
Note : 1/10
Barème du gore :
Trouillomètre :
Si on peut dire d’un film qu’il est douloureux, c’est le cas de Dead and Gone. C’est-à-dire, on a parfois l’impression qu’on veut vraiment nous nuire, que c’est fait exprès. Bon, en ce qui concerne Quentin Jones (dans le rôle principal de Jack Wide), lui n’y peut rien : il est mauvais et le restera probablement. Certes pas suffisamment pour qu’on en rigole, mais (et c’est peut-être pire) bien assez en tout cas pour qu’on soit dépité.

L’acteur susmentionné se meut dans l’intrigue comme un poisson hors de son bocal. L’intrigue, parlons-en, justement. Pour le coup, il faut admettre qu’il y avait de l’idée : un type est hanté par sa femme, qui est dans le coma, jusqu’à commettre quelques crimes de sang. L’heureuse inspiration s’arrête là ; pour le reste, rien ne nous est épargné : le cliché puissance mille du playboy artiste anglais, l’explication saugrenue de l’installation de Jack dans une petite cabane à la lisière des bois (« Je l’ai gagnée au poker »), la raison du coma de sa femme (une liposuccion qui a mal tourné !), etc. Et ce n’est même pas du second degré ! En outre, un « petit problème majeur » se révèle avec la progression du film : il ne se passe rien. Rien du tout. En tout cas rien qui pourrait relancer l’intrigue ou exciter notre attention. Reste une scène de fesses, et encore. L’essentiel, d’une circularité soporifique, consiste en une répétition infinie de la même séquence : dessiner, couper du bois, faire son jogging dans la forêt, parler aux visiteurs, avoir des visions et tuer quelqu’un sous leur emprise, regarder la TV, hésiter à débrancher sa femme (un bifffeur nous faisait bien rire en répétant à chaque fois : « Mais débranche-là ! »).

Dans la forme, ce n’est guère plus glorieux. Cadrages surprenants, effets ridicules et longueurs intersidérales sont au programme. Bref, il n’est pas étonnant que le film se soit fait copieusement huer par les bifffeurs. A éviter ou à regarder pour tester vos limites. On vous aura prévenus.
Ouaif perso je l’avais apprécié même si c’est un film à part dans le monde horrifique