Note : 5/10
Barème du gore :
Trouillomètre :
2ème film projeté à la Nuit du Fantastique du BIFFF 2009, Splinter était attendu au tournant. Il était apparemment question d’un film de mutation provenant d’une plante et l’affiche faisait plutôt bonne impression. Reste à savoir si l’attente en valait la peine.
Splinter commence comme beaucoup d’autres films : Un couple prend la route pour aller faire du camping en amoureux dans une contrée plus au moins sauvage. Pas de chance, ils se font car-jacker et emmenés par un couple de fugitifs. Très vite, ils tombent à cours d’essence et se retrouvent dans une station service au beau milieu de nulle part. C’est là que les problèmes commencent par l’attaque d’espèces de mutants arrivés d’on ne sait pas où.
La suite fait penser à Mist, film adapté du roman de Stephen King. Les protagonistes restant sont coincés dans le magasin de la station et essayent par tous les moyens (même les plus absurdes, voir plus loin) de décamper de cette situation peu convenante. La chance est tout de même de leur coté : L’homme du premier couple est un biologiste (tiens, comme par hasard) et s’attèle donc à l’analyse de ce « virus » et de ces êtres infectés pour trouver un échappatoire. Il finit par découvrir que ceux-ci sont attirés par la chaleur et qu’il « suffit » de faire refroidir son corps de 5 degrés celsius à l’aide de sacs de glace pour que la bête ne l’attaque pas. Je vous laisse imaginer la scène qui a fait s’étouffer de rire la salle du BIFFF un peu endormie quand ce fameux biologiste prends pour armure ces sacs frigorifiés en grelottant avec un thermomètre dans la bouche et trébuchant régulièrement.
Splinter prête tout de même à la rigolade que vous pouvez vous en douter après ce petit résumé. Mais ça s’arrête là. La faute sûrement à une réalisation épileptique lors des scènes d’action où l’on ne voit quasi rien des mutants. Au final, on entre-aperçoit les choses, ce qui fait perdre beaucoup d’intérêt au film, assez mou dans son ensemble. Il évite de justesse la série-z par quelques artifices et des acteurs sympathiques. Passable.
