Resident Evil : Extinction

theruins2008, réalisé par Russel Mulcahy
Note : 6/10
Barème du gore :
baremedugore3
Trouillomètre :
trouillometre2

3ème film d’une saga mort-vivante controversée, Resident Evil : Extinction nous y replonge dans un univers désormais apocalyptique. En effet, la planète est ravagée par le fameux virus au point qu’il n’y a plus comme seul paysage que de longues étendues ensablées à la Mad Max. L’influence de ce classique et de son décor chaotique est évidente, et la référence est bien maitrisée. On retrouve donc notre héroïne Alice, toujours incarnée par Mila Jovovich, qui après s’être échappée des mains de la Compagnie qui a déclenché les événements (voir 2ème épisode), erre seule dans le désert à la recherche de survivants et de bidons d’essence (tiens, encore du Mad Max) et finit par rejoindre un groupe de rescapés. La Compagnie, quant à elle, s’est enfouie dans des laboratoires souterrains et essaye tant bien que mal d’éradiquer le virus afin de repeupler la terre.

Le scénario est donc toujours très tarabiscoté au point de n’être finalement plus qu’un prétexte pour un faire du survival , et c’est finalement  relativement bien foutu. Certaines scènes sont très bien amenées comme celle ou Alice affronte une nouvelle fois une demi-douzaine de dobermans mutants, ou lorsqu’une armée de corbeaux infectés attaque sauvagement la caravane des survivants. On retrouve évidemment une très bonne production comme dans les précédents films. Quelques bizarreries gâchent un petit peu le plaisir, comme les pouvoirs psychiques d’Alice qui tombent un peu dans comme un cheveu dans la soupe mais c’est, fort heureusement, anecdotique.

Ce 3ème opus fait donc mieux que son prédécesseur mais laisse tout de même un gout amer tant le potentiel du premier film de la série n’a clairement pas été exploité à sa juste valeur dans cette trilogie. Ici nous assistons à un survival soigné mais sans réelle consistance. On prend un certain plaisir à le regarder mais le scénario a toujours du mal à prendre. Un film qui mérite quand même d’être vu , mais n’attendez rien d’exceptionnel.