2010, réalisé par Sean Byrne
Note : 6 / 10
Barème du gore
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Trouillomètre

Et c’est ainsi qu’en cette année 2010, après un Wolf Creek très satisfaisant il y a 4 ans, le cinéma australien nous pond un nouveau film d’horreur, The Loved Ones, présenté comme un étant une ré-actualisation du mythique et décidément inspirant Massacre à la Tronçonneuse de Tobe Hooper.
The Loved Ones met en scène Ben, un lycéen de 17 ans, cheveux longs et gras, écoutant du métal brutal et se mutilant régulièrement à cause d’un passé apparemment sordide. Lui et sa petite amie se préparent pour le traditionnel bal de fin d’année qui réunira tous leurs amis autour d’un bon verre de Punch. Mais voilà, merde alors, une espèce de psychopathe de son école en fait son prince charmant et le kidnappe le jour de la fête (en tout cas ça va être la sienne), pour lui faire subir chez elle, accompagnée de son sociopathe de père, un vrai calvaire. Le pauvre, il avait déjà une petite santé mentale, ça va pas le remettre d’aplomb.
Le film se concentre donc sur la séquestration et la torture, par une bande de tarés, d’un pauvre gars qui n’a rien demandé à personne. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les sévices qu’ils lui infligent donnent la chair de poule, le réalisateur n’hésitant pas à ne rien nous cacher. On pourrait apparenter le degré de violence à un Saw voire peut être pire car ici, l’action est lente, posée et très réaliste. Âme sensible s’abstenir donc…
Au-delà de l’action gore centrale, tournent aussi quelques évocations générales plus ou moins subtiles des douleurs de l’adolescence, de la perte familiale, du malheur sentimental en somme. Au final, on sent qu’il y une corrélation un peu artificielle entre tout ça mais grâce à une ambiance pesante assez bien retranscrite, une bande originale convaincante et quelques petits traits d’humour bien placés, The Loved Ones s’avère un être bon petit film, très soigné, qui plaira sans doute aux amateurs.
NDLR : Grâce à un stratagème inventif qu’on ne vous dévoilera pas, le réalisateur peut se fendre d’avoir réalisé le premier film de type slasher-survival où la victime ne passe pas son temps à crier à tue-tête. D’ailleurs celle-ci se tait durant tout le film ou presque, ça en est devenu original (non, le mec n’est pas muet, petits malins du fond de la salle) !
