Haute Tension
Jean | 6 avril 2009
2003, réalisé par Alexandre Aja
Note : 8/10
Barème du gore :
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Trouillomètre :
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Difficile de se faire un nom dans le petit monde fermé et plus traditionnel qu’on veut bien nous le faire croire du slasher. C’est pourtant ce qu’a fait Alexandre Aja à 25 ans à peine avec Haute Tension en 2003. Mieux : il proposait une intrigue raffinée, presque une originalité pour le genre. Et de signer une référence, française qui plus est, modèle de barbarie et d’instabilité mentale mais aussi de violence, à ne pas risquer si vous avez deux de tension*.
L’action est menée tambours battants par, et vécue du point de vue de la sibylline Cécile De France dans le rôle de Marie, jeune femme qui rencontre pour la première fois la famille de sa très proche amie Alexia (Maïwenn Le Besco). La nuit est à peine tombée qu’un gros lard dégoûtant et pas lavé sous les ongles vient sonner à la porte de la maison familiale pour faire un carnage en règle. Papa, maman et frérot se font slasher menu** tandis qu’Alexia, objet du fantasme de notre phacochère pervers, est ligotée et jetée à l’arrière de la slasher-mobile, direction l’antre du monstre. Le sang de Marie, qui était restée cachée, ne fait qu’un tour : elle part en chasse, bien décidée à délivrer son amie.
Aja parvient à imprimer une atmosphère lourde et impitoyable, grâce à une mise en scène faisant fi de toute censure ; tout juste nous est caché le meurtre du petit frère. Du coup, on a droit à quelques moments particulièrement gores. L’action est soutenue, le stress permanent. Mais c’est surtout la dimension psychologique qui fait la profondeur du film, et ce n’est qu’à la fin que la vérité éclatera aux yeux du spectateur comme une clé de lecture éclairant subitement le sens de scènes apparemment anodines du début.
* cette contrepèterie un peu naze m’a été soufflée par Dam
** celle-là aussi…



