Land of the Dead

landofthedead2005, réalisé par Georges Romero
Note : 6/10
Barème du gore :
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Trouillomètre :
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Land of the Dead est le 4ème film faisant partie de la saga de Romero. Après Night of the Living Dead, Dawn of the Dead et Day of the Dead, ce nouvel opus était attendu au tournant, cette saga étant une véritable référence jouissance pour les amateurs du genre. Le pionnier du film de zombie nous a-t-il  cette fois encore convaincu?

Commençons par dire la vérité : le retour du Grand Manitou nous a un peu déçu. Déjà, parce que Romero n’a pas suivi (volontairement ?) l’évolution physique et comportementale que les cinéastes suivants ont donné à ses créatures. Alors que dans tous les films de zombies actuels, ceux-ci sont bestiaux, ultra-rapides (jusqu’à l’absurde comme dans le remake de Day of the Dead) et d’une violence extrême, ceux du Land of the Dead de Romero sont toujours aussi lents, maladroits et un peu « braves ». Or les morts-vivants hémiplégiques qui ont une vitesse de pointe de 2km/h avec une goutte de bave au coin de la bouche, ça faisait peur dans les années 70, mais plus vraiment aujourd’hui. En revanche, les zombies de Land of the Dead sont plutôt drôles lorsqu’ils essayent, par exemple, de jouer du trombone ou qu’ils sont en extase devant des feux d’artifices, indifférent à tout ce qui se passe autour d’eux.

Le vrai point intéressant et que Romero tient à coeur depuis ses premiers films, c’est la dimension sociale que représentent les zombies. On les découvre dans Land of the Dead comme des exclus presque pitoyables. A côté de ça, l’histoire est conventionnelle et les personnages ultra-stéréotypés. L’actrice la plus pistonnée de l’histoire du cinéma Asia Argento est néanmoins toujours aussi efficace dans le genre. Bon franchement, je dois avouer qu’on a hurlé de rire quand le héros du film empêche qu’on roquette des morts-vivants avec cette réplique tellement bidon : « eux aussi ils cherchent seulement un abri ».

En bref : un peu maladroit, trop convenu, pas assez ambitieux dans le renouvellement du genre, mais cependant pas ennuyeux (c’est quand même le maître du genre) et assez drôle.