[Critique] The Reaping

Les dix plaies d’Egypte sont de retour… dans le Bayou. Katherine, ex-missionnaire et chasseuse de miracles, se rend sur place pour démontrer qu’il n’y a rien de biblique derrière cette suite de phénomènes inexpliqués. A moins que…

Année de production : 2007
Pays : Etats-Unis
Durée : 1h38

Réalisé par Stephen Hopkins
Ecrit par Carey Hayes et Chad Hayes
Avec Hilary Swank, Annasophia Robb, David Morrissey

Warner Bros


Les premières minutes du film nous ont fait penser – à tord – qu’on aurait droit à une ambiance entre Indiana Jones et L’exorciste, avec des expéditions dans des monastères aux vapeurs toxiques et des signes occultes à déchiffrer, Hilary Swank apparaissant comme une sorte de Lara Croft, en moins expéditive. Las ! La nouvelle enquête de Katherine* la mènera dans les marécages de Louisiane et nous embourbera dans une suite d’événements plutôt décousus et pas franchement passionnants. Dans la petite ville de Haven, Loren (AnnaSophia Rob), 12 ans, est l’objet de toutes les regards et de toutes les haines. On la suspecte en effet d’être à l’origine des maux qui frappent la région.

Au programme : eau changée en sang, mouches, pluies de batraciens, … Bref, les dix plaies d’Egypte telles que décrites dans l’Ancien Testament. Sauf que ces fameuses plaies ne sont guère impressionnantes. Le bétail mourant se limite à une seule ferme et les mouches (croyez-le ou non) à un petit barbecue ! Quant aux sauterelles, elles font une apparition éclair de quelques minutes et se chargent juste d’ôter la vie à un ou deux types (même pas gore, d’ailleurs), avant de se tailler. On a déjà vu pire, comme fléau ! Ces maux aux conséquences ridicules se succèdent en outre sans aucun crescendo dramatique, et les paupières du spectateur se font lourdes, lourdes…

Malgré les charmes d’Hilary Swank, on comprend vers la moitié du film que c’est peine perdue. Malgré les efforts des acteurs, tous plutôt bons, on a l’impression qu’ils se débattent dans un scénario confus et sans grande consistance, tandis que le réalisateur est trop occupé à dérouler une histoire inégale pour donner du relief et de la densité à sa peinture. La personnalité contrariée de Katherine aurait gagné à être développée, mais elle n’est que trop timidement esquissée. Reste le « twist » de fin, surprenant mais penchant dangereusement vers le ridicule dans une scène finale pseudo-apocalyptique à faire sourire.

Malgré un postulat de départ plutôt intéressant, The Reaping n’a pas réussi à conserver notre attention. Avec son scénario bancal et ses effets spéciaux parfois à la limite du supportable, il est à réserver aux durs à cuire.

* : prénom tristement ironique lorsqu’on sait que le tournage en Louisiane fut interrompu par l’ouragan Katrina.

Pondération scientifique des rédacteurs

NOTE
4/10

BAREME DU GORE


TROUILLOMETRE

[+] Hilary Swank
[+] Hilary Swank ?
[+] Hilary Swank !
[+] Assez marrant au deuxième degré
[-] Effets plus spécieux que spéciaux
[-] Histoire à dormir debout
[-] Dangereusement soporifique