Après une flopée de suites toutes plus mauvaises les unes que les autres, Amityville s’est offert en 2005 une cure de jouvence avec un reboot en bonne et due forme, surfant sur la vague (pas encore terminée) des remakes de films d’horreur cultes des années 70. Est-ce que cela en valait la peine ?
Année de production : 2009Pays : États-Unis Durée : 1h30 Réalisé par Andrew Douglas Ecrit par Scott Kosar, Jay Anson Avec Ryan Reynolds, Melissa George, Jimmy Bennett Budget: $19,000,000 |
A l’heure où j’écris ces lignes, l’original de 1979 et son remake de 2005 sont à ex aequo dans le classement IMDB: 5.8/10 pour les deux. Une coïncidence amusante qui stimulera sans doute les amateurs de comparaisons poussées. Mais la chronique que vous lirez ci-dessous tentera de juger le remake pour lui-même, sans chercher à savoir en quoi il est meilleur ou moins bon que son prédécesseur. Vous voilà prévenus.

Cette version de 2005 bénéficie en tout cas d’un casting sympathique côté féminin, puisqu’on retrouve la ravissante Melissa George (Triangle, 30 Days of Night) ainsi que la jeune Chloe Moretz, aussi mignonne que redoutable dans Kick-Ass. Côté masculin… eh bien il faut aimer Ryan Renolds et pour notre part, rien à faire : sa tête ne nous revient pas. Mais on laissera chacun juger à sa guise, même si son corps d’Apollon tout luisant de sueur exhibé entre deux découpages de bûches devrait plaire à la gente féminine. Cependant nous n’avons pas été en reste avec Rachel Nichols, qui incarne une baby-sitter aussi dépourvue de morale que de vêtements. La scène la plus drôle du film est d’ailleurs l’arrivée de cette dernière, à la grande (et agréable) surprise de Billy, pré-ado qui oublie très rapidement ses réticences quant au baby-sitting.

L’histoire, on la connaît : une femme, ses enfants et son nouveau compagnon s’installent dans une maison d’apparence charmante mais qui cache un terrible secret, puisque la demeure a été bâtie sur un ancien cimetière indien et grouille d’esprits pas très hospitaliers. En même temps, les avertissements ne manquaient pas : le comportement étrange de l’agent immobilier (qui ne veut même pas descendre à la cave !) et les fenêtres de la façade en forme d’yeux auraient dû mettre la puce à l’oreille de nos jeunes tourtereaux. Mais ils achètent. Le cas d’école d’arnaque à la vente, je dis ça je dis rien. Rapidement, on se rend compte qu’il n’y a pas que les fantômes qui troublent la quiétude de la maisonnée, puisque George (Ryan Renolds) commence à montrer quelques signes d’irritation et de confusion mentale. Rien d’alarmant au début, mais après quelques jours, il lui prend l’envie de massacrer sa famille (après avoir trucidé le chien), ce qui décide notre petit foyer à consulter un prêtre qui s’avérera peureux comme un lièvre.

Certes, Amityville s’avère regardable ; aucune chute d’attention (ni aucune chute de tension, d’ailleurs) n’a été constatée durant l’entièreté du film. Mais on est sur le fil dangereux de l’ennui. Pas en termes de mise en scène, mais de scénario. Ce genre d’histoire devait captiver en 1979 mais en 2005, c’est le comble du classicisme ! On se demande d’ailleurs pourquoi l’histoire se passe toujours dans les années 70 (avec vêtements et bagnoles d’époque) alors que rien n’obligeait à la situer dans le passé, même s’il s’agit d’un remake. Last House on the Left, par exemple, n’a pas oublié la mise à jour pour son rafraîchissement de 2009. Une actualisation de ce genre aurait fait le plus grand bien à Amityville. Un film honnête au final, qui distille quelques moments particulièrement saisissants, mais dispensable. A réserver aux fans du genre.
Pondération scientifique des rédacteurs
| NOTE 5/10 BAREME DU GORE ![]() TROUILLOMETRE ![]() |
![]() |
[+] Un bon casting [+] Quelques scènes saisissantes [+] Une belle photo |
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[-] Un acteur principal parfois excessif [-] Un prêtre pas très courageux [-] Une intrigue à la limite de l’ennui [-] Un énième remake |




