Spéciale Saint-Nicolas : 13 films d’enfants pas sages
Jean | 29 novembre 2009Pour ceux à qui la date du 6 décembre, célébrée en Belgique surtout et dans le Nord de la France, ne dit absolument rien, sachez qu’il s’agit d’une fête dédiée aux enfants. La nuit du 5 au 6 décembre, le grand Saint-Nicolas, “patron des écoliers”, vient déposer dans les souliers des enfants, placés devant l’âtre de la maison, des mandarines, du chocolat, des bonbons, des spéculoos et, pour les veinards, des cadeaux. Une seule condition : avoir été sage (en particulier avec ses parents) tout au long de l’année. Coiffé de sa grande mitre, dans son manteau rouge, il porte une crosse dorée et une barbe blanche aussi fournie que celle du Père Noël. Il est accompagné de son âne et du redoutable Père Fouettard, son aide, qui punit les enfants qui n’ont pas été sages.
Pour aider Saint-Nicolas dans sa tâche, nous avons sélectionné 13 films où les enfants sont particulièrement méchants. La liste n’est bien sûr pas exhaustive. Bonne lecture et soyez sages, Saint-Nicolas vous observe !
1. Les insupportables (The Children)
Etre parent n’est pas de tout repos. Même lorsqu’on trouve la maison idéale pour des vacances de Noël sous la neige, les enfants ne montrent que de l’ingratitude. Dans le récent The Children, les mioches deviennent carrément violents, sous l’effet d’un mal mystérieux…
La leçon du Père Fouettard : C’est pas parce que c’est Noël et que la Saint-Nicolas est déjà passée qu’il faut désobéir à papa et maman. Alors on est sage et on range le pied de biche.
2. Les beaufs (Eden Lake)
A peine ont-ils trois poils à la moustache qu’ils se prennent pour les rois de la forêt, accompagnés de leurs dobermans et de copines maquillées comme des voitures volées. On écoute pépère du « gros son » au bord du lac, et les visiteurs ne sont pas bienvenus dans la zone. Dans la bande, il y a le meneur et les autres, les introvertis et les lâches, qui sont prêts à donner des coups de couteaux pour ne pas s’en prendre un.
La leçon du Père Fouettard : On enlève ce vilain survêt’ et ces baskets blanches, on se lave les cheveux et on arrête d’intimider les touristes.
3. La grossière (L’Exorciste)
On ne présente plus Regan, qui a causé tant de souci à sa maman, à tel point que celle-ci a dû demander l’aide d’un exorciste. D’accord, elle était possédée. Mais entretemps, qui c’est qui nettoie l’urine sur le tapis ? Qui c’est qui s’en prend plein la gueule quand « madame » se met à insulter autrui ? Et si ce n’était que ça ! Parce que bon, les morts dans la maison, ça commence à bien faire.
La leçon du Père Fouettard : on ne saute pas sur son lit, on arrête les gros mots et on ne fait plus cette chose bizarre avec sa tête.
4. La tyrannique (Case 39)
« Comment ça, tes parents ont essayé de te brûler vive dans le four ? Viens là, tata Emily va prendre soin de toi. » Sans commentaire : ça commence toujours pareil. Mais bon sang de bonsoir, si ses parents voulaient s’en débarrasser, c’est qu’ils avaient peut-être une bonne raison, non ? Ca, à force de vouloir aider les autres aveuglément… Emily Jenkins va s’en mordre les doigts, cette fois : la petite Lilith est plutôt exigeante… et pas du genre à négocier.
La leçon du Père Fouettard : quand on dit « au lit », on va au lit, un point c’est tout. Et il n’y a pas de « je vais réduire toute le mobilier en morceaux » qui tienne.
5. Les turbulents (Battle Royale)
Rien de pire que l’adolescence. Pour apprendre l’humilité à ces fumeurs de pétards, le gouvernement a décidé d’organiser un grand concours où l’important n’est pas de participer mais de survivre. Une sélection naturelle accélérée, en quelque sorte. Y avait de l’idée, mais cela ne les a pas rendu plus pacifiques… Fail !
La leçon du Père Fouettard : les baskets qui clignotent dans le noir, c’était déjà ringard-né, alors tu m’enlèves tout de suite ce colier ridicule. Et Hiroshi, pour la cinquième fois, les M16 ne sont pas des jouets. Tu as déjà tué trois de tes camarades, tu vas finir par te blesser !
6. La tête de turc (Carrie)
Pour sa défense, Carrie avait une mère horrible. Ses camarades de classe non plus n’ont pas été tendres avec elle (faut dire qu’elle avait une raie au milieu…) en se moquant d’elle de la sorte. Sa réaction a cependant été un poil disproportionnée. Tuer tout le monde grâce à ses pouvoirs de télékynésies, c’est pas ce qu’on peut appeler une réaction « adulte » ! Alors que le beau Tommy l’avait invitée au bal et embrassée en public ! Pourrie gâtée…
La leçon du Père Fouettard : les ennuis, ça commence toujours avec une raie au milieu, je t’avais prévenue. Par ailleurs, quand on est bien élevé, on tâche d’utiliser ses pouvoirs magiques pour aider son prochain, pas pour l’éliminer. Pas la peine de me regarder avec ces yeux-là, tu n’auras pas de bonbons cette année. Tes dents ont déjà bien trop de… Oups, Saint-Nic’ m’appelle, j’ai encore une chiée de gosses à fesser ! A l’année prochaine Carrie !
7. Le cas psychologique (Dorothy)
Dorothy était une petite blondinette tout à fait convenable jusqu’à ce qu’elle essaye d’étrangler un bébé. La psychiatre Jane Norton vient donc lui rendre visite pour voir ce qui ne va pas, et découvre que Dorothy souffre de personnalité multiple (oui, oui, de la schizophrénie). Là où ce n’est vraiment plus drôle, c’est quand elle prend la personnalité du jeune fils décédé de Jane…
La leçon du Père Fouettard : les grands yeux qui font peur, ça ne marche pas avec moi, j’en ai vu d’autres. Pas de speculoos pour toi cette année. Et par pitié arrête de parler avec cette voix grave, ça me donne des frissons.
8. L’incarnation du Mal (Joshua)
Joshua vient d’emménager dans une nouvelle maison avec ses parents, et il va bientôt avoir une petite sœur. A priori, il a donc tout pour être un petit garçon heureux. Mais sa jalousie, combinée à une intelligence très précoce, va transformer la vie de ses parents en cauchemar.
La leçon du Père Fouettard : voyons voir… Jordi… José… ah ! voilà, Joshua ! Alors, qu’est-ce qu’on te reproche, mon coco ? Saint-Nicolas a noté : « très bien coiffé, poli, intelligent, toujours bien sapé, excellent joueur de piano… » Bon ben c’est excellent, ça fiston ! Tes parents doivent être fiers de t… Ah non, pardon, il y avait au verso aussi : « esprit maléfique, jalousie extrême… » Dommage, je t’aimais bien toi ! Allez, sois cool, arrête de terrifier ta famille.
9. Le serial-killer (Halloween)
La biographie de Michael Mayers est discutée. Selon Carpenter (Halloween, la Nuit des masques), il a tué sa sœur à 6 ans, un masque de clown sur le visage. D’après Rob Zombie (Halloween), il avait 10 ans à l’époque des faits et n’aurait pas seulement tué sa sœur, mais aussi trois autres personnes. Je ne sais pas ce qui est pire, mais je crois que la morale est claire : surveillez vos enfants avant qu’ils ne tournent mal.
La leçon du Père Fouettard : c’est malin, tu croyais qu’on ne te reconnaitrais pas avec ton masque de clown sur le visage ? Tu oublies que Saint-Nicolas voit tout, depuis son nuage* ! Allez, promets-moi de ne plus tuer personne à l’avenir.
* Cette menace est fréquemment utilisée par les mères belges, à l’approche du mois de décembre, pour calmer leurs enfants turbulents.
10. L’antéchrist (La malédiction / The Omen)
Dès ses cinq ans, Damien manifestait un esprit particulièrement diabolique. Sur son passage, les morts s’enchaînaient. Ses parents, jusqu’alors heureux, étaient désespérés, ils ne comprenaient pas. Maintenant, ils sont rassurés, car ils savent : Damien est l’incarnation du Diable en personne.
La leçon du Père Fouettard : bon, Satan, faut pas pousser non plus. Déjà que tu prend l’apparence d’un gamin innocent, en plus tu mets tes souliers devant l’âtre ? T’espères vraiment que Saint-Nicolas va t’apporter des marshmallows à mettre dans tes feux infernaux ? Allez, retourne donc griller des merguez !
11. Les têtes trop blondes pour ne pas être maléfiques (Le village des Damnés)
Que cela serve de leçon à tous les parents un peu trop tête en l’air : si votre enfant a les cheveux très blonds, très soyeux, les ongles étroits, s’il ressemble à tous les autres enfants du village (qui, comme par hasard, sont nés exactement en même temps) et, surtout, si ses yeux s’enflamment souvent, consultez. Non, je plaisante : courez, ça vaut mieux.
La leçon du Père Fouettard : bon, on va faire simple, je vous fais tous passer en même temps, de toute façon vous êtes tous pareils. Répétez après moi : « Je ne provoquerai plus le chaos dans mon village. »
12. Les tueurs en culotte courte (Children of the Corn)
Dans ce film plutôt mauvais, un jeune garçon d’un village américain entouré de champs de maïs convainct tous ses potes de faire un grand massacre d’adultes. Deux journalistes, dépêchés sur place, feront les frais de cette violence.
La leçon du Père Fouettard : c’est qui le responsable ? Je veux parler au responsable ! De toute façon, vous êtes tous puni, cela va de soi. Pas de chocolat, pas de bonbons, pas même de pop corn pour vous ! Ah, ah.
13. Les mineurs morts-vivants (Wicked Little Things)
1913. Des enfants sont tués lors d’un accident dans une mine à cause de la négligence de son propriétaire. Aujourd’hui. Une veuve et ses deux filles héritent d’une maison dans la forêt, non loin de la mine. A leur place, je me serais renseigné : tout le monde dans la région sait que l’esprit des enfants mineurs rôde toujours.
La leçon du Père Fouettard : « une nouvelle pioche pour ma Saint-Nicolas », et puis quoi encore ? L’année passée, il t’a offert une lampe frontale, qu’est-ce que tu as fait pour le remercier ? Tu terrorises la population ! Bravo !



