2004, réalisé par Rob Zombie
Note : 5/10
Barème du gore :
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Trouillomètre :
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Deuxième réalisation de notre bon Rob Zombie, entre autres leader du groupe de métal White Zombies, The Devil’s Rejects s’inscrit dans la continuité de son premier long métrage La Maison des 1000 morts (House of 1000 Corpses), reprenant le style film d’horreur « grandguignolesque », qui puise son inspiration des années 1970, période très chère à Rob. Cette fausse suite remet en scène la famille « Luciole », bande de psychopathes acharnés. Ceux-ci sont pourchassés par un shérif pragmatique qui leur mène la vie dure.

Malgré une réalisation très inspirée et originale, The Devil’s Reject n’arrive que très peu à captiver. Face à l’inertie clinique de l’action, l’intérêt du film était censé résider dans la galerie de personnages présentés et des dialogues prétendument fins et drôles. Mais n’est pas Quentin Tarantino qui veut l’être. Alors que ce dernier parvient à enthousiasmer avec un dialogue portant sur des frites et de la mayonnaise (Pulp Fiction), Rob Zombie s’enlise quand il s’y essaye avec d’autres sujets. La première partie du film est ennuyeuse. Ça crie, ça s’insulte et notre bande de cinglés s’amusent à torturer encore et encore de pauvres innocents sans réelle raison. Mais ce sont les « rebuts du diable, » me direz-vous et il est normal qu’ils agissent de la sorte, peu importe leur motivation. Là ou Rob Zombie nous épate, c’est dans ce sentiment de vulgarité et de dégoût qu’il arrive à nous faire ressentir tout au long du film. Les agissements diaboliques de cette famille infernale dérangent. Autre atout du film : un shérif en quête de vengeance, magnifiquement interprété par William Forsythe. Cassant, percutant, charismatique, notre justicier sort des rangs et s’investit totalement dans sa quête punitive.

Doté de certains bons éléments mais souffrant d’un défaut d’écriture général, The Devil’s Reject pourra séduire comme il pourra agacer ou fatiguer (la Team Empty Orbit, elle, a failli s’endormir plusieurs fois). Quoiqu’il en soit, Rob Zombie peut se targuer d’une réalisation maitrisée et on ne peut qu’espérer qu’il nous livrera, un jour, une œuvre réellement aboutie. Car dans ce deuxième opus, l’hésitation est décidément palpable.