The Ruins

theruins2008, réalisé par Carter Smith
Note : 7/10
Barème du gore :
baremedugore3
Trouillomètre :
trouillometre2

Deux jeunes couples sont fatigués de glander dans un club de vacances mexicain. Lorsqu’un Allemand leur propose une expédition vers un ancien temple maya tout juste découvert et pas encore ouvert au public, ils sautent sur l’occasion. Cependant, ces jeunes ne sont pas les écervelés habituels de ce genre d’histoire, qui partent en pleine forêt inexplorée avec tout juste un couteau et une pomme pour 16h, que du contraire : ils se munissent d’une carte et d’un téléphone satellite. Premier point au capital sympathie du film.

ATTENTION SPOILER – Lorsqu’ils arrivent enfin à la pyramide perdue, les étudiants ont à peine le temps de se retourner qu’ils se retrouvent encerclés par de petites gens qui ne parlent ni espagnol ni anglais, mais ce qui semble être une langue précolombienne. Lorsqu’ils essayent de rebrousser chemin, un Grec qui les accompagnait se voit troué d’une flèche. Désormais, malgré le fossé civilisationnel, le message est clair : il leur est impossible de quitter le périmètre immédiat de la pyramide. Une attitude des autochtones qui se révèlera être, en fait, justifiée et nécessaire.

Bloqués sur la pyramide, ils feront l’expérience d’une puissance maléfique qui n’est autre que la plante grimpante qui trouve sa source dans les profondeurs de la pyramide et s’est répandue à sa surface. Inévitablement, ils vont commencer à périr les uns après les autres, tandis que la folie s’emparera de certains. – FIN SPOILER

L’idée de faire d’une plante, qui plus est à l’aspect inoffensif, le principe malveillant du film était audacieux : on aurait pu verser dans le ridicule. Au contraire, grâce à la mise en scène, au jeu convaincant des acteurs, à une trame sans faille (pas de raccourcis foireux ou de motivations irraisonnées de la part des personnages) et à un joli creshendo dans la tension, tout cela est très convaincant. Quelques idées pour rendre ces plantes parfaitement diaboliques frappent l’imaginaire, comme leur capacité à imiter, en contractant les pétales de leurs fleurs, les cris humains ou même… la sonnerie d’un téléphone. Cette dernière révélation est particulièrement bien amenée et sonne comme une désillusion choquante autant pour les protagonistes que pour le spectateur.

Le côté psychologique n’est pas épargné, et la folie qui atteint la blonde du groupe a des répercussions particulièrement gores. Il faut d’ailleurs insister là-dessus : rarement il nous a été donné de voir des scènes gores aussi réalistes. Rien n’est épargné, absolument rien. Un très bon thriller, à la fois traditionnel et innovant.