[Critique] Vendredi 13

Ce Vendredi 13 made in 2009 est l’incarnation même d’un pan du cinéma d’horreur très prolifique fait de remakes, suites, prequels et sequels en tous genres, pas toujours dénués d’intérêt comme cela a été démontré avec le récent Last House on the Left, mais qui de manière générale manque cruellement d’originalité. Alors que l’on a fêté il n’y pas longtemps le 30ème anniversaire du premier opus légendaire de la série, réalisé par Sean Cunningham, cet énième reboot des aventures de Jason proposé par Marcus Nipsel se casse la gueule de manière surprenante, tant le Massacre à la Tronçonneuse que le réalisateur avait déterré en 2005 était, pour sa part, assez honorable.

Année de production : 2009
Pays : États-Unis
Durée : 1h37

Réalisé par Marcus Nispel
Ecrit par Damian Shannon, Mark Swift
Avec Jared Padalecki, Derek Mears, Amanda Righetti
Budget: $19,000,000


C’est parti pour nos bons vieux stéréotypes ! Au menu et en entrée : une bande d’adolescents vacanciers en phase post-pubienne, fumeurs de marijuana, obsédés sexuels, qui se font dézinguer en beauté dans les 5 premières minutes par un Jason éternellement irascible. En plat principal : une autre (!) bande de jeunes beaux gosses insipides et quelques lolitas écervelées, qui se retrouvent au bord du même lac que les précédents. Cette fois-ci, cela ne prendra plus quelques secondes mais bien une bonne heure pour qu’ils se fassent presque tous ratiboiser le tronc. En dessert : un Jason, décidément en forme olympienne, qui n’a vraiment pas envie de mourir malgré quelques pieux dans le bide et une noyade assurée (la dernière scène est carrément ridicule).

Vous l’aurez donc compris, cette « renaissance » comme l’appelle le réalisateur, n’est pas à conseiller. Outre les clichés cités plus haut, on a droit à un panel d’acteurs ultra mous, à une intrigue insipide (comme le laissait déjà entendre le douloureux générique d’introduction) qui ne prend jamais son envol et n’est soutenu par aucune tension valable. Devant ce qui devait être le film d’horreur de l’année 2009, tout ce qu’on voit est une médiocre série B, sauf qu’ici, un budget et une promo mirobolants étaient de la partie !

Pourtant, tout n’est pas si mauvais et quelques scènes valent le détour, comme celle dans laquelle Jason se la joue arbalétrier professionnel et parvient à décocher un carreau entre les deux yeux d’un jet-skieur lancé à pleine vitesse. Une autre scène « pépite » est sans aucun doute celle où une gonzesse à poil dans le lac se fait « harponner » par en haut et dont le crâne, remonté par Jason, se cogne contre le ponton avec un bruit sourd, dévoilant par la même occasion son 95-C. Fou-rire garanti.

Vendredi 13, cru 21ème siècle, est donc une grosse déception qui ne rend pas hommage à la série et qui, au lieu de la faire « renaître » comme l’aurait bien voulu Marcus Nipsel, l’enterre davantage dans les tréfonds de l’Histoire des films d’horreur.

Pondération scientifique des rédacteurs

NOTE
3/10

BAREME DU GORE


TROUILLOMETRE

[+] Des bonnes scènes de meurtres
[+] Quelques plans avec des boobs en bonne santé
[-] Des clichés monumentaux
[-] Un énième remake
[-] Une intrigue chiante
[-] Des acteurs nullissimes