Frontière(s)

frontieres2007, réalisé par Xavier Gens
Note : 5/10
Barème du gore :
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Trouillomètre :
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Alors que l’extrême droite est sur le point d’arriver au pouvoir en France, de jeunes banlieusards commettent un braquage. Poursuivis, ils s’enfuient en voiture et débarquent dans une auberge perdue en pleine forêt, à la limite de la « frontière » luxembourgeoise.

Attention, « Ce film accumule des scènes de boucheries particulièrement réalistes et éprouvantes » est-il mentionné en grand caractère sur l’affiche de Frontière(s). De notre côté, on pourrait rajouter « et c’est tout ce que vous pourrez obtenir d’intéressant ». Car cette recommandation directement mise en avant est bien la preuve que le réalisateur voulait faire un film gore et choquant avant tout et que le reste serait juste un prétexte. Jusque-là il n’y a pas vraiment problème car c’est finalement le lot de bon nombre de films qui s’avèrent souvent divertissants. Là où le bât blesse, c’est qu’en plus du gore, Xavier Guens a cru bon de nous refourguer un semblant de scénario politico-anticipatif carrément moisi. Quoi de mieux que de rajouter une touche anarchiste et protestataire pour attirer les jeunes friands de gore en révolte contre le ministère de l’intérieur français. Le plus drôle dans tout ça, c’est quand ces fugitifs voulant se réfugier au Pays-Bas (terre d’accueil bien connue !) se retrouvent nez à nez avec une famille de nazi cannibale du fin fond de la campagne de Tirulu-les Bains-de-Pieds.  Parce que oui, le réalisateur essaye de nous montrer qu’il y a un rapport avec la montée de l’extrême droite au gouvernement à Paris et un espèce de vieux patriarche rabougri, fasciste et sadique qui vit coupé du monde avec sa famille de sociopathes en manque de cul. Ah oui, rajoutez à cela une sombre histoire de mutants piquée à La colline a des yeux dont on parle 5 minutes tout au plus et une Estelle Lefébure archinulle qui est actrice comme moi je suis charpentier.

Frontière(s) s’embourbe définitivement trop dans un mixage d’idées piquées à gauche à droite saupoudrées d’une démagogie irritante. Le film mérite quand même d’être vu pour ces quelques scènes franchement bien foutues et quelques effets spéciaux qui raviront les connaisseurs et les plus perfectionnistes (bien que la fameuse scène de la scie à métaux a fait doucement geindre mon comparse Jean, pas assez tranchante à son gout).