2007, réalisé par Robert Rodriguez
Note : 8/10
Barème du gore :
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Trouillomètre :
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Cependant, Planet Terror garde son habillage d’ambiance style vieux cinéma B, avec introductions artisanales et courts métrages animés. C’est surtout la vraie bande-annonce d’un faux film, « Machete », qui donne le ton catégoriquement jouissif de la suite : Machete, moustachu stéroïdé sans foi ni loi, découpe ses ennemis à la machette (eh oui) ou les pulvérise à l’aide du « machine gun » qu’il a installé sur sa bécane de Hell’s Angels. Déjà on bave de plaisir.
Passé ce bref instant de pur défouloir, le film commence enfin. Rodriguez installe dès les premières scènes l’atmosphère série B qui nous est chère : image vieillie au grain grossier, effets spéciaux vert fluo et rouge ketchup, individus charismatiques bien trempés et stéréotypés (mari violent, femme battue mais battante, jeune prince scarifié à moto, gogo-danseuse, tenancier de grill-bar stoïque et grossier, etc.). Le pitch est conforme aux canons du genre : suite à un foirage scientifique, une infection se manifeste dans un hôpital et gagne la population, tandis qu’un petit groupe de survivants tente de… survivre.
Le génie du film est de distiller quelques touches décalées qui font tout le piquant de ce vibrant hommage boucher. Certains clins d’oeils ont l’art de surgir et la fausse discrétion qui les rendent désopilants, comme le téléphone du barman en forme de hot-dog. D’autres originalités sont plus audacieuses et franchement réjouissantes ; vous n’avez probablement jamais rêvé d’une fille sexy avec un M-16 à la place de la jambe gauche, mais après Planet Terror vous vous direz qu’il s’agit d’une des meilleures choses qui soient arrivées au cinéma. On n’échappe pas à la scène érotique, censurée ici de manière ingénieuse (même si la censure est dans tous les cas décevante).
Au-delà du gore, des morts-vivants, de l’ambiance parfaitement « B », Rodriguez a su maîtriser ce qui fait partie de l’essence même du genre : le second degré. Malgré quelques (rares) longueurs, Planet Terror est un très bon moment de cinéma, avec pour seule consigne de prendre son pied, aussi bien pour le réalisateur que pour le spectateur.
Un bon film où il ne faut pas réfléchir, bien sanglant et crapuleux (le bocal de testicule, le viol de Tarentino,…). Le fait de donner un style old school de série B rends encore meilleur ce film. Je le conseil à ceux qui aime l’humour noir et du second degré…j’ai envi de me faire un bon barbecu texan moi…