accent allemand suspect : voilà un cocktail des plus classiques, hommage à la série B des années 50, par le maître Scorsese.
Voici donnée d’emblée la réponse à la question que certains auraient pu se poser quant à la légitimité d’une chronique de Shutter Island sur Empty Orbit. (Après tout, on aurait pu simplement vous répondre qu’on fait ce qu’on veut, un point c’est tout.) Si, niveau casting, il est vrai que le film tient plutôt du blockbuster (et de fait, il en est bien un), sa réalisation s’apparente elle au « film d’exploitation », comme on disait encore il n’y a pas si longtemps.

Il y a d’abord à l’origine le livre éponyme de Dennis Lehane (auteur, entre autres, de Mystic River), qui baignait déjà dans une ambiance fifties, avec tous les clichés que cela suppose, de manière complètement assumée. Ensuite, il y a Martin Scorsese et son amour avoué (confessé ?) pour le cinéma B. D’ailleurs, il dit lui même être un grand fan de Jacques Tourneur. Ainsi, le caractère « commandé » de ce film de studio n’a pas empêché Scorsese de s’en donner à cœur joie. Il passe même pour avoir diffusé, pendant le tournage, des films d’époque, de série B, aux comédiens et à l’équipe technique.

Visuellement aussi, on note un aspect retro, notamment dans les transitions, les schémas narratifs, la musique… même si quelques effets spéciaux bien contemporains sont de la partie et si le grain de l’image est celui d’un film actuel. Le tout sans rien enlever à la maestria de Scorsese, qui maîtrise son sujet de bout en bout. A l’objection selon laquelle on ne retrouverait pas vraiment la « patte » habituelle de Scorsese dans Shutter Island (ce qui est vrai), l’on répondra que c’est peut-être justement sa particularité que d’exceller quel que soit le style adopté, à plus forte raison s’il s’agit d’un genre qu’il affectionne. Shutter Island est un hommage dépourvu de nostalgie, et c’est peut-être pour cela qu’il est si réussi.
Leonardo DiCaprio, au sommet de sa forme, rempile avec Scorsese pour la quatrième fois d’affilée (après Gangs of New York, Aviator et The Departed), et le tandem est désormais parfaitement rôdé, s’il ne l’était pas déjà dès le début.

Shutter Island remplit son contrat au-delà des espérances. Tantôt effrayant, tantôt réellement émouvant, la plupart du temps carrément jouissif grâce à une mise en scène qui sert l’intrigue de façon magistrale, il a tout d’un classique. Autre tour de force, les dialogues sont parfois longs mais toujours enlevés et jamais ennuyeux. Le twist final, bien qu’attendu, est cependant très bien amené. On pouvait cependant espérer secrètement un « contre-twist », un retournement de situation supplémentaire qui n’eût pas paru excessif dans un film de ce genre. Néanmoins, le final, en forme de proverbe, sonne parfaitement juste et clôture le film comme il se doit, en l’ouvrant, pour quelques heures encore, à la réflexion du spectateur.




Pour l’instant, le meilleur film de 2010 pour ma part (toutes catégories confondues). Absolument magistral.
ATTENTION CE COMMENTAIRE DEVOILE LA FIN
Merci pour la critique, pour ma part je pense qu’il y a un “contre-twist” dans le film, dans la dernière réplique, ou Teddy/Andrew delmande à Chuck “est ce qu’il vaut mieux vivre comme un monstre ou un homme libre ? ”
Cette réplique n’existe pas dans le livre.
Je pense que l’on peut interpréter cela comme le fait que Andrew est guéri, et qu’il va consciemment à la trépanation, parce qu’il ne pourra jamais vivre comme un homme normal. Il a l’air heureux, serein, pour la première fois dans le film. Ajoutez à cela qu’il prend la cigarette que Chuck lui offre, qu’il voit l’aiguille, et qu’il ne répond pas quand Chuck l’appelle. A approfondir, mais suis-je le seul à y voir cette interprétation ? je regarderai le DVD rien que pour cela.
Merci pour ce commentaire, n’ayant pas lu le livre nous ne savions pas que cette scène avait été ajoutée ! Personnellement, mon interprétation est la même. Cependant je ne pense pas qu’Andrew soit heureux (sinon il ne choisirait pas cette option), il est simplement libéré, donc effectivement plus serein. Quand je parlais de “contre-twist” je pensais plutôt à quelque chose du genre : il n’est finalement pas “fou” et c’est un gigantesque coup monté, mais je concède volontiers que c’est peut-être un peu trop énorme
j’ai été voir Shutter Island une deuxième fois. Je conseille de faire de même à ceux qui ont aimé le film ou ceux qui se sont sentis un peu perdus comme moi lors de la première vision. Il est très intéressant de constater certains regards et certains plans, en sachant le dénouement final. Les scènes avec le docteur Sheenan sont notamment très intéressantes à revoir.
Pour ce qui est de la fin, pour moi Andrew veut tout simplement faire parti de ceux qui meurent en héros et qui ne vivent pas en monstres. Car si il accepte la vérité, il devra vivre encore longtemps en portant ce lourd fardeau et décide donc de se voiler la face.
Sympa de pouvoir partager avec vous pour la première fois…
Cela fait deux jours que j’ai vu ce film et je n’arrête pas d’y penser à ce final, qui fait toute la différence et la beauté de ce thriller.
Mon interprétation ( et jusqu’à maintenant) rejoint bien la proposition de “contre-twist” émise par Jean : un gigantesque coup monté !!!
eh oui il y a bien en quelque part la possibilité de penser, de croire à cela ….. car il existe quelques paramètres qui incitent au doute, d’une certaine manipulation subie par Teddy !!
Tout a fait la même interprétation que toi Martine!
Il faut absolument raccorder la phrase interrogative finale “Vaut-il mieux vivre en monstre ou en homme libre ?” avec l’échange d’avant ou Teddy/Andrew parle bas et dit “Ils ne nous auront jamais” ; “On est bien plus intelligents qu’eux”. Et Chuck répond en asquieçant (un peu à contre-coeur je pense) “Sûr, on est bien plus intelligents qu’eux” tout en regardant le personnel de “santé” en lui faisant signe de la tête. Je pense que Andrew accepte l’éventualité des faits, des évènements de par l’enchaînement des preuves et arguments mais pense en son for intérieur que c’est une machination. Il comprend ce qu’il va lui arriver mais c’est la seule solution. Car vivre en monstre c’est ce qu’il fait, il le sait, car il n’arrive pas à accepter le meurtre de sa femme. Les docteurs l’avaient dit au début : peu arrivent à guérir… Vivre en homme libre c’est vivre en acceptant ce que nous font entendre les autres, … C’est là que se pose le problème de l’aiguille que la caméra fait “exprès” de nous montrer : Est-ce que depuis le début tout le monde ment router Teddy/Andrew et donc il y aurait bien des pratiques de lobotomie dans ce fort (contrairement à ce que dénonce le docteur tout au début) ou est-ce que tout simplement Teddy/andrew se ment à soi-même comme je le disait auparavant ,?!
Cependant, tout porte à croire que c’est le médecin qui a raison car souvenez-vous qu’au début, il cherche ses clopes sur le bateau et ne les trouvent pas, il n’a donc jamais eu des clopes PERSONNELLES car il est patient, interné sur cette île. Les rires du personnel tout au long du film sont aussi à prendre en compte pour avancer la thèse du médecin mais ceux-ci tout comme son habileté à l’interrogatoire et sa paranoïa suggestive peuvent ffaire croire la thèse du complot. J’ai encore plein de choses à dire mais il faut que je m’arrête ! J’attends des réactions de votre part.
Je regrette d’avoir lu le livre avant, ça gâche beaucoup de (mon) plaisir (toujours la même question sur les adaptations !), mais j’ ai entendu des commentaires pendant la projection tout à fait intéressants . Complètement déboussolés par l’intrigue, les spectateurs dans la salle, à l’image de Teddy, donc … film réussi … mais suis sceptique sur le fait de changer la fin. Quel est l’intérêt ? Dans le livre, l’ambiguité finale n’est pas déplaisante pour le lecteur…
J’ai vu le film hier, et depuis il m’obsède. Scorcese nous installe dans une espèce de “confort” de compréhension de l’histoire. Il n’hésite pas à nous sortir toute l’artillerie lourde du thriller : l’île est forcément sinistre, les regards des gardiens inquiétants, le docteur a la barbiche pointue de circonstance ; le psy, forcément allemand, rappelant les psy criminels nazis ; le fort sinistre, suintant l’humidité, la lumière crépite puis s’éteint, les prisonniers plus proches de l’état animal qu’humain (cela m’a rappelé le !silence des Agneaux) ; le coéquipier est un traitre. Bref n’en jetez plus, on a fait le plein des clichés. Alors on est là sur notre siège, en se disant : “punaise, il nous mâche le travail”. Et puis en quelques minutes tout bascule. Et personnellement lorsque le docteur retrace le mal dont souffre Andrew , j’ai eu un moment d’affolement, je n’arrivais pas à comprendre ce qu’il se passait. Je crois que jamais un film ne m’avait procuré cette sensation de perdre pied. J’ai trouver DiCaprio excellent. Il est comme les bons vins il se bonifie en vieillissant.
Je suis bien heureuse de lire tous vos commentaires ici. Je suis allée voir ce film avec deux copains, qui sont sortis sans rien comprendre au film. Moi j’étais persuadée, qu’avec jusqtement la réplique finale “vaut-il mieux vivre en monstre ou mourrir en homme libre?” cela réfletait que Teddy avait reconnu les faits, et qu’il préfèrait mourir plutot que de vivre avec l’idée de la mort de sa femme et de ses 3 enfants.
Cependant, après en avoir parlé autour de moi, j’ai eu d’autres versions : on ne connait pas la fin alors il y en aura forcément un deuxième. Ou encore : vu qu’ils le lobotomisent alors qu’à la base, ça ne se faisait pas sur l’île alors il a raison depuis le départ, il ne délire pas c’est la réalité.
Je suis donc venue en quète sur des forums pour avoir le ressenti de chacun. C’est un film bouleversant, pas accessible à n’importe qui. Et oui il serait très interessant de le revoir une seconde fois!
“est ce qu’il vaut mieu vivre en monstre ou mourrir en homme libre?” avec le plan caprio a gauche, l’homme libre pret a mourrir, et emilio sur la droite, sont “pote” qui fait parti des monstres qui dirige cette affair,bel et bien en vie. peut etre..enfin sa mort le liberera
Hé bien, je vois que votre opinion rejoint la mienne… On m’avait également signifié que le film était incompréhensible. Or j’en suis sorti comme vous retourné, touché, mais non noyé (…).
Je suis persuadé que Teddy est vraiment fou, aliéné par la tragédie de sa vie, procédant à un dédoublement de personnalité dès que ses souvenirs ressurgissent, ne parvenant à assumer le meurtre dont il est coupable, ni d’autre part à affronter la tragédie de sa vie (le meurtre de ses enfants par sa propre femme).
Cela rejoint le principe de soin du Psy qui, lui dévoilant à la fin du film son processus, achève sa thérapie, dans l’espoir de le sauver tout d’abord, mais aussi que le résultat soit probant, et donc que son projet aboutisse et opère le bouleversement tant attendu au sein de la communauté médicale de l’époque.
Teddy a tué sa femme (meurtrière de ses 3 enfants); ceci, associé à son passé dans l’armée, l’a rendu fou, il a été interné, se protège derrière des personnages factices pour se protéger soi-même de la folie (le discours de la Doc. dans la caverne n’est que l’écho de sa propre pensée, pour se rassurer).
Le travail du psy a fait son effet, relativement positif puisqu’il a ouvert les yeux à Teddy, mais n’est pourtant parvenu à le sauver, malgrès ses nombreuses récidives et tous les travaux réalisés, celui-ci se cachant derrière d’autres personnages. Teddy , acculé, au bout du rouleau, prenant conscience de sa propre folie, abandonne, et préfère en toute conscience vivre lobotomisé mais heureux, l’esprit serein, plutôt qu’aliéné par ses démons … Un peu comme un homme torturé préfèrera la mort à des sévices interminables.
C’est en écrivant ces lignes que je réalise le tragique de sa condition. Affreuse au plus haut degré.
Je pense aussi que la déception finale du psy est vraiment sincère … Le berger abandonnant sa brebis…
Sur la question du dernier plan, la lueur de lucidité surprend le Docteur Sheenan, mais Teddy a fait son choix… Il ne souhaite plus se battre, il a fait le deuil de sa femme… mais aussi de lui-même.
De nombreuses anecdotes viennent à l’esprit après le film :
- les gardes “tendus” à l’arrivée des marshals” (cest un prisonnier , le pire” qui est dans un rôle)
- La femme qui lui écrit “fuyez” sur le carnet, sans doute pense-t-elle qu’il a une opportunité unique , en civil et dans son rôle, de retrouver une vie normale. La tension qui monte ds son regard à elle montre sdon trouble qd Eddy demande si elle connait le patient 67 (j’ai oublié le nom du pyromane) qui n’est autre que lui-même.
- les plans, pour la plupart tournés derrière les grillages, filmant Dicaprio comme un prisonnier et non un homme libre.
- la papier dans la cellule de la femme disparue (SA cellule à lui finalement ? Je ne me souvins pas s’ils précisent le batiment )
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Un film bouleversant… on pourrait en parler pendant longtemps… Un seconde lecture du film serait surement constructive en effet…
j’en profite pour inviter vivement à lire le dernier Franck Thilliez, qui vous plaira si vous avez aimé ce film.
“FRACTURES”
Je suis d’accord avec toi Nico, Teddy est fou, mais … surtout fou d’amour pour sa femme ! Folie amoureuse qui le rend aveugle à la catastrophe annoncée.
Le livre est beaucoup plus explicite sur l’amour qui l’unit à elle. On découvre au fil des pages que Teddy en est raide dingue ! ^^
Il faut voir dans le bouquin le temps fou (lol) qu’il met à prendre la décision de la tuer finalement.
Cet aspect est quasi occulté dans le film de Scorcese, au profit de scènes de genre plus conventionnelles comme le dit Marie; et moi sincèrement je me demande si l’ultime choix de Teddy ne relève pas plutôt de « La vie vaut-elle la peine d’être vécue sans cet amour ? ».
sans doute son amour est plus marqué dans le bouquin mais j’ai trouvé que quelques scènes dans le film montrait très clairement qu’il était extrêmement amoureux d’elle (la scène ou elle s’évapore en cendres ou celle dans le dortoir).
Super film pour ma part je pense que toute la magie du scénario est de laisser le spectateur avec cette question:teddy est il réelement fou ou est ce un coup monté et jai beau avoir vu le film deux fois je pense qu’aucun element ne permet d’affirmer avec certitude une des deux hypothèses(mais je vais lire le livre pour en etre sur ).
Et la phrase de scorcesse ne fait que renforcer cette question est il fou ou est ce qu’il ont rendu fou car en effet est ce qu’il vaut mieux vivre comme un monstre (un monstre qui a tué sa femme ) ou mourir comme un homme bien (un homme qui se rend compte de sa folie et qui veut en finir) ou alors vaut il mieux vivre comme un monstre(un homme rendu fou par les docteurs) ou mourir commeun homme bien (un homme quisait qu’il n’est pas fou mais qui prefere mourir car de toute facon pris au piège) bref un scénario de fou lol…
la beauté du final c’est le croisement des thématiques de la folie : passant de “subi” durant tout le film à “choisi” sur la dernière phrase, et sur la liberté : l’étau de l’ile se ressert sur le personnage jusqu’a cette vis sans fin qu’est l’escalier du phare ( les bricoleurs comprendront) et cette perte de liberté le traque jusque dans son corps en le lobotomisant ( priver la liberté de pensé cher à Florent Pagny…)
à noté aussi que ce sont deux libertés qui s’affrontent : sa liberté d’ame ( prisonnier de son ignorance mais libéré de ses crimes) se transforme en liberté d’esprit ( prisonnier de ses crimes mais libéré de son ignorance). La phrase mourir en homme libre met donc surtout en avant que c’est la liberté de l’esprit qui importe et non celle de l’ame puisque la lobotomie ( assimilé ici à la mort) détruira sa conscience mais et lui redonnera sa sérénité. Vivre en monstre est donc un jugement de valeur de l’auteur pour ceux qui privilégierait leur confort morale à l’objectivité consciente.
bien qu’ayant adddooooré ce film je me demande si un contre-twist ( l’ile à rendu léonardo fou) n’aurait pas été plus “happy” end que le twist retenu ( l’ile guérit léonardo)
Aucune idée nouvelle à avancer a part un detail relevé a la toute fin ,
C’est bien vers le phare qu’il est amené pour subir sa lobotomisation.
Et aussi il faut aussi noter qu’il va vers les aides soignants de manière totalement delibérée et consciente, il a bien été guéri par cette thérapie géniale mais son esprit ne peut y survivre.
Je voulais porter attention sur un détail qui semble banal au début du film mais qui prend toute son importance avec le déroulement de l’histoire : La patiente défigurée qui coupe les fleurs. Quand Dicaprio arrive à l’hopital, celle-ci lui fait un “chut”. On peut alors se demander si elle ne répète pas inconsciemment les directives qui ont probablement été donnée par le personnel aux patients afin qu’ils n’interfèrent pas dans le processus de vouloir rendre volontairement fou Dicaprio (ou de vouloir le soigner). Mais d’un autre coté si l’on considère que celle-ci le connait car c’est un patient de l’île, n’est elle pas en train de lui dire de ne pas chercher à trop se dévoiler pour ne pas qu’il découvre la triste réalité de son dédoublement de personnalité. bref, on peut l’interpréter de plusieurs manières étant donné le “contre-twist” apparent du film…
La dernière réplique du film, qui est donc un ajout de Scorsese, n’est elle pas (tout simplement) un hommage discret à son ex beau-père Rossellini dont c’est la question que pose le film le général della Rovere, dont l’histoire est l’image-miroir donc inversée de celle de Shutter island : durant la guerre en Italie, un escroc , forcé par les Allemands, entre en prison en jouant le personnage d’un chef de la résistance pour y espionner des résistants emprisonnés et découvrir leurs secrets. il y vit une transformation et finit par préférer mourir avec eux en s’identifiant au rôle qu’il jouait, préférant mourir en héros que vivre en escroc….
Concernant l’ambiguïté “fou ou victime d’un complot (autre que celui de la tentative de thérapie bien sûr) “, s’il n’est pas fou, alors le début du film (comment expliquer qu’ils ne fassent connaissances lui et son équipier qu’alors qu’ils sont déjà sur l’océan ?) continue de passer pour une invraisemblance assez gênante (personnellement elle m’avait fait craindre le pire pour la suite du film…) et ne trouve pas d’explication dans la démence de Teddy .
Bonjour à tous ! Vos commentaires sont tous très intéressants.
Je suis allée voir le film deux fois à deux semaines d’intervalle : je le conseille très fortement à tous ceux que le film a troublé, c’est un film très riche et complexe qu’il faut, à mon avis, voir plusieurs fois pour en apprécier la subtilité. Je suis allée le voir avec une personne différente la 2e fois, et en confrontant nos interprétations, nous sommes arrivées à plusieurs conclusions.
Mon amie pense que la méthode thérapeutique révolutionnaire du Dr Cawley a échoué et donc que celui-ci n’a d’autre choix que de laisser les soignants lobotomiser Andrew (car vous êtes bien d’accord qu’il s’agit de cela, n’est-ce pas ? avec le plan sur l’aiguille sous la serviette blanche). Certes, cela est exact, mais avec le tout dernier plan du film, sur le phare, n’est-on pas tenté de considérer que Teddy puisse avoir raison, et que l’asile psychiatrique de Shutter Island procède à des “expériences” sur les patients ? Après tout, la thérapie du jeu de rôle mise au point par le Dr Cawley n’est-elle pas une forme d’expérience sur le cerveau ? Comment ne pas être sûr que cette méthode, en confirmant en quelque sorte le dédoublement de personnalité de Teddy (puisque le Dr Sheehan et Cawley) n’a pas exacerbé sa folie ? On peut concevoir qu’il soit difficile pour Teddy de reconnaître la vérité (le meurtre de sa femme etc) après que tout le personnel de l’île a joué son jeu et donc renforcé son monde imaginaire…
Mais dans ce cas, quel serait le motif d’un tel complot ?
Le film est en tout cas magnifique esthétiquement, la musique est ultra-flippante et nous pénètre en profondeur. Les scènes de cauchemar et d’hallucination, si elles sont souvent assez dérangeantes (particulièrement celle où la petite fille et la femme mortes, entassées sur d’autres corps enneigés dans le camp de Dachau, ouvrent soudainement les yeux), sont néanmoins grandioses. J’ai adoré ces passages oniriques proches de l’horreur fantastique qui fait du film de Scorsese un bijou d’esthétique et d’angoisse.
DiCaprio est évidemment excellent, ainsi que son coéquipier Chuck.
J’ai aimé aussi la multiplicité des références cinématographiques “juste ce qu’il faut” (comment ne pas penser à Psychose ou à Vertigo ?), qui donnent au film une épaisseur culturelle sans pour autant le transformer en un film snob.
Je n’avais pas pensé à la manière de filmer DiCaprio, souvent derrière des grilles, c’est très observateur comme remarque. De même, toute la scène de la grotte, où Teddy imagine converser avec “la vraie Rachel Solando”, montre les personnages derrière les flammes du feu de camp, qu’on pourrait considérer comme un symbole du paradigme religieux qui sous-tend toute l’histoire : la folie, forcément liée ai mal, reste l’expression de pulsions démoniaques qui contrastent le Bien prescrit par Dieu. C’est vrai jusqu’au bout du film, puisque la dernière phrase (vaut-il mieux vivre en monstre ou mourir en homme libre) manifeste la dimension “satanique” que prend tout homme perturbé (“monstre”), que nous soyons chrétiens ou non et que nous le voyions ainsi ou non. C’est peut-être beaucoup plus fort aux Etats-Unis du fait d’une foi chrétienne très prégnante encore actuellement.
Excusez-moi, j’ai oublié un morceau de phrase :
Comment ne pas être sûr que cette méthode, en confirmant en quelque sorte le dédoublement de personnalité de Teddy (puisque le Dr Sheehan et Cawley remplissent sciemment les rôles sur Teddy leur assigne dans sa folie) n’a pas exacerbé sa folie ?
ps : j’ai commandé le livre en anglais, très bon marché à la Fnac, si cela vous intéresse de le lire !
Je fais parti de ceux qui sont sortis en ne sachant pas vraiment ce qu’il faut comprendre.
Le plan final sur le phare avec ses barrières est vraiment troublant, comme si c’était sa destination finale, lorsqu’il part accompagné deux deux aides-soignants avec leur aiguille, pourtant le phare est censé être vide (mais pourquoi des clôtures ?). De plus ses hallucinations commencent réellement lorsqu’il prend des médicaments.
Mais pourtant, toutes les révélations faites sur sa dite maladie sont cohérentes, et plusieurs éléments le montrent tout au long du film. Notamment le fait que ce soit “un jeu” organisé pour le faire revenir à la raison, comme par exemple lorsqu’on demande aux deux marshals d’enlever leurs armes, Chuck a vraiment du mal à l’enlever, contrairement à Teddy.
Et puis certaines choses collent avec les deux. Pourquoi le Dr allemand sort une aiguille devant Teddy, panique t-il parce que celui-ci est un dangereux prisonnier et qu’il est seul face à lui ? Ou bien veut-il l’empêcher de faire quelque chose qui lui permettra de découvrir le complot ?
Il y a aussi certains éléments dont je n’ai toujours pas compris l’intérêt et le message, comme la présence des rats sur les falaises.
Stained Cloud, tu parlais de religion, et bien justement, lors de ses premiers malaises (plutôt impressionnant d’ailleurs), il y a plusieurs plans sur les status qui deviennent blanche lorsque la foudre tombe, alors qu’elles sont normalement noires. Je ne sais pas ce que représentent ces status, mais surement quelques choses d’importants, vu le gros plan à plusieurs reprises.
Et la tempête, comment tellement de dégâts peuvent disparaitre aussi rapidement, le jardin n’a jamais été aussi beau, les arbres se portent bien, et les murs sont clean, enfin je n’ai pas regarder attentivement, mais c’est l’impression que ça donner. La tempête était-elle une hallucination aussi ? Improbable.
Ce ne sont que des éléments parmi tant d’autres et je ne sais vraiment pas quoi penser. Le livre n’apportant apparemment pas une réponse définitive, j’espère que quelqu’un arrivera à mettre au clair tous ça. J’irais le voir une deuxième fois, j’ai surement loupé des tonnes de trucs.
Je viens de le voir c’est un film très intéressant, à voir à plusieurs (je l’ai vu avec un pote): on est quasiment d’accord jusqu’à la phrase clef “je préfère mourir comme un monstre que vivre comme un homme bien” et après grand débat…
Moi je pense qu’il faut aller plus loin (comme souvent dans la majeur partie des films au scénar sympa) et que la question n’est pas de savoir si il est fou ou pas: il a sombré dans la folie et c’est ce qui explique sa présence sur l’ile. Par contre arrivée à cette phrase soit on se dit qu’il a accepté l’idée qu’il soit devenu fou (et que tout ce qui précédé dans le film était de la folie pure), qu’il préfère la mort ou l’oubli ; être “lobotomisé”, à la vie ; en sachant ce qu’il a fait (ce que je pense un peu faux car j’ai l’impression qu’il se libère de sa femme, comme lui demande le socialiste).
Soit comme moi, je pense que sa folie précédente laisse des soupçons de vérités épaissir son propos: les discussions avec les psychologues des deux différentes “écoles” et la kafkaïenne de la grotte, la récurrence des camps de concentration nazis, la présence du christ gravé sur le dos d’un fou…) me font penser qu’en fait il préfère devenir “monstre” (se sacrifier et être lobotomiser) que de rester un “homme bien” comme son psychiatre sheenan (alias chuck ^^) tout en sachant ce qui se passe sur l’ile (des expériences militaires sur les détenus représentés par le nazi psy à lunette et son pote militaire).
Et ce qui est intéressant, on peut se demander si le spectateur est un “homme bien” (car il pense que c’était un fou sur toute la ligne, et que la lobotomie est un bon choix pour oublier et du coup on occulte les expériences et le phare de la fin) comme mon pote ou comme moi jugé “parano”, “conspirationniste” ou “monstre” par mon pote car révolté par ce qui se passe dans le phare. J’en ai fais le rapprochement avec Guantanamo et autres…
Je viens de voir ce film et j’en sors, comme tout le monde avec certaines interrogations.
Concernant la dernière phrase – qui me semble être exactement “faut-il mieux vivre comme un monstre ou mourir comme un homme bien ?” – mon interprétation est la suivant :
Je pense que “vivre comme un monstre” signifie vivre en sachant qu’on est un monstre, c’est à dire en ayant conscience de son crime, et que “mourir en homme bien” signifie mourir (ou être lobotomisé) en restant persuadé d’être un homme bien, c’est à dire en refusant l’idée qu’on a commis un crime et donc en refusant la guérison
Pour ma part, même si ce film laisse le choix au spectateur sur ce qui se passe sur l’île (est-il fou ou pas), je suis personnellement partisan de la théorie du complot. Pour moi, Di Caprio est Teddy et pas Andrews. Mais son enquête sur ce qui se passent sur l’île le rend dangereux car il pourrait tout faire foirer. Alors les psychiatre de l’île décide de le piéger sur l’île pour ne pas qu’il parte ni qu’il parle. Et la meilleure façon est bien c’est de le rendre fou, car comme dit dans le film, un fou peut dire ce qu’il veut, on ne le croit jamais. Alors On lui assigne un nouveau coéquipier (qui est en fait un psy espion (sinon pourquoi aurait-il tant de mal à retirer son flingue)) pour le surveiller. On le fait prendre le ferry (seul moyen d’accès à l’île) sachant qu’il a le mal de mer et comme cela on va pouvoir lui filer des medoc hallucinogènes. On lui vole ses clopes pour lui en donner d’autre avec des opiacés,… Seulement, les psy sont tellement pris au jeu qu’il veulent voir s’il est possible de rendre fou un homme sain d’esprit que quand Teddy refuse d’être Andrews mais reste Teddy et décide de mourir (car de toute façon il sait qu’il ne partira jamais de l’île) ils ont compris que leur test avait rater (ce qui explique l’air triste du psy à la fin). Pour moi le phrase de fin signifie: soit je vis en monstre (en endossant la responsabilité d’un crime que je n’ai pas commis) soit je part en homme bon en refusant d’être le tueur psychopathe que l’on veut faire croire que je suis.
Enfin, ce n’est que mon interprétation, une parms les dizaines possible.
Je viens de le voir.
À la dernière scène, quand Teddy/Andrew dit à Chuck/Sheenan: “Ils ne nous auront jamais”, j’ai pensé que DiCaprio était Andrew. Mais j’ai eu un doute quand il dit: “Est ce qu’il vaut mieux vivre comme un monstre ou mourir comme un homme libre ? ”, je me suis dit qu’il pouvait être Teddy qui se résigne car il sait qu’il ne partira de toute façon jamais vivant de l’île. Mais j’en ai été persuadé quand il se lève pour rejoindre les infirmiers qui l’attendent et que Chuck dans un dernier élan veut lui dire on ne sait trop quoi, en l’appelant distinctement TEDDY!
Si Chuck était Sheenan, je ne pense pas qu’il l’appelle Teddy à cet instant-là.
Non?
Bonsoir,
Je sors juste du ciné et je penche moi aussi pour la théorie du complot.
Dans la grotte, la vraie Rachel, la psy, lui dit qu’il n’a aucun ami et que tout le monde sur l’île est au courant pour la lobotomie dans le phare. Le médecin Crowley, lui nie. Pourtant c’est bien la destination finale de Teddy…
Autre chose, quand au début du film, ils recherchent la prisonnière avec les gardiens de l’île et que Teddy demande si les grottes ont été explorées, le gardien répond qu’il y a du sumac vénéneux et qu’elle ne peux pas y être. Or Teddy va visiter la grotte et y survit, et même si lui a des chaussures, on le voit utiliser ses mains pour grimper…
Bref, c’est mon interprétation à moi mais laisser planer le doute est l’objectif de Scorcèse c’est sur.
Bonjour tout le monde
et bien moi comme j’avais des doutes sur ma compréhension de la fin en sortant de la salle (bon j’ai raté le début la faute à la file au guichet et suis allé aux toilettes la faute au coca) j’ai demandé à des gens qui discutaient entre eux quelle était leur interprétation et ils n’étaient pas d’accord entre eux et moi j’avais une version encore différente de la leur et on a conclu que ce film nous rendait dingue! et on attend la suite puisque qu’il n’y a pas de certitude sur ce qui arrive au héros qui n’est plus du tout un héros à la fin mais une victime.
Moi j’ai compris que c’est le médecin qui est un monstre puisqu’il amène di caprio à la lobotomisation et que di caprio est libre puisqu’il n’est pas fou et ne se plie pas aux volontés des autres de le faire passer pour fou et d’accepter les pratiques inacceptables que tout le monde accepte dans cet hôpital autrement dit la lobotomie et tout ça ferait aussi référence aux camps de concentration et c’est vrai que quand on voit ce que l’être humain a pu faire on se dit que l’homme est un animal qui est devenu fou…
mais si l’acteur principal est vraiment fou ça change tout! d’où l’intérêt de lire le livre pour essayer de comprendre la pensée de l’auteur parce qu’entre celle du metteur en scène des acteurs et des spectateurs et la sensibilité de chacun il y a de quoi écrire dix autres livres ou films mais pas de quoi devenir fou
en fait dans ce film c’est nous le policier non? oui je sais que vous pensez que je suis fou!
Finalement, qu’il soit fou ou pas importe peu.
Car dans un cas comme dans un autre, la folie du lieu est la même, seule la présentation qui en est faite diffère:
Teddy mène l’enquête afin de révéler au monde des méthodes dignes des pires docteurs nazis sur cette île présenté comme un établissement psychiatrique.
Le scénario nous conduit au final sur sa propre vision paranoïaque.
Mais cependant, cette nouvelle réalité (Dicaprio est fou) se solutionne par la lobotomie finale, ce qui est, en matière de pratique barbare plutôt approprié aux postulats du début… et donc à la première réalité d’où le retour sur le phare à la fin.
Un message fort du film je pense : la dualité de deux horreurs : l’une présenté comme expériences barbares (Ce que cherche Teddy), l’autre présentée comme thérapie ultime réelle (La lobotomie), mais d’une certaine manière la folie des Hommes habite les deux réalités et Dicaprio finit par être confronté à ce qu’il cherche.. L’atrocité du lieu et des pratiques qui s’y déroulent..
Martine je suis d’accord avec toi, je l’ai pensé après une petite réflexion. Il est vrai que cette dernière réplique est trés importante, c’est tout de même la dernière du film. Il sait qu’il est malade, donc sa maladie n’existe plus, car du moment qu’il sait ce qu’il a inventer, tout disparaît ( c’est pas moi qui l’invente! ), cette réplique signifie qu’il préfère vivre sans ses pensées malsaines dont il ne peux pas se liberer, pour cela il fait semblant d’être encore malade afin de se faire lobotomisé.
Il est clair qu’il le veut, il se lève de lui même pour rejoindre le groupe qui l’emmene pour l’opération, il part même devant, les autres le suivent, c’est un choix qu’il a fait.
Mais ceci est mon point de vu, chacun pense à sa façcon, il y a plusieurs réponse, c’est du grand art, du Scorsese pour et dur. Plus tard un classique que l’on présentera a la nouvelle génération comme un psychose aujourd’hui.
J’ai lu tous les commentaires pour les mêmes raisons que vous !… Mais j’appréhende ce film magistral sous un autre angle. Moi, c’est la scène des GI assassins qui m’a particulièrement troublé. Donc un rappel de l’histoire… récente. Puis, je fais un lien avec l’expérience-test de personnes qui électrocutent un acteur ne répondant pas correctement à des questions, repris de façon lamentable en télé-surréalité par France 2. Qu’est ce que Scorcèse veut nous dire ? J’ai bien une idée mais je souhaiterais avoir votre point de vue.
En fait, comme le dit un internaute, n’est ce pas nous les flics ? Ou alors, où sont les fous potentiels ? Dans le film, il n’y en a pas tant que ça, des fous. Le mérite de Scorcèse, c’est de poser une question tout en montrant qu’on peut être méchamment influencé par un pan de notre passé, ou un gourou, ou autre chose (!) dans un sens comme dans l’autre. Et c’est là toute la question, enfin, ce que j’en retiens. Mais je pense que je vais quand même retourner le voir car en fin de compte, je ne suis sûr de rien !…
L’experience dont tu parles est le test de Milgram, je connais, étant fiancé a une personne pratiquante dans ce domaine. Mais je ne vois pas ou tu veux en venir, les scènes de son passé pendant la guerre accentuent le fait qu’il a souffert de choques psychologiques, que cela l’a beaucoup marqué, d’ou sa haine pour les nazis et le fait qu’il pense que l’autre medecin en est un, une autre preuve de sa maladie ou de ses maladies ( schizophrene et paranoiaque ).
, on peut aussi penser a la femme qui a l’air plutot normale, et semble etre la plus normal de tous, elle n’est pas allée au combat.
Je peux nourrir ce que tu dis, je pense qu’il s’est un peu inspiré du film de Milos Forman: Vol au dessus d’un nid de coucou. Dans ce film nous vivons dans un hopital psychiatrique, entre différents malades, dont nous nous attachons. Ceci montre qu’ils ne sont pas forcément fous, plutot qu’ils sont différents, que le terme fou est une invention de notre société, qu’il ne sont pas plus dangereux que certain d’entre nous.
Si vous remarquez, la guerre est un sujet réccurent: lorsqu’il est dans le fort, qu’il rencontre le malade mental qui dit ” touché, c’est toi le chat!”, et bien après il prend “teddy” autour du coup et lui parle de la bombe H, c’esrt ici un moment important car on se demande bien ce que ca fait la, et bien cela montre qu’il a aussi été atteint d’un choque psychologique. A croire que tous les malade le sont a cause de la guerre, si l’on repense au jeune homme qui dit ” il faut le gazés” ou un truc comme ca, c’est que je pense qu’il a lui aussi vécu la guerre, sinon il n’aurait pas dit ca ( dans un hopital comme celui ci on est au courant de rien sur le monde, surtout sur une ile
Enfin c’est ce que je pense, il faut débatre pour trouver une réponse^^
désolé pour le double poste mais je me souviens d’un truc: lorsqu’ils doient remmetre les armes au garde, “chuck” a du mal a retirer l’étui de son révolver, comme si il ne savait pas comment faire, alors qu’il est censé etre marshal depuis 4 ans….
Bonjour…
J’ai été voir 1 fois le film et depuis des incessantes discussions ont eu lieu… la plupart des gens aiment à penser qu’il a été manipuler. Moi, comme d’autre, j’aime le fait qu’on nous mette sur une piste pendant 2h et quand quelques minutes tout soit démonté.
J’ai un élément du film pour lequel je crois qu’il est fou: dans le début du film, il revoie sa femme dans un appartement, elle brûle. Il la prend dans ses bras et là elle saigne au ventre, où, au fait il a tiré, mais ça on le sait qu’à la fin. Les flashbacks me font penser qu’il est fou. Sans eux les 2 théories se tiennent, mais les flashbacks… si des gens ont des explications ou des avis diverses, c’est très volontiers.
Et la scène finale, la tranquilité et les couleurs, plus vives, m’ont donné un sentiment de paix et de sérénité, qu’il n’y avait pas durant le film. Je l’ai traduit, comme la seule fois, où il voit le monde réel et qu’il en a plus peur, qu’il ne se sent plus manipulé et qu’il accepte son lourd passé… mais ne peut vivre avec…
Bonjour…
Est-il fou ou l’a t-on rendu fou? Théorie du complot ou pas… Pour ma part, je pense que le film est fort dans la mesure ou les deux fonctionnent. Le scénario présente autant d’éléments qui nous confortent dans une thèse, et autant dans une autre. Beaucoup d’ambiguité : au final même si on se fait sa propre théorie, qu’on croit avoir compris, on a toujours un doute. Un film à double sens, à mon sens!
Bref : 2h30 efficaces et une équivoque troublante…
Certes il est malade tout le long du film, la culpabilité le ronge: naissance de son double, schizophrénie. A la fin il y a un moment assez drole je trouve, c’est lorsqu’il est dans le phare et que le médecin dit ( a peu pres ): ” pourquoi t’es mouillé bébé?”, ici on voit un principe fondamentale lors du soin de la schizophrénie, c’est de faire resurgir un souvenir refoulé ( le meutre de sa femme et la mort de ses enfants ). Ceci prouve qu’il est réellement malade.
Il est victime d’un complot, mais pas dans le mauvais sens, un complot qui sert à le soigner.
Scorses est un grand cinéaste, il ne faut pas s’arreter sur le gros, il faut réfléchir sur les détails. Certains pensent qu’il est malade un point c’est tout. Alors qu’en réalité, il est soigné a la fin, cela est certain.
Bonjour,
Est-ce que vous êtes sur que le soignant à la fin tient une seringue sous le tissu blanc? J’étais sûre que c’était le fameux pic à glace… ça me parait un peu gros pour une seringue
Et sinon je suis d’accord avec LéoLéo, c’est quand même hyper bizarre que le médecin à la fin l’appelle Teddy non?
Bonjour,
Je l’ai vu hier soir, toute seule, moi qui ne vais jamais au ciné seule, je suis ressortie différente, bouleversée, heureuse de l’avoir vue seule, je ne comprenais pas ce que je ressentais dans le moment, j’ai beaucoup pleuré, à gros sanglots.
Il y a un bel immense espoir dans ce film, l’humanité ne nous lâche jamais, même dans la pire de nos folies (l’hallucination, le dédoublement de personnalité, flippant d’ailleurs), il y a comme une conscience et un désir de guérison.
Pour moi ça n’a fait aucun doute : andrew a disjoncté, trop de culpabilité, mais il a cet instant de lucidité, de conscience qui lui permet de choisir sa voie, même si la fin est pathétique car il n’y a pas de vraie guérison (sociale), il redevient un être conscient et peut choisir son issue, même l’espace d’un instant, cet instant est vraiment déterminant. Toute la question est de savoir que reste-t-il de tout ça puisqu’il retourne à sa folie ? Je pense qu’il y retourne avec soulagement, car sa conscience lui permet de faire ce choix. C’est la question du libre-arbitre… et du jugement.
C’était magnifique ! c’est un immense message d’amour. Merci Monsieur Scorcese, vous me réconciliez avec une partie de ma vie qui avait besoin de conscience et d’amour.
Le médecin l’appelle Teddy comme pour respecter son choix de se faire lobotomiser, c’est un acte d’amour.
Je rejoins le commentaire d’amra, je pense qu’ils ont rendu fou teddy pour qu’ils ne dévoilent rien sur cette île et que comme le dit la femme dans la grotte, personne ne croirait les paroles d’un fou.
de plus la femmes dans la grotte dit que l’effet des hallucinogènes ne se font sentir qu’au bout de 48 heurs. Donc ils ont drogué Teddy sur le ferry.
La femme dans la grotte est le fruit de l’imagination de Ted…à l’image des milliers de rats qu’i voit juste avant cette rencontre
Malheureusement je pense qu’il n’y aucune interprétation à tirer de ce film à part celle qui nous est clairement présentée..à la limite la fin peut prêter à certaines discussion, mais le reste pas.
Effectivement… il faut peut-être tout simplement accepter que personne ne puisse avoir raison et qu’il existe de multiples interprétations plausibles ! Cependant, je ne renonce pas totalement à dénicher le petit détail significatif qui orienterait l’intrigue davantage vers telle ou telle possibilité. A voir quand j’aurai pu mettre la main sur le DVD…. ^^
J’aimerais tout de même attirer votre attention sur quelques points.
Tout d’abord, attention à ne pas déformer la phrase de la fin, car cela change tout le sens du film ! C’est bien “vaut-il mieux vivre en monstre ou mourir en homme libre” (à peu près bien entendu, j’ai vu le film en anglais et ça doit donner à peu près ça). Amra, ton interprétation de cette phrase me paraît très intéressante, à vrai dire je n’y avais pas pensé ! C’est d’autant plus complexe que cette phrase ne figure apparemment pas dans le bouquin (toujours pas reçu d’ailleurs ^^ sont nuls à la Fnac !) et pourrait donc témoigner d’une vision plus particulière au(x) scénariste(s) ou à Scorsese.
Effectivement, la scène de la grotte n’est pas réelle, les rats non plus ; d’ailleurs les rats sont un motif récurrent dans les représentations culturelles des hallucinations ou de la folie. Je ne pense pas qu’il y ait de doute sur l’existence réelle ou non de cette scène : c’est tout simplement improbable qu’une femme se déplace de grotte en grotte comme ça pendant des mois , le reste du film semblant du reste assez plausible. D’ailleurs c’est évident que Rachel Solando n’a pas pu s’échapper en vrai de la cellule, celle-ci étant absolument blindée. Bref, pas de véritable Rachel Solando qui soit.
Mais la question est de savoir : Teddy a-t-il raison de croire qu’on l’a envoyé sur cette île pour l’écarter, parce qu’il aurait découvert des choses louches concernant cette île et serait donc un témoin gênant à évincer ? Cela voudrait donc dire qu’on aurait affaire à un complot politique du début à la fin du film. Teddy serait alors parti sain d’esprit du continent et devenu fou sur l’île, à cause de la méthode de Cawley (le jeu de rôle, lui faire croire que l’histoire qu’il s’est inventée est vraie et qu’il est bien un enquêteur et pas un patient etc). Mais qch me gêne dans cette théorie du complot absolu : George Noyce, le prisonnier que Teddy s’imagine voir dans le bloc 3, qu’il prend pour un témoin qu’il a déjà rencontré auparavant et qui lui a révélé ce qui se passait sur cette île (comme Teddy l’explique à Chuck dans la crypte pendant la tempête), n’existe pas. Il n’existe pas, il n’est qu’un double de Teddy à l’intérieur de lui-même, puisque George lui dit : “c’est de TA faute si je suis ici, je n’ai rien fait moi”. Je ne sais plus ce qu’ils se disent exactement, mais la scène nous fait clairement comprendre que George Noyce prononce les pensées que Teddy combat à longueur de temps, en l’occurrence celles qui lui rappellent qu’il est un assassin, la réalité qui le rattrape en fait. Il est donc un autre personnage qu’il a créé pour ne pas affronter la réalité de son meurtre et la noyade de ses enfants par sa femme.
Cela gêne donc la théorie du complot absolu, car si ce témoin, George Noyce, n’est pas réel, comment Teddy en apprend-t-il plus sur les pratiques louches qui ont lieu sur cette île, comment pourrait-il être au courant, sans ce témoin ?
Je ne pense donc pas qu’on ait affaire à un complot entièrement. Peut-être Teddy a-t-il été amené sur l’île parce qu’il était déjà fou (on nous dit quand même plusieurs fois qu’il buvait, et il a été traumatisé par l’horreur des camps et surtout, il a tout de même tué sa femme qui avait noyé leurs 3 enfants !), et donc il s’invente une histoire pour justifier qu’on l’interne dans cet asile. Il préfère se croire encore le glorieux marshall américain plutôt que le malade qu’il sait pourtant qu’il est, au fond de lui-même.
Cependant, il est vrai qu’il se passe effectivement des choses louches sur cette île, puisqu’à la fin Teddy est emmené pour se faire lobotomiser. Aucun doute là-dessus : le plan sur l’aiguille, le regard entre Sheehan et Cawley qui montre l’échec de leur méthode. Mais qui est à l’origine de cette pratique ? Le Dr Cawley n’est-il pas réellement peiné que sa méthode ait échoué et que par conséquent, des autorités supérieures emmènent Tedy pour se faire lobotomiser ? Ou est-ce lui, le Dr Cawley qui décide de le faire lobotomiser, alors même qu’il s’est farouchement proclamé contre cette pratique ?
Bref, en gros la question est de savoir : quel est le véritable but de la nouvelle méthode que Cawley invente (le jeu de rôle), est-elle le fruit d’intentions purement louables, ou est-elle destinée à accentuer la folie de Teddy en rentrant dans on jeu et en lui faisant croire qu’il est bien un marshall etc ?
Mais surtout : le dernier plan sur le phare ??!! Zut de zut, mais que signifie ce dernier plan ? Cela peut TOUT remettre en cause : jusqu’à l’avant dernière-scène, où Teddy se lève pour rejoindre les infirmiers et où Sheehan et Cawley se regardent et admettent leur échec, on peut croire effectivement que Teddy est devenu complètement fou et paranoïaque, qu’il ne se passe rien de louche sur l’île, qu’il n’est jamais venu pour enquêter sur quoi que ce soit ; bref qu’il est un malade schizophrène qui a eu recours à une histoire imaginaire très complexe pour supporter l’horreur de sa vie.
Le film pourrait s’arrêter là…
Mais on a un plan ultime sur le phare ! Alors, Teddy aurait-il eu raison du début à la fin ? Qu’est-ce qu’on y fait, dans ce phrase ? Est-ce vraiment crédible qu’il n’y ait, dans ce phare, SEULEMENT le bureau de Cawley ? Qu’est-ce qu’il fabrique là-dedans, Cawley, pourquoi son bureau n’est-il pas avec tous les autres, à l’intérieur de l’hôpital ? Qu’est-ce qu’il glande dans un vieux phare à l’autre bout de l’île ?
Et souvenez-vous d’autre chose : au tout début du film, Teddy et Chuck viennent d’arriver, ils font le tour de l’île avec un gardien en se demandant où Rachel Solando pourrait être, Teddy note des trucs dans son calepin, le gardien lui dit qu’elle n’a pas pu s’échapper par les rochers parce que la falaise est beaucoup trop dangereuse. Teddy remarque alors le phare, demande au gardien ce que c’est. Le gardien lui dit que c’est une vieille centrale hydraulique ou un truc comme ça. Puis il se met à pleuvoir et à faire nuit, donc le gardien arrête la séance de recherches.
Mais alors, si ce phare contient SEULEMENT le bureau de Cawley, pourquoi le gardien ne le dit tout simplement pas à Teddy ? En quoi le bureau de Cawley serait-il quelque chose à cacher, en quoi serait-il gênant ?
Alors, on est tenté de croire qu’il n’y a pas seulement le bureau de Cawley là-dedans.
Donc un mélange : pour moi, Teddy était déjà dérangé en arrivant, et on ne l’amène pas là parce qu’il est un témoin politique gênant. On l’y amène parce qu’il est devenu fou après avoir tué sa femme et qu’il faut l’interner. La méthode du jeu de rôle de Cawley, à la base destinée à le guérir, le dérange encore plus et il croit dur comme fer à son histoire d’enquête. Puis la méthode échoue, à la fin Teddy reparle à Chuck, assis sur les marches, comme s’ils étaient deux marshals. Il ne supporte plus cette vie, il choisit délibérément la lobotomie. Il préfère donc “mourir en homme libre”, càd en ayant reconnu son crime, enfin, et en l’ayant accepté, plutôt que de “vivre comme un monstre”, càd de vivre en passant don temps à rechuter dans sa folie et à refuser le crime.
Il choisir de se faire lobotomiser au moment où il accepte pleinement son crime.
un detail:
La théorie du complot indique qu’ils font des expériences avec des patients pour créer des super soldats insensibles a la douleur et qui ne peuvent pas être interrogés.. le complot est bien une caractéristique de la schizophrénie avec paranoïa.
Mais personne n’a jamais dit qu’ils ne faisaient pas de lobotomies sur l’île.
Cawley se prononce ouvertement contre cette pratique, mais il n’est pas le seul médecin sur l’île.
A cette époque là, la lobotomie était encore l’une des pratiques courantes dans le traitement des maladies psychiatriques, il n’est donc pas aberrant qu’elle soit pratiquée dans un hôpital du genre.
A pollux : dans ce cas la quelle utilité de garder l’ile avec des grillages et un garde ?
D’autres questions :
Pourquoi la patiente lui ecrit “run” dans le dos de son soi disant marshal adjoint ?
S’il était fou et déjà soigné dans l’ile, quel interet de lui dire cela ?
Pourquoi les medecins ont-ils reconstitué son flingue d’origine de la guerre quand il est dans le phare ? (il le reconnait formellement) ? Sinon dans le but de mieux le manipuler ?
Pourquoi les medecins ont-ils mis en scène une fausse Rachel solano dans sa cellule ?
En fait plusieurs scènes sont ambigues :
La scène des rats par exemple. D’un coté on peut y voir une image typique des hallucinations chez des schizophrènes (ou des malades mentaux) … et en même temps cela peut etre logique, car les rats fuient simplement la grotte ou un feu a été allumé !
Juste avant ça il voit le corps de chuck en bas de la falaise : signe de folie ? Peut être , mais possibles effets des hallucinogènes qu’on lui a fait consommer.
la phrase choc de la fin “Preferez vous vivre en monstre? ou mourir en héro?”
J’ai le sentiment qu’il y a pas mal d’interpreations :
Il est fou, il s’accroche à son délire et souhaite sincerement s’échapper avec son adjoint Chuck
Il est fou, il le sait, il ne peut plus supporter la pensée de sa femme qu’il a tué
Il est sain d ‘esprit, il comprend qu’il ne pourra jamais sortir de l’ile Alors il prefere passer par la lobotomie et mourir en hero plutot que de vivre dans une hypocrisie monstrueuse
Il y a un parallèle evident avec la shoah : peut on vivre après avoir vu l’humanité faire cela ? Vaut il mieux oublier ? Mais oublier est impossible, et vivre avec ce poids est en même temps une grande souffrance.
Bref selon les apparences c’est simple : il est fou… . Tout le film tire dans ce sens. Mais c’est trop facile. Plus on repense aux évènements plus il semble possible au minimum que les pratiques médicales douteuses existent dans l’ile.
Oui Stef, je suis d’accord, le coup du “Run” de la patiente griffonné sur le carnet de Teddy me laisse aussi perplexe. Est-ce un effet de l’imagination de Teddy ? Ou vraiment une mise en scène des médecins ? Ca paraît gros quand même, comme détail, pour être un élément de la méthode-jeu-de-rôle de Cawley…
Par contre, je ne pense vraiment pas que les rats soient réels. La scène avec “Rachel Solando” (mais qui n’existe pas, on est bien d’accord ?) est entièrement le fruit de son délire. Il croit voir le corps de Chuck aussi, sur le rocher, dans une hallucination.
Quant à savoir si ces hallucinations sont dues aux médicaments que les médecins lui font prendre… effrayant, non ? Encore une fois les psychiatres ne semblent pas très nets, comme en témoignent ces médicaments hallucinogènes dont ils usent sans modération sur Teddy.
Pollux, merci de m’avoir rappelé le motif de la théorie du complot que j’avais oublié. C’est que ça s’embrouille là-dedans. Du coup on ne peut pas vraiment croire à ce complot-là. Cela paraît improbable que les psychiatres de l’île, comme Teddy le croit, cherchent à créer des soldats insensibles à la douleur. Sinon il y aurait d’autres indices pour cela, des indices militaires entre autres, qui laisseraient deviner des formations, des conditionnements militaires pour faire des internés des soldats.
Mais alors… pas de complot qui tienne ? Que cherchent vraiment les psychiatres avec leur nouvelle méthode révolutionnaire du jeu de rôle ? Cette méthode est trop poussée à l’extrême pour être dirigée, à mon avis, dans le seul sens de la guérison des patients. Ils cherchent autre chose… non ?
“Oui Stef, je suis d’accord, le coup du “Run” de la patiente griffonné sur le carnet de Teddy me laisse aussi perplexe. . Est-ce un effet de l’imagination de Teddy ? Ou vraiment une mise en scène des médecins ?”
A mon avis c’est réel, sinon pourquoi chuck l’interrogerait-il ensuite à ce sujet ?
A part ça ce qui est bien dans le film c’est la mise en abyme : la parole d’un fou n’a plus aucune valeur, et chaque mot est considéré comme une preuve de plus de sa folie. Or on s’aperçoit que si on remet en cause la parole de pratiquement chaque personnage ( shennan, le hero, le docteur), on peut trouver des arguments pour la considérer comme un mensonge… propre à la folie.
Dernier point dont personne n’a discuté : l’arrivée du hero dans l’ile, avec cette musique lourdingue et emphatique. Mon sentiment est que Scorcese, qui n’a iren d’un débutant a tenté de communiquer quelque chose à cet instant : Par exemple la gravité exagérée de la situation nous laisse penser que le héros prend son role de marshal-justicier un peut trop à coeur… Premier signe qu’il joue un role imaginaire, dans lequel il en fait trop.
et puis je n’ai simplement pas envie que le hero soit simplement fou et que l’ile soit ce quelle pretend etre. Je ne parviens pas à l’accepter, malgré les évidences. Signe que la folie du hero est contagieuse ? J’en viens à nier la réalité car elle m’est… insupportable lol
Encore une remarque : George Noyce, le prisonnier que Teddy s’imagine voir dans le bloc 3, est réel à mon avis, ce n’est pas un double imaginaire de teddy. Les 2 medecins confirment son existence. Simplement ils prétendent que teddy a connu noyce dans l’ile et non pas ailleurs. De plus teddy décrit bien noyce à chuck avant de le rencontrer, et il ne prend pas le premier prisonnier venu comme une apparition de Noyce.
“Noyce l’accuse d’etre responsable de sa présence” : La encore c’est à double lecture. IL peut etre dans l’ile a cause de l’enquete qu’il mène. Mais aussi il peut aussi accuser teddy d’avoir été placé dans le bloc C A cause de lui, car mettre noyce dans le bloc c fait partie du plan des medecins et du jeu de roles.
Enfin certains evoquent 2 phares. Le phare visité par teddy ne serait qu’un leurre, abritant pour l’occasion le bureau du medecin. Tandis que le phare abritant les expériences serait plus grand et plus loin dans l’ile.
Merci à tous pour vos commentaires avisés ! Nous avons publié une critique en avant première d’Adèle Blanc-Sec, le nouveau film de Luc Besson au cas où cela vous intéresse.
Voici le lien http://www.emptyorbit.net/critique-aventures-extraordinaires-adele-blanc-sec
J’ai vu le film hier et je n’arrête pas d’y penser. Mon interprétation sur la dernière scène est beaucoup plus simple et me semble plus réaliste : Il retombe dans le refus du meurtre de sa femme et de sa responsabilité dans le meurtre de ses enfants. La mise en scène du personnel médical n’a donc pas générer l’électrochoc espéré qui aurait pu enfin le remettre sur le chemin de la vérité. L’allusion au « monstre » et à « l’homme libre » ne me semble pas fondamentale ; elle est juste là pour brouiller encore plus les pistes et ajouter des méandres à ce labyrinthe psychologique.
Un grand coup de chapeau pour la musique et la photographie en général qui contribue à l’ambiance unique de ce film.
Je ne peux m’empêcher de faire un rapprochement entre ce film et le formidable « Mulholland drive » de Lynch.
Bon apres avoir lu presque tous les commentaires, j’en suis venue à la conclusion que Teddy/andrew est bien un fou a qui on a fait joué un role….
Sinon pourquoi les docteurs aurait fait venir un marshal exterieur au risque qu’il comprenne tout et divulgue leurs experiences, a leurs place si une patiente s’echappe … ben on ne signale pas , on invente un quelconque incident pour expliqué sa mort…de toute façon elle ne peut pas s’echapper bien loin car c’est une île….
Le but de Scorcese est en tout cas atteint, nous faire croire depuis le debut jusqu’a la toute fin a un scénario établi (teddy un marshal qui vient enqueté) on se prend meme a etre de son coté et a vouloir une fin heureuse (genre il se sauve) pour au final nous faire comprendre (a ceux qui le veuille bien) qu’on a été grugés depuis le début, tout n’etait que faut semblant….
Selon moi :
1) La méthode de Cowley a été efficace : Teddy a pu prendre de la distance par rapport à son délire ;
2) Renoncer à son mécanisme de défense délirant revient à accepter sa condition de monstre, d’assassin (1er sens de “vivre en monstre”) ;
3) Mais cette lucidité sur soi est intenable (“tuer la femme qu’on aime” etc…), d’où son acceptation sereine de la lobotomie qui lui ôtera toute cette douloureuse conscience ;
4) Mais se faire passer pour délirant alors que la méthode Cowley a fonctionné, c’est condamné les autres malades à ce que plus aucun thérapeute ne s’essaie à entrer dans le délire du malade et à l’en ramener : d’où, l’égoïsme de Teddy ôte toute chance aux autres patients ; eux n’auront pas le choix : lobotomie générale (2ème sens de “vivre en monstre”).
Si Teddy était un paranoïaque au délire univoque, cette ultime réplique nous montre qu’il est réintroduit à la dimension paradoxale de la dialectique névrotique, tragique.
Je me permets de faire lien vers ma réflexion : http://arturmary.wordpress.com/2010/04/18/shutter-island-un-film-didactique/
Vous vous concentrez trop sur Teddy/Andrew
S’il avait été trompé, qu’il était vraiment un marshall qu’on a rendu fou pour ne pas qu’il divulgue les pratiques immorales effectuées sur l’île…pourquoi Chuck serait-il en vie, en costume et non rendu fou également?
et Andrew voit sa fille en hallucinations!
mais pourquoi un phare vide et gardé? …
But de Scorcese atteint! A chacun de choisir sa fin….
Le film est quelque peu tiré par les cheveux et ne m’a pas enthousiasmé outre mesure.
Les deux principales interprétations de son rôle ne tiennent pas debout à mon sens.
Deux hypothèses principales en découlent :
- Andrew est fou : pourquoi une telle mise en scène “thérapeutique”, un jeu de rôle où des patients sont complices, pour un simple malade, qui l’est au même titre que les autres? Pourquoi l’avoir choisi lui? Le docteur confronte deux écoles de penséee lorsqu’il présente ses travaux, cette troisième reste trop improbable car même si elle avait été un succès avec “Andrew”, comment l’appliquer à l’ensemble des patients?
- Teddy est Marshall : Quel est l’intérêt de faire appel à ses compétences dans un lieu où ses prérogatives n’ont pas autorité? et surtout pour une “affaire” d’évasion plutôt anecdotique.
La deuxième hypothèse demeure cependant la plus plausible, l’évasion constituant ‘un prétexte pour une enquête sur des pratiques peu orthodoxes sur l’île.
La prudence de la direction (militaire, sous couvert de secret défense?) expliquerait la complicité du faux coéquipier ,maladroit (qui ne sait pas retirer son étui à revolver), mais alors cette même direction ne pourrait faire interner aussi simplement un officier de police en fonction qui a lui-même une hiérarchie et n’agit pas en free-lance?!
J’opterais peut-être alors sur une troisième hypothèse : le clin d’oeil à la série B fantastique type quatrième dimension, LOST, Daybreak, où l’on pourrait expliquer bien des incohérences et faire des racourcis en faisant appel au surnaturel (la magie du phare qu’on a visité de l’intérieur, qui n’est pas un laboratoire mais où on semble emmener Teddy à la fin).
Les références à la seconde guerre mondiale dans ses cauchemars sont par ailleurs filmées de façon lourde, trop cliché pour un réalisateur de cette trempe.
Le film en est rempli de clichés (le vétéran alcoolique, le docteur allemand, j’en passe…), c’est ce qui me laisse davantage penser que l’interprétation n’a rien de mystique mais est aussi terre-à-terre qu’une enquête de Marshall en proie à ses démons sur un asile maudit.
Peut-être ne suis-je pas tout simplement fan du genre?
Pour ma part, Teddy est fou, il en prend conscience et décide de se faire lobotomiser (et fait semblant d’avoir rechuter)
La derniere phrase : il est mieux de vivre monstre ou homme de bien est à double sens :
le premier : si je me fais lobotomiser je ne serais plus fou et donc plus dangereux et complètement niais tel un homme de bien, alors qu’avant j’étais un monstre de meurtrier.
Le deuxième sens inverse au premier : je me fais lobotomiser et devient un monstre (car pas naturel) et je ne suis pas non plus un homme de bien car je refuse de vivre avec la responsabilité de mes actes et donc je préfère fuir en me transformant en monstre et avoir l’esprit tranquille, un reset en quelque sorte.
Merci pour vos commentaires qui m’ont permis de réfléchir encore un peu au film, notamment à cette dernière scène et la question du libre arbitre qui subsiste tout de même au patient à l’esprit torturé.
Un aspect qui n’a pas été mentionné (j’ai lu quasiment tous les commentaires), c’est que Teddy/Andrew est beaucoup trop violent pour qu’on le laisse agir dans son délire (il a roué de coup son compagnon de cellule, il s’énerve contre un autre détenu qu’il interroge, il parvient à contrôler aisément un détenu échappé du bloc C, etc…). Plusieurs personnages essayent de confronter Teddy/Andrew à son tempérament violent; on a notamment le docteur Naehring (l’Allemand) qui le provoque dès leur première rencontre, mais aussi plus tard avec la seringue de sédatif. Il y a aussi cette discussion sur la violence après que le directeur de l’établissement l’invite à prendre place en voiture pour le ramener.
Je pense que ce jeu de rôle est une dernière chance pour Teddy/Andrew avant que les médecins n’aient d’autre choix pour le calmer d’avoir recours à la lobotomie. Le docteur Cawley (le chauve) le dit au début: si les patients ont des délires inoffensifs, on les écoute et on essaye de répondre au mieux à leurs besoins; si par contre ils se montrent violents et qu’on ne peut plus les contrôler, alors on n’aura d’autre choix que la lobotomie. Je pense que Teddy/Andrew fait partie de ce deuxième groupe, son passé de soldat et de marshal aidant.
Que de commentaires! Et que de bons commentaires!
Complot ou rédemption? Je choisis la rédemption par la lobotomie. S’il y a complot, alors l’intrigue ne fonctionne pas et pour voir cela il suffit de tirer les conséquences de la guérison (réelle ou feinte, peu importe) d’Andrew: si la reconnaissance de son crime est une condition pour qu’il soit considéré comme guéri, la suite de l’histoire veut qu’il soit libéré une fois véritablement guéri (à moyen terme). Si ceci n’est qu’un complot, quel intérêt pour son “psy” référent de lui faire croire qu’il peut être guéri? Cela n’a aucun sens. En effet, si dans cette île on pratique la lobotomie systématique et on fait des expériences sur des patients, il suffit d’enfermer “Teddy”, de le lobotomiser et de faire croire a posteriori qu’il était fou. Rien de plus simple pour l’équipe médicale toute puissante.
Du reste, l’entrevue avec Rachel Solando est très clair qu’on peut résumer ainsi: il est très facile de vous faire passer pour un fou, car tout ce que vous dites peut être détourné et exposé comme une preuve de votre folie. Par conséquent, s’il y avait vraiment complot, dès que “Teddy” a admis sa folie en reconnaissant que son co-équipier n’existe pas et qu’il a bien tué sa femme, il aurait dû être envoyé à la lobotomie! Une caractéristique des procès politiques, c’est que l’on n’a jamais besoin de preuves pour condamner quelqu’un et qu’un demi-aveu est toujours plus que suffisant pour légitimer la condamnation. Dans le cas où il y aurait un complot sur Shutter Island et où son co-équipier serait un traître, Teddy n’aurait pas passé deux nuits complètes avant d’être lobotomisé … quel témoin a-t-il? Sa hiérarchie? Mais dans le cas du complot, c’est sa hiérarchie qui l’aurait envoyé à la lobotomie loin du “continent”, de la société civilisé.
Donc la théorie du complot ne marche pas sur Shutter Island; les médecins n’en ont pas besoin pour condamner “Teddy”.
Je retiens donc la théorie de la rédemption par la lobotomie qui fait de ce film une illustration du tragique: il sait, il est redevenu sain d’esprit, et la seule guérison qui lui permet de vivre, ce n’est pas la guérison de sa folie, mais l’oubli du meurtre de ses enfants et de son crime. Or, en guérissant de sa schizophrénie, il ne peut plus refouler ce souvenir, il ne peut plus se mentir à lui-même et par conséquent, il doit prétendre être encore fou pour “être libéré” de ses souvenirs.
Ce motif est récurrent dans le film: sa femme lui demande de la libérer, que ce soit dans ses rêves, ses hallucinations et ses souvenirs; quant à Noyce, il l’encourage à se libérer du souvenir de sa femme, sans quoi il ne peut pas quitter l’île, etc. Il se trouve qu’il y a deux semaines j’ai regardé pour la première fois l’excellent “L’échelle de Jacob” avec Tim Robbin et que l’on trouve déjà dans ce film culte ce motif (avec le vrai-faux complot de l’armée sur des soldats américains au Vietnam). Je suis convaincu que l’auteur de Shutter Island ainsi que Scorcese s’en sont beaucoup beaucoup inspiré.
Voilà quelques remarques. Et merci de partager vos réflexions!
Encore quelques remarques éparses:
1. pourquoi la patiente interrogée par “Teddy” lui écrit-elle “Run”? Cela ne prouve-t-il pas le complot? Au contraire. Elle sait que “Teddy” est Andrew, elle le connait et c’est au moment où son “co-équipier”, qui n’est autre que le psy Sheenan, s’éloigne qu’elle lui donne un indice qu’il est en train de jouer un jeu et qu’il devrait en profiter pour fuir – ce qu’elle même ne peut pas faire.
2. Quand “Teddy” veut l’interroge sur leaddis, elle coupe la conversation. C’est le sujet qu’elle ne peut aborder avec Andrew qui refuse qu’on l’appelle Leaddis. Elle est effrayé à l’idée de parler de Leaddis à Leaddis, craingnant peut-être une gaffe qui mettrait Andrew Leaddis en colère.
3. Le patient interrogé avant elle raconte sa propre histoire (il a défiguré une femme) et ne s’intéresse manifestement pas à l’histoire “inventée” de Rachel Solando; lui aussi, sait que “Teddy” est Andrew, et son histoire ne l’intéresse pas. Autre élément qui montre qu’ils se connaissent: “Teddy” sait parfaitement comment le rendre fou (!) en raturant de manière psychotique son carnet.
4. le psy dans la scène du phare dit bien à Andrew que si leur thérapie par le jeu de rôle ne fonctionne pas, il sera lobotomisé. Par conséquent, il ne faut pas s’étonner que cela se pratique sur l’île (ce qui était de toute façon, comme d’autres l’ont rappelé, très fréquent à l’époque) et que la dernière scène nous montre Andrew aller vers le phare où il sera traité. Par ailleurs, il ne faut pas non plus s’étonner que le phare son vide quand Andrew y monte: il est dans une phase hallucinatoire; comme dans la grotte.
5. Enfin, j’ajoute une interprétation qui englobe les passages sur l’histoire des barbaries du XXe siècle: je crois enfin que Shutter Island n’est pas exactement l’illustration de la barbarie humaine, mais un déplacement, ou du moins que la folie des prisonniers n’est pas tout à fait à l’image de la barbarie humaine. Je crois plutôt que la folie dans laquelle ils sont plongés les préserve de la folie du siècle: Andrew a certes tué sa femme (presque par amour…), mais il n’a pas tué une centaine de nazis, il n’a pas non plus été le nazi qui a envoyé les juifs dans les chambres à gaz; il n’a pas non plus lancé de bombe H (un détenu tient un discours troublant sur la barbarie de la bombe H; tout comme la patiente interrogée qui lui écrit “Run” et qui affirme qu’elle ne voudrait pas retourner sur le continent). Bref, dans un monde de fous, il vaut mieux vivre en lobotomisé: “mourir en homme libre” plutôt que “vivre en monstre”. Nous vivons en monstres dans un monde qui connaît les pires horreurs, parce que nous préférons nous mentir à nous-mêmes, c’est-à-dire à vivre comme des schizophrène dans un monde de fous!
Cela colle d’ailleurs avec cette fausse histoire de complot que l’on voudrait tous croire vraie, au point que, devant l’évidence de la folie d’Andrew, on continue d’essayer de trouver des indices du complot: il n’y a pas de complot, mais il est plus facile pour notre conscience de croire aux complots … comme les nazis ont cru et faire croire au complot des juifs sur le monde! C’est bien parce que l’on croit facilement aux complots des “autres”, qu’on se donne de bonnes raisons pour les éliminer, les exterminer en toute bonne conscience.
Il suffit d’ouvrir les yeux sur la réalité – il n’y a pas de complot, mais juste de la violence, comme le dit le directeur de la prison – pour préférer mourir libre (ou vivre lobotomisé) à vivre en monstre (en schizophrène paranoïque et violent).
(désolé pour les coquilles dues à l’empressement)
Un très beau film. Je suis un pru déçu par la fin, j’aurais aimé croire en l’ histoire des 2 marshalls etc… Mais bon . J’apprécie le travail de ‘ devoir de mémoire ” Hier à l’occasion du 1 er mai j’ ai entendu des propos choquant visant à assimiler Israël et Nazis. Bon ce qui m’interpelle dans le film c’est que ces tous ces témoins de la libération de Dachau disparaissent avec le temps. Et imaginez ces jeunes hommes avoir tellement la haine devant ce qu’ils voyaient , ben que 43 gardes furent exécutés . Je cite :
De nombreux autres témoins ont rendu compte de la découverte du train et de l’état pitoyable des survivants, les 29 et 30 avril. Il n’est malheureusement pas possible de tous les citer ici. Leurs récits se recoupent tous, dans l’horreur et la cruauté des faits. Ils sont reproduits in-extenso dans le livre de François Bertrand. Les libérateurs américains sont outrés. Quelques-uns ne retiennent plus leur colère et procèdent à des exécutions sommaires de SS. Ceux-ci, malgré la défaite et la réalité qu’il ne pouvaient plus cacher, conservent souvent leur arrogance. Un total de 38 prisonniers SS exécutés et 5 non confirmés semble vraisemblable. Les estimations faisant état de plusieurs centaines de morts sont fantaisistes.
De plus en plus malgré tout, le doute s’installe , dans le sens négation des camps et des génocides. C’est flippant.
Si on considère qu’il a découvert ce qu’il se passait, il pourrait faire comme si il était guéri et quitter l’île … Donc la seule explication c’est qu’il est réellement bien atteint mais qu’il est finalement guéri … Mais il ne peut toujours pas vivre avec la mort de sa femme et de ses enfants, même en l’ayant accepté, et donc il se suicide indirectement …
Bonjour, après avoir vu ce film hier, impossible de m’enlever les doutes qu’il génère. J’ai mes propres théories que je tairais pour le moment mais, l’ayant regarder sans connaitre à l’avance le type de film et le réalisateur, je l’ai regardé comme un film “banal”. Cependant, j’ai clairement vu deux détails qui m’ont “pétés à la gueule”. Ayant lu tout vos commentaires je me retrouve bète en voyant que personne ne les as vu (ou en tout cas personne n’en as parlé). Pendant l’interrogatoir avec “la folle qui ne l’es pas vraiment”, je pense en fin de compte que personne d’autre que “Teddy” ecris “run” sur son carnet. Profitez de revoir la scène découpée si vous le pouvez mais, quand Chuck va chercher le verre d’eau, il revient bien avec un verre d’eau plein, la patiente le prends, “le bois” et le repose vide. Jusque là tout va bien sauf que, la scène où elle est censé boire ce verre, le verre n’existe pas, elle ne tient rien dans sa main. Volontée du réalisateur ou “oups” du tournage? j’ai du mal à croire en la deuxième explication d’où ma théorie que c’est Teddy qui écris “run”.
Deuxième scène “choquante” pour les yeux à laquelle cette fois je n’ai pas vraiment d’explication. Juste avant la vision où il voit linfirmière “Rachelle”, macculée du sang des enfants de Teddy, morts à ses pieds, il parle avec le pyromane qui aurait, selon ses dires au début du film, brulé l’appartement de Teddy. Après avoir allumé sa cigarette (même si c’est “le pyromane” qui l’a embrasé), Teddy fume 2 lattes et le pyromane devient “Chuck” et “disparait”. Le plan suivant, la cigarette se consume sauf que, cette scène a été tournée à l’envers… On voit clairement la fumée de cigarette qui ne s’échappe pas de celle-ci mais y retourne. Encore une fois, “boulette” du tournage ou rendu psychotique révélée dans l’espoir d’un psychose entres spectateurs? Sur un film de cette envergure j’y crois pas.
Je vous laisse méditer et j’attends vos impressions là dessus pendant que je m’en retourne à mes délires de fous pensant à un complot planétaire dans l’attente d’une lobotomie graçieusement offerte par notre amie “La télévision”.
Pour moi Teddy est fou.
Il n’a jamais été soldat. En revanche il a bien tué sa femme. Quand il éloigne le pistolet de l’officier allemand, c’est pour le voir souffrir et reconnaître sa faute. C’est une espèce de métaphore de sa propre culpabilité et du meurtre de sa femme. Sinon pourquoi sa fille apparaîtrait-elle à la place d’une petite déportée? Autre élément: Teddy dit ne plus vouloir tuer (référence au massacre des allemands à la libération du camp), si l’on relie cet élément au fait qu’il n’ait en vérité jamais été un soldat, on peut alors penser qu’il parle de sa femme.
je viens de voir shutter island, et quelques uns des commentaires ici presents. pour moi il n’y a pas de doute, se film parle de schizofrenie, et pour ceux qui esperent encore croire a la premiere histoire, celle des enquetteurs, alors laissez moi vous dire que scorcese vous a rendu fou, et c’est la tout son genie, nous emportez dans la schizofrenie du personnage,.
la question posé serait peut on en revenir, quand la réalité se trouble a ce point.
Apperement certain ne sont toujours pas sortit de cette ile, qui n’existe pas.. il est claire que les medecins ont tous fait pour l’aider, il n’y peuvent rien, la folie revient inexorablement…
pour ma part martin ne fera pas tourner en bourique, je serai lucide, et il a très bien pu etre soldat, avoir vu les camps, sa femme a tué ces enfants, cette realité trop lourde a supporté il la noie dans sa folie.
Je viens de lire tous les commentaires et ai eu la possibilité de revoir les scènes en direct. Bien vu Angel pour ces détails techniques troublants.
Je ne m’attarderai pas sur mes croyances, si j’avais un penchant pour une théorie au départ, la lecture de ces posts a achever de l’annihiler et je suis content maintenant de ne pas etre dans l’obligation de choisir. (par rapport a l’ambiance du film je suis a l’aise a cet instant!)
Je me rend compte en le revisionnant que ce film est extrêmement violent.
En le regardant, il ne m’a pas fait peur, ni jamais sursauté, je n’aurai même pas dis glauque car j’étais pris comme tout le monde je pense par la beauté du film et l’envie de saisir les détails pour dénouer l’intrigue. J’étais dans un trip “le nom de la rose”… Effectivement l’atmosphère sombre, tellement cliché met une distance. Mais c’est là que Scorcese est très vicieux…Cette distance se trouve réduite à néant lorsque l’on se prend au jeu et que l’on se rapproche du film pour essayer d’y voir clair. On doit plonger soit même dans le lac maudit. C’est ce qui m’est arrivé en regardant les scènes une deuxième fois…Elles m’ont fait flipper et je me suis rendu compte du cauchemar qu’est ce film.
Oeuvre magistrale en tout cas, pour la réflexion qu’elle suscite et grâce à son esthétique…Je crois que je reviendrai lire les commentaires…
Encore un détail dont personne n’a parlé, pour ajouter ma pierre à l’édifice:
Lorsqu’on lui présente Rachel Solano, soit disant revenue, et qu’elle le reconnait comme Jim, (son mari ou fils, dans une histoire similaire a celle d’Andrew), en admettant qu’elle est dans la conspiration, quel peut etre le but des medecins? Et s’il n’est pas fou (il y a conspiration quand meme) la meme question se pose! C’est vraiment un film de fous…
Dans la grotte, Rachel évoque un sujet qui m’a interpellée : elle évoque les expériences des Nord Coréens, appelées vulgairement méthode “PDH”, et reprises (en partie) par la CIA durant les années…50…Tous les enregistrements, rapports liés à ces manipulations mentales ont été détruits…La méthode PDH (pain, drug and hypnosis), consistait à élaborer un schéma perturbant sur un sujet en s’appuyant sur un ou des traumas, à l’aide de drogues, d’hypnose et de joyeuses trépanations .
Autre point, la compulsion de répétition (quand le docteur lui dit qu’il revient au point de départ à chaque fois), ne s’explique pas de cette manière là (plutôt liée à des traumas d’enfance provoquant des schémas répétitifs).
Dernier point qui m’a troublé : lorsque le docteur lui demande : “De quel équipier me parlez vous?” Il cherche à le déstabiliser, ce qui n’a pas de réelle vertu thérapeutique…Mais représente plutôt un outil pour le faire basculer de l’autre côté du miroir.
…Une dernière chose si ça vous intéresse…Faites une recherche sur le projet”MK-Ultra”, le fameux programme de la CIA de 1950 à 1970…Et sur la mort suspecte du Dr Olson, qui faisait partie du staff, et a qui on a fait prendre du LSD à son insu…
Avant qu’il ne se défenestre…En fin avant qu’on ne le “suicide”…
Je pense que sous LSD, on aurait pu me persuader de pleins de choses…
Personnellement, je crois à la théorie du complot et qu’il sait ne pas pouvoir s’en sortir.
Moi j’ai vu le film en anglais, et la fameuse dernière phrase est un peu différente: Which would be worse, to live as a monster or die as a godd man? (lequel est le pire, vivre en tant que monstre ou mourrir en tant qu’homme bon). Sur le coup, quand je l’ai entendu, ce que j’ai pensé c’est qu’il avait conscience qu’il ne pourrait pas partir et qu’il savait qu’il n’était pas fou. J’ai pensé qu’il allait se tuer ou quelque chose du genre. Et en disant à son partenaire cette fameuse phrase, c’est une façon de lui souligné qu’il ne le compte pas comme quelqu’un de bien.
Je crois à la théorie du complot parce que la théorie comme quoi il est réellement fou n’explique pas l’attitude vraiment louche des docteurs et des gardes…
(en plus, si les fusils étaient réellement des faux dès le départ, pourquoi les confisqué au commencer?)
de plus, je ne trouve pas logique que les médecins, les gardes, les infirmières et même les patient joue un role pour soigner Teddy. Pourquoi on met autant d’effort pour ce patient la et pas pour les autres?
Ma théorie pour expliquer qu’il est réellement marchal et que son partenaire le “trahi” a la fin, c’est que chuck est un des médecins qui pratique les expériences et qu’il s’est présenté comme son partenaire pour mieux le manipulé et pouvoir le rendre fou. Après tout, s’il devient fou… qui le croira?
Pour ma part:
Je pense que Teddy est fou, et qu’on lui fait bien jouer un jeu de rôle grandeur nature. Quelques éléments le prouvant: Les deux équipiers ne se connaissent pas, ne se rencontrent qu’a la fin du voyage et viennent d’endroits totalement différents: c’est déjà bizzare comme méthode de travail. Et puis, pourquoi envoyer deux agents, aussi vite, pour la disparition d’une patiente sur une île perdue au milieu de nulle-part (genre de truc on s’en fout). Deux inconnus ne connaissant pas l’île auraient-ils pu faire mieux que les policiers qui y habitent ?
Tout au long de l’enquête, ils n’ont rien trouvé de trucs glauques ou sordide dans la clinique, au contraire, pour l’époque, l’établissement a plutôt l’air crédible et bien tenu, les cellules du bloc c cracra et la lobotomie n’étant pas non plus anormale pour l’époque (je suis sur que les conditions de vie réelle de l’époque des maboules irrécupérables devaient être bien pire): rien de particulier à raconter pour faire fermer l’hospital.
De plus, je suppose que si un des agents ne serait pas revenu de l’ile car déclaré fou, les supérieurs des agents auraient pu demander des comptes, ou ouvrir une enquête: je ne pense pas qu’on puisse escamoter un marshall comme ça sans que personne ne se pose de question.
++
EXCELLENT FILM ! (m’a fait pensé à ‘Fenêtre Secrète avec J. Depp)
Au tout tout début, premiers plans sur le ferry, Teddy remarque qu’il n’a plus son paquet de cigarettes.
A mon avis, si on revient sur cette scène d’ouverture, ça prouve qu’il est bel et bien Andrew qu’il est fou et qu’il subit une thérapie : comment aurait-il pu égarer ou perdre son paquet de cigarettes alors qu’il est ‘persuadé’ qu’il l’avait en montant sur le ferry (“j’aurais jurer en avoir un paquet dans ma veste en montant…”) ! C’est bien qu’on l’a ‘mis’ sur le ferry et qu’il divague une fois de plus, en croyant dur comme fer qu’il avait son paquet dans la poche… Et puis sle fait qu’il soit malade à en vomir sur le ferry, il se dit dans le miroir après avoir vomi, “c’est juste de l’eau, beaucoup d’eau”, ça serait pas un rappel quasi phobique de lorsqu’il a du aller repêcher ses enfants noyés dans le lac ? Et puis c’est vraiment louche de rencontrer son partenaire comme ça, sur un bateau, bateau où y’a en plus pas grand monde, on imagine bien qu’ils aient obligatoirement du s croiser en montant dedans s’ils étaient de ‘vrais’ Marshall… et quand il raconte comment sa femme est morte par asphyxie du à un incendie, il précise bien que 4 personnes sont mortes, c’est bien qu’inconsciemment, il compte dans les 4 sa femme et ses 3 gosses. Ca va peut-être vous paraître tordu mais il précise que “c’est la fumée qui l’a tuée, pas le feu” … “c’est important” (en levant le doigt), je vois ça comme une évocation du meurtre de sa femme parce qu’elle avait tué ses enfants, rapport de ’cause à effet’, feu (cause) > fumée (effet), femme tue ses enfants (cause) > le père tue sa femme meutrière (effet). Et vive l’accueil pas du tout rassuré des officiers quand les deux Marshal posent le pied sur l’île, ils ont peur du dangeureux ‘Andrew’.
Je lis donc ce fil au premier degré, Andrew est bien fou et le cobaye d’une tentative de sauvetage de la part de l’équipe (et même de toute l’île).
Autre indice, la mise en scène et le ‘show’ qu’offre la soit-disant vraie Rachel machinchose dans la chambre, elle rejoue exactement ce que la femme d’Andrew a fait (meurtre enfants, poupées humaines, les mettre à table/faire un pique-nique). D’ailleurs le psy chauve n’intervient pas alors que Teddy est bouleversé par Rachel, c’est bien qu’il pense que cette confrontation ne lui fera que du bien. La femme qui joue Rachel est en fait une infirmière, on s’en rend compte à la fin (scène du réveil d’Andrew et de ses aveux).
Et il y a aussi le dialogue avec le mec sacrément amoché dans la cellule du pavillon C (un certain Georges Noyce qu’il avait rencontré dehors), (c’est peut-être d’ailleurs une des scènes ‘clé’ du film qui annonce la chute), le gars en question connaît Teddy – ou plutôt Andrew pour le coup – quand il marche dans le couloir avec son allumette, on entend “Laendis… Laendis” (Andrew Laendis). Il lui dit qu’il fait partie d’un jeu, comme un rat dans un labyrinthe, qu’il n’enquête sur rien, et puis qu’il devrait laisser partir sa femme, sous-entendu, ‘accepter’ ce qu’il a fait… “vous voulez connaître la vérité ? vous devez la laisser partir”.
Seul poin troublant, c’est quand Chuck (partenaire de Teddy) rentre dans son jeu quand ils sont bloqués à cause de la tempête dans la petite chapelle, il lui dit même qu’ils (l’île) ont inventé une fausse Rachel juste pour faire venir Teddy, Chuck en tant que psy aurait plutôt du avancer des arguments contre…
colinette et cacamou je suis parfaitement d’accord avec vous, teddy est vraiment andrew tous vos exemples sont tout a fait logique, d’ailleur pour tout ceux qui ne comprennent pas pourquoi tant d’effort pour soigné un patient en particulier, rappeler vous a la fin ce que lui dit le docteur ( vous ete le patient le plus dangereux de cet hopital ) sans doute aussi pour cette raison qu’ils éssayent cette nouvelle thérapie sur andrew en priorité , et de toute maniere justement il n’allait pas faire un jeux de role avec tout les malades en meme temp? imaginé un peu le bordel dans l’hopital mdr, de plus tout les patients ne souffre pas de la meme maladie. ensuite il y a aussi cette scene avec la femme dans la grotte comment andrew a pu descendre la falaise comme ça aussi facilement? meme pas besoin de matos d’escalade, moi j l’aurais bien vu resté au bord et s’inventé tout ça dans ça tete non ça ne serais pas logique? que dire de son collegue chuck qui a du mal a enlevé la pochette de son pistolet ce qui prouve aussi qu’il n’est pas tres crédible en marchal. et surtout la fin avec cette derniere phrase troublante d’ andrew avant qu’il se fasse transformé en légume, voyez la stupeur de chuck qui est en train de comprendre que andrew est conscient de sa folie et d’ailleur l’appelle teddy sans doute pour vérifié si andrew va se retourné et aucune réponse de la part du heros, tout ça prouve bien que andrew suivais éffectivement un thérapie et qu’il était fou. pour répondre a ton seul point troublant colinette moi je pense que pour la scene dans la chapelle andrew est toujours dans son jeu de role et il est encore trop tot pour que chuck le contredise et donc logiquement continue a joué le jeu avec lui. sinon super film j’avais étè un peu décu de scorsese avec son gang of new york, mais avec les infiltrés et shutter island j’ai enfin retrouvé le genie de se fabuleux réalisateur. un grand bravo!!
J’ai beaucoup aimé ce film.
Mais il y a quand même plusieurs choses qui suscite chez moi des questions dans ce film.
Pourquoi y a t il autant de mauvais raccords entre des plans dans ce film. Au début, en les voyant, je pensais que cela avait une explication par rapport a l’histoire et que ces mauvais raccords étaient volontaires pour montrer la folie du personnage principal. Mais si la révélation finale n’explique pas les mauvais raccords alors soit ces mauvais raccords sont involontaires (peu probable chez un Scorcese) soit ces mauvais raccords sont volontaires pour nous souligner le fait que le personnage n’est pas fou, que c’est l’environnement qui ne colle pas mais que le personnage principal est sain. Les mauvais raccords seraient des indices extradiegétiques laissés par le réalisateur pour nous donner le sens final de l’intrigue. Je crois que je vais trop loin la…
Autre question: pourquoi, dans le cadre de la thérapie du personnage, faire disparaitre son coéquipier Chuck?
Pour qu’il aille le chercher dans le phare.
Dans ce cas pourquoi chercher à faire croire à Teddy que Chuck n’a jamais existé. Cela ne fait, soit qu’enfoncer Teddy dans sa théorie du complot, soit le faire abandonner l’idée de rejoindre le phare.
Sinon pour répondre à ceux qui pensent que le fait que Teddy rejoignent le phare tout à la fin comme cédant à l’apparente vérité de son crime afin d’y subir une lobotomie valide une interprétation “théorie du complot” du film, je souhaite préciser que la lobotomie est longtemps resté comme une thérapie crédible aux maladies mentales. Cela n’est pas incohérent par rapport à l’interprétation du film “théorie du jeu de rôle” subit par le patient Andrews. On peut penser que dans l’asile il y a trois théorie thérapeutique qui s’affrontent. Comme le dit Cowley, l’approche chirurgicale, l’approche pharmacologique mais lui ne se prononce pas sur son approche. On peut penser que son approche est une approche par la raison, montrer au patient par un jeu de rôle, l’impossibilité des fantasmes justificatifs qu’il a développé. A la fin son approche échoue à guérir Andrew, c’est l’approche chirurgicale du docteur allemand qui s’impose. D’ou le fait qu’il soit conduit au phare.
J’espere que cela enrichira un peu le débat. En tout cas, il serait peut etre intéressant de lire l’ouvrage original de Lehane pour voir quel sens il donne a son intrigue.
A mon avis tout ça est juste fait pour nous vendre le DVD, qui inclura les explications coutumières de l’auteur. Un bon coup de marketing qui limite également l’intérêt de la copie “divx” du film. Mais qui rend par la même le film totalement stérile et incomplet. Aucun message, aucune idée, juste une histoire banale de meurtre familial, commis par un personnage principal en plein déni, comme on l’a vu dans de trop nombreux films ces dernières années. Ni fait ni a faire.
Le magazine Chronic’art vous offre le dvd de Shutter Island pour toute souscription à un abonnement.
http://www.chronicart.com/chroprint/abo.php
Moi j’ai remarqué quelques truc qui n’ont pas été cité :
Quasiment tous les hommes “infirmier” sont noire. Je pense que c’est fait exprès car quand ils sont réunis après mangé pour interrogatoire, il y’a un plan où l’on voit 7 infirmier noire. Il n’y à que des noires.
J’ai pas vraiment trouvé d’explication, mais je ne pense pas que ça soit anodin.
Autre remarque, la première fois que j’ai vu le film, j’ai émis l’hypothèse qu’en faite Andrew était fou au bout de la 10éme minute du film. Quand le medecin explique le cas de Rachel, il s’étonne (un peu trop j’ai trouvé) qu’elle n’ai jamais avoué qu’elle était dans un hôpital. J’ai trouvé sa réaction un poil exagéré et ça m’a fait penser qu’il pouvait être fou. Mais j’ai vite été prit par l’histoire et j’ai oublié ce détail.
Par contre, lorsqu’il rencontre George, on peut facilement comprendre qu’il est fou quand il lui dit que le seul moyen de partir c’est de laisser partir sa femme. Ce que j’ai compris comme faire le deuil et accepter sa mort, donc de l’avoir tuer et de ne plus s’inventer d’histoire pour ne pas s’avouer la vérité.
Et on remarque aussi qu’au tout début, quelques minutes après avoir rencontrer son “chef” l’autre marshall lui demande directement “Vous avez une femme”. C’est pas forcement le premier truc qu’on demande, sauf si on est au courant…
Et comme l’a souligné un autre internaute, quand il dit “C’est la fumé qu’il la tué” c’est pas anodin, sa femme à mit le feu et à tuer les trois gosses, et ses actes (conséquence comme la fumé est la conséquence du feu) on fait qu’il à dû la tuer.
Autre détail sur lequel j’ai pas trouvé d’explication : le pansement que Andrew à sur le front pendant presque tous le film.
j’ai vu le film ce week-end, excellent.
petit détail pour ceux qui pense que la scène dans la grotte est une hallucination : au debut rachel a les pieds nues, puis quand elle le réveil elle a des chaussures !!!
boulette du réalisateur ou indice pour monrer que cette scène est une manipulation!!!
faut que je revois le film
Bon….effectivement que de commentaires intéressants et tous crédibles !
Et j’opte pour les 2 explications possibles !
Oui Teddy est fou ! Déjà car ce qu’il a vu dans les camps l’a traumatisé et en plus sa femme est morte dans d’atroces circonstances.
D’où le fait de beaucoup d’hallucinations (renforcées par les médocs) et que le passage dans la grotte avec la “vraie” Rachel soit étrange et improbable, mais elle est juste une projection de son inconscient qui l’aide à réfléchir.
Mais je suis aussi pour la théorie du complot ! Car quand Teddy entre dans le phare, le psy chauve lui dit quelque chose comme :
-”alors où sont les tables d’expérience, le matériel de lobotomie ? ….vous avez inventé tous ça !”
Et c’est là que Teddy, comme nous spectateurs d’ailleurs, nous nous mettons à vrmt douter et à penser qu’il n’y aurait donc pas de lobotomie sur l’île…
Or c’est bien ce qu’il lui arrive à la fin !!! Il part se faire lobotomiser et le psy chauve l’accompagne ! Donc certes les lobotomies étaient courantes à cette époque mais pourquoi le nier et faire tou disparâitre dans le phare.
Quant au fait de voir la petie fille partout…c’est normal et pour moi ce n’est pas sa fille mais bien la petite juive déportée !
Car il ne voit le visage que d’elle !!! Il ne voit pas le visage de ses fils dans le soit disant flash-back au lac…et c’est normal il ne sait pas à quoi il ressemble. La seule image qu’il en a c’est celle où ils sont allongés par terre…comme sur les photos que le psy vient de lui montrer ! Il retranspose en quelque sorte…
Et assimile cette petite fille du camp à sa supposée fille légitime car il ne voit bien qu’elle ! Jamais de vision de ses fils, il n’y a que la petite qui le poursuit, tout comme sa femme…car il n’a des souvenirs que d’elle et ne peut pas se créer des visions de fils qui n’ont jms existé…
Quand à la phrase de la fin, idem, elle me conforte dans l’idée du complot pour 2 raisons : 1 car il préfère se faire lobotomiser que de vivre en se rappelant de la mort de sa femme et 2 car quand on est “sain” d’esprit et condamné à vire sur shutter island, il vaut mieux être lobotomisé…et mourir en homme libre ! Libre de ses pensées et non comme un monstre qui réalise des expériences sur des patients comme le sont tous ces psys…
En tout cas un film dans la lignée de Mulholland drive !
Hello.
Personellement les deux détails que je n’arrive pas à m’expliquer sont : quand Chuck rapport le verre d’eau à la patiente et qu’elle le boit, si on regarde bien, elle n’a pas de verre entre les mains, mais elle en repose un.
Et quand Teddy tabasse le prisonnier du bloc c pendant un plan c’est le visage de l’infirmière qui apparait…
Et le pansement, oui, le pansement tout au long du film, sans aucune explication ?
Je n’ai pas eu le courage de lire ts les commentaires ms j’en ai lu bcp, la plupart presque et avc attention.
Pour moi teddy est fou (ou l’était) et décide à la fin, bien que guéri, de faire semblant d’être tjrs fou et de se faire lobotomiser n’acceptant pas/plus de vivre non seulement avc ce qu’il a fait ms aussi de vivre seul, sans la femme qu’ il aime profondemment.
Ds les commentaires j’ai remarqué que 2versions étaient débattues, ayant moi aussi bataillé de débats en débats avc mes amis (depuis que je suis allée voir le film à sa sortie au cinéma) pr défendre ma théorie contre celle du complot défendu par certains de mes amis, j’ai finalement décidé de lire le livre il y a qq jours.
Déja je dois dire à ts ceux qui ont adoré le film ou meme ceux qui se sentent encore déboussolés, que lire le livre est vraiment qqch d’excellent, j’ai adoré le film et j’adore maintenant le livre aussi! On revit le film d’une autre maniere, il y a évidemment plus de détails (par exemple ds le film teddy résout seulement la loi des 4 et “qui est 67″ ms ds le livre on trouve plus de code et c’est vraiment interessant surtt pr comprendre l’histoire et choisir sa version sur la fin; le personnage de chuck aussi est plus developpé ds le livre, il a un caractere comique que j’ai été déçu de ne pas retrouver lorsque j’ai revu le film par la suite…)
Et donc apres lecture de ce livre, je pense aussi que l’on peut avoir deux versions….ms pas celles que je retrouve ds les commentaires, je m’explique: ds le livre la théorie du complot ne marche plus, on voit ou plutot lit comment teddy réalise petit a petit qui il était (andrew laeddis) on voit aussi le docteur cawley qui au fur et a mesure de l’histoire est fatigué (parce qu’il met ts ses espoirs ds la guérison de teddy, parce qu’il connait par coeur les dénouements et les détails de ce jeu de role que s’inflige teddy a lui meme et parce que finalement avec ce gd jeu de role mis en place pr teddy cawley fait presque sn travail a plein tps sur ces qq jours vu que tt ce jeu a pr but une guérison et que cawley joue sa carriere sur cette expérience jamais tentée auparavant…lisez vs comprendrez peut etre mieux ce que je veux dire). Bref dc teddy est bien laeddis et il n’y a aucun complot (d’ailleurs si je ne me trompe pas ds le film les noms des garçons de teddy/andrew st changés ms ds le livre je crois qu’il s’appelle justement teddy(junior) et daniel et sa fille rachel, je ne peux pas le vérifier ayant prété le livre a une amie ms il me semble bien que c ça) ms là ou je vois les deux versions c’est sur la tte fin ou le livre et le film apportent ts deux leur part d’ambiguité:
1) on peut croire que teddy était fou, qu’il a guérit puis qu’il est retombé ds la folie ce qui l’envoie à la lobotomie
2) soit, comme ça été bcp dit et comme moi je le pense et ai envie de le croire, teddy redevient lucide a la fin ms choisit de continuer a se faire passer pr fou afin de se faire lobotomiser, pr ne pas avoir a vivre avc sn fardeau.
La phrase qui mettrait au clair le choix entre ces deux versions est “est ce qu’il vaut mieux vivre en monstre ou mourir en homme de bien” or ds le livre elle n’existe pas.
La fin du livre est ds ce genre là (de mémoire dsl) teddy voit l’infirmier arriver avc le matériel, l’aiguille…(pr le lecteur il comprend dc que la lobotomisation est prete si jamais il n’est pas guérit) et le texte dit un truc du genre “teddy regarde autour de lui, il sait qu’il ne lui reste que qq mn” (pr moi ça veut dire que teddy profite de c derniers instants ou il sera totalement lucide vu qu’il sait qu’il va aller de lui meme a la lobotomie qq mn apres vu qu’il s’aprete a se faire passer pr fou par le dialogue avc sheehan) et ensuite il entame le dialogue avc le docteur sheehan en demandant
-quel va etre la suite des evenements?
-C’est à vs de me le dire chef
- (environ)On va se tirer de ce caillou chuck
La sheehan fait un signe de tete a cawley
- (teddy) vs en faites pas ils ont aucune chance de ns coincer
-ouais c’est sur on est bien trop malins pr eux
-oui ca on peut le dire, on est bien trop malins.
Et rien de plus, als voila, soit on le lit tel quel et on se dit que teddy a replongé ds sa folie (comme c’est arrivé plusieurs fois selon sheehan et cawley) soit le fait que teddy redise le mot malin a une double signification pr dire que lui est malin ds le sens ou seul lui connait la vérité sur le fait qu’il soit guérit et qu’il choississe de lui meme la lobotomisation. Et à ce moment là on comprend que martin scorcese ait rajouté la fameuse phrase ds sn film pr aider le spectateur a aller ds ce sens. Apres c’est mon avis, ms peut etre qu’il est troublé par le fait que j’ai vu le film avant de lire le livre justement, si jamais parmi vs certains l’ont lu avant et ont eu un autre avis que moi ça m’interesse.
Sinon je sais que j’ai lu ça plus haut ms moi aussi j’ai été troublée par la scene où la patiente (qui lui écrit “run” sur le carnet) boit un verre d’eau, si on regarde attentivement il n’y a pas de verre ds sa main qd elle le met a la bouche et je crois meme que la main avc laquelle elle repose le verre n’est pas la meme que celle avc laquelle elle le “boit”
En tt cas, le film et le livre st vraiment magiques, et ds le film tt le génie de scorcese est de nous infliger perpetuellement des questionnements sur notre propre perception de l’histoire en ns influançant par l’image, on est a la fois enqueteurs, fous puis lucides a la fin. A plusieurs reprises ds le film je me suis doutée qu’il fallait se méfier de la fin, qd il a parlé du patient 67 je me suis dit “à ts les coups ça sera teddy” j’ai aussi préssenti que chuck pouvait etre cet enigmatique docteur sheehan ms meme avc ça j’ai réussi a etre surprise et qd je dis que l’on passe de fou a lucide c’est qu’on va de questionnements en questionnements pr a la fin comprendre que teddy était fou ms a guérit et là meme si c’est dur et qu’on aimerait y croire parce que l’on s’est attaché au personnage de teddy on doit bien se résoudre a l’idée qu’il n’ya jamais eu de complot, ce qui finalement n’enleve rien au cachet du film bien au contraire je trouve!
pour ma part, je pense que teddy n’est pas fou et qu’il en a pleinement conscience. Le fait qu’il ne puisse pas vivre sans dolores ne change rien : fou ou non, ce manque est trop important pour lui.
La théorie du complot est toujours plus difficile à avaler quand elle est trop évidente : justement pour moi ce film (et le livre peut être aussi, je ne peux pas dire car je ne l’ai pas lu) est le témoignage de ce que le psychanalyste américain Harold Searles nomme “l’effort pour rendre l’autre fou”. Tout comme on le fait aujourd’hui avec les déments (Alzheimer notamment), le mécanisme de la folie n’est pas qu’un mécanisme biologique et organique : il est aussi social, au travers du regard des autres (les “normaux”, à ce titre, rappelez vous de ce que disait Sartre sur “le regard des autres”), leur comportement face à un dément, ou un fou, les efforts faits pour ne pas lui ressembler l’isolent dans sa folie. Un fou ne l’est pas intrinsèquement, c’est une construction complexe qui convoque bien plus d’éléments que le simple facteur biologique.
Dans le film, si Noyce dit à Teddy d’oublier Dolores et de la laisser partir, ne serait-ce pas car il sait que si Teddy continue à jouer avec ses hallucinations et ses rêves, cela rendra plus facile le travail de Sheehan et Cawley, à savoir persuader Teddy de sa folie? D’autres indices (et la phrase du contre twist ajouté par Scorsese me semble aller dans ce sens) me font penser que la psychologie de Teddy est bien trop résistante face aux efforts des docteurs à le faire entrer dans la case “fou”. Je me sens bien seul parmi tous les commentaires à croire à la thèse du complot….!!!!! Continuons de débattre, ça m’intéresse!!!!
G mi du temps mais G lu tout vos commentaires…
Voila ma concise analyse qui montre que c’était seulement un jeu de rôle et qu’il est bien interné depuis 2 ans… Mais je pense que je vais essayer de lire le livre…
Sa faisait longtemps qu’un film ne m’avait autant questionner… C le genre de film qu’il faut voir plusieurs fois… Je pense que pour nous aider, il faut aussi se tourner vers l’histoire…
Si mes souvenirs sont exacts;
Dans le film le Dr. Cawley nous expose sa préférence pour la psychopharmacologie (neuroleptiques) mais il ne nie en aucun cas l’utilisation de la psychochirurgie (lobotomie) sur l’ile. D’un point de vue historique il faut savoir que la pratique de la lobotomie a commencer a décliner vers les années 50 du fait de l’apparition des neuroleptiques…Le film se déroule en 1954 et l’introduction du premier neuroleptique aux états-unis a lieu en 1954 (1952 pour la France). Il s’agit d’ailleurs de la chlorpromazine (citée dans le film)
Donc meme si la lobotomie était sur le déclin dans les années 1950 cette pratique n’était pas immorale, c’est la raison principale pour lequel je pense que la théorie selon laquelle Teddy/Andrew vient faire une enquête pour montrer qu’il se passe des choses immorales ici est fausse et que c’est bien un jeu de rôle…
Concernant le proverbe de fin “Mieux vaut-il vivre comme un monstre ou mourir en homme de bien”
Pendant tout le film, il est psychotique puisqu’il n’arrive pas à faire la différence entre réalité et fiction et qu’il ne considère pas qu’il est malade. Et lorsqu’il dit cette maxime et qu’il prend sa décision avec son libre-arbitre il montre qu’il n’est plus psychotique mais seulement névrosé (comme nous tous) c’est- a dire qu’il a conscience de ses problêmes…
Après pour expliquer cette maxime il faut savoir ce que pour Andrew représente la lobotomie. Si après cet acte cela va lui permettre de vivre comme un monstre (ac un cerveau détruit et un être ne ressentant plus guère d’émotions) ou alors avant cet acte meurtrier sur lui, il se considère donc devenu un homme de bien (car ayant reconnu son histoire). Je penche pour la deuxième solution…
Voila mon analyse le film c’est fini vers 00h45, il est 14h00, si on enlève mes 7h. de sommeil, G mis 6h15 pour arriver a cette conclusion…
eh merci d’avoir parler du verre d’eau, car je croyais que c’était mes yeux qui avait bugger. LOL
Bonjour, alors moi cela va être simple, ce film est magnifique à vous faire travailler les neurones, ça fait du bien, ça lave le cerveau, comme une lobotomie : pour un jeu de rôle avec tempête à la clef avec lâchage des fous même les plus dangereux et destruction de mur pour que “Teddy” puisse s’enfuir vers le phare, même Marcel Béliveau n’avait pas autant de moyens (et la tempête est annoncée dès le début du film quand le ferry doit repartir aussitôt). De plus dans la grotte, si cela était une hallucination – comme les rats juste avant mais pour moi c’est les effets des médicaments du complot si complot il y a – comment se fait il que Rachel Solando (la médecin internée et échappée donc) lui parle -entre autre- d’une technique barbare avec une sorte de pic à glace pour lobotomiser et que ce pic à glace se trouve justement dans les mains d’un des aides soignants dans la scène finale et en gros plan ? Il a déjà vécu une lobotomisation peut être ou alors a t il déjà vécu cette scène en boucle ? Toujours dans cette scène finale, pourquoi son second (le marshall/médecin) l’appelle Teddy (son surnom lorsqu’il est Edward Daniels le marshall) et non Andrew Laeddis, le patient ? Bon ça doit être pour le tester, voir si il répond ou se retourne, mince il est guéri alors ! J’ai l’impression de débattre sur Lost. Perdu en effet.
Hommage à Hitchcock et la Clinique du Docteur Edwards: un homme qui prend une autre identité pour fuir une vérité traumatisante, les rêves récurrents,les symboles, les phobies: les rayures pour Ballentine, l’eau pour Andrew ; et puis le héros qui est amené à faire face à la vérité. Chez Hitchcock ayant retrouvé la mémoire et son identité Ballentine est sauvé par l’amour d’Ingrid Bergman, chez Scorcese , l’échappatoire d’Andrew est la lobotomie ( c’est triste et sombre).
Tout est dit dès les 1 ières minutes du film, toutes les clefs nous sont données.
1 ier plan: le bateau émerge du brouillard, (métaphore pour dire qu’ils vont vers la lumière et la vérité). Si Scorcese avait voulu nous dire que “Teddy et Chuck” allait vers une île néfaste avec des complots gouvernementaux, le bateau s’enfoncerait dans le brouillard, d’autant que la tempête est là.
Le symbole de l’eau omniprésent : une île, la pluie, les fuites d’eau des plafonds, la tempête, les verres d’eau à cause duquel un interné a tué. L’eau qui est symbole de douleur et culpabilité pour Andrew, ses enfants y ont été noyé, et lui n’était pas là (rêves récurrents, sa fille lui reproche de ne pas avoir été là pour les sauver).
2ième plan: Pour un simple “mal de mer”, Teddy a l’air plus perturbé et tendus que malade. Encore un symbole, Andrew fait face à son double dans le reflet du miroir et dit ” Reprend tes esprits Teddy, c’est que de l’eau….beaucoup d’eau….(et puis le très révélateur)… c’est pas vrais …” . Nous sommes entré dans les faux semblant.
3 ième plan: sur le pont Teddy est encore derrière un grillage et va vers Chuck, comme le bateau vers la lumière, Chuck / Sheehan l’appelle “chef”, manière habile de ne pas le nommer puisque Andrew devra retrouver son identité. La 1 ière question (étonnante) de Chuck est: “vous êtes fiancé, marié ? ” 1 ier flash de Teddy et travestissement de la réalité, il y a eu 4 victimes dont sa femme qui est morte dans un feu etc…. Qu’est ce qu’il y a de plus opposé à l’eau sinon le feu bien sûr…
Symbolique aussi les 2 images que Teddy remarque sur les murs du bureau de Crowley : un homme la tête prise dans un étau, peut être ancêtre d’une lobotomie et d’un autre côté, un démon, qui symbolise l’alternative d’ Andrew, soit faire face à ses démons, soit la lobotomie….
Bref , trop long pour décrire toutes les clefs et indices sémés par Scorcese tout au long du film et puis je n’ai pas forcément tout capté.
Au final Andrew (et non pas Teddy) choisi la lobotomie, c’est la seul manière pour lui d’oublié. Dommage qu’il n’est pas croisé Ingrid Bergman
Teddy cherchait une preuve comme quoi il existait bien des expériences sur les patients, à la fin du film le docteur lui demande s’il a pu noté une seule preuve durant ces deux jours qui pourrait justifier ces dires!!! Et le seul moyen pour teddy de confirmer cela et de les suivre lorsqu’il voit l’énorme seringue, c’est là qu’il aura la preuve
Non il n’est pas fou. Ce film dénonce toutes les méthodes utilisées par les labo qui aboutissent à de la manipulation