2009, réalisé par John Gulager
Note : 4/10
Barème du gore :
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Trouillomètre :
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Le scénario est toujours aussi inexistant (même si c’est revendiqué) et les monstres, dont on ne connaîtra finalement jamais l’origine, sont plus pervers que jamais. Cela donne lieu notamment à une scène brutale où l’un des personnages se fait « inséminer » (vous imaginez comment) par un monstre à l’appendice très développé, pour donner naissance à un hybride encore plus musclé et couillu (au sens littéral) que ses congénères. Ce passage fait partie des quelques moments vraiment drôles et/ou gores du film. A côté de cela, c’est toujours du grand n’importe quoi, le paroxysme étant probablement atteint pendant le générique de fin avec la chanson – même pas drôle – d’un chanteur mexicain sorti de nulle part.
Les ressorts humoristiques s’essoufflent, de même que les éléments qui devraient capter notre attention : blagues avec les nains, disparition prématurée de personnages présentés comme les sauveurs de la situation, bikeuses qui se promènent seins nus, etc. Tout cela est réjouissant la première fois, un peu lourd la deuxième, carrément lassant la troisième. On reprochera également au film, même si à nouveau cela fait partie d’un élément revendiqué, de faire apparaître et disparaître des personnages sans aucune logique, sans qu’on ait le temps de s’y attacher un tant soit peu. Notons tout de même les arrivées spectaculaires d’un karateka caricatural et d’un faux prophète encapuchonné, qui eux non plus ne survivront pas bien longtemps.
Le film parvient par moments à éveiller nos sens, par exemple lors de scènes stromboscopiques à l’effet surprenant et déroutant, mais à part ça, c’est d’une platitude peu commune, et les quelques scènes gores ne remédient pas vraiment au problème. En voulant créer un jouissif et joyeux bordel, Gulager a probablement oublié de prendre son audience par la main et finit par la désorienter totalement. On reste enthousiasmé par les effets parodiques et les iconoclasmes divers, mais on a l’impression, au final, qu’il n’y avait pas d’autre but au film que ce mépris des conventions.
