
Note : 9/10
Barème du gore :
Trouillomètre :
Morse était présenté en ouverture de la dernière soirée du BIFFF. C’était donc déjà avec une certaine nostalgie que nous nous assîmes une des dernières fois dans la salle de cette année 2009. Ayant pris quelques renseignements auparavant sur le film, nous étions donc préparés à voir une œuvre plus calme qu’un Dead Snow ou qu’un One-Eyed Monster et qui, d’après de nombreux échos, était une vraie réussite. Ce fut en effet un grand moment.
Morse se déroule en Suède. Un garçon de 12 ans, Oskar, rejeté par ses camarades, fait la rencontre d’une fillette du même âge qui s’avère être un vampire. La suite est une lente et subjuguante découverte de l’amour, du désir et de la sexualité pour Oscar et son amie. D’une rare poésie et métaphorique à souhait, Morse bouleverse par la justesse des sentiments présents et réinvente le mythe du vampire à merveille en explorant la nature du bien et du mal. Le film fait beaucoup penser au Labyrinthe de Pan de Guillermo del Toro. Les deux utilisent l’enfance pour contraster la dureté d’une situation sociale parallèle (la revanche pour l’un et la guerre civile pour l’autre) et pour ce faire , maitrisent parfaitement la douceur et l’innocence enfantine.

Telle une partition de musique finement jouée, de sublimes scènes accompagnent le tout, plongeant le spectateur dans une froideur sèche et aseptisée. Malheureusement, Morse n’est pas exempt de quelques défauts chroniques. La lenteur de l’intrigue est parfois mal justifiée et certaines demi-scènes sont tout bonnement inutiles ce qui lui vaudra de passer de justesse à coté du rang de chef-d’œuvre ultime. Mais ne nous attardons pas sur ces détails car rarement un film fait un effet tel qu’on a envie de revoir encore et encore dès la fin de sa projection. Grandiose.
N.B : Le film a remporté le Corbeau d’Or du BIFFF 2009. Un remake version U.S. est en préparation.